Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 2:24

Le Brésil roi de son Festival



LE FILM DE LA DERNIÈRE JOURNÉE –
L'Espagne était venue au Maracaña pour ajouter la Coupe des Confédérations de la FIFA à son impressionnante moisson de trophées au cours des dernières années. Le Brésil l'en a empêchée grâce à une prestation dont auraient été fiers les champions du monde de 1958 Garrincha et Pelé, l'équipe mythique de 1970 ou encore celle du football-champagne emmenée par Zico en 1982.

Deux minutes ont suffi à Fred pour faire entrer le Maracaña en transe avec un but plein d'opportunisme. Un peu plus tard, c'est au tour de David Luiz  de faire frémir les 73 531 spectateurs grâce à un sauvetage miraculeux sur un tir de Pedro. Lorsque l'arbitre a sifflé la mi-temps, le Barcelonais est même allé féliciter l'arrière central de Chelsea... Neymar a porté le score à 2:0 juste avant la pause sur une frappe imparable sous la barre transversale du pied gauche, qui n'est pourtant pas son préféré. On comprend mieux pourquoi Barcelone a déboursé 57 millions d'euros pour s'attacher ses services. Dans les minutes qui ont suivi la reprise, Fred a inscrit le but du 3:0, mais ce n'était pas la fin du calvaire espagnol, qui s'est poursuivi sous la forme d'un penalty raté par Sergio Ramos et d'une exclusion de Gerard Pique, coupable d'une faute sur Neymar qui filait au but.

Plus tôt dans la journée, dans le match pour la troisième place, Edinson Cavani a été l'auteur d'un doublé, dont un superbe coup franc, mais cela n'a pas empêché l'Italie de battre l'Uruguay aux tirs au but, après un match palpitant conclu sur le score de 2:2. Le grand héros de la séance de tirs au but a été Gianluigi Buffon, qui a célébré de la plus belle des façons sa 133ème cape. Le gardien de 35 ans, qui a arrêté trois penalties dans la série, n'est plus qu'à trois longueurs du recordman de sélections avec la Squadra Azzurra, Fabio Cannavaro.

Le Brésil et l'Italie n'ont pas été les seuls vainqueurs ce soir. Le public brésilien, tellement passionné de football, l'a été également grâce à l'ambiance extraordinaire qu'il a su créer. Indescriptible par des mots. Si vous voulez goûter à cette atmosphère, commencez  donc à vous organiser afin d'être présent au Brésil l'année prochaine, pour assister au plus grand événement de l'histoire du sport...

Les conséquences
Le Brésil débutera la prochaine Coupe du Monde de la FIFA™, le 12 juin 2014, avec l'étiquette de tenant du trophée de la Coupe des Confédérations de la FIFA. La Seleção vient de remporter l'épreuve pour la quatrième fois mais après ses trois précédents sacres dans le Festival des Champions, en 1997, 2005 et 2009, elle n'a jamais réussi à enchaîner par un triomphe dans la Coupe du Monde de la FIFA™. Les hommes dirigés par Luiz Felipe Scolari parviendront-ils à mettre fin à cette statistique ?

Le but du jour
Alessandro Diamanti s'est déjà fait une réputation d'excellent tireur de coups francs, notamment avec son but extraordinaire pour Bologne contre l'Inter Milan, sur un ballon très enveloppé, ou encore sur la tentative victorieuse de 35 mètres qui a aidé les Rossoblù à battre l'Atlanta il y a six mois. Si le roi du coup franc en Italie, Andrea Pirlo, qui a donné un énième exemple de ses compétences en la matière lors de la victoire italienne 2:1 contre le Mexique, avait participé au match pour la troisième place, Diamanti n'aurait pas pu prendre sa chance à la 73ème minute. Mais le Bolognais a su profiter de l'absence sur blessure du stratège turinois pour exécuter un superbe coup franc des 25 mètres, qui a vu le ballon s'élever avant de retomber au ras du poteau et de faire trembler les filets uruguayens.

La stat
29 – C'est le nombre record de matches de compétition sans défaite de l'Espagne jusqu'à l'échec de ce soir contre le Brésil. Le précédent record était détenu par la France, avec 27 matches de compétition sans défaite entre 1994 et 1999. La dernière défaite de l'Espagne en compétition en remonte au 0:1 concédé face à la Suisse pour sa première sortie dans la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™. Après cela, les Espagnols ont triomphé à 24 reprises et concédés cinq nuls, dans des rencontres réparties entre Afrique du Sud 2010, les qualifications et la phase finale de l'UEFA EURO 2012, les qualifications pour Brésil 2014 et la Coupe des Confédérations de la FIFA qui vient de se terminer.

À venir...
347 jours : c'est le temps qui nous sépare du coup d'envoi du prochain tournoi international au Brésil. Si la qualité du football pratiqué et de l'atmosphère dans les stades lors de cette Coupe des Confédérations de la FIFA est un avant-goût de ce qui nous attend l'année prochaine, la 20ème édition de la Coupe du Monde de la FIFA™ pourrait bien être la plus belle à ce jour.

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:14

Espagne, Del Bosque : "De temps en temps, important de perdre"



Le sélectionneur de l'Espagne Vicente Del Bosque a reconnu que le Brésil avait été "meilleur" que son équipe dimanche en finale de la Coupe des Confédérations (3-0), estimant qu'"on ne peut pas toujours gagner, et de temps en temps, c'est important de perdre".

Quelle est votre première réaction ?
Je félicite les Brésiliens, ils ont été meilleurs que nous aujourd'hui. Tout a bien tourné pour eux, nous avons encaissé les buts dans des moments cruciaux, en début et en fin de première période et en début de seconde période, mais il faut reconnaître que le Brésil était très bien. Nous savions à quel point c'était difficile de gagner, on ne peut pas toujours gagner, et de temps en temps, c'est important de perdre. Nous ne sommes pas invincibles, et le match de ce soir l'a prouvé.

Quel est votre message aux supporters espagnols ?
Nous regrettons de ne pas avoir pu leur procurer de la joie. Mais nous devons être fiers de nos joueurs, ce n'est pas le moment de les critiquer mais de les remercier pour tout ce qu'ils ont fait.

Quelle a été la clef du match ?
Il y a eu le premier but, puis ils ont exercé une pression très forte dans tout le terrain, avec des fautes pas violentes mais continues qui ont empêché la continuité du jeu, mais je ne veux pas que ce soit considéré comme une excuse.

Votre jour de récupération en moins par rapport au Brésil a-t-il pesé ?
Je ne crois pas que ça soit une donnée pertinente, le Brésil a mérité sa victoire et il faut accepter la défaite.

Le Brésil devient-il le grand favori du Mondial-2014 ?
C'est sans aucun doute un des favoris, parce que ce sera le pays hôtel et parce qu'il a une très bonne équipe. Il a progressé en cinq matches, en commençant déjà bien, et il a gagné la coupe avec un très bon match.

Qu'avez-vous pensé du Brésil en tant que pays d'accueil ?
Nous avons été à l'aise. Nous nous sommes un peu plaint de la chaleur mais bien sûr on ne peut pas changer ça. Il y a eu des moments où nous avons suffoqué, mais ce n'est pas excuse.

C'est un sacré coup d'arrêt pour vous...
Bien sûr, nous ne sommes pas heureux de la défaite, et il faudra l'analyser, mais nos antécédents font que nous restons optimistes. Nous avons de bons joueurs, un bon style de jeu, et nous n'avons pas à les changer à cause d'une défaite, même si elle est méritée. Nous sommes contents de notre parcours de ces dernières années, les résultats et le jeu. Ce soir le Brésil a été meilleur que nous. Nous avons désormais le regard rivé sur la date du 6 septembre (match contre la Finlande en qualifications pour le Mondial-2014, ndlr) pour avoir le droit de revenir au Brésil.

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:18

Brésil, Scolari : "Cette conquête ouvre un chemin"



La victoire de la Coupe des Confédérations, en finale contre l'Espagne écrasée 3-0 dimanche, "ouvre un chemin" pour le Brésil, selon son sélectionneur Luiz Felipe Scolari, qui prévient cependant que ce chemin est encore long pour "arriver là où sont d'autres sélections, l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine".

Quel est votre sentiment ?
Je ne peux me sentir mieux. Tout résultat positif était déjà merveilleux, avec 3-0 encore mieux, et la performance était importante pour qu'on puisse continuer à rêver d'être champion du monde. Au delà de nos qualités, les supporters, le peuple ont été la clef, il est important que cette union, cet esprit se poursuive. On n'est pas encore une équipe assez complète pour dire qu'on est une des meilleures équipes du monde. Aujourd'hui, nous commençons le chemin pour avoir une équipe en 2014 qui puisse rivaliser avec les meilleurs.

Est-ce que cette victoire vous ouvre les portes de la Coupe du monde ?
Cette conquête ouvre un chemin, donne la possibilité aux supporters de croire que nous bâtissons une équipe qui peut être compétitive et peut briguer le titre en 2014. Je ne peux pas oublier cependant qu'on a battu ces 30 derniers jours quatre champions du monde: la France, l'Uruguay, l'Italie et l'Espagne. Pour une équipe qui n'est plus tellement en formation mais qui l'a été avec pas mal de difficultés ces derniers temps, ça donne de la confiance, une confiance qui est passée chez nos supporters qui nous la rendent de manière merveilleuse.

Comment vivre l'année qui vient dans la peau d'un favori ?
Ce groupe avait besoin de gagner une compétition pour se sentir grand. Nous allons jouer pendant un an comme une grande équipe, tout en sachant que nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour arriver là où sont d'autres sélections, l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine. Nous allons cheminer avec un peu plus de confiance, c'est ainsi qu'on pourra figurer parmi les quatre ou cinq favoris du Mondial.

Que pensez-vous de Fred ?
C'est un joueur décisif. Il y a de la complicité parmi les joueurs qui accentue certaines caractéristiques. Il a pressé les défenseurs centraux, il a défendu, mais c'est un joueur de surface, c'est le type-même du matador, il sait marquer des buts. Il a aidé l'équipe et a marqué, j'aime avoir dans mon équipe un joueur comme ça, et Fred correspond exactement à ce profil.

Quels ont été les moments clefs dans ce match et dans le tournoi ?
Le moment de la finale, ce n'était pas le deuxième ni le troisième but, c'était le but que David Luiz a évité. C'était le moment de la victoire. Dans le tournoi ? On a affronté différents adversaires, mais contre l'Uruguay c'était très serré. Je ne saurai dire si nous avons fait un bon ou un mauvais match. Les autres matches furent de bons moments.

Quelle est votre recette mêlant succès et beau jeu ?
Il y en a au moins un qui m'attribue du beau jeu, je réponds en arabe: "inch'allah !" Mes équipes jouent avec du coeur, beaucoup de volonté. Mes groupes se dépassent pour un objectif et la plupart du temps ça marche. Avec le Portugal on n'a pas réussi à conquérir un titre mais on en était proche en terminant 4e (du Mondial-2006, ndlr), j'ai gagné avec le Koweït, le Brésil, et maintenant cette Coupe des Confédérations. C'est beaucoup d'amour, d'amitié, de liberté avec une certaine vigilance. Il faut qu'on se sente heureux d'être dans le groupe et heureux de notre jeu.

La porte reste-t-elle ouverte pour Kaka ?
La porte n'est pas fermée, elle sera toujours ouverte pour les grands joueurs. Nous allons étudier l'utilité de chaque joueur dans les matches amicaux pour avoir les meilleurs joueurs en 2014. Ma porte est ouverte à tous. Je regarde ce groupe, mais je dois regarder d'autres joueurs, j'ai pas promis aux joueurs de ce groupe qu'ils iront tous au Mondial, je le leur ai dit. Je vais faire des analyses.

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:20

Espagne, Torres : "Défendre notre bien"



Le Soulier d'or adidas de la Coupe des Confédérations de la FIFA est revenu avec FIFA.com sur la défaite face au Brésil. L'attaquant espagnol ne cache pas ses envies de revanche : "Une revanche sur nous-mêmes, pas sur eux".

Fernando Torres connaît son statut et celui de la sélection dont il fait partie. Sa carrière internationale l'a vu disputer pas moins de sept finales, catégories de jeunes et de seniors confondues. Le Soulier d'or adidas de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013 est donc bien placé pour analyser la défaite 0:3 encaissée face au Brésil en finale du Festival des Champions.

La blessure a beau être fraîche, El Niño n'a aucun mal à évoquer ce revers en compagnie de FIFA.com dans les coursives du stade Maracanã.


Fernando, comment analysez-vous ce surprenant résultat ?
Le but de la deuxième minute a été la clé du match. À partir de ce moment-là, la physionomie de la rencontre a changé, la manière d'aborder le match a changé. Nous avons eu du mal à maîtriser les contre-attaques. Nous n'avons pas su nous adapter à la situation et nous avons légèrement élevé le rythme : nous ne savions pas s'il fallait jouer haut, s'il fallait rester en retrait, nous étions un peu déboussolés. C'est sur un de ces contres qu'ils marquent le but du 2:0 juste avant la mi-temps.

C'est bizarre de voir l'Espagne prendre des buts au début de chaque période…
Nous pensions avoir les ressources nécessaires pour renverser la situation, mais la deuxième période a mal débuté et cela s'est soldé par leur troisième but. La situation était trop défavorable : nous avons manqué un penalty, un de nos joueurs a reçu un rouge. C'était un de ces jours où rien ne veut sourire, de A à Z.

Quels enseignements tirez-vous de cette défaite ?
Tout le monde pense que l'Espagne doit toujours gagner, atteindre toutes les finales, mais ça ne se passe pas comme ça. Ce que nous faisons, c'est très difficile. C'est impossible de gagner tout le temps.

Donc cette défaite est un simple faux pas…
Oui, un faux pas face à une équipe qui a été meilleure. Nous avons déjà vécu des matches de ce type : nous avons mal joué contre l'Argentine, le Portugal, l'Italie… Certaines équipes nous ont battus, parfois largement. C'est vrai que c'était en amical et que là, c'est en finale, mais ça ne bouleverse pas notre façon d'aborder l'avenir. Il ne nous reste qu'à féliciter le champion. Le Brésil a été meilleur, il a été supérieur et il mérite sa victoire sur ce match.

Cette défaite 0:3 peut-elle agir comme une sonnette d'alarme pour raviver votre motivation ?
Cette équipe n'a pas besoin de sonnette d'alarme et encore moins d'une défaite pour retrouver la motivation. Si nous voulons retenir un côté positif au match, c'est l'expérience engrangée : nous avons eu la confirmation de ce que nous savions déjà, à savoir que ce ne sera pas facile de battre le Brésil ici. Mais bon, l'année prochaine, nous serons de retour ici en tant que champions du monde et nous viendrons défendre notre bien.

Certaines parlaient d'épreuve du feu pour l'Espagne…
Nous n'avions et n'avons aucun examen à passer : nous sommes champions du monde, doubles champions d'Europe. Personne n'a réussi à remporter les trois compétitions de rang avant nous. L'année prochaine, nous viendrons pour décrocher un quatrième titre.

Que retiendrez-vous de cette compétition sur le plan personnel ?
En sélection, tout peut changer du jour au lendemain, en bien ou en mal. J'ai commencé sur le banc, ensuite, j'ai eu davantage de temps de jeu et j'ai marqué des buts, mais ça n'a pas servi à grand-chose. Le titre de meilleur buteur, c'est bien, mais c'est le genre de distinction que l'on savoure quand on a gagné. Ce n'est pas mon cas donc ça ne me sert pas à grand-chose.

Comment voyez-vous l'équipe d'ici à un an ?
Nous sommes bien, complets. L'équipe sera très similaire à celle de cette année. Nous allons récupérer Xabi Alonso, les U-20 et U-21 toquent fort à la porte, les U-23 sont titulaires dans de grands clubs européens. Si l'on ajoute le vécu de cette compétition, qui constitue un précieux bonus, il y a de quoi être optimiste.

Allez-vous revenir au Brésil avec des envies de revanche ?
Le football est beau pour cette raison-là, à savoir qu'on a toujours une chance de se rattraper. Dans un an, j'espère que nous pourrons être ici et que nous prendrons notre revanche, pas sur le Brésil, sur nous-mêmes.

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:22

Brésil, Neymar : "Ça se termine en beauté"



La Coupe des Confédérations de la FIFA 2013 a duré 15 jours mais pour Neymar, elle a été comme une mini-carrière : après avoir débuté le tournoi dans la tension et le doute, il l'a terminé dans une situation complètement nouvelle et avec beaucoup de certitudes.

Il y a quelques semaines encore, émettre des doutes sur les qualités de Neymar était quasiment un sport national au Brésil. Les supporters de Santos - où le jeune prodige a joué toute sa vie et remporté trois championnats paulistes, une Coupe du Brésil et une Copa Libertadores - ont été les premiers à le faire à un moment où le club traversait une période difficile. La dernière apparition de Neymar sous le maillot de Santos, à l'Estádio Nacional Mané Garrincha de Brasília, avait été entourée de critiques.

Le garçon de 21 ans a alors annoncé son transfert au FC Barcelone, mais les critiques n'ont pas cessé pour autant, comme on a pu s'en rendre compte lors du dernier match amical disputé par la Seleção avant la Coupe des Confédérations de la FIFA, qui s'est pourtant soldé par une victoire 3:0 sur la France. Peu importe ce que Neymar avait déjà prouvé et gagné, l'impression générale était qu'il n'avait pas encore montré grand-chose, surtout sous le maillot brésilien.

Parmi les nombreuses certitudes acquises par la Seleção et par les Brésiliens au cours du tournoi, en voici une : le Brésil peut compter sur Neymar. Du but d'anthologie inscrit contre le Japon en début de compétition dans ce même stade Mané Garrincha à cet autre petit bijou du gauche doublé d'une prestation phénoménale lors de la victoire historique contre l'Espagne, qui lui a définitivement garanti le Ballon d'Or adidas, la nouvelle recrue catalacne a rempli sa mission, à savoir : être décisif. Il a débuté le tournoi avec une image qu'il a lui-même complètement transformée au cours de la compétition.

Neymar a fait un pas, peut-être un bond, qu'il a du mal à mesurer lui-même tant il souhaite mettre en avant, de façon quasiment obsessionnelle, la performance collective par rapport à la prestation individuelle. Il a répondu aux questions de FIFA.com au Maracanã, après la victoire 3:0 du Brésil.

On ne doute pas de la sincérité de Neymar. Mais quoi qu'il en dise, le numéro 10 brésilien quitte la Coupe des Confédérations de la FIFA avec un respect bien supérieur à celui qu'il suscitait le 15 juin dernier...


Neymar, réalisez-vous ce que signifie pour votre carrière le fait d'avoir réussi un tel tournoi avec la Seleção, à domicile qui plus est ?
Sincèrement, je n'en ai aucune idée. Je ne sais pas si c'est mesurable. Tout ce que je sais, c'est qu'il est important d'avoir remporté ce titre. C'est vraiment énorme pour l'équipe et nous sommes très heureux d'avoir vécu un match historique entre le Brésil et l'Espagne. Le monde s'est arrêté pour le regarder et nous savons que nous avons fait un grand match.

Il y a deux semaines, pouvait-on penser que le Brésil non seulement serait champion, mais qu'il le serait en donnant autant de certitudes ?
Honnêtement, non (rires). Je parlais justement tout à l'heure avec mes coéquipiers dans le vestiaire de la façon dont les choses se combinent pour finalement créer des certitudes. Je suis très heureux que tout cela se termine en beauté, sur ce qui est notre meilleure performance jusque-là.

Votre but en tout début de match contre le Japon a-t-il contribué à faciliter ce processus, à faire retomber toute cette tension, d'une certaine manière ?
(rires) Je n'aborde pas les choses comme ça. Je ne me dis pas que je vais jouer pour faire taire les critiques. Non. Je voulais aider mes coéquipiers de la meilleure manière possible, que ce soit en commettant une faute, en faisant une passe ou en marquant un but. Ce jour-là, j'ai aidé en marquant à la troisième minute un but qui a été important pour l'équipe. En définitive, il n'y a que ça qui compte : aider son équipe à gagner.

Dans cette finale, vous avez aidé de plusieurs manières, y compris en marquant un but qui demandait beaucoup de confiance : dans un angle assez fermé, vous n'avez pas hésité à frapper du gauche, pour inscrire votre deuxième but de ce pied dans le tournoi...
Je m'entraîne toujours beaucoup, vraiment beaucoup, à tirer des deux pieds. Mon père m'a toujours dit, depuis un très jeune âge : "Tu ne dois pas avoir à choisir ton pied. Si le ballon est sur ton pied gauche, frappe du gauche. Si c'est le droit, frappe du droit". Je pense que j'ai retenu la leçon (rires). Ce soir, le ballon est arrivé sur mon pied gauche et heureusement, j'ai réussi à frapper fort.

Avez-vous été félicité par vos futurs coéquipiers en club ?
Oui, ils m'ont pas mal félicité, ce qui m'a rendu très heureux car ce sont des joueurs que j'admire et que je respecte. Je vais avoir l'honneur et le bonheur de jouer à leurs côtés.

Ce sont aussi des joueurs qui vous respectent plus maintenant, non ?
(rires) Non, je pense qu'ils me respectent de la même manière que tout le monde se respecte dans les grandes équipes.

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:23

Les réactions de la presse espagnole



"Le meilleur Brésil et la pire Espagne", "Le Maracana a dévoré la sélection": en quelques formules choc, la presse espagnole commentait lundi la lourde défaite de la veille au soir pour l'équipe nationale de football, championne du monde, écrasée 3-0 par le Brésil en finale de la Coupe des Confédérations.

"La Roja a essuyé son premier important revers en cinq ans. Elle a encaissé un but au bout de deux minutes et ne s'en est pas sortie. Fred et Neymar nous ont tués. Sergio Ramos a manqué un penalty et le résultat c'est 3-0", résumait le quotidien sportif.

"Un coup de Maracana", titrait en grosses lettres Marca au-dessus d'une photo de l'entraîneur espagnol Vicente del Bosque et ses hommes, visiblement déboussolés.

"Le Brésil a assommé l'Espagne à un peu plus d'un an du Mondial en finale de la Coupe des Confédérations. Les Fred, Neymar et compagnie ont été les meilleurs du début à la fin et se sont amusés avec une Roja méconnaissable", écrit le journal sur son édition en ligne.

Un doublé de Fred (2e et 47e) et un but du jeune prodige Neymar (44e) ont en effet permis aux Brésiliens de conforter leur statut de favori pour le Mondial-2014 à domicile et de stopper la série record d'invincibilité de l'Espagne (29 matches de compétition).

Les trois buts brésiliens ont fait vaciller l'Espagne, double championne d'Europe et championne du monde depuis 2010, qui aura donc échoué dans la quête de son Grand Chelem.

C'est le but signé Neymar, la nouvelle star brésilienne du FC Barcelone, que retient le quotidien catalan Mundo Deportivo sous le titre "Neymar écrase la Roja".

"Le Brésil est sacré champion de la Coupe des Confédérations après avoir achevé une Espagne méconnaissable. Deux buts de Fred et un de Neymar, qui a été sensationnel, ont neutralisé l'équipe d'Espagne au bout d'une minute et demie", commente le journal.

Pour le quotidien El Pais, "le rêve du Maracana a été un cauchemar pour l'Espagne". "Le Brésil signe un carton accablant contre l'Espagne, dénaturée et souffrant d'une infériorité criante face à un rival qui a montré les dents à chaque action".

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:31

Le quadruple champion fait son festival



LE FIM DU TOURNOI - Le Brésil a établi un nouveau record en s'adjugeant la Coupe des Confédérations de la FIFA pour la troisième fois consécutive, la quatrième de son histoire. En finale, la Seleção a infligé sa plus lourde défaite à l'Espagne depuis 18 ans (3:0) dans un Maracanã en fusion.

À titre individuel, Neymar restera comme le grand homme de ce tournoi. L'attaquant brésilien a fait étalage de son génie à chacune de ses sorties, contribuant grandement au triomphe du pays hôte. Le jeune prodige de 21 ans, qui s'est engagé au FC Barcelone quelques semaines avant le début du tournoi, succède à Adriano (2005) et Kaka (2009) au palmarès du Ballon d'Or adidas de la compétition. Neymar s'est encore distingué en finale, en marquant de son mauvais pied dans un angle fermé. Associée au doublé de Fred, cette frappe a permis au pays hôte de conclure le tournoi sur une victoire sans appel.

Un peu plus tôt dans la dernière journée, l'Italie et l'Uruguay ont eu recours aux tirs au but pour se départager dans le match pour la troisième place. Les spectateurs ont pu auparavant admirer deux somptueux coups francs, transformés avec adresse par Alessandro Diamanti et Edinson Cavani. Les Azzurri ont disputé à cette occasion leur deuxième prolongation en 69 heures. Malgré la fatigue, ils ont su garder leur sang-froid pour remporter leur deuxième victoire aux penalties en sept tentatives dans des tournois FIFA. Gianluigi Buffon a été le héros du jour côté italien, après avoir repoussé les frappes de Diego Forlan, Martin Caceres et Walter Gargano.

Les Brésiliens et les Italiens achèvent donc leurs parcours sur une note positive. Après un tel spectacle, tout le monde attend désormais la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ avec impatience. Cette année, le Festival des Champions s'est mué en un véritable festival du football.

O sonho comeca agora : Le rêve commence maintenant
La Coupe des Confédérations de la FIFA a débuté par une cérémonie d'ouverture haute en couleurs, centrée autour du rôle de carrefour des cultures du Brésil. Le public s'est rapidement pris de sympathie pour les Tahitiens. Chaque tir des champions d'Océanie a été chaleureusement applaudi. L'Estadio Mineirao de Belo Horizonte a littéralement explosé de joie en assistant au premier but de la nation insulaire, contre le Nigeria. Sur un corner tiré de la gauche par Marama Vahirua, Jonathan Tehau a échappé aux attentions d'Efe Ambrose, avant d'expédier une reprise de la tête imparable au fond des filets de Vincent Enyeama. Toute l'équipe s'est retrouvée autour de l'ancien Nantais pour mimer avec lui le geste du pagayeur. Il s'agit sans doute là de l'un des moments les plus festifs d'un premier tour pourtant particulièrement riche sur le plan offensif. 

Neymar avait donné le ton trois minutes après le coup d'envoi du match d'ouverture, en plaçant une somptueuse demi-volée du droit dans la lucarne du but japonais. Andrea Pirlo a fêté sa 100ème sélection en marquant sur un magnifique coup franc face au Mexique. Décidément omniprésent, Neymar a répliqué au milieu de terrain de la Juventus lors de la dernière journée de la phase de groupes, à l'occasion du duel entre les deux équipes. L'Uruguayen Forlan s'est lui aussi offert un but pour sa 100ème sélection, tout cela sous le regard admiratif du nombreux public brésilien. Toutefois, la compétition ne se résume pas à quelques buts, aussi brillants soient-ils. L'interprétation a cappella de l'hymne national du pays hôte par les 50 791 supporters de Fortaleza restera longtemps dans les mémoires. Howard Webb n'a pas hésité à décrire ce moment comme l'un des plus forts de sa carrière d'arbitre.

En marge des protestations sociales qui ont secoué le pays, le football a une fois de plus rapproché les individus. La Coupe des Confédérations de la FIFA a alimenté de nombreuses conversations au Brésil, notamment en raison de la grande efficacité offensive des équipes. L'Italie et le Japon se sont livré un duel passionnant, remporté sur le fil (4:3) par les Azzurri. L'écrasante victoire (10:0) de l'Espagne sur Tahiti est entrée dans les livres d'histoire. Au cours de cette rencontre, Fernando Torres, futur lauréat du Soulier d'Or adidas, a inscrit quatre buts à lui seul. Le triomphe (4:2) du Brésil sur l'Italie a lui aussi été l'un des grands moments du tournoi.

Quatre champions du monde en demi-finale
Le Festival des Champions a parfaitement justifié son nom. En effet, le dernier carré de l'épreuve a réuni quatre champions du monde. La première affiche a mis aux prises deux géants du football sud-américain, tandis que la seconde proposait un remake de la finale de l'UEFA EURO 2012. Le Brésil n'a plus perdu à domicile contre l'Uruguay depuis 20 ans et la tendance s'est confirmée cette année. La Seleção a tout de même souffert pour venir à bout de la Celeste, sur deux buts signés Fred et Paulinho.  La Roja et la Squadra Azzurra se sont livré un duel sans merci pendant 120 minutes, avant de se défier aux tirs au but. Après 12 conversions consécutives, ce qui constitue un nouveau record dans un tournoi FIFA, le malheureux Leonardo Bonucci a tiré au-dessus de la transversale. Dans la foulée, Jesus Navas a validé le billet de l'Espagne pour la finale, en trompant Buffon. 

Le Brésil n'est sans doute pas près d'oublier la conclusion haletante de cette magnifique compétition. Invaincus à Rio de Janeiro depuis plus de 60 ans, les Sud-Américains étaient en confiance. Toutefois, les supporters férus d'histoire n'ont pas oublié que ce revers était intervenu en finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1950™, contre l'Uruguay. Heureusement, Luiz Felipe Scolari et ses joueurs ont vite dissipé les inquiétudes. La victoire enregistrée face à la Roja est de bon augure pour la suite. La Seleção version 2013 présente un savant mélange de talent, de caractère et d'efficacité. Il n'en reste pas moins qu'aucune équipe n'a jamais réussi à s'imposer en Coupe du Monde de la FIFA™ après avoir remporté la Coupe des Confédérations de la FIFA. Le Brésil parviendra-t-il à mettre fin à la malédiction ? 

Participants
Brésil, Espagne, Italie, Japon, Mexique, Nigeria, Tahiti, Uruguay

Classement final
1. Brésil
2. Espagne
3. Italie
4. Uruguay

Villes hôtes et stades
Rio De Janeiro (Estadio do Maracanã), Brasilia (Estadio Nacional), Fortaleza (Estadio Castelao), Belo Horizonte (Estadio Mineirao), Salvador (Arena Fonte Nova), Recife (Arena Pernambuco)

Nombre de buts total
68 (4,25 buts par match en moyenne)

Meilleurs buteurs
Fernando Torres (ESP) et Fred (BRA) - 5 buts chacun

Prix
Ballon d'Or adidas : Neymar (BRA)
Soulier d'Or adidas : Fernando Torres (ESP)*
Gant d'Or adidas : Julio César (BRA)
*en tenant compte des passes décisives et du temps passé sur le terrain

En bref
• Équipes : 8
• Calendrier : 15 juin 2013 – 30 juin 2013
• Finale : 30 juin 2013
• Matches : 16
• Buts marqués : 68 (4,25 buts par match en moyenne)
• Affluence : 804 659 spectateurs (50 291 en moyenne)

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:36

Un régal de Festival



Le Brésil de Neymar a remporté une Coupe des Confédérations riche en buts et en saveurs mais avare en surprises, jusqu'à celle du chef, la finale de la Seleçao contre l'Espagne (3-0).

DES SAVEURS FORTES
Son sourire est sucré mais son jeu bien relevé: Neymar (21 ans), élu Ballon d'Or du tournoi, a pris du poids au bon moment, avant le grand saut à Barcelone et à un an du Mondial. Avec quatre "golaços" (beaux buts), des accélérations saignantes, des gestes de classe et même des fautes, l'attaquant a revêtu avec brio le mythique N.10 brésilien.

Avec Fred (5 buts), il a fait monter la sauce d'une Seleçao désormais bien huilée. La recette de Luiz Felipe Scolari ? "Mes équipes jouent avec du coeur, beaucoup de volonté, a souligné Felipao après le chef-d'oeuvre servi en finale. Mes groupes se dépassent pour un objectif et la plupart du temps ça marche".

Au menu des réjouissances également, les matches à sensations Italie-Japon (4-3) et Italie-Brésil (4-2), et la demi-heure pendant laquelle les Espagnols ont cuisiné les Uruguayens (2-1), en servant un pur condensé de "toque" (jeu de passes) et des occasions à la louche débouchant sur deux buts.

Un seul 0-0 à signaler, un Espagne-Italie néanmoins consistant (0-0 a.p., 7-6 t.a.b.), comme le fut l'autre demi-finale, Brésil-Uruguay (2-1), avec le but de la victoire au dessert (86e minute).

Au total, 68 buts ont été inscrits (4,25 par match !), record absolu du tournoi dans sa formule actuelle. Un festin à relativiser par la présence des amateurs tahitiens (24 buts avalés à eux seuls), croqués notamment par l'Espagne (10-0) qui établissait ainsi un nouveau record d'écart de buts dans un match de tournoi Fifa (sélections A), et égalait celui du plus grand nombre de buts marqués par une équipe dans le même cadre (Hongrie-Salvador, 10-1 au Mondial-1982). La Roja a aussi dépassé les 27 matches d'invincibilité en matches de compétition de la France (1994-1999) pour porter sa série record à 29 matches, stoppée en finale.

UN GOUT D'INACHEVE
L'Espagne a dégusté, engloutie par les Brésiliens dans une finale où ses joueurs semblaient cuits. A l'exception d'Iniesta, Ballon d'Argent du tournoi, les éléments offensifs ont été dans l'ensemble assez fades, que ce soit Xavi, Pedro ou Torres, meilleur buteur du tournoi (5 buts) grâce à son quadruplé contre Tahiti... La Roja avait échoué dans la Coupe des Confédérations 2009, et de nouveau cette année, si bien que c'est l'unique titre qui lui résiste. Mais l'ampleur de sa déconfiture interpelle. Un goût d'inachevé, ou un cycle qui s'achève ?

Note aigre-douce pour l'Italie (3e) et l'Uruguay (4e), à l'instar de leurs cadres. Pirlo et Forlan ont fêté leur 100e cape avec appétit: un but sur coup franc et une partie éblouissante pour le milieu italien au Maracana (2-1 contre le Mexique); un but et une passe décisive pour l'attaquant uruguayen dans le match crucial face au Nigeria (2-1).

Mais "l'Architecte" a manqué deux matches (mollet) et a tiré la langue contre l'Espagne, tandis que Forlan a dilapidé deux penalties, dans le jeu face au Brésilien Julio Cesar et dans les tirs au but face à l'Italien Buffon. Ce dernier, fébrile face à la Seleçao, s'est régalé ensuite en arrêtant trois tirs au but sur cinq dans la loterie finale pour la 3e place. Bilan demi-sel aussi pour Balotelli, auteur d'un bon premier tour (2 buts et de belles performances) puis forfait.

Les seconds couteaux n'auront pu renverser la table. Le Nigeria de Stephen Keshi était encore un peu vert, surtout en défense. Les Japonais d'Alberto Zaccheroni, pourtant enjoués, sont repartis sans le moindre point à se mettre sous la dent. Et le Mexique du contesté José Manuel de la Torre, qui crie famine cette année avec ses 0-0, est resté à plat, hormis son "Chicharito" (pois sauteur), Javier Hernandez (3 buts). Les Tahitiens, déjà heureux de participer, ont marqué un but (contre le Nigeria, 1-6) au goût de cerise sans le gâteau.

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:39

Se coucher pour réussir



Deux joueurs brésiliens au sol, mais pas pour la même raison. D'abord il y a eu Fred, face contre terre, à la recherche d'un ballon cafouillé que l'attaquant a réussi à pousser au fond des filets pour ouvrir le score en faveur de la Seleção. Un peu plus tard à l'autre extrémité du terrain, David Luiz s'est lui aussi étendu de tout son long, mais cette fois pour éviter d'un tacle improbable ce que beaucoup voyaient déjà comme l'égalisation espagnole.

Ces deux actions capitales durant la victoire convaincante du Brésil sur l'Espagne au Maracanã, ce 30 juin, ont permis au pays hôte de remporter la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013. Mais surtout, elles incarnent et justifient ce que les entraîneurs ne cessent de répéter : il faut se battre sur tous les ballons. C'est un principe fondamental dans le football, qui vaut pour tout le monde, mais qui n'est pas toujours facile à appliquer.

Cela vaut en défense, lorsqu'il s'agit d'écarter le danger. "J'ai simplement essayé d'empêcher le ballon d'entrer", résume l'arrière central David Luiz au micro de FIFA.com, dont le short, les chaussettes et même les bandeaux autour des poignets sont encore teintés de vert. Cela vaut également en attaque, avec un objectif complètement opposé : faire trembler les filets. "Il faut y croire", affirme Fred, lui aussi dans un entretien exclusif. "Ce sont des actions merveilleuses. Elles résument bien notre détermination."

Toujours être attentif
Les joueurs de Luiz Felipe Scolari sont entrés sur le terrain en y croyant, aucun doute là-dessus. La volonté ne leur a jamais fait défaut pour se battre sur tous les ballons, n'importe quel ballon. C'est la seule façon de pouvoir espérer faire trébucher les champions du monde et doubles champions d'Europe en titre. Cela se traduit aussi par une possession de balle espagnole supérieure de 4 points seulement à celle du Brésil (52% / 48%), soit un écart bien moindre que celui auquel la Roja nous a habitués depuis plusieurs années.

Évidemment, le fait d'avoir ouvert le score dès la deuxième minute de jeu a mis le Brésil dans les meilleures dispositions. Sur un centre de Hulk venu de la droite, Fred et Neymar sont à la lutte au deuxième poteau avec Gerard Piqué et Alvaro Arbeloa. C'est l'attaquant de Fluminense qui sera le plus perspicace dans ce cafouillage en propulsant le ballon au fond du but. Il décrit l'action avec beaucoup de précision, sans pourtant l'avoir revue sur un écran dans les vestiaires du Maracanã.

"Tout est allé très vite. Le ballon m'arrive sur la tête, mais je me loupe. Piqué me percute et en tombant, je continue de suivre le ballon en espérant qu'il me retombe dessus. En fait, il retombe sur Neymar, touche la main d'Arbeloa et me revient. Je suis couché et je marque. Même à terre, il faut être attentif. J'étais en train de tomber mais j'ai réussi à frapper la balle pour éviter Casillas. C'était pas évident. J'ai dû frapper le ballon en dessous pour le faire entrer."

David Luiz, qui a vu la scène de plus loin, donne son point de vue : "J'avais confiance en la capacité de Fred à marquer, car je sais qu'il se bat toujours et n'abandonne jamais. C'est un but de gagneur. Même à plat ventre par terre, il arrive à marquer", affirme le joueur de Chelsea en rigolant.

Une question de lecture
À l'autre extrémité du terrain, 39 minutes plus tard exactement et alors que le Brésil avait eu plusieurs occasions nettes d'aggraver le score, l'Espagne est passée tout près de remettre les pendules à l'heure. Sur un contre, Juan Mata récupère le ballon sur la gauche et transmet sur la droite à Pedro, dans le dos d'une défense brésilienne prise de court. L'attaquant du FC Barcelone contrôle et parvient à tromper Julio Cesar pour ce qui semble être l'égalisation à 1:1. C'est alors que David Luiz, d'un tacle désespéré, parvient à empêcher le ballon d'entrer dans le but.

Dans ce geste, la rapidité d'exécution le dispute à la précision, car il était plus facile pour le défenseur brésilien de marquer contre son camp que de propulser le ballon hors du cadre. "C'est une question de lecture du jeu. Quand j'ai vu Pedro recevoir le ballon de Mata, j'ai su qu'il allait frapper rapidement, car il aime ça, et que Julio Cesar allait fermer l'angle au premier poteau. Je savais donc où le ballon risquait d'aller", explique David Luiz.

Quand l'arbitre a sifflé la mi-temps, on a vu les deux hommes discuter tout en regagnant les vestiaires. Le défenseur brésilien explique que l'attaquant espagnol l'a félicité d'avoir pu prévoir ce qui allait se passer. Quant à Fred, il complète le récit du geste salvateur de son coéquipier : "Tout le monde croyait qu'il y allait avoir but. C'est pourquoi nous sommes allés l'embrasser et le féliciter. Tout le monde doit être attentif. L'attaquant, car le ballon peut toujours lui revenir et le défenseur, qui peut empêcher un but jusqu'au dernier moment".

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:44

Fred mène la danse brésilienne



Fred a manqué de peu le Soulier d'Or adidas à la Coupe des Confédérations de la FIFA, mais sa contribution énorme au triomphe brésilien est reflétée par sa première place à l'Indice Castrol. Au coup d'envoi de la finale de ce 30 juin contre l'Espagne, l'attaquant de 29 ans était quatrième, mais ses deux buts au Maracanã l'ont propulsé en tête du classement, devant Sergio Ramos et Jordi Alba.

Le latéral gauche du FC Barcelone et l'arrière central du Real Madrid ont commencé la journée premier et deuxième respectivement, après avoir largement contribué à la solidité défensive de la Roja jusqu'en finale, avec seulement un but encaissé) Mais la Seleção a infligé à l'Espagne sa première défaite en compétition depuis 2010 et son revers le plus lourd, matches amicaux non inclus, depuis 1985, venant ainsi chambouler le classement de l'Indice Castrol.

Les buts de Fred ont été inscrits à des moments-clés de la finale, le premier, au bout de deux minutes, permettant aux hôtes de prendre un départ parfait. Scénario identique sur son deuxième but personnel, le troisième pour le Brésil, marqué 120 secondes après la reprise. Les deux réalisations de l'attaquant de Fluminense ont été de facture très différente. Le premier doit tout à l'instinct du buteur, avec une pichenette improbable dans les six mètres, alors que Fred avait le nez dans le gazon et qu'Iker Casillas était à quelques centimètres en face de lui. Si l'ouverture du score a donné l'impression d'un grand cafouillage, il n'en est rien du deuxième but de l'ancien Lyonnais, une frappe croisée admirable de calme et de précision, déclenchée du coin de la surface et qui est venue se loger à l'intérieur du deuxième poteau espagnol.

Outre son doublé, Fred a montré une classe époustouflante, à l'exemple de sa talonnade astucieuse qui a mis Oscar sur orbite pour un tir qui a finalement frôlé l'extérieur du poteau. L'auteur du doublé aurait même pu faire le coup du chapeau s'il avait réussi son un contre un face à Casillas. Il réalise ainsi le plus gros score de la finale (9,64). Avec son 9,70 contre l'Italie en phase de groupes, où il a été là aussi deux fois buteur, et son score de 7,46 contre l'Uruguay, avec une réalisation, Fred affiche la moyenne la plus élevée de la compétition (9,57).

Et 10 de plus pour Neymar
Fernando Torres termine lui aussi la compétition avec cinq buts à son compteur et subtilise le Soulier d'Or adidas à Fred, car il a fallu moins de temps à l'Espagnol qu'au Brésilien pour inscrire ses cinq buts : Torres a en effet joué pendant 273 minutes dans ce tournoi, contre 423 pour Fred. En revanche, l'Indice Castrol montre que c'est l'Auriverde qui s'est montré le plus adroit dans ses tirs. Il a marqué cinq fois en 14 tentatives, soit 36 % de réussite, contre 15 à Torres, soit 33 %. Les statistiques montrent également que la zone de prédilection de Fred est la surface. Il n'a déclenché qu'un seul tir en dehors des 16 mètres 50.

L'autre buteur de la finale, Neymar, a plus pris sa chance que n'importe quel autre joueur avec en tout 16 tentatives, donc la frappe sous la barre qui n'a laissé aucune chance à Casillas juste avant la pause. Rayonnant en finale, Neymar a gagné dix échelons sur ce match pour atteindre la dixième place de l'Indice Castrol. C'est lui qui a également réalisé le plus de raids solitaires (22), devant Andrés Iniesta (18). Le fait qu'il ait déclenché six frappes du dehors de la surface a joué contre lui au classement, car ces tentatives rapportent moins en termes de probabilité de but.

L'autre joueur brésilien à avoir terminé la finale bien plus haut qu'il ne l'avait commencée à l'Indice est le défenseur David Luiz, qui a sauvé de façon spectaculaire un ballon qui semblait être celui de l'égalisation pour l'Espagne en première période. Son sauvetage a permis au Brésil de ne pas encaisser de but dans cette finale. Le joueur de Chelsea se classe ainsi à la quatrième place au terme de la compétition. Au classement des tacles, il monte sur la troisième marche du podium de l'Indice Castrol, avec six unités. Il est devancé par son coéquipier Luiz Gustavo (sept) et l'Italien Giorgio Chiellini (neuf).

Iniesta sans surprise
Chiellini est également en tête du classement des ballons récupérés (39), devant Ramos (35). Le défenseur du Real Madrid termine deuxième sur l'ensemble de l'Indice Castrol, dont il avait pris la première place à l'issue de la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™. Malgré son penalty manqué en finale, il a largement contribué à la bonne performance de l'Espagne au Brésil, ce qui lui vaut une moyenne de 9,47 sur l'ensemble du tournoi. Outre son travail défensif époustouflant, Ramos termine la compétition avec des statistiques impressionnantes en matière de passes : 89 % de transmissions réussies pour 323 passes effectuées. Le plus habile de la compétition en la matière, et c'est tout sauf une surprise, est son coéquipier Iniesta (337 passes réussies sur 390 tentées).

Pour conclure, une statistique surprenante : les deux buts encaissés par l'Italie en demi-finale contre l'Uruguay, malgré la victoire aux tirs au but, signifient que la Squadra Azzurra est l'équipe qui a concédé le plus de buts (10) dans la compétition après Tahiti. Cela explique notamment pourquoi Chiellini, malgré ses très bonnes statistiques personnelles, ne termine qu'à la onzième place de l'Indice Castrol.

Les dix premiers à l'issue de la compétition
Fred (Brésil, 9,57), Sergio Ramos (Espagne, 9,47), Jordi Alba (Espagne, 9,38), David Luiz (Brésil, 9,30), Thiago Silva (Brésil, 9,23), Andrés Iniesta (Espagne, 9,16), Marcelo (Brésil, 9,10), Gerard Piqué (Espagne, 9,04), Luiz Gustavo (Brésil, 8,98), Neymar (Brésil, 8,92).

Fifa.com (01/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 1 Juil - 16:46

Le festival des déclarations



Le rideau est tombé sur la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013. Dans le livre d'or du tournoi : un sacre brésilien dans une ambiance phénoménale, des buts sublimes, des matches passionnants, des belles histoires - petites ou grandes -, et quelques jolies phrases.

FIFA.com les a répertoriées.

"Je suis allé à Tahiti pour jouer au football, pour vivre de cela mais j'ai ensuite découvert que le football est encore amateur là-bas. Du coup, j'ai commencé à travailler en tant que guide touristique. La société pour laquelle je travaille sait que je suis footballeur, donc dès qu'une personnalité importante dans ce domaine vient, elle me demande de l'accueillir. C'est comme cela que j'ai rencontré Mourinho, Cassano, Buffon et Ronaldo. Et Torres, en 2007. Je suis allé les chercher à l'aéroport, lui et sa compagne, puis ils sont allés à Bora Bora. Ils allaient revenir à Papeete, mais Torres a dû partir au dernier moment pour signer un contrat avec Liverpool. À la fin du match, je suis allé dans le vestiaire espagnol et j'ai demandé à Vicente Del Bosque si je pouvais parler à Torres. Il savait que j'étais là et il m'a reconnu ! J'étais très heureux et nous avons échangé nos maillots." - Efrain Araneda, Tahitien d'origine chilienne, réserviste du groupe, après le match face à l'Espagne

"Je peux dire que je préfère la cuisine japonaise. C'est la meilleure du monde ! Et les filles sont plus jolies, plus petites et plus minces… Attendez, ce n'est peut-être pas une bonne idée de dire ça. Les Hollandaises sont très belles aussi !"
Mike Havenaar, attaquant du Japon, d'origine néerlandaise

"Andrés est dans son monde. Il donne souvent l'impression de jouer contre des enfants. Il efface ses adversaires avec une telle facilité ! Quand Iniesta est dans l'équipe adverse, ce n'est pas une partie de plaisir. Si vous lui laissez un centimètre, il est capable de faire à peu près tout. Mais quand on joue à ses côtés, on peut prendre plaisir à le regarder faire des choses extraordinaires tout en dégageant une impression de facilité. Je le disais l'autre jour à Valdés. J'adorerais me retrouver dans la peau d'Iniesta, juste pour un match. Il est incroyable."
Javi Martinez, milieu de terrain de l'Espagne

"La passion pour le football se situe à un autre niveau. Quand je suis arrivé ici, j'ai vu les supporters en train d'arriver au stade. On voit très bien qu'ils veulent montrer qu'ils soutiennent leur équipe, et dans ce cas précis leur pays. En NBA, on ne voit ça que dans les play-offs ou en finale. Dans le football, non. C'est comme une religion. Pour avoir grandi en Italie, j'ai vu de très près comment cette passion était vécue. Et c'était de manière très forte. Je peux le dire : ça n'a pas d'égal."
Kobe Bryant, légende de la NBA

"Ça va finir par Prandelli contre Del Bosque !"
Mikaël Silvestre, ancien défenseur de la France, voyant que la séance de tirs au but d'Espagne - Italie bascule dans la mort subite, après que tous les joueurs ont réussi leur tentative

"Comme dans le film Match Point de Woody Allen, tout dépend du côté où la balle va tomber. La dernière occasion de Cavani, seul face à Julio César, est passée à côté et a scellé notre destin."
Oscar Tabárez, sélectionneur de l'Uruguay, à propos de la défaite 2:1 de l'Uruguay face au Brésil

"Bernard ! Fred ! Hulk ! Où sont passés les noms glamour du football brésilien ?"
Gary Lineker, ancien attaquant de l'Angleterre

"J'étais très ému, au bord des larmes. Les Coupes du Monde, nous les suivons à la télévision. Aujourd'hui, nous sommes acteurs. C'est tout Tahiti qui suit cela. Notre président nous a envoyé un message et a même suspendu une réunion de son cabinet pour suivre le match."
Eddy Etaeta, sélectionneur de Tahiti.

"Je subis beaucoup de pression de la part des médias, mais ne vous faites pas de souci pour moi : je ne comprends pas le japonais donc je ne lis pas les journaux."
Alberto Zaccheroni, sélectionneur du Japon.

"Je ne suis pas allé tirer le penalty car pour être franc, je ne le sentais pas. J'ai dit à Bonucci : 'Leonardo, tu y vas'. J'étais convaincu qu'il allait marquer. Malheureusement, c'est toujours une loterie."  - Emanuele Giaccherini milieu de terrain de l'Italie

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Mar 2 Juil - 15:29

Blatter : "Un spectacle unique"



Des gestes incroyables, des buts d'anthologie, des rencontres haletantes, plus de 50 000 spectateurs par match en moyenne, une ambiance extraordinaire dans les stades et plus de 30 millions de visiteurs sur FIFA.com en deux semaines : la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013 a été un véritable triomphe.

Au lendemain de la victoire (3:0) du Brésil sur l'Espagne, la FIFA et le Comité organisateur local (CO) ont tenu une conférence de presse commune. Le Président de la FIFA Joseph S. Blatter, le président du CO de la Coupe du Monde de la FIFA™ José Maria Marin, le Secrétaire Général de la FIFA Jérôme Valcke, le P-DG du CO Ricardo Trade, le ministre délégué aux Sports Luis Fernandes, Ronaldo, membre du conseil d'administration du CO, et l'arbitre Howard Webb étaient présents pour répondre aux questions des médias. FIFA.com a rassemblé les principales déclarations sur des sujets aussi variés que l'atmosphère indescriptible au Maracanã, l'organisation du tournoi et la technologie sur la ligne de but.

Joseph S. Blatter :
"Hier, nous avons assisté à un spectacle unique. Le Maracanã est vraiment un stade à part. Lors de ma première visite en 1975, il y avait déjà quelque chose de spécial, ce rugissement. Je dis toujours que l'on peut comparer un tel stade à une église, ou plutôt à une cathédrale. Pour créer une émotion aussi intense que celle que nous avons vécue dimanche, il fallait réunir tous les ingrédients. Il fallait tout d'abord les acteurs, à savoir les deux équipes : les champions du monde en titre d'un côté et les quintuples champions du monde de l'autre. Il fallait aussi les supporters. Hier, les fans ont été extraordinaires. Je peux encore sentir l'atmosphère du stade aujourd'hui. Ils ont commencé à chanter l'hymne national et ils ont continué longtemps après la fin de l'interprétation officielle. Ils ont peut-être retardé un peu le coup d'envoi mais ça n'est pas très grave. Tout cela a énormément contribué à la réussite de cette soirée. Je pense qu'une nouvelle page de l'histoire du football s'est écrite hier. Dans un stade Maracanã entièrement rénové, le Brésil a remporté un titre important. Ne pensez pas à ce tournoi comme à une répétition générale ; c'était une compétition entre champions. Au début, nous avons connu quelques moments d'incertitude liés aux manifestations qui se déroulent actuellement dans le pays. Tout cela ne nous a pas empêchés de vivre de grands moments. Nous allons assister à une Coupe du Monde magnifique l'année prochaine."

Jérôme Valcke :
"Il y a trois millions de billets disponibles pour la Coupe du Monde mais 200 millions de Brésiliens. C'est la raison pour laquelle nous allons installer des Fan Zones et des écrans géants à plusieurs endroits, peut-être dans les favelas et dans les quartiers où les gens n'ont pas accès aux stades. Nous voulons leur donner la chance de voir les matches et de participer à cette Coupe du Monde."

José Maria Marin :
"Je ne vous cache pas que je suis très heureux de la victoire du Brésil dans cette Coupe des Confédérations. Au nom de Luiz Felipe Scolari, de Carlos Alberto Parreira et de tous les joueurs, je tiens à exprimer notre plus sincère gratitude aux supporters brésiliens présents dans les stades et à tous ceux qui n'ont pas pu assister à l'événement. Je suis d'accord avec M. Blatter : de toute ma vie, je n'avais jamais entendu l'hymne national interprété avec un tel patriotisme. Quand le stade a repris notre hymne avant la finale, j'ai su que le Brésil allait gagner."

Aldo Rebelo :
"Nous devions améliorer le trafic, les communications, les infrastructures aéroportuaires et la sécurité publique. Ces investissements n'étaient pas nécessaires seulement pour la Coupe du Monde mais pour le pays tout entier. Nous y sommes parvenus et nous avons créé un héritage pour le football. Nous avons retenu les leçons de cette Coupe des Confédérations. L'année prochaine, nous serons en mesure d'anticiper les problèmes et de mettre en place des solutions à l'avance."  

Howard Webb :
"Ce tournoi a été très particulier pour nous, en raison de l'introduction de la technologie sur la ligne de but. C'était notre première expérience en la matière. Les buts ont été nombreux mais aucun n'a nécessité l'utilisation de cette technologie. Indépendamment de cela, les garanties que nous offre ce système constituent un plus appréciable. Le système a passé tous nos tests. Nous n'étions donc pas inquiets. Pendant la séance de tirs au but entre l'Italie et l'Espagne, nous savions qu'il n'y aurait aucune contestation possible car cette technologie est parfaitement fiable. Je tiens à remercier la FIFA d'avoir pris cette décision, qui va  simplifier une partie de notre travail. Je crois parler au nom de tous les arbitres en disant que nous accueillons cette nouvelle technologie à bras ouverts."

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Jeu 4 Juil - 19:40

Records d’audience pour la finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA



 La finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA a permis d’enregistrer au Brésil le record de l’année en matière d’audience télévisuelle pour un événement sportif, tandis que c’est tous programmes confondus que le record a été battu en Espagne.

Depuis le match d’ouverture et jusqu’à la finale, la compétition a posé de nouveaux jalons dans de nombreux pays, confortant sa position parmi les événements majeurs du calendrier sportif international et donnant un signal fort quant à la demande à laquelle les diffuseurs vont pouvoir s’attendre pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™.

Ainsi, les audiences moyennes de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013 ont été plus de 50% supérieures à celles de l’édition 2009.

Dans dix marchés majeurs dont l’Allemagne, la France, les États-Unis et la Chine, un total de plus de 69,3 millions de téléspectateurs ont ainsi regardé la finale, ce qui représente 11 millions de téléspectateurs supplémentaires par rapport à la finale disputée il y a quatre ans en Afrique du Sud.

Au Brésil, ils ont été 42 millions a regarder la finale en direct, soit presque 50% de plus que pour la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2010™. Sur ce total, 36,7 millions de téléspectateurs ont suivi la finale sur TV Globo, et 5,3 millions sur Bandeirantes.

En Espagne, le record absolu de l’année a donc été battu – ce qui est à noter au vu de l’horaire tardif de la retransmission – et ce sont 10,7 millions de téléspectateurs qui ont suivi la finale sur la chaîne Telecinco.  La finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA a permis d’enregistrer au Brésil le record de l’année en matière d’audience télévisuelle pour un événement sportif, tandis que c’est tous programmes confondus que le record a été battu en Espagne.

Depuis le match d’ouverture et jusqu’à la finale, la compétition a posé de nouveaux jalons dans de nombreux pays, confortant sa position parmi les événements majeurs du calendrier sportif international et donnant un signal fort quant à la demande à laquelle les diffuseurs vont pouvoir s’attendre pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™.

Ainsi, les audiences moyennes de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013 ont été plus de 50% supérieures à celles de l’édition 2009.

Dans dix marchés majeurs dont l’Allemagne, la France, les États-Unis et la Chine, un total de plus de 69,3 millions de téléspectateurs ont ainsi regardé la finale, ce qui représente 11 millions de téléspectateurs supplémentaires par rapport à la finale disputée il y a quatre ans en Afrique du Sud.

Au Brésil, ils ont été 42 millions a regarder la finale en direct, soit presque 50% de plus que pour la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2010™. Sur ce total, 36,7 millions de téléspectateurs ont suivi la finale sur TV Globo, et 5,3 millions sur Bandeirantes.

En Espagne, le record absolu de l’année a donc été battu – ce qui est à noter au vu de l’horaire tardif de la retransmission – et ce sont 10,7 millions de téléspectateurs qui ont suivi la finale sur la chaîne Telecinco.

Fifa.com (04/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Jeu 4 Juil - 19:44

BRESIL 3 - ESPAGNE 0


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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Ven 5 Juil - 21:11

Au Brésil, le changement, c'est maintenant



"Il est facile de trouver des problèmes quand on est cinq fois champion du monde." Même si elle peut paraître contradictoire au premier abord, la phrase de Carlos Alberto Parreira n'est pas dénuée de sens. Elle illustre l'une des raisons pour lesquelles la Seleção aime l'avoir comme coordinateur technique : pour pouvoir compter sur quelqu'un qui a son franc-parler, même dans de si belles occasions, en l'occurrence la sortie des vestiaires du Maracanã suite à l'une des victoires les plus marquantes du Brésil au cours de ces dernières décennies.

Parreira sait mieux que quiconque à quel pays il a affaire. Champion du monde en 1970 en tant que préparateur physique, il l'a également été comme sélectionneur en 1994, avant de diriger une nouvelle fois la Seleção à la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006™. Pas besoin d'être voyant pour deviner qu'après la victoire d'anthologie 3:0 contre l'Espagne, il restait des gens pour soulever des doutes : ce succès n'est-il pas venu trop tôt ? Ne fait-il pas peser une pression supplémentaire sur l'équipe ? La Seleção ne risque-t-elle pas de tomber dans la facilité et l'euphorie avant la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ ? Selon Parreira, il n'appartient qu'à lui-même et à son collègue également champion du monde, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari, de les apporter.

"L'expérience de notre encadrement technique compte beaucoup. Felipão est champion du monde et moi aussi. Les préparateurs physiques, les médecins, les kinésithérapeutes : tout le monde ici a déjà été champion et sait ce que nous voulons et de quoi nous avons besoin", analyse Parreira lors d'un entretien avec FIFA.com suite à la finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA. "En conférence de presse après la finale, Felipão a parlé avec justesse : ce qui vient de se passer n'est qu'une étape. Nous avons montré au public et au monde entier que nous avions les moyens d'être un adversaire respectable, même si cette équipe a encore une marge de progrès. Elle n'est pas encore prête. Nous avons bien avancé, mais il y a encore un gros travail de finition à faire."

Un mois = une équipe
Il est toutefois indéniable que les progrès réalisés, ou tout du moins leur intensité, ont surpris tout le monde, y compris les principaux intéressés. À tel point qu'on a peine à croire que quatre semaines exactement avant la finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, dans ce même Maracanã, le Brésil concédait le nul 2:2 contre l'Angleterre, au terme d'une prestation qui avait suscité moult doutes et critiques. Un exemple : après la performance de Luiz Gustavo pendant tout le tournoi et surtout en finale contre l'Espagne, les propos tenus par Felipão à son égard il n'y a pas longtemps paraissent d'un autre âge : "Cette histoire de milieu de terrain buteur est très bien pour la presse, mais beaucoup moins bien pour un entraîneur. Quand vous avez des latéraux offensifs comme les nôtres, Daniel Alves et Marcelo, vous devez avoir une protection", avait affirmé Scolari - avec son exagération habituelle - au sujet de Gustavo.

L'excellente idée de l'encadrement technique brésilien a été de prendre des décisions… et de s'y tenir. Aux côtés d'un milieu plus offensif comme Paulinho, il y aurait donc un demi récupérateur, devant une charnière centrale indéboulonnable composée de Thiago Silva et David Luiz. Dans les buts, Júlio César aurait la confiance totale de ses entraîneurs tandis qu'à l'autre extrémité du terrain, on trouverait un avant-centre, oui, vous avez bien lu, un vrai numéro 9, en la personne de Fred. Les milieux offensifs comme Hulk et Oscar auraient quant à eux le devoir d'aider aux tâches défensives, tandis que Neymar porterait le numéro 10 et serait… Neymar. Il existait donc un plan. Point.

"Il est évident que tout le travail effectué a lancé un nouveau cycle et pour cela, nous avions élaboré un plan stratégique. Si vous avez en mémoire notre premier match amical, contre l'Angleterre (défaite du Brésil 2:1, le 6 février), l'équipe d'aujourd'hui n'y ressemble pas beaucoup", explique Parreira en référence non seulement aux cinq changements dans le onze de départ, mais aussi au jeu pratiqué. "L'objectif était de définir une façon de jouer, et nous l'avons atteint. Quand vous disposez de 15 jours ininterrompus pour préparer un tournoi, vous pouvez commencer à élaborer un plan tactique, à peaufiner les détails et à remettre dans le bain des joueurs expérimentés qui étaient discrédités, mais dont nous connaissions le potentiel."

Une question de temps
Oscar, l'un des rescapés du onze de départ classique de Mano Menezes, précédent sélectionneur, est la preuve vivante que la recette du succès du pays hôte dans la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013 ne tient pas seulement à des changements de joueurs. Le milieu de Chelsea est peut-être celui qui a le plus modifié son jeu pour s'adapter au système mis en place par la paire Scolari-Parreira. Il est donc un témoin privilégié pour commenter les changements survenus ces derniers mois.

"Il faut du temps. Nous savions déjà que nous disposions d'une très bonne génération, celle des Jeux Olympiques, que l'on retrouve aujourd'hui", affirme au micro de FIFA.com celui qui fait partie des cinq joueurs - avec Marcelo, Thiago Silva, Hulk et Neymar -  titulaires dans cette Coupe des Confédérations de la FIFA et déjà présents en finale du Tournoi Olympique de Football Masculin, Londres 2012, contre le Mexique. "Je ne dis pas que nous étions certains d'arriver à ce niveau aussi vite, mais je sais que nous nous sommes bien préparés. Pour la première fois, nous avons eu un peu plus de temps ensemble."

Présentée comme cela, la recette paraît simple : réunir des footballeurs talentueux qui avaient déjà évolué en Seleção, décider d'une manière de les faire jouer, s'entraîner pendant deux semaines pour mettre au point la nouvelle tactique, l'essayer en match amical et enfin, remporter un grand tournoi mondial pour s'assurer un soutien populaire.

Parreira ne se laisse pas pour autant griser par le succès : "La Coupe des Confédérations a permis de retrouver la confiance des supporters et de créer cette alchimie entre le public et l'équipe, qui est d'ailleurs merveilleuse à voir. Je n'avais jamais connu ça. Maintenant, tout le monde sait que ces choses peuvent changer très rapidement. On ne peut pas s'accommoder de ça, tout simplement parce que notre objectif est ailleurs. Les choses n'ont même pas commencé."

Même son de cloche chez Oscar, mais avec des mots plus directs : "Ce tournoi a prouvé que nous étions l'une des meilleures équipes du monde, mais l'objectif reste celui-ci : gagner la Coupe du Monde." Dans le seul pays qui a remporté l'épreuve suprême du football mondial à cinq reprises, les choses sont aussi simples que cela.

Le Buteur (05/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 8 Juil - 23:59

Les Espagnols à l'heure du bilan



Si elle n'a pas été vécue comme un désastre, la défaite face au Brésil en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA a laissé des traces en Espagne. Il n'est cependant pas inutile de rappeler qu'une trace ne constitue ni une blessure, ni une cicatrice. Pour les joueurs de Vicente Del Bosque, ce séjour au Brésil s'apparente plutôt à un avertissement sans frais. Toutefois, les Espagnols auront tout intérêt à retenir la leçon, en vue de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™.

Le sélectionneur ibère a d'ailleurs déclaré "qu'il était parfois important de perdre", alors que sa formation n'avait plus trébuché en match officiel depuis juin 2010 et une défaite 1:0 contre la Suisse pour son entrée en lice dans l'épreuve suprême. "Nous ne sommes naturellement pas satisfaits, mais l'expérience passée nous incite à l'optimisme... Nous avons de bons joueurs, un style de jeu bien défini et une défaite, a fortiori méritée, ne doit pas nous amener à tout bouleverser", a-t-il souligné avec lucidité.

"Nous devons tirer les quelques conclusions positives qui s'imposent et assumer ce revers car c'est ce qui nous fera grandir", déclarait Iker Casillas après l'échec du Maracaná. "Aujourd'hui, nos adversaires jouent presque tous au même niveau. Il y a quatre ans, nous n'étions pas forcément attendus. Nous avons pu installer notre hégémonie au niveau mondial. Des matches comme ceux que nous avons vécus contre le Brésil ou l'Italie doivent nous rappeler que les autres étudient notre jeu en profondeur et qu'ils le font très bien."

Auteur de solides prestations, Casillas a pleinement justifié la confiance du sélectionneur pendant sa période difficile en club. Les paroles du gardien espagnol font écho à l'analyse que livrait précisément Del Bosque à FIFA.com juste avant la finale. "Avant, nous étions des outsiders ; aujourd'hui, nous sommes les champions du monde en titre. Il est donc normal que l'effet de surprise soit passé et que l'on nous connaisse mieux. Ce n'est pas évident de trouver de nouvelles manières de surprendre, aussi devons-nous parfaitement nous acquitter de notre tâche".

Entre autocritique et analyse
Tout cela traduit un peu ce qui c'est passé : les buts qui surviennent à des moments-clés, le penalty manqué de Sergio Ramos, l'expulsion de Gerard Piqué…. Comme le dit Fernando Torres lui-même : "C'était un jour sans. Dès le début, tout est allé de travers". Pour autant, dans le vestiaire de la Roja, personne n'a jamais cherché à esquiver ses responsabilités. "Nous devons apprendre à jouer contre des équipes puissantes et agressives, à échapper à leur pressing. Nous devons aussi trouver la parade face à celles qui coupent nos lignes et cassent le rythme", note Piqué. Le défenseur barcelonais fait sans doute allusion au nul (1:1) concédé à domicile contre la Finlande dans les qualifications pour l'épreuve suprême.

Le défenseur du Barça a formé avec Ramos une charnière centrale qui, en dépit de la lourde défaite concédée en finale, semble promise à un bel avenir. Son homologue du Real Madrid n'élude pas non plus le sujet mais il affirme, avec sa concision habituelle : "Aujourd'hui, on n'a pas le temps de se poser des questions". L'avis de Torres sur le sujet semble aller dans le même sens. "Nous n'avons pas su nous adapter à la situation et accélérer le jeu. Nous ne savions pas s'il fallait monter ou descendre… Nous étions un peu déroutés", reconnaît El Niño.

L'ancien joueur de Liverpool a été l'une des principales satisfactions espagnoles au Brésil. Après avoir débuté sur le banc, le numéro 9 a fini la compétition en soulevant le Soulier d'Or adidas. Son succès au classement des buteurs s'explique en grande partie par le quadruplé inscrit face à Tahiti, alors que Del Bosque avait décidé de faire tourner son effectif. Quoiqu'il en soit, l'avant-centre si décrié depuis 2010 semble prêt à réintégrer une place de titulaire à la pointe de l'attaque. "Quand tu joues avec la sélection espagnole, tout peut changer, en bien comme en mal", confiait-il juste après sa deuxième finale perdue sur les sept disputées avec la Roja et la Rojita.

Des lendemains qui chantent ?
L'avenir s'annonce donc prometteur. "Notre palmarès plaide en notre faveur", estime Ramos, qui n'a rien perdu de sa confiance malgré cette désillusion. "Nous voulons revenir ici montrer que nous pouvons faire mieux et gagner la Coupe du Monde." Moins direct que son coéquipier, Torres semble cependant sur la même longueur d'ondes : "Ce qu'il y a de bien dans le football, c'est qu'on a toujours l'occasion de se rattraper. J'espère que nous reviendrons pour prendre notre revanche, non pas sur le Brésil mais sur nous-mêmes".

En attendant, Del Bosque a déjà coché la date du 6 septembre sur son agenda. Ce jour-là, l'Espagne rendra visite à la Finlande en qualifications pour Brésil 2014. Iniesta et ses coéquipiers disputeront à cette occasion leur dernier match à l'extérieur. Il ne leur restera plus ensuite qu'à accueillir Biélorusses et Géorgiens pour boucler leur parcours. "Nos regards sont désormais tournés vers ces échéances. Les rendez-vous sont pris. À nous de nous gagner le droit de revenir au Brésil l'an prochain."

Fifa.com (08/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Mer 10 Juil - 14:08

Brésil : David Luiz les a conquis



Avec sa chevelure bouclée qui se déforme au gré des démarrages, que ce soit pour porter le ballon ou essayer de le récupérer, David Luiz donne toujours l'impression de se dépenser à 200 %. Durant la Coupe des Confédérations de la FIFA, Brésil 2013, ce n'était pas seulement une impression. Les stigmates de son don de soi permanent étaient d'ailleurs nombreux après la merveilleuse victoire sur l'Espagne en finale (3:0).

Boitant un peu, l’œil gauche légèrement fermé par un hématome, la cloison nasale fracturée, le short, les chaussettes et les poignets maculés de vert : le défenseur semblait sortir d'une bataille rangée. Mais tous ces efforts ont valu la peine, puisqu'au-delà du titre, le joueur a eu le plaisir d'entendre le stade scander son nom à l'unisson après le coup de sifflet final. "C'était très émouvant, bien sûr, raconte-t-il à FIFA.com. C'est comme ça : j'essaie toujours de faire l'impossible sur le terrain pour donner du plaisir aux gens. On savait qu'on avait l'occasion de frapper un grand coup."

Méconnu au Brésil
Le manque de notoriété de David Luiz dans son pays d'origine n'était pas vraiment une injustice. Il tient surtout aux circonstances du football et aux chemins détournés que les joueurs empruntent parfois avant de porter enfin le maillot de leur équipe nationale à domicile.

Ce défenseur polyvalent natif de Diadema a grandi au centre de formation de São Paulo avant d'effectuer ses débuts professionnels en 2006 à Vitória (Salvador). Le finaliste du championnat du Brésil 1993 et de la Coupe du Brésil 2010 traverse alors une période sombre puisqu'il évolue en 3ème division. Le joueur quitte le pays en 2007, direction Benfica, sans avoir évolué dans l'élite brésilienne. "Je suis parti très vite, mais j'ai toujours porté le Brésil dans mon cœur et essayé d'être son ambassadeur à l'étranger", précise-t-il.

David Luis intègre la formation lisboète à 19 ans sur la base d'un prêt. La greffe ne prend pas tout de suite, mais une fois acclimaté, le joueur se montre étonnant d'assurance. Chouchou des Encarnados en 2010, il est même élu meilleur joueur du championnat portugais. Une saison plus tard, il est transféré à Chelsea, où son impact est immédiat. Mais s'il est souvent convoqué en équipe nationale, il doit se contenter du banc de touche.

Coûte que coûte
Pendant toute cette période, le défenseur se tient prêt à saisir la première occasion. Face au Mexique, il doit quitter le terrain pendant quelques minutes suite à une collision avec son coéquipier Thiago Silva qui se traduit par une blessure au visage. Il revient en jeu une fois que le médecin a pu stopper l'hémorragie. Lors de la 3ème journée, contre l'Italie, il prend un coup à la jambe qui le contraint à laisser sa place à Dante. Mais il retrouve le onze initial pour la demi-finale contre l'Uruguay, où il se fait abîmer l’œil. Vous l'avez compris : sur le terrain, David Luiz ne ménage aucun effort pour aider son équipe.

Il l'a d'ailleurs prouvé lors d'une contre-attaque espagnole où Pedro avait déjà fait le plus dur pour marquer. Alors que Julio Cesar était battu, le défenseur est parvenu à dévier la course du ballon à la faveur d'un geste extrêmement risqué, déclenchant un torrent d'encouragements de la part des torcedores. Cette action lui a permis d'être quitte avec le gardien, qui avait arrêté un penalty de l'Uruguayen Forlan faisant suite à une faute de David Luiz sur Diego Lugano.

"J'ai pu remercier Julio Cesar de ce qu'il avait fait. J'ai pu aider l'équipe à un moment décisif, car le match serait devenu très compliqué si on avait encaissé ce but", analyse le défenseur, dont l'engagement et les caractéristiques physiques (gabarit, vitesse et puissance) ont parfois tendance à occulter son talent balle au pied.

Par exemple, sur l'ouverture du score brésilienne contre l'Espagne, vous avez sans doute profité du ralenti pour mesurer toute la capacité de Fred à trouver un angle dans une position compliquée. Mais si vous rembobinez de quelques secondes, vous verrez que l'action démarre du coté de David, qui se sert de son mauvais pied, le gauche, pour trouver Hulk, dont le centre parviendrait ensuite à Fred. Cette transmission semble tellement précise que l'on croirait volontiers David Luiz ambidextre !

C'est le genre d'actions qui fait de ce joueur adroit, combatif, très présent sur les réseaux sociaux (il a posté de nombreux messages et photos sur l'évolution de son nez) et proche du public un homme charismatique dont toutes les équipes ont besoin. Autant de qualités qui lui seront fort utiles pour se mettre dans la poche une torcida qui a pu se familiariser avec son jeu et son style. A vrai dire, c'est lui le plus heureux dans l'affaire. "Avoir la chance de jouer dans un stade mythique et entendre le public scander votre nom, qui plus est le public brésilien, c'est vraiment merveilleux. Inoubliable...", conclut-il.

Fifa.com (10/07/2013)

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Re: Coupe des Confédérations de la FIFA - Brésil 2013

Message par rachid_as le Lun 12 Aoû - 12:48

Hierro : "Il sera difficile de remplacer cette génération"



Fernando Hierro a été l'un des leaders d'une génération entière du football espagnol. Dans un style mêlant élégance et solidité, il a participé avec l'Espagne à trois éditions de la Coupe du Monde de la FIFA™ : États-Unis 1994, France 1998 et Corée /Japon 2002. Malgré son poste, il est le quatrième meilleur buteur de l'histoire de la sélection espagnole, avec 29 réalisations.

Il a également été l'un des capitaines les plus charismatiques du Real Madrid, avec qui il a remporté 16 titres. Après avoir raccroché des crampons, il a continué à mettre son talent au service du football comme directeur sportif de la Fédération espagnole de football (RFEF). En tant que tel, il a eu une influence directe sur la nomination de Vicente del Bosque à la tête de la Roja en remplacement de Luis Aragonés en 2008.

Profitant de sa présence à la Coupe des Confédérations de la FIFA comme membre du Groupe d'études techniques de la FIFA, FIFA.com lui a posé des questions sur un certain nombre de sujets : le phénomène "Roja" au cours des cinq dernières années, Pep Guardiola, José Mourinho et Vicente del Bosque, au sujet duquel il affirme : "Sa réussite est basée sur l'intelligence".


Fernando Hierro, vous avez une grande part de responsabilité dans l'arrivée de Vicente del Bosque à la tête de la sélection espagnole. Vous qui le connaissez bien, quelle est la clé de sa réussite ?
Sa réussite est basée sur l'intelligence. Il possède une grande intelligence émotionnelle. C'est un homme très fort sur le plan de la psychologie. Il aborde tout avec beaucoup de naturel. Pour moi, les trois années pendant dans lesquelles j'ai travaillé avec lui ont été une véritable université. Avec beaucoup d'humilité, il a perpétué la réussite de la sélection entraînée par Luis Aragonés jusqu'en 2008. Il a continué à gagner des titres et il a su mettre les joueurs en valeur, ainsi que le travail réalisé par la RFEF et le précédent entraîneur. Il est prêt à se déclarer coupable et à donner tout le mérite aux autres et aucun à lui-même. C'est ce que j'appelle de l'intelligence émotionnelle. De plus, il est très habile pour prendre des décisions dans les moments cruciaux des matches. Il a donné du football espagnol une image exceptionnelle à l'échelle internationale. Tout le monde est enchanté de son travail, du savoir qu'il transmet et de ce qu'il fait au jour le jour. Ce n'est pas pour rien que la FIFA l'a désigné il y a un an meilleur entraîneur du monde.

De quoi sera fait l'après Del Bosque ?
Cela fait cinq ans que l'Espagne gagne à peu près tout, et quatre ans de suite qu'elle occupe la première place du classement mondial. C'est énorme. Si on regarde les autres sélections, elles ne durent pas aussi longtemps au plus haut niveau. La ligne de partage entre la victoire et la défaite est très mince. En 2008, notre titre n'a tenu qu'à une série de tirs au but contre l'Italie en quart de finale de l'Euro. C'est ce genre de match qui a changé l'histoire de notre football et qui nous a permis d'aborder les rencontres avec une mentalité de gagnants.

Mais le talent des joueurs aide également…
Je fais partie des personnes qui pensent qu'il sera très difficile de remplacer cette génération extraordinaire. La relève existe, c'est certain, mais pour gagner une Coupe du Monde ou un EURO, il faut être au plus haut niveau. C'est toujours difficile. Je suis un véritable fan de la génération actuelle car elle donne la meilleure image possible du football espagnol, sur le terrain et en dehors. Ce sont des gens normaux, qui savent se comporter devant la réussite et possèdent autant de respect dans la défaite que dans la victoire. Il y a une vraie sympathie de la part du public envers cette sélection. C'est le produit d'un travail de longue durée et qui implique beaucoup de gens. Quand on voyage un peu dans le monde, on se rend compte qu'il existe une véritable admiration pour le football espagnol. Le fait que cela dure depuis cinq ans est simplement phénoménal.

Êtes-vous envieux de la génération actuelle ?
Il y a de quoi ! Je n'ai jamais vu une génération aussi talentueuse. Si vous prenez les postes un par un, les joueurs de cette équipe sont incroyables. Ils font tous partie des meilleurs du monde à leur poste.

Fernando Hierro aurait-il pu jouer dans cette équipe ?
Je ne sais pas, je ne me suis pas posé la question, mais je doute qu'il y ait une meilleure défense au monde que celle composée par Sergio Ramos et Gerard Piqué. Ces deux défenseurs centraux sont volontaires pour tirer lors des séances de tirs au but. D'habitude, dans les cinq premiers tireurs, il n'y a quasiment jamais de défenseurs. Cela montre leur qualité technique. Je dirais même plus, cela montre la puissance offensive du football espagnol, sa qualité dans la possession de balle. En Afrique du Sud, l'Espagne n'a encaissé qu'un but et à l'EURO 2012, deux. Avant la finale de la Coupe des Confédérations contre le Brésil, l'Espagne n'avait concédé qu'un seul but, sur coup franc. Cette équipe d'Espagne défend de manière compacte et très efficace.

Lors de votre mandat à la RFEF, tout n'a pas toujours été facile, comme par exemple la situation compliquée entre les joueurs du Real Madrid et ceux du FC Barcelone. Que vous inspire cet épisode avec un peu de recul ?
C'était vers la fin de mon mandat, mais je crois que j'ai bien géré ça. Encore une fois l'intelligence, la chaleur et la force de tout le groupe ont aidé. Vicente a été intelligent et a eu confiance dans le groupe, sachant très bien que peu à peu, tout rentrerait dans l'ordre. La maturité des Xavi, Iker Casillas et Carles Puyol a fait le reste. Il y a eu des moments difficiles, mais tous les problèmes ont fini par être résolus. Certains éléments extérieurs n'ont pas aidé, mais ce que je retiens, c'est la maturité du groupe.

Qu'entendez-vous par "éléments extérieurs" ?
Tous les jours, des gens demandaient ce qui se passait et pourquoi cela se passait, tout simplement pour faire du bruit dans les médias. C'est ce que j'entends par éléments extérieurs. Personnellement, je savais que Vicente prendrait les bonnes décisions, avec son habileté et son autorité habituelles.

Puisque l'on parle de la rivalité entre les deux équipes, comment avez-vous vécu cette période faste côté barcelonais ?
C'est ce que j'appelle les cycles victorieux. Notre génération avait gagné beaucoup de titres en quatre ou cinq ans, mais Barcelone s'est bien organisé et son cycle est arrivé. On ne peut rien dire contre le travail effectué par Pep Guardiola : c'est admirable, je dirais même extraordinaire. Gagner sept titres en deux ans n'est pas donné au premier venu. Tout le monde sait qui je suis et d'où je viens, mais il faut reconnaître que Barcelone a bien fait les choses. Le club avait un programme et une philosophie très clairs.

Avez-vous été surpris par la réussite de Pep Guardiola, avec qui vous avez joué en sélection ?
Absolument pas. Il était déjà entraîneur sur le terrain. En sélection, il voulait jouer à sa manière. Il vivait très intensément les matches. Il s'est très bien préparé. Il a consulté les meilleurs entraîneurs du monde. Il vient de la même école que Johan Cruyff. Pep a passé du temps avec Arrigo Sacchi, Marcelo Bielsa… Il ne faut pas oublier non plus qu'il a été formé à Barcelone. Plus récemment, il a choisi ce merveilleux club qu'est le Bayern Munich alors que peu de gens s'y attendaient. Pep est quelqu'un de très intelligent. Il sait parfaitement ce qu'il a à faire, et ce à tout moment.

Guardiola et le Bayern ont-ils placé la barre très haut ?
Le Bayern est un bon exemple de transition. En décembre, le club a accepté naturellement le changement d'entraîneur à venir et six mois plus tard, il a remporté trois titres. C'est une équipe de gagneurs et un club extrêmement important. C'est aussi un excellent choix de la part du club, et pour Pep également.

Vous avez dit une fois que José Mourinho est l'entraîneur qui a eu le plus de pouvoir au Real Madrid ces dernières années. Confirmez-vous vos propos ?
Oui. Pour moi, au cours des 20 dernières années, aucun entraîneur n'a autant pesé dans les décisions du club. C'est en ce sens que je dis qu'il a eu le plus de pouvoir. Maintenant, si vous lui posez la même question, il vous dira peut-être qu'il n'a pas obtenu tout ce qu'il a voulu. Mais tout le monde le connaît très bien : son travail, son professionnalisme et son parcours cette année jusqu'en demi-finale de la Ligue des champions. Mais Madrid, c'est un club qui doit gagner, point. Tous les clubs sont différents, et Madrid l'est encore plus.

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