Mehiedine KHALEF

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Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Ven 28 Mar - 14:08

D’Oran, Khalef annonce : «Je serai présent vendredi au stade du 1er Novembre»

Avant-hier, mercredi, Mehiedine Khalef, le mentor de la JSK, était à Oran sur invitation de l’association sportive La Radieuse.

Profitant de sa présence, des supporters de la JSK qui habitent l’Oranie, ainsi que les journalistes présents sur place n’ont pas hésité à poser quelques questions à celui qui a offert plusieurs titres à la formation du Djurdjura. D’emblée, les supporters qui étaient aux côtés de Khalef lui ont demandé d’assister à la rencontre de cet après-midi qui opposera le club le plus titré du pays au CRBAF pour le compte des demi- finales de la coupe d’Algérie. «Je serai présent au stade vendredi», avait répondu Khalef avant d’ajouter : «C’est un match de demi-finales, on ira tous au stade pour encourager l’équipe qui n’est qu’à 90 minutes de la finale.» La réponse de l’ancien sélectionneur national et entraîneur du fameux Jumbo Jet a non seulement fait plaisir aux fans des Jaune et Vert, mais elle vient de rassurer tous les supporters concernant l’attachement de Khalef à son club de toujours.

«La meilleure chose qui est arrivée à la JSK cette saison est l’explosion de jeunes joueurs»

Comme nous l’avions rapporté dans l’une de nos précédentes éditions, l’homme de Gijón était très content après l’explosion de deux jeunes formés au club en équipe première. D’ailleurs, il n’a pas hésité à qualifier cette explosion de «la meilleure chose qui est arrivée cette saison à la JSK». «Sans parler des résultats, de la place qu’occupe actuellement l’équipe au classement général du championnat, je trouve que l’explosion de deux jeunes formés au club en équipe senior est la meilleure chose qui est arrivée à la JSK cette saison». Khalef a même parlé d’autres jeunes qui vont, eux aussi, réussir à gagner leur place en équipe première et de faire la même chose que Rayeh et Aïboud. «Il y a encore d’autres jeunes, quatre ou cinq, qui sont pétris de qualités et qui n’attendent que leur chance pour démontrer et prouver leur grand potentiel. Je suis sûr que d’autres jeunes vont exploser à l’avenir».

«Avec cette politique, le club retournera à ses traditions et retrouvera son lustre d’antan»
Khalef a non seulement salué cette nouvelle politique que les hauts responsables de la JSK prônaient, mais il soutient à fond ce projet : «Avec ce projet et cette politique, la JSK revient à ses traditions, à ses habitudes. C’est cette politique qui a fait la réussite du grand Jumbo Jet. Je suis sûr que si les responsables du club continueront à travailler sur ce rythme, à soutenir ce projet et surtout à l’accompagner, la JSK retrouvera même son lustre d’antan.»

« Avec d’autres jeunes dans l’équipe type, les supporters reviendront encore et encore »
Pour mettre fin à sa discussion avec ses interlocuteurs, l’ancien entraîneur national parle des supporters : «Avec cette politique, les supporters reviendront encore et encore. Tous les supporters de la JSK rêvent de voir les enfants du club, les jeunes formés à la JSK composent l’équipe type. Chaque joueur à des proches, des voisins, des membres de sa famille qui vont venir chaque fois le voir et le soutenir, il faut penser à tout ça et continuer à travailler».

Compétition (28/03/2014)

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Re: Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Ven 28 Mar - 21:24


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Re: Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Sam 29 Mar - 13:45

Khalef : «Le jour de ma mort, qu’on m’enterre avec un drapeau de la JSK»

Hier, à la fin de la rencontre de la JSK devant le CRBAF, Mehiedine Khalef a volé la vedette aux joueurs kabyles et aux membres du staff technique. Tous les présents sur la pelouse courraient en direction de l’ancien sélectionneur national dans le but de lui piquer une déclaration ou de prendre une photo avec lui. De son côté, le père spirituel de la JSK, et en toute modestie, a accepté de répondre à toutes les questions des journalistes qui l’ont sollicité, comme il a posé avec tous ceux qui lui ont demandé de prendre une photo souvenir avec lui. Par ailleurs, et pour une première, Khalef a déclaré haut et fort son grand amour pour le club phare de la Kabylie. «La JSK, c’est tout pour moi. D’ailleurs, le jour de ma mort, j’aimerais bien qu’on m’enterre avec un drapeau jaune et vert. La dernière image que je souhaiterais prendre avec moi à ma tombe est l’image de la JSK.» Une déclaration qui fera un grand bruit dans les prochains jours dans les milieux sportifs, mais beaucoup plus au sein des supporters kabyles qui estiment énormément l’homme de Gijon. En ce qui concerne son retour aux affaires du club, Khalef explique : «Je n’ai jamais quitté la JSK. J’ai été, je suis et je resterai attaché à mon club de toujours. Certes, je ne suis pas tout le temps présent au stade, mais je suis régulièrement et avec un grand intérêt l’actualité de la JSK, et à chaque fois qu’on fait appel à moi, je répondais toujours présent. Voilà pourquoi je me considère toujours au club.»

«Le premier»
Sur son passé avec le club, Khalef avoue : «J’ai tout connu avec ce grand club. Mes meilleurs moments dans ma vie se sont passés à la JSK. Cette coupe d’Algérie, la première que le club avait gagnée, c’était avec moi. Le premier doublé que la JSK           avait gagné, c’était aussi avec moi, idem pour la première coupe d’Afrique. Je ne pouvais pas oublier tout ça, et même l’histoire ne pourra pas effacer toutes ces réalisations et ces consécrations, c’est une grande fierté pour moi d’avoir participé à toutes ces consécrations et d’avoir aussi travaillé dans ce grand club.»

«En retraite»

Ces derniers jours, de folles rumeurs circulaient dans les milieux de la JSK donnant Khalef de retour à la barre technique de l’équipe première. Ce dernier a non seulement nié cette information, mais il a aussi annoncé sa retraite d’entraîneur : «Ecoutez, le banc de touche, c’est fini pour moi. Avec l’âge et d’autres facteurs, je ne peux plus rester sur le banc et exercer le métier d’entraîneur. On laisse notre places à ces jeunes entraîneurs, comme je serai toujours disposé à les aider et les encourager.»

«Conseiller»
Sur l’apport qu’il pourra apporter au club, Khalef estime : «Je peux toujours donner des conseils aux responsables du club ainsi qu’aux membres du staff technique. Par tout, des responsables de club et des entraîneurs me sollicitent pour des conseils et j’ai toujours répondu présent, alors, pour la JSK, je serai toujours prêt à donner des conseils et aider le club.» Lors de ses interventions, Mehiedine Khalef n’a pas hésité à parler sur son amour pour l’Algérie. «Certes, j’aime beaucoup ma région qui est la Kabylie. Néanmoins, moi, j’ai toujours appelé à l’union, j’ai toujours appelé à la fraternité, je n’ai jamais appelé à la division, je suis un pur nationaliste, et Dieu merci, là où je passe, aux quatre coins du pays, tout le monde me respecte. L’Algérie est notre pays, on doit tous penser à ça et éviter de parler de régionalisme.»

«Bravo les jeunes»
En ce qui concerne la qualification de la formation du Djurdjura pour la finale de la coupe d’Algérie, l’ancien entraîneur du fameux Jumbo Jet félicite tout le monde au club. «Je félicite le président Hannachi qui a déjà joué une finale de la coupe d’Algérie et même gagné ce trophée. Je félicite aussi les membres du staff technique et les joueurs ainsi que les supporters pour cette qualification, tout en espérant que le trophée visitera la Kabylie.» Sur un plan technique et sur le match en lui-même, Khalef nous confie : «Moi, je m’attendais dès le départ que le match allait être difficile. C’est une rencontre de demi-finale de la coupe d’Algérie, ça veut tout dire. En coupe, il n’y a pas de grands clubs ou de petites équipes, et c’est ça qui fait le charme de Dame coupe.»

«Chapeau au CRBAF»
Sur l’équipe d’Aïn El-Fakroun, Khalef explique : «Les joueurs du CRBAF n’avaient rien à perdre lors de cette rencontre. La preuve, ils ont joué avec un grand calme, ils ont réalisé une très bonne rencontre. D’ailleurs, les jeunes joueurs de cette équipe vont gagner une grande expérience de cette rencontre, une expérience qui leur sera très utile à l’avenir.» Encore une nouvelle fois, Khalef est revenu sur cette nouvelle politique que les responsables actuels de la JSK prônent. «La force de la JSK était tout le temps la formation, et je suis très content que le club soit revenu à ses traditions. Avec ce bon projet, l’équipe ira loin, et plusieurs jeunes vont exploser à l’avenir, j’en suis convaincu.»

«La JSK et les titres»
Même concernant les titres et les consécrations, l’homme de Gijon souhaite : «La JSK est née pour gagner des titres. Certes, l’équipe a traversé ces dernières années des périodes difficiles, néanmoins, je suis sûr et certain que l’équipe va renouer avec les titres dans un avenir très proche.» Sur Aït Djoudi, Khalef n’a pas hésité à l’encenser une nouvelle fois. «Azzedine a grandi avec nous, c’est un enfant de la JSK, il a aimé ce métier depuis son enfance. Aujourd’hui, il est en train de réaliser de très belles choses, il fait du bon boulot. La preuve, cette qualification à la finale de la coupe d’Algérie, et puis, l’équipe a joué les premiers rôles aussi en championnat. Je suis très content pour lui.»

Son message aux Kabyles : «Rester toujours derrière leur club»
Khalef a aussi lancé un appel aux supporters jaune et vert : «Le public doit rester toujours derrière son équipe, même dans les moments difficiles. La JSK, c’est une grande histoire, c’est un grand club et les supporters ne doivent pas oublier tout ça. Ils sont appelés à préserver et protéger leur club.»

Que pense-t-il de Vahid ? : «Je ne peux s’immiscer dans les affaires du sélectionneur»
Questionné sur la place que Benlamri mérite d’avoir en équipe nationale, Khalef ne voulait pas répondre directement à cette question. Néanmoins, il a lâché cette phrase : «Moi, je ne peux pas s’immiscer dans les affaires du sélectionneur. Je ne peux pas parler sur les joueurs qui méritent leurs places dans l’équipe nationale, peut-être que le public pourra le faire. Le sélectionneur a fait ses choix, en cas de réussite, c’est tout le monde qui sera content, mais en cas d’échec, les critiques pleuvront de partout.»

Concernant le fair-play : «Les supporters algériens doivent prendre les matchs Real-Barça comme exemple.»
Avant de terminer, l’ancien coach de la JSK et entraîneur des Verts a lancé cet appel à tous les supporters algériens : «Le public sportif algérien devra être tout le temps sportif. On doit prendre les matchs Real-Barça ou les clasicos d’une manière générale comme le meilleur exemple. La violence n’apportera rien à notre football qui a besoin de plus de sérénité et de calme pour avancer.»

Compétition (29/03/2014)

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Re: Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Mer 16 Avr - 7:14

Khalef rend visite à la JSK: «Je n’ai pas parlé de la finale aux joueurs car cela les aurait bloqués.»

A l’approche de la finale de la Coupe d’Algérie, les joueurs de la JSK ont plus que jamais besoin d’une motivation spéciale pour réaliser l’objectif primordial de l’équipe, celui de remporter la sixième étoile. Alors que le président Hannachi songe à régulariser tout le monde dans les plus brefs délais, l’ancien sélectionneur des Verts, Mahieddine Khalef, et après s’être rendu à Tizi Ouzou pour assister au match de la demi-finale devant le CRBAF, s’est déplacé, hier matin, à Blida pour rendre visite à l’équipe du cœur, la JS Kabylie. Selon les informations qui nous sont parvenues, l’ancien coach des Jaune et Vert s’est directement rendu au centre d’équitation de la Ville des Roses où les joueurs ont été appelés à s’y rendre pour se dégourdir les jambes et prendre leur déjeuner.

Il a déjeuné avec le groupe

La présence de Mahieddine Khalef à Blida aura fait beaucoup de bien aux joueurs de la JSK, lesquels préparent sereinement la finale de la Coupe d’Algérie. Avoir à leur côté une personnalité emblématique de la trempe de Mahieddine, aura donné de chair de poule aux coéquipiers de Djamel Benlameri qui sont conscients de la mission qui les attend.

Hannachi et Zaïm présents
En plus des joueurs et de Khalef, le président Hannachi ainsi que Mohamed Zaïm étaient tous les deux présents au centre d’équitation. Les trois hommes ont échangé quelques propos en évoquant bien évidemment la finale de la Coupe d’Algérie qui aura lieu au stade Mustapha-Tchaker. D’après les échos qui nous sont parvenus, Khalef a quitté la Ville des Roses quelques minutes plus tard sans pouvoir s’entretenir avec les joueurs.

Khalef : «Je n’ai pas parlé de la finale aux joueurs car cela les aurait bloqués»

Mahieddine Khalef, l’entraîneur qui a le plus marqué l’histoire de la JSK, était hier à Blida. Il a répondu à une invitation pour un déjeuner avec les joueurs et le staff technique du club kabyle, actuellement en stage dans la Ville des roses. Il nous parle des circonstances de cette rencontre.

La visite que vous avez effectuée aux joueurs de la JSK à Blida était-elle à votre initiative ou bien sur invitation du club ?
Ce n’était ni l’un ni l’autre. Il se trouve simplement que Moh Cherif Hannachi et moi avons un ami commun, Saïd, qui est un industriel exerçant à Blida. Cet ami nous a organisé un déjeuner convivial, ce qui explique ma rencontre avec les joueurs. Il n’y a rien d’autre. C’était une rencontre informelle dans la détente et la bonne humeur.

Vous avez quand même parlé aux joueurs, non ?
Je les ai salués. C’est autre chose. J’ai revu avec plaisir ceux qui étaient avec moi à l’époque, à savoir Aomar Hamenad et Mourad Karouf. J’ai revu aussi quelques joueurs que j’ai eu l’occasion de croiser par le passé et j’ai rencontré pour la première les jeunes promus chez les seniors. Je regardais ces derniers à la télévision seulement et j’ai enfin pu les approcher. J’ai été très content de voir tout le monde.

Ne nous dites quand même pas que vous ne leur avez rien dit pour les encourager et les motiver avant la finale de la Coupe d’Algérie !
Justement, je ne leur ai pas du tout parlé de la Coupe d’Algérie. Cela risque de vous étonner, mais il faut savoir gérer la psychologie d’un groupe. Si je leur avais parlé de la finale, je les aurais peut-être psychologiquement bloqués. Un joueur qui dispute une finale de n’importe quelle compétition est motivé de fait et n’a pas besoin qu’on le motive. Je sais qu’ils ont déjà l’esprit à ce match et il ne fallait pas que j’en rajoute, surtout que la finale est encore assez loin et qu’il y a un match de championnat contre le RC Arba sur la route. Dans le football, il ne faut pas précipiter les choses. La rencontre que j’ai eue avec les joueurs avait comme objectif d’être un moment de détente. Si j’avais parlé aux joueurs de la finale, nous nous serions éloignés de l’objectif.

Même si vous n’avez pas discuté avec eux, comment les avez-vous trouvés ?
Sans qu’ils me le disent, j’ai bien senti qu’ils étaient très concentrés et impliqués dans la préparation de leurs prochains matches, dont la finale. Ils dégageaient beaucoup de sérénité. C’est une marque de maturité et c’est bon signe. Cela a été surtout frappant chez les jeunes joueurs qui ont l’air de garder les pieds sur terre. Bref, sur un plan psychologique, je suis rassuré.

L’entraîneur Azzedine Aït Djoudi répète toujours que vous êtes le père spirituel à la JSK et que vous n’avez pas besoin de revenir au club car c’est déjà chez vous. Seriez-vous disposé à l’aider par des conseils en cas de besoin ?
Je vous ai parlé des joueurs, mais vous me donnez justement l’occasion de parler de leur entraîneur. Azzedine est aussi déjà dans le match. Il sait ce qu’il doit faire pour préparer la finale. Je lui reconnais une qualité : il a toujours été ouvert et à l’écoute. Il n’a aucun complexe à demander conseil auprès de ses aînés. Je n’ai jamais rompu le contact avec lui depuis plusieurs années, même quand il exerçait au Maroc. Quand j’étais jeune entraîneur, je faisais comme lui : j’écoutais les gens qui maîtrisaient le football et j’apprenais de leur expérience. Donc, il sait très bien qu’il peut me consulter à tout moment en cas de besoin. Cela dit, il est en train de faire du bon travail. Laissons-le travailler dans la sérénité.

Le Buteur (16/04/2014)

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Re: Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Mer 16 Avr - 7:43

JSK : Khalef apporte sa baraka

L’ex-entraîneur de la JSK et de l’équipe nationale, Khalef Mahieddine, a rendu une visite à l’équipe de son cœur.

Accompagné par un de ses amis industriels résidant à Blida, lequel a invité les dirigeants, le staff technique et les joueurs à une réception au centre hippique, Khalef a tenu à encourager les joueurs à la veille de la fin de leur stage. Sa présence déjà a suffi pour motiver les équipiers de Malik Asselah. Même s’il n’occupe aucune fonction au sein du club, Khalef n’a jamais quitté la JSK. Il est toujours là lorsque le club a besoin de lui. Par ses encouragements et ses conseils, il continue toujours à servir la JSK à laquelle il a offert plusieurs titres. Après avoir assisté à la demi-finale de la coupe d’Algérie face au CRBAF, l’homme de Gijón s’est déplacé hier à Blida afin de prendre part à la cérémonie à laquelle est conviée l’équipe, avant de se rendre à l’hôtel des Roses où les poulains d’Aït Djoudi sont logés depuis le début de leur stage à Blida. Evidemment, il a apporté son soutien à l’entraîneur en chef qui, à ses yeux, est en train de faire du bon travail. Il l’a soutenu ouvertement lors d’un entretien qu’il nous a accordé quelques jours seulement avant la demi-finale face au CRBAF. Jouissant d’une grande expérience, Khalef sait qu’Aït Djoudi a besoin de réconfort et d’encouragements à quelques jours de la finale de la coupe d’Algérie. Il le lui a apporté hier avant de saluer les joueurs. De peur de mettre la pression sur eux, surtout que le rendez-vous face au MCA approche à grandes enjambées, l’homme de Gijón ne s’est pas entretenu longuement avec eux, surtout qu’ils étaient en pleine préparation. Sa présence à Blida est perçue déjà comme un encouragement, car Khalef reste une icône incontestable du club.

Khalef : «Les joueurs n’ont pas besoin que je les motive, ils sont motivés»
La présence de Khalef Mahieddine hier à Blida n’est pas passée inaperçue. Les fans, qui ont eu vent de la visite qu’il a rendue à l’équipe, sont allés jusqu’à dire qu’il s’est adressé aux joueurs afin de les motiver à donner le meilleur d’eux-mêmes pour gagner la coupe d’Algérie. Le concerné que avons eu hier au téléphone a tenu à clarifier les choses. «Les joueurs n’ont pas besoin que je les motive, ils sont déjà motivés. Lorsqu’un joueur dispute une finale de la coupe d’Algérie, il est motivé.»

Je n’ai pas parlé avec les joueurs
Voulant savoir s’il a profité de son déplacement à Blida pour s’entretenir avec les cadres pour leur donner des conseils à quelques jours de la finale de la coupe d’Algérie, l’homme de Gijon souligne : «Je n’ai pas parlé avec les joueurs. Je n’ai fait que les saluer, car comme je vous l’ai déjà dit, un joueur qui s’apprête à jouer une finale de coupe d’Algérie n’a pas besoin d’être motivé, il est déjà motivé par l’enjeu de la rencontre.»

Mazari et Maroci
L’ex-entraîneur de la JSK et de l’équipe nationale a ajouté que les deux joueurs avec lesquels il s’est entretenu, ce sont le gardien Nabil Mazari et le milieu Tayeb Maroci. «J’ai pris les nouvelles de Mazari et Maroci. Le premier, je lui ai demandé comment ça se passe avec son otite, et le second sur sa blessure.»

Pas de pression sur le groupe
Khalef qui reste une icône incontestable de la JSK a insisté pour dire au cours de la conversation qu’on a eue avec lui qu’il a évité de mettre la pression sur les joueurs à deux semaines de la finale de la coupe d’Algérie. «En plus du fait que les joueurs sont déjà motivés, je ne voulais pas leur mettre la pression. Je les ai juste salués, car ils ont besoin beaucoup plus de concentration en ce moment», a indiqué Khalef.

Accompagné par un ami industriel
Sur sa présence au centre hippique et à l’hôtel où l’équipe est hébergée depuis mardi dernier, l’homme de Gijón avoue qu’il a accompagné un ami industriel de la région, lequel a offert une réception à la délégation kabyle au centre hippique de Blida. Les propos de Khalef ne souffrent d’aucune ambiguïté.

Compétition (16/04/2014)

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Re: Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Jeu 17 Avr - 16:28

Mahieddine Khalef à “Liberté”
“Une finale JSK-MCA se joue devant 80 000 spectateurs !”


Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas vu dans nos stades Mahieddine Khalef, l’homme qui a donné ses plus belles heures de gloire à la Jeunesse sportive de Kabylie mais aussi à l’équipe nationale d’Algérie. Pourtant, cette année,“Captain Mohié”, comme l’appellent familièrement et respectueusement tous les commentateurs sportifs des pays du Golfe, est venu se ressourcer deux fois cette saison au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou, comme il a rendu visite aux joueurs de la JSK qui étaient en préparation cette semaine à Blida. N’est-ce pas que c’était là l’occasion propice de se rapprocher hier de Mahieddine pour une discussion à bâtons rompus.

Liberté : Bonjour Mahieddine. Ces derniers temps, on a eu du plaisir à vous revoir dans les stades...
Mahieddine Khalef : Dites-vous bien que ce n’est pas le plaisir des stades algériens auquel j’ai tourné le dos ces dernières années mais ce sont surtout les occupations professionnelles qui m’on empêché ces dernières années de me rendre régulièrement au stade, que ce soit à Alger, Tizi Ouzou ou dans d’autres régions d’Algérie. Ceci dit, je n’ai jamais coupé les ponts avec le football algérien puisque je suis régulièrement les matches algériens à la télévision, que ce soit avec les clubs ou l’équipe nationale. C’est vrai que cette année, j’ai eu beaucoup de plaisir à voir deux matches au stade du 1er-Novembre de Tizi Ouzou. Une première fois, j’ai été invité par les dirigeants de la sympathique formation de l’US Béni Douala qui jouait en Coupe d’Algérie face au MOC de Constantine, puis une seconde fois en demi-finale de Coupe d’Algérie, JSK-CRB-Aïn Fekroun, et à chaque fois, j’ai apprécié du fond du cœur les invitations des deux clubs que je ne pouvais refuser.

OK, mais mardi, vous aviez tenu à rendre visite à la JSK qui était en stage à Blida...
J’ai tenu à aller à Blida, non ! Disons que ce n’était pas programmé mais ce fut avant tout une visite conviviale. C’est Saïd, un ami investisseur de Blida et un très bon supporter de la JSK, qui a organisé un déjeuner en l’honneur de l’équipe qui était en stage à Blida et qui m’a fait l’honneur de cette belle invitation aux côtés de Mohand-Chérif Hannachi. C’est toujours un grand bonheur pour moi que de me retremper dans l’ambiance et la chaleur humaine de la JSK qui est mon club de toujours, autrement dit, ma seconde famille.

Comment avez-vous trouvé votre ancienne équipe ?
Très sobre, bien disciplinée et surtout très sereine malgré la jeunesse de ses éléments. J’étais agréablement surpris par un tel état d’esprit et je pense que c’est déjà un très bon signe à deux semaines de cette grande finale de Coupe d’Algérie contre le MC Alger. J’ai salué les joueurs, mais sans trop leur parler de la Coupe pour éviter de leur mettre encore de la pression. Ceci dit, j’estime que le président Hannachi et son entraîneur, Azzedine Aït Djoudi, connaissent parfaitement les rouages du football et sont à féliciter pour l’organisation de ce stage bloqué à Blida. Cela a permis aux joueurs de s’éloigner quelque peu de Tizi et de meubler comme il se doit cette mini-trêve, surtout qu’ils ont pu s’entraîner aisément sur du gazon naturel avant le grand rendez-vous du 1er mai au stade Mustapha-Tchaker.

Et que pensez-vous, justement, de cette grande finale JSK-MCA ?
Comme vous le dites si bien, c’est une grande finale puisqu’elle mettra aux prises deux grands clubs algériens. J’espère qu’elle donnera lieu à une grande fête du football algérien, et que le meilleur gagne. De par leur standing et leur popularité, la JSK et le MCA sont condamnés à nous offrir un grand gala footballistique et nous attendons beaucoup de ces grandes écoles du football algérien pour assumer leurs responsabilités dans ce genre d’événement. Je regrette une seule chose, c’est que le stade de Blida risque d’être bien exigu pour abriter un tel match car il faut bien admettre qu’une finale de Coupe d’Algérie, JSK-MCA, doit se jouer normalement devant 80 000 spectateurs, tout cela pour nous rappeler les grands chocs JSK-MCA du bon vieux temps au stade du 5-Juillet.

Un pronostic pour cette finale ?
Vous savez, dans une finale tout est possible car cela peut se jouer sur une erreur ou un détail. Bien évidemment, j’ai un penchant pour la JSK qui est mon club de toujours et je pense que sa fraîcheur juvénile peut trancher en sa faveur, d’autant plus que l’équipe monte, de plus en plus, en puissance. Personnellement, je pense que c’est la JSK qui produit le meilleur jeu cette saison même si dans certains matches elle a perdu, certainement, par l’inexpérience de certains jeunes joueurs. Mais je pense que si le merveilleux public de la JSK est revenu en masse cette année pour supporter son équipe, c’est qu’il y a réellement de la pâte et du talent dans ce groupe. Là, je tiens à féliciter le président Hannachi et l’entraîneur Aït Djoudi qui ont su redonner, cette saison, de l’âme et des couleurs à cette nouvelle cuvée.

Un autre événement polarise l’actualité footballistique. La Coupe du monde au Brésil. Un commentaire ?
Pour un événement, c’en est un car cette édition va se disputer au Brésil, terre de football et de passion, et notre équipe nationale sera présente pour la 4e fois de son existence à ce rendez-vous planétaire de la balle ronde. C’est, quand même, un enjeu considérable dans la mesure où le onze algérien va représenter notre grand pays, l’Algérie, mais aussi tout le football du Maghreb et du monde arabe. C’est une responsabilité qui nous honore mais que nous devons aussi… honorer ! Le fait d’arriver déjà à ce stade de la compétition est une performance historique mais il est tout à fait logique que des millions d’Algériens aspirent à une qualification au second tour de la Coupe du monde. Ce sera très difficile mais en football, tout est possible. Tout dépendra de la préparation de l’équipe et ce qui m’inquiète beaucoup, c’est le fait que de nombreux joueurs n’évoluent pas régulièrement dans leurs clubs respectifs à l’étranger.

Que pensez-vous des adversaires de l’Algérie ?
À ce stade de la compétition, il n’y a pas d’adversaires faibles car la Belgique, la Russie tout comme la Corée font partie du gotha mondial. Personnellement, je pense que le premier match contre la Belgique est d’une importance capitale pour le parcours de notre équipe nationale. En cas de bon résultat contre les Belges, nos capés seront motivés pour la suite de la compétition, mais en cas d’échec, les gars risquent de prendre un sacré coup au moral.

C’est pour cela que la préparation psychologique a son importance dans ce genre de compétition, et puis il faut bien admettre qu’en plus de la valeur et de la préparation des joueurs, le coaching est aussi primordial. Alors, croisons les doigts pour les Fennecs qui feront tout leur possible pour offrir du bonheur au public algérien comme nous l’avions fait en 1982 en Espagne.

Liberté (17/04/2014)

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Re: Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Jeu 1 Mai - 12:32

Khalef : «Le monde entier vous regarde, ne nous décevez pas !»

Le nom de Mahieddine Khalef restera éternellement lié à celui de la JS Kabylie. Ancien joueur, entraîneur emblématique durant quinze ans, puis durant quelques mois au début du nouveau siècle, il a vécu certains des plus beaux matchs entre la JSK et le MC Alger. Quoi donc de plus naturel que de solliciter son avis sur la finale très attendue d’aujourd’hui entre les deux clubs.

Quel a été votre premier sentiment lorsque la finale attendue et espérée JSK-MCA en Coupe d’Algérie s’était confirmée ?
Automatiquement, il y a eu un sentiment de plaisir. Quand on aime un club et, surtout, quand on a une équipe jeune qui revient en force cette saison, ça fait forcément plaisir. Une équipe qui arrive et qui progresse. Cela nous rappelle aussi les bons moments passés où il y avait de bons résultats et beaucoup de plaisir de jouer. C’est aussi valable pour nos supporters et nos dirigeants. Maintenant, c’est bien d’aller en finale, mais ce serait encore mieux de la gagner. D’un autre côté, ça permet aux deux grands clubs ayant une histoire et un passé au niveau local, maghrébin et africain de se retrouver en finale. Ces deux clubs n’ont d’ailleurs pas le droit de décevoir ceux qui suivront ce match en Algérie et ailleurs parce qu’aujourd’hui, avec l’explosion des médias, la finale sera suivie partout, du moins dans le Maghreb et dans certains pays africains. Les deux clubs doivent donc donner une bonne image et confirmer leur bonne réputation à l’échelle africaine. D’autre part, il faut montrer que le football algérien est en plein renouveau. Il y a des résultats, il se retrouve en Coupe du monde pour la quatrième fois et est le seul représentant du Maghreb et du monde arabe. Il ne faut vraiment pas décevoir tous ces gens-là ! La JSK et le MCA doivent donc nous procurer du plaisir,  montrer que les Algériens sont des gens bien éduqués, que nous savons accepter sportivement qu’il y ait un vaincu. D’ailleurs, il n’y a pas de drame à perdre une finale. Le fait déjà d’en jouer fait partie du palmarès d’un club. Donc, nous comptons sur la JSK et le MCA pour donner une excellente image du football algérien et du peuple algérien.

Vous pensez donc que cette finale attirera les regards sur un plan international ?
Oui, certainement. Lorsqu’on sait qu’un bouquet spécialisé en sport basé au Qatar a diffusé, ces dernières années, des derbies du championnat et plusieurs finales de Coupe d’Algérie, je pense que la finale JSK-MCA sera retransmise sur des chaînes arabes. Ce qui est sûr, c’est qu’une telle finale sera suivie au Maroc et en Tunisie.

Donc pour vous, un JSK-MCA est un match de stature internationale ?
Bien sûr ! A partir du moment que c’est une finale et qu’elle sera regardée dans certains pays, ce match prend une dimension internationale. Les téléspectateurs suivront le match, mais s’intéresseront aussi à ce qui se passe dans les tribunes. Certes, le spectacle sera surtout sur le terrain, mais la fête que créeront les supporters des deux clubs sera aussi suivie et scrutée. A l’étranger, les gens savent que les matches algériens importants attirent du monde et qu’il y a la fête dans les tribunes.

En quinze ans comme entraîneur de la JSK, vous aviez affronté le MCA à plusieurs reprises, que ce soit en championnat ou en Coupe d’Algérie, mais jamais en finale. Est-ce un regret pour vous ? Auriez-vous aimé faire une finale JSK-MCA ?
Entre la JSK et le MCA, il y a toujours eu des matchs acharnés, mais dans les limites de la sportivité. Je ne me rappelle pas avoir assisté à des matches avec des dépassements car ce sont deux clubs qui ont toujours été dirigés par des personnalités importantes. Les joueurs se connaissaient et se rencontraient. Quand les matchs se terminaient, c’était les embrassades. Pour en revenir à votre question, je vous réponds par ceci : qui n’aimerait pas faire une finale JSK-MCA ? Cela dit, il y a des matchs de Coupe d’Algérie entre les deux clubs qui étaient plus que des finales. La référence reste le match des huitièmes de finale de 1983 et c’est malheureux qu’on n’en parle pas souvent. C’était au stade du 5-Juillet, par un temps ensoleillé, sur une très belle pelouse et devant des gradins pleins à craquer. Il y avait 80 000 spectateurs, sans compter des milliers qui n’ont pas pu accéder au stade. Il y a eu des renversements de situation durant le match, pas moins de cinq buts dont un dans le temps additionnel qui a fait basculer la rencontre. C’était un beau but que nous avions tous apprécié, moi en premier, même si j’étais entraîneur de la JSK. Il y avait deux artistes sur le terrain : Ali Benlahcène «Tchipalo» d’un côté et Ali Bencheikh de l’autre. Ça jouait des deux côtés, il n’y avait pas de temps mort. Bref, tous les ingrédients étaient réunis pour faire un grand match. Quel régal ! Surtout, quel bel exemple de fair-play ! Malgré l’élimination, j’ai énormément apprécié ce match.

Soyez franc : est-ce que vous en aviez voulu à Kamel Abdesselam pour son erreur d’inattention (il s’était baissé pour attacher son lacet, ndlr) qui avait permis à Bencheikh de marquer le troisième but, celui de la qualification pour le Mouloudia ?
On ne peut pas en vouloir à un joueur pour une erreur pareille ! Ce n’était pas une erreur individuelle technique, comme par exemple essayer de dribbler un joueur adverse en défense et se faire subtiliser le ballon. Il était un peu en retard dans l’action, ce qui avait cassé la ligne du hors-jeu. Ce n’était pas volontaire. De plus, le ballon n’était pas tombé entre n’importe quels pieds. Il est parvenu à Bencheikh qui, comme «Tchipalo», était capable à lui seul, sur une action individuelle, de faire gagner un match. Donc, je n’en ai pas voulu à Abdesselam. Un joueur du MCA aurait pu commettre la même erreur.

La JSK n’a remporté que 5 fois la Coupe d’Algérie, dont 2 fois seulement avec vous comme entraîneur, ce qui est peu au vu de son palmarès. Pourquoi cette compétition ne vous a-t-elle pas souvent réussi ? Est-ce parce que, comme le pense Stefan Zywotko, les adversaires de la JSK se préparaient spécialement pour vous battre ?
Les matches de coupe sont toujours disputés, à n’importe quel niveau et quel que soit le stade de la compétition. En championnat, je suis d’accord avec mon ami et mon frère Stefan, que je salue à partir d’Alger et que j’aurais aimé voir parmi nous. Malheureusement, son âge avancé et la maladie de sa femme font qu’il ne peut pas quitter la Pologne. En tout cas, je sais qu’il est de tout cœur avec la JSK. Donc, oui, les équipes mettaient toutes le paquet contre la JSK. C’était pour elles le match de l’année. Ce n’était donc pas facile pour nous. Nous n’avons pas eu beaucoup de réussite en coupe, mais il faut dire que nous nous sommes fait éliminer souvent par de grands clubs : le MCA, l’USMA, le CRB… On s’était même fait éliminer par de petites équipes comme celle du Clos-Salembier (IRB El Madania, ndlr). C’est ce qui fait le charme de cette compétition. De plus, il faut dire que nous ne pouvions pas suivre plusieurs lièvres à la fois. Nous étions engagés dans plusieurs compétitions. Nous avions des joueurs importants qui jouaient en Coupe d’Afrique avec la sélection nationale et, par conséquent, il y avait des moments où nous n’étions pas très bien préparés et nous passions à côté, soit dans le match ou aux tirs au but.

Vous avez cité l’élimination contre le Clos-Salembier, laquelle est inscrite dans les annales du football algérien. Que s’était-il passé au juste lors de ce match ?
Il se trouve qu’il y a des équipes sans beaucoup de moyens, mais qui étaient performantes sur le terrain. Cette équipe en fait partie. Si elle avait disposé des moyens que la JSK avait, elle aurait obtenu de très bons résultats. Le Clos-Salembier est un quartier qui a enfanté beaucoup de très bons joueurs qui ont fait les beaux jours de grands clubs comme la JSK ou le CRB. Lors de ce match, deux joueurs avaient fait la différence : le gardien de but Yacine Bentalaâ et l’arrière central Kamel Naït Yahia. Ils avaient brisé toutes nos attaques, surtout sur les balles aériennes. Puis, nous avions perdu aux tirs au but. D’ailleurs, comme j’avais une vision lointaine des choses, j’avais décelé en Bentalaâ le futur gardien de but moderne et c’est pour quoi je l’avais pris en sélection nationale quelques années plus tard. Je ne pouvais pas le prendre à la JSK, car nous avions déjà trois bons éléments : Mehdi Cerbah, Abderazzak Harb et Mourad Amara qui arrivait. En revanche, j’avais ramené Naït Yahia à la JSK.

Parlons d’un fait particulier qui avait suivi la finale de 1992 remportée par la JSK contre l’ASO à Oran : vous n’étiez plus entraîneur de la JSK, mais vous étiez descendu sur le terrain afin d’empêcher Abderazzak Djahnit de monter à la tribune officielle pour récupérer sa médaille. Est-ce pour le sanctionner pour avoir été expulsé au cours du match ?
Oui, c’était pour ça. Quand on se fait expulser bêtement dans un match de cette importance, on met son équipe en danger. Heureusement qu’on peut faire un résultat même en étant numériquement diminués grâce à l’expérience, comme l’avait fait la JSK ce jour-là, mais ce qu’avait fait Djahnit était inadmissible. On ne peut pas féliciter un joueur expulsé ! Le joueur a abandonné son équipe. C’était une question de discipline. C’est pour ça que je lui ai fait des remontrances. C’est comme si, en étant déjà averti, on enlève délibérément son maillot après avoir inscrit un but, s’exposant ainsi à un deuxième carton synonyme d’expulsion. D’ailleurs, soit dit en passant, je n’ai jamais compris pourquoi les joueurs enlèvent leurs maillots après un but !

Ce qui avait surpris les observateurs, c’est que vous n’étiez plus entraîneur de la JSK puisque c’était Nour Benzekri et Moh Younsi qui étaient les entraîneurs ce jour-là, mais vous aviez quand même sanctionné Djahnit…
Mon cher ami, je n’ai jamais quitté la JSK car c’est chez moi. J’ai passé 22 ans dans ce club. De plus, c’est moi qui avais élevé tous ces jeunes joueurs, dont Djahnit. Donc, les gens acceptent que j’intervienne discrètement le cas échéant. Ils apprécient même. Personne ne peut s’opposer à mes positions dans ce club qui est ma deuxième famille.

Quel conseil donneriez-vous aux joueurs de la JSK pour la finale de ce jeudi ?
Je ne veux pas intervenir directement dans le domaine technique.  Ce serait un manque de respect envers l’entraîneur. Azzedine Aït Djoudi est un charmant garçon. Il a ses diplômes d’entraîneur. Il s’est formé chez moi, à la JSK. Il y a un respect mutuel entre nous deux. Je ne peux donc pas venir comme ça et donner des conseils aux joueurs ! Ça risque même de provoquer des susceptibilités parmi les joueurs. Tout ce je peux faire, c’est d’encourager les joueurs, comme le fait le président et le font les supporters, mais je ne peux leur dire qu’il faut jouer comme ci et pas comme ça. Je me l’interdis.

Vous n’avez même pas un conseil à leur donner au sujet de l’état d’esprit qui doit les animer ?
Je ne suis pas avec eux. Depuis le déjeuner qui a eu lieu à Blida où je les avais salués, je ne les ai plus revus. Je peux, au détour d’une discussion informelle, glisser quelques petits conseils à Azzedine, comme par exemple rester concentré, éviter de s’énerver, être toujours unis, ne jamais s’affoler et, surtout, être efficace sur la moindre occasion de but qui se présente car il se pourrait qu’il n’y en ait pas beaucoup.  Le plus important est d’être à la hauteur de cette belle fête et que les deux équipes donnent une très belle d’image d’elles.

Le Buteur (01/05/2014)

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Re: Mehiedine KHALEF

Message par rachid_as le Mar 30 Sep - 20:54

Khalef : «La JSK a beaucoup donné à l’Algérie, je respecte Hannachi...»

L’ex-entraîneur de la JSK et de la sélection nationale, Mahieddine Khalef, a pris part aux travaux du séminaire organisé hier par le ministère de la Communication, portant sur la lutte contre la violence des stades. Khalef, qui s’est exprimé sur la triste situation de notre football, notamment après la tragique mort de l’attaquant Ebossé, a avoué que ce qui est arrivé pour son club de cœur, la JSK, est très difficile et qu’il va falloir rester derrière ce symbole qui a beaucoup donné au football national : «La JSK vit une situation très difficile depuis le tragique accident de l’attaquant Ebossé. Je comprends que tout le monde soit sous le choc, car c’est une véritable tragédie. Néanmoins, je sais que le club a ses forces pour rester debout, qui a beaucoup donné pour le football algérien en général, et les grands ne meurent jamais.»

«Ebossé est victime de la violence dans les stades»
Revenant sur la mort d’Ebossé, Khalef ajoute : «La violence dans les stades est un phénomène qui a gangréné le football. L’attaquant Ebossé est parti malheureusement victime de cette violence qu’il faudrait aujourd’hui bannir et éradiquer définitivement de nos enceintes sportives. Un stade est un lieu de fair-play, un havre de paix et non l’inverse.»

«Si la JSK avait battu l’USMA, il ne serait rien passé»
 Toujours en parlant des incidents qui ont entaché le Clasico JSK-USMA, le 23 août dernier, l’ex-entraîneur du Jumbo-Jet dira : «Ce qui s’est passé lors du match face à l’USMA est déplorable. La violence ne doit plus sévir dans nos stades. A mon avis, si la JSK avait gagné son match, il ne serait rien passé, malheureusement un match de football a tourné au drame.»

«Je respecte Hannachi et les responsables de la JSK, je ne m’ingère pas dans les affaires du club»
Très affecté par tout ce que vit la JSK depuis le début de saison, Khalef a toutefois confié qu’il exprime toute sa solidarité pour le club de cœur, en ajoutant : «Evidemment que je suis touché par cette situation difficile que traverse le club. Depuis le début de saison, je suis toute l’actualité de la JSK. Je suis de tout cœur avec les dirigeants, les joueurs et toute la famille du club pour qui j’exprime ma solidarité totale.» Concernant les derniers événements, notamment le départ de Broos, Khalef a poursuivi : «Je respecte le président Hannachi et les décisions qui émanent de la direction et je ne peux m’ingérer dans la gestion des affaires du club, je suis l’actualité de loin, pas plus.»

«Félicitations à l’Entente de Sétif»
L’ex-sélectionneur national, Khalef, a aussi tenu à adresser toutes ses félicitations à l’Entente de Sétif qui a arraché une historique qualification en finale de la Champions League : «L’ESS a réalisé un match héroïque, en dépit des difficultés rencontrées dans leur déplacement. Je les félicite et j’espère qu’ils vont offrir une belle consécration en finale, à tout le peuple algérien.»

«Je suis loin de l’affaire Bitam, chaque partie a sa conscience»
Interrogé sur l’affaire qui a aussi secoué le football national, ces derniers jours, notamment les révélations de l’arbitre Bitam, Khalef est catégorique : «Je ne peux pas commenter cette affaire, chaque partie a sa conscience.»

Le Buteur (30/09/2014)

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