CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

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CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Mar 24 Juin - 19:41

Estádio Mineirão Belo Horizonte (BRA)
28 juin 2014 - 13:00 Heure Locale (17:00 DZ)
Huitièmes de finale

BRESIL - CHILI

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Jeu 26 Juin - 16:20

Brésil : Luiz Gustavo, le soldat inconnu



Neymar, Fred, Thiago Silva, David Luiz, Dani Alves, Oscar, Marcelo... Tous des stars, tous des titulaires indiscutables du Brésil, mais on oublie souvent Luiz Gustavo, le soldat inconnu de la selecao.

Il est partout ! Depuis le début du Mondial, le milieu de terrain (26 ans, 22 sélections) vole des ballons, couvre, s'acquitte du sale boulot, et ce avec d'autant plus de mérite que son alter ego habituel Paulinho est aux abonnés absents.

Il répond parfaitement aux attentes du coach: " "Felipao" a été clair sur ma mission. Il veut que je donne de la liberté à l'autre milieu défensif. Je n'ai pas à sortir, sinon il y aura des risques", dit Luiz Gustavo.

Il plonge dans l'obscurité pendant que Neymar et consorts brillent de mille feux. Contre le Cameroun, c'est pourtant lui qui récupère un ballon sur la gauche pour ensuite adresser une passe parfaite à Neymar...

Heynckes plutôt que Guardiola
Luiz Gustavo est habitué à vivre à l'ombre des stars, au sous-sol, loin des frous-frous. Mais il sait aussi donner le change et parvient même à convaincre les sponsors.

Sa carrière est à l'image de cette discrétion. Il semble à chaque fois choisir l'inverse de la trajectoire classique. Alors que les travailleurs brésiliens viennent traditionnellement du nord pour aller au sud plus développé, lui est parti du sud avant d'aller au nord dans l'Alagoas. Supersonique à ses débuts, il a obtenu son passage pour l'Europe au Bayern Munich où il a tout gagné et notamment la Ligue des Champions avec Jupp Heynckes...

Dans l'ombre des Robben, Ribery, Schweinsteiger, personne ne s'est aperçu que ce peintre plus doué pour les longs travaux monotones et rébarbatifs que pour les oeuvres singulières a été une des victimes de l'arrivée de Josep Guardiola.

"Ca n'a pas été facile de partir du Bayern, raconte Luiz Gustavo, qui joue désormais à Wolfsburg, mais je suis plus fort aujourd'hui".

A Wolfsburg, Luiz Gustavo reste dans son registre: "Je préfère laisser la gloire aux autres. Je n'ai pas de problème avec ça", affirme-t-il.

"Je m'en fous des noms ou surnoms. Ce qui me fait plaisir, c'est d'avoir donné le meilleur", estime Luiz Gustavo, qui devra une nouvelle fois travailler dans l'ombre, face au Chili, en huitième de finale, samedi. "On a déjà joué contre eux. Ils ont de grands joueurs, mais on donnera le maximum. (...) Ils ont une équipe avec des joueurs qui jouent dans de grands clubs. J'ai rencontré une fois Vidal (NDLR: de la Juventus Turin)", précise-t-il.

Même jugé indispensable, Luiz Gustavo sait qu'il n'aura pas le droit à une absence face au Chili, ou aux autres adversaires encore en compétition. Car son rôle très défensif mais sans brio est plus exposé aux ires qu'aux joies.

Fifa.com (26/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Jeu 26 Juin - 16:27

Chili : Valdivia, Aranguiz et Mena comme à la maison



Trois des joueurs chiliens qui défieront le Brésil en huitièmes de finale se sentiront comme à la maison samedi à Belo Horizonte, Eugenio Mena, de Santos, Jorge Valdivia, de Palmeiras, et Charles Aranguiz, de l'Internacional, qui fréquentent toute l'année les pelouses du championnat local.

Des trois, c'est Valdivia qui aurait dû inspirer le plus de crainte à la seleçao. Milieu de terrain de Palmeiras, il s'est taillé depuis 2006, avec une petite parenthèse de deux ans aux Emirats, une solide réputation chez les supporteurs du "Verdao" (le grand vert), surnom du club de Sao Paulo.

Le meneur de jeu a même inspiré une chanson à un musicien sympathisant, sobrement intitulée "Valvidia le magicien", dont les paroles vantent "un vrai crack balle au pied qui rend fou les adversaires".

"Au Brésil, il est impossible de passer inaperçu. On te reconnaît partout, on te prend en photo, on parle de toi sur Twitter, sur Facebook, dans les journaux, à la télé, à la radio", a un jour raconté Valdivia.

Le Chilien a failli payer cher cette popularité. En juin 2012, il a été brièvement séquestré en plein Sao Paulo, en même temps que son épouse, par des hommes armés qui les ont libérés au bout de deux heures contre de l'argent.

Valdivia n'a pas encore pu donner toute sa mesure au Mondial brésilien à cause de problèmes physiques. Titulaire contre l'Australie (3-1), il n'est apparu qu'en fin de match contre l'Espagne (2-0) et les Pays-Bas (0-2). Mais il devrait revenir dans le onze de départ en huitièmes de finale, au grand soulagement de son sélectionneur Jorge Sampaoli, qui avait dit pendant les qualifications que "le développement de la Roja (avait) beaucoup à voir avec ce joueur".

Aranguiz en pleine lumière
En attendant son retour en forme, et avec l'autre élément-clé du milieu de terrain, Arturo Vidal, également à court de préparation après une blessure, la porte était entrouverte pour qu'un joueur se montre en pleine lumière.

C'est Charles Aranguiz qui s'est engouffré dans la brèche. Ce joueur discret, qui fuit volontiers les caméras de télévision, a fait se lever les 30.000 Chiliens massés dans le Maracana en inscrivant le deuxième but du succès historique sur l'Espagne (2-0). C'était le premier but en Coupe du monde du "Prince", âgé de 25 ans, fougueux artisan de la domination chilienne en milieu de terrain.

"Sa polyvalence est impressionnante. Il est capable d'assumer les rôles de créateur ou de rempart en fonction de l'évolution du match", s'enthousiasmait le journal chilien El Mercurio après la victoire.

La performance n'a certainement pas surpris les supporteurs de l'Internacional. Prêté par l'Udinese italien en janvier dernier, Aranguiz a tout de suite crevé l'écran et contribué à donner le titre du "Championnat gaucho" au club de Porto Alegre, tout en glanant pour lui-même le prix de "meilleur joueur gaucho" de l'année.

Le moins médiatique des trois "Brésiliens" est Eugenio Mena. Le joueur du Santos, le légendaire club de Pelé qui a aussi formé Neymar, n'en aura pas moins une des tâches les plus ardues: contenir les vagues "auriverde" à son poste d'arrière gauche, condition indispensable pour que se prolonge le rêve chilien.

Fifa.com (26/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Ven 27 Juin - 16:26

Chili : La Roja grandit dans le respect



Dans son premier entretien après le tirage au sort des groupes de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™, Luiz Felipe Scolari avait déclaré au micro de TV Globo que l'adversaire du Groupe B qu'il souhaiterait éviter en huitième de finale était le Chili. Pas l'Espagne ni les Pays-Bas, les deux finalistes en 2010, mais bien le Chili.

"Je préférerais l'éviter. C'est une équipe difficile à jouer, bien organisée et dont le système ne nous convient pas. Ce sont des joueurs intelligents et ils sont forts à tous les postes", avait alors justifié Felipão, dont les propos avaient largement été interprétés comme une manière de faire diversion. Aujourd'hui, le contexte est bien différent, puisque les deux équipes sud-américaines sont invitées à en découdre en huitième de finale. "Quand j'ai parlé du Chili à l'époque, on m'a ridiculisé. Maintenant, on m'adore."

Une chose est sûre, personne ne reprochera au sélectionneur du Brésil de ne pas respecter son adversaire. Et si peu de gens donnent la Roja favorite, beaucoup voient en elle un outsider crédible grâce à son football flamboyant et agressif, capable de déséquilibrer n'importe quelle défense au monde. À ceci près que le Brésil n'est pas n'importe quelle équipe au monde, en particulier pour le Chili, qui serait excusé pour voir dans la Seleção une véritable bête noire.

La Roja a en effet été sortie de la Coupe du Monde trois fois par les quintuples champions du monde : en demi-finale en 1962 devant son public, en huitième de finale en 1998 et 2010. "Ce que je peux garantir, c'est que nous allons continuer à pratiquer notre football rapide, quel que soit l'adversaire. Chaque match est différent, mais notre attitude et nos méthodes ne changent pas", affirme le sélectionneur du Chili, Jorge Sampaoli. "Notre stratégie, notre tactique et notre forme physique vont dicter le rythme du match mais quoi qu'il en soit, nous allons attaquer."

Quand le football total change de camp
Lors de la dernière série de matches du Groupe B, après avoir déjà éliminé l'Espagne au terme de la deuxième journée, le Chili se retrouvait dans une situation un peu étrange. Déjà qualifiée, la Roja avait rendez-vous avec les Pays-Bas, eux aussi assurés de participer aux huitièmes de finale. Qu'a-t-on vu durant cette partie ? Les finalistes d'Afrique du Sud 2010 ont joué de façon reculée, avec neuf hommes en permanence derrière le ballon, dixit Sampaoli. Signe des temps ? "Ils ont mis en place une défense qui nous ont rendu la tâche très difficile. Par le passé, les Pays-Bas n'auraient jamais joué de manière aussi frileuse contre le Chili, en pratiquant le contre", fait remarquer à la FIFA l'avant-centre Mauricio Pinilla.

Ce jour-là à São Paulo, la formation sud-américaine a eu 64 % de possession de balle sur l'ensemble du match, et 70 % sur les 45 premières minutes. "Nous sommes les seuls à avoir joué pour la victoire. Nous avons mis de l'intensité, mais nous n'avons pas trouvé le moyen de battre cette équipe qui a passé son temps à défendre et envoyer de longs ballons devant", affirme Sampaoli.

Apprentissage

Soit, mais les Pays-Bas l'ont emporté 2:0. Le premier but est venu sur un ballon aérien et le deuxième sur une contre-attaque impeccablement menée par Arjen Robben. Il faut reconnaître que l'activité offensive des Chiliens, leur multitude de passes courtes et le talent individuel à l'œuvre contre l'Espagne n'ont pas produit les mêmes effets face aux Néerlandais. "Nous savons tous parfaitement ce que nous avons à faire sur le terrain, mais nos adversaires commencent à nous connaître. Tout le monde sait que nous sommes une équipe dangereuse. Il n'est pas facile de perdre de cette façon mais pour nous, ce fut un match très important au niveau de l'apprentissage", explique à la FIFA le jeune milieu de terrain Felipe Gutiérrez.

Apprendre, cela ne veut pas forcément dire changer de style. "À mesure que nous progressons, nous suscitons le respect. Cela se voit. Nous avons gagné nos matches au mérite et maintenant, nous devons apprendre à bien réagir dans les moments difficiles et à savoir négocier les défenses très regroupées et ultra-prudentes", analyse pour la FIFA l'expérimenté et polyvalent Jean Beausejour.

Face au Chili, peut-on imaginer le Brésil jouer la défense, devant son public ? "Les Brésiliens sont favoris pour le monde entier", reconnaît Sampaoli. Mais il est certain que les Chiliens ont au moins le respect dû à ce qu'ils ont réalisé dans le tournoi jusqu'ici. Ils vont entrer sur le terrain avec l'audace qui les caractérise. "Je suis fier de cette équipe, intense, courageuse, qui garde toujours la tête haute, prête à relever le défi qui vient."

Fifa.com (27/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Ven 27 Juin - 16:27

Le Brésil ne veut pas de Mineiraozo



Sur le papier, il n'y a pas photo: le Brésil est favori contre le Chili à Belo Horizonte (13h00 locale, 16h00 GMT, 18h00 heure française samedi), au Mineirao, où il sera soutenu par une foule acquise à sa cause et 200 millions de Brésiliens voulant un 6e titre mondial.

Les Brésiliens ont terminé premiers invaincus de leur groupe avec un dernier match propre à donner confiance (4-1 contre le Cameroun) alors que les Chiliens ont terminé la phase de poule sur une défaite face aux Pays-Bas (2-0).

Le dernier amical entre les deux équipes en novembre 2013 a été remporté par le Brésil (2-1), et leurs deux derniers matchs en Coupe du Monde, à chaque fois en 8es de finale, ont tourné facilement à l'avantage de la "canarinha", 3-0 en 2010 et 4-1 en 1998. Bilan total: 47 victoires pour le Brésil, 7 pour le Chili, contre 13 nuls...

Mais Luiz Felipe Scolari se méfie et il se méfie d'autant plus qu'il se méfie depuis longtemps ! "Il y a un an je parlais du Chili. On m'a tourné en ridicule en disant que le Chili ne valait rien. Maintenant, les gens les voient autrement... Moi, je connaissais déjà le travail de Jorge Sampaoli (NDLR: le sélectionneur argentin du Chili), ses joueurs et sa manière de jouer", a-t-il rappelé aux journalistes. "On va essayer de gagner. Si je pouvais choisir l'adversaire, j'en choisirais un autre".

Mineiraozo après Maracanazo ?
Le Chili a-t-il les moyens de créer un "Mineiraozo", 64 ans après le "Maracanazo" réalisé par un autre voisin sud-américain, l'Uruguay, qui avait privé le Brésil du titre mondial, dans son Maracana ?

En poules, il a proposé un football enthousiaste et ambitieux. "Si je pensais qu'on allait perdre, je monterais dans ma chambre, je ferais mes affaires et je m'en irais" a déclaré Alexis Sanchez, qui retrouvera sur le terrain ses coéquipiers du Barça Neymar et Dani Alves. Avec Alexis et Arturo Vidal le Juventini, le Chili a deux joueurs de top niveau mondial, entourés par des mercenaires évoluant en Europe et au... Brésil. Trois joueurs chiliens jouent ainsi dans des grands clubs du pays hôte, et ne seront donc pas dépaysés.

Les Chiliens, qui ont battu le champion du monde en titre, l'Espagne, au Maracana, 25 après le scandale de Roberto Rojas dans cette même arène (NDLR: en 1989, le gardien chilien s'était lui même coupé au visage avec une lame de rasoir, pour tenter d'obtenir le report d'un match qualificatif pour le Mondial 1990), ont l'occasion de faire définitivement oublier ce passé peu glorieux.

Attention danger de Catimba
"Le football a changé. Bien sûr que le Brésil a souvent battu le Chili, mais chaque match a son histoire et le Chili sera motivé et confiant aussi. Il faut bien se préparer", souligne le Brésilien Willian, qui estime qu'il ne faut pas que le Brésil se fasse piéger par la "catimba" (anti-jeu) chilienne.

Luiz Gustavo aussi se méfie, évoquant la dernière victoire en amical: "Ca été un match difficile, de haut niveau. On a vu leur qualité, ils ont d'excellents joueurs". Le joueur de Wolfsburg, un des meilleurs Brésiliens depuis le début du Mondial, pourrait se voir adjoindre un nouveau partenaire au milieu de terrain. Après trois prestations de Paulinho en demi-teinte et une entrée fracassante de Fernandinho contre le Cameroun, Scolari, qui n'aime pourtant pas changer son onze, devrait néanmoins se rendre à l'évidence et donner la priorité à ce dernier.

Pour le reste, les Brésiliens comptent évidemment sur Neymar, auteur de 4 buts, pour faire exploser la défense chilienne. Mais aussi sur Fred, qui a retrouvé la voie des filets contre le Cameroun.

Côté chilien, Jorge Sampaoli, maître tacticien, sait brouiller les cartes avec un jeu direct mais aussi des choix tactiques souvent réussis. A-t-il gardé un atout dans sa manche ? La télévision brésilienne a tenté de percer le secret en survolant les entraînements en hélicoptère !

Fifa.com (27/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Ven 27 Juin - 16:39

Brésil : Fernandinho, un an et beaucoup de changement



 En début de deuxième période, le Brésil cherche à faire le break contre le Cameroun, dans une rencontre qui se révélait plus compliquée que prévue pour les hôtes du tournoi. Luiz Felipe Scolari choisit alors de donner une chance à Fernandinho de connaître le frisson de la Coupe du Monde de la FIFA™ pour la première fois de sa carrière. Le résultat a été quasiment immédiat. Quatre minutes après son entrée en jeu, le milieu de terrain contrôle de la poitrine, maîtrise la balle du pied droit avant qu'elle ne touche le sol et dans la foulée, transmet à David Luiz sur le côté gauche. Le défenseur centre à destination de Fred, qui inscrit le but du 3:1 pour le Brésil, qualifié pour les huitièmes de finale.

Fernandinho se chargera ensuite de marquer lui-même le quatrième et dernier but de la Seleção, paraphant une prestation impeccable pour sa grande première dans un match de Coupe du Monde. Un an plus tôt presque jour pour jour, c'est devant son écran de télévision que le milieu de terrain avait assisté au sacre du Brésil devant l'Espagne au Maracanã, en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013. À cette époque, la déception de ne pas avoir était retenu en équipe nationale avait été atténuée par une bonne nouvelle pour Fernandinho, qui venait d'être transféré du Shakhtar Donetsk à Manchester City.

Les performances de Fernandinho tout au long de la saison à City et sa contribution au triomphe dans la Premier League 2013/14 n'ont évidemment pas laissé insensible Felipão, qui le convoque trois mois avant le coup d'envoi de la Coupe du Monde pour une rencontre amicale contre l'Afrique du Sud. À cette occasion, le joueur de 29 ans est titularisé et marque un but lors de la victoire brésilienne 5:0 à Johannesburg. Entre cette partie face aux Bafana Bafana et le match de préparation suivant disputé par les quintuples champions du monde, Scolari publie sa liste des 23 pour le Mondial : Fernandinho y figure.

"J'ai toujours rêvé de jouer la Coupe du Monde et de porter le maillot de la Seleção. Mais vu ma situation, pensionnaire du Shakhtar Donetsk dans le championnat ukrainien, je savais que ça allait être très difficile", reconnait-il au micro de FIFA.com. "Mais avec mon transfert en Angleterre il y a un an, je savais que j'allais avoir beaucoup plus de visibilité. J'ai continué de travailler, avec comme objectif de disputer la Coupe du Monde. Les choses se sont précisées en mars, avec ma convocation pour le match contre l'Afrique du Sud. Tout ce que j'ai fait depuis juin 2013 a toujours été dans l'objectif de jouer la Coupe du Monde."

Un but pour fêter ça
Faire trembler les filets en Coupe du Monde, quel que soit votre poste, est toujours quelque chose de particulier. Fernandinho n'a pas échappé à la règle, d'autant plus que son but est probablement le plus beau des cinq inscrits dans ce Brésil-Cameroun. "Entrer en cours de jeu et marquer avec le maillot de la Seleção, en Coupe du Monde, devant notre public... Tant de choses défilent à ce moment-là dans votre tête…", explique-t-il en cherchant manifestement ses mots. "J'ai tout de suite pensé à ce que pouvaient ressentir ma famille et mes amis à cet instant. Peut-être qu'ils seront encore plus heureux que moi. J'imagine ma famille à la maison. Elle va recevoir des messages d'affection d'autres personnes. Je suis heureux d'avoir pu lui offrir ça."

L'action qui a abouti au but de Fernandinho symbolise parfaitement le style du Brésil durant ce Mondial : pressing très haut et discipline des milieux de terrain, qui ont pour obligation de bien défendre avant de prêter main forte à leurs attaquants. Sur un ballon récupéré par Oscar, Fernandinho est servi et transmet à Fred, qui redonne à Oscar, le tout à une touche de balle, avec à la conclusion le même Fernandinho, qui marque d'un pointu placé sur la gauche. "Ici au Brésil, nous appelons 'milieu récupérateur' un joueur qui ne fait que défendre juste devant les quatre arrières. Mais la plupart d'entre nous sommes habitués à jouer en Europe, où les milieux défensifs participent aussi à l'attaque et marquent régulièrement des buts. Je me suis habitué à ça en Europe, comme la plupart de mes coéquipiers", conclut-il.

Fifa.com (27/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 9:17

Brésil : David Luiz, plus que les cheveux dans le vent



La Tignasse. Derrière Neymar, David Luiz est sans conteste le plus populaire des joueurs de l'équipe brésilienne grâce à une attitude irréprochable sur le terrain mais aussi un charisme et une sympathie incomparables en-dehors.

Au camp de base du Brésil à Térésoplis, une journaliste pose une question à David Luiz en langage des signes pour une télévision pour sourds-muets. En même temps, elle lui indique son nom dans ce langage: une main ouverte autour de la tête pour montrer l'imposante chevelure du défenseur. A l'aise, David Luiz lui répond naturellement mais en même temps a la bonne idée d'essayer de dire son nom en langage des signes tout en y ajoutant un coeur qu'il lance vers la caméra.

Un gamin saute au-dessus des barrières pour l'embrasser ? Il l'embrasse aussi et lui offre son maillot. Des facteurs viennent remettre des lettres à la seleçao ? Il trouve les mots justes pour remercier les expéditeurs mais aussi rendre hommage aux postiers.

Et le football dans tout ça ? On y vient, car ce n'est pas en faisant des sourires à la télévision et des grimaces sur son compte twitter que David Luiz a obtenu sa place dans l'équipe brésilienne ou été transféré pour 50 millions d'euros de Chelsea au Paris SG.. "Dans la vie, il y a un moment pour tout. Il y a des moments pour plaisanter, pour rire, et il y a des moments pour être sérieux. Quand j'entre sur un terrain, je suis concentré, parce qu'en face il y a toujours de grands joueurs, qui attendent une faille", assure-t-il.

Polyvalent
Aussi guerrier sur le terrain, qu'il est agréable en-dehors, le joueur de 27 ans est au sommet de son art, sachant parfaitement combiner sa force physique de son 1,89 m -cheveux non compris- et son sens de l'anticipation pour être un des défenseurs les plus cotés au monde. Il est difficile à passer mais sait aussi bien relancer, a un bon jeu de tête, une frappe de brute et est polyvalent. Ainsi, depuis ses débuts dans le petit club de Vitoria (nord du Brésil) à Benfica et à Chelsea, il a été latéral gauche ou droit, défenseur central ou milieu défensif selon les inspirations de ses différents entraîneurs de Jorge Jesus à Rafael Benitez en passant par José Mourinho. Que du beau monde. En club, il a obtenu le Graal de la Ligue des Champions en 2012, et la Ligue Europa en 2013.

"C'est sûr que jouer à l'étranger beaucoup d'années donne l'occasion de jouer contre les meilleurs du monde, d'écoles de jeu différentes. Dans une Coupe du monde, on affronte les meilleurs adversaires avec une magie différente. On peut jouer pour des milliers de club, ce ne sera jamais la même chose que défendre son pays", explique-t-il.

Il forme avec Thiago Silva avec la Canarinha comme bientôt avec le maillot du Paris SG, une charnière considérée comme une des meilleures sinon la meilleure du monde. Le duo est l'épine dorsale de l'équipe de Luiz Felipe Scolari. Depuis le début du Mondial, le Brésil n'a encaissé que deux buts venus des ailes. Dans l'axe, il est difficile de prendre la paire en défaut.

Et, en plus, David Luiz a aussi signé une passe décisive pour débloquer le compteur de Fred face au Cameroun: "Marquer un but c'est agréable mais faire marquer un attaquant c'est encore mieux", a-t-il posté sur son compte Facebook officiel et ses 12 millions de "Likes".

Et plus que d'offrir un but. Il y a aussi en sauver un. En 2013, en finale de la Coupe des Confédérations contre l'Espagne, alors que le score était de 1-0, il avait dégagé un ballon allant vers le but soulevant le Maracana. Un geste à la fois spectaculaire et plein d'abnégation d'un des leaders de la Seleçao. "Je cherche à montrer aux camarades que l'impossible est possible. Ce qui me donne de la force, c'est de savoir qu'ils sont avec moi, le fait que le courant passe est un facteur qui peut nous aider à réaliser le rêve d'être champions à la maison".

Le Buteur (28/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 9:25

Brésil, Scolari : "Nous avons le potentiel pour passer"



Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a rappelé que l'équipe chilienne était plus forte qu'auparavant mais a souligné que le Brésil avait le potentiel pour passer".

Il a aussi rendu hommage à son joueur vedette Neymar et rappelé qu'il était normal d'être un peu anxieux lors des grands rendez-vous.


Comment voyez-vous le Chili?
Depuis l'arrivée de Jorge Sampaoli, l'équipe est entrée dans une nouvelle dynamique. Les joueurs se sont parfaitement adaptés au schéma tactique. L'équipe joue si bien qu'elle est déjà un échelon au-dessus ce qu'elle était avant."

Etes vous nerveux ? Et les joueurs?
Même si on a de l'expérience, il y a des choses qui te remuent. C'est normal, d'être mal à l'aise, d'avoir cette anxiété, surtout pour les matches à élimination directe. On peut pas commettre d'erreurs. On est un peu plus impliqué, on a un peu plus peur, on est un peu plus nerveux. Ce n'est pas parce qu'on est au Brésil. Ce qu'on fait en ce moment, c'est analyser le potentiel du Chili. C'est la loi: si tu ne gagne pas, tu ne reste pas. On travaille dans la joie mais avec détermination. Notre adversaire aussi.

Parlez-nous de Neymar
Pour son âge, c'est un garçon très équilibré. Il sait se concentrer, a de la suite dans ses idées, un personnalité forte, très intéressante. Il est très participatif, il s'implique dans la tactique et dans l'équilibre de l'équipe. Je ne le connais pas bien en-dehors du terrain mais j'ai des contacts avec son père. On parle de lui à la maison, de sa famille et tout le reste. Les joueurs disent que c'est un gars bien, et même très bien. C'est un jeune facile à vivre.

Ronaldo dit que Messi est meilleur. Qui est meilleur Messi ou Neymar?
Ronaldo a été un de nos plus grands joueurs et on doit respecter son opinion. Mon opinion est personnelle et je la donnerai dans dix ou quinze ans, pas aujourd'hui. Messi est un excellent joueur, un crack, un des meilleurs joueurs du monde. Où qu'il joue, en équipe nationale ou un match de quartier, tout va toujours tourner autour de lui. Le ballon passera par lui, c'est normal dans n'importe qu'elle équipe. Neymar est sur cette voie-là, mais je vais vous dire: Neymar ne joue pas pour être le meilleur du monde, il joue pour le Brésil. Ce qu'il veut c'est que le Brésil soit champion.

Le Brésil ne joue plus le beau football d'avant?
Nous jouons avec une philosophie en rapport avec les joueurs que nous avons, en étant conscients que les joueurs peuvent discuter de cette philosophie. Regardez l'exemple de l'Atletico Madrid. C'est une équipe organisée, fermée, qui sait bien défendre mais sait aussi bien jouer le contre. Elle a été championne nationale et vice-championne d'Europe: on peut en tirer des enseignements pour les montrer à nos joueurs.

A quel niveau est l'équipe par rapport à la Coupe des Confédérations?
En ce moment, l'équipe est à 80% du niveau qu'on avait à la Coupe des Confédérations. Le travail a été réalisé de sorte qu'on soit dans les conditions idéales pour les matches à élimination directe.

Fernandinho va-t-il jouer à la place de Paulinho?
Je ne sais pas qui va jouer. Il y a toujours un problème ou un autre. Il peut arriver quelque chose à l'entraînement et ca ne sert à rien de choisir pour ensuite à avoir à changer.

Comment allez vous jouer contre le Chili?
On va presser et défendre. C'est tout. On va aligner une équipe en accord avec notre style de jeu, indépendamment de ce que le Chili va proposer. Que ça marche ou pas, on discutera pendant le match pour savoir comment nous adapter aux situations qui se présentent.

Les joueurs chiliens sont plutôt petits, est-ce un avantage dans la surface?
J'ai joué à Caxias pendant de nombreuses années et un des meilleurs joueurs dans la surface était Paulo César Tatu, qui mesurait 1,70 m. Il savait se placer. Il ne faut pas être grand, il faut savoir se placer. Les joueurs du Chili sont bien coordonnés.

Fifa.com (27/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 9:36

Chili, Sampaoli : "Changer l'histoire"



Le sélectionneur argentin du Chili Jorge Sampaoli assure que son équipe a la possibilité de "changer l'histoire" qui lui est largement défavorable face au Brésil et souligne "la conviction" de ses joueurs.

Les statistiques ne parlent pas en faveur du Chili...
L'histoire fait que le Chili rencontre le Brésil une nouvelle fois à cette hauteur de la compétition (8e de finale, 1998, 2010)... Mais, ce n'est pas un hasard, s'ils gagnent à chaque fois. Ils ont été 5 fois champions du monde. Battre le Brésil n'est facile pour personne. Statistiquement, la sélection brésilienne est meilleure que tout autre sélection. Mais, nous avons une possibilité de changer l'histoire. Ce sera dur mais on va essayer d'affronter ce match avec bravoure. Le groupe est bien et on peut faire un grand match. La mentalité chilienne est plus forte et on joue maintenant sans peur. Le Chili va faire un match où il ne cherche pas à bloquer mais va chercher la victoire.

Vous êtes argentin, que pensez vous de la performance de Messi et avez-vous été gêné par l'hélicoptère (de la télévision brésilienne pour connaître le plan tactique) qui a survolé l'entraînement?
Aujourd'hui je suis plus lié au ressentir du peuple chilien qui attend une occasion (une grande performance) depuis longtemps. Pour Messi, il n'est pas au meilleur de sa forme mais il est toujours décisif. Il va de mieux en mieux et il terminera en étant au sommet. L'histoire de l'hélicoptère... Si nos propres compatriotes nous espionnent alors comment s'étonner que les rivaux nous espionnent aussi!

Les joueurs ne manquent-il pas d'expérience?
L'expérience d'avoir déjà disputé un Mondial est importante mais le plus important c'est la conviction des joueurs. C'est plus important que la maturité. On donne beaucoup de valeur au fait d'avoir participé à un Mondial mais on minimise le potentiel! Le plus important, c'est de voir dans quel état d'esprit on aborde le match

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 22:23

Brésil 1 - Chili 1 (tab 3-2)
La Seleção coiffe le Chili au poteau




Le Brésil a validé son ticket pour les quarts de finale, mais a souffert jusqu'au bout pour finalement pousser un grand ouf de soulagement en voyant Gonzalo Jara tirer sur le poteau dans la séance de tirs au but.

La Seleção était mise d'entrée en difficulté par un Chili combatif et omniprésent dans les duels. L'ouverture du score signée David Luiz suite à un corner (1:0, 18') libérait un Estadio Mineirão inquiet et un Luiz Felipe Scolari tendu.

Mais les Chiliens ne se démobilisaient pas et revenaient rapidement dans le match. Sur une remise nonchalante de Hulk, Eduardo Vargas dérobait le cuir et offrait l'égalisation à Alexis Sanchez (1:1, 32'). La deuxième bouffée de joie intervenait après la pause avec Hulk qui croyait se racheter de son erreur, mais son but était invalidé (55'). Julio Cesar sauvait le Brésil sur une frappe de Charles Aranguiz (64'), mais son homologue était lui aussi dans un grand jour, repoussant notamment une nouvelle tentative de rédemption du colosse auriverde (83').

Un vent de panique soufflait dans les dernières minutes dans la défense brésilienne, et l'arrivée de la prolongation était presque un soulagement. Les locaux dominaient les deux chapitres supplémentaires, mais de manière stérile et nerveuse. Après une grosse frayeur sur la barre brésilienne signée Mauricio Pinilla, la séance de penalties était illuminée par deux arrêts du portier brésilien, et par la maladresse des tireurs...

Homme du Match : Julio Cesar (BRA)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 17:15

Brésil : Julio Cesar, empereur des goals



C'est l'image du 8e de finale Brésil-Chili (1-1 a.p.; 3 t.a. b à 2): Julio Cesar, gardien de la Seleçao, apparaît en larmes avant une séance de tirs au but qui lui sourira, avec deux arrêts et un poteau salvateur.

Le portier de 34 ans des quintuples champions du monde est passé par toutes les émotions pendant plus de 120 minutes et une séance de penalties d'une intensité incroyable à Belo Horizonte.

Le gardien, qui n'évolue pas dans un grand club, à Toronto (Canada), dans la MLS (Championnat nord-américain) loin des clubs européens de renom, avait juste le sort d'un pays de 200 millions de fans de foot entre ses gants... Ce qui peut expliquer une certaine émotion...

Alors que les larmes lui montaient aux yeux avant ce final, c'est Neymar, l'enfant star qui est d'abord venu le réconforter, puis le coach Luiz Felipe Scolari qui lui donna l'accolade.

Le Chilien Pinilla a d'abord raté son tir, trop mou et trop dans l'axe, et a permis à l'ancien gardien de l'Inter Milan d'effectuer un arrêt facile. Pinilla a porté chance à Julio Cesar, puisque ce joueur de la "Roja" chilienne avait envoyé un missile sur la transversale brésilienne au bout de la prolongation, à la 120e minute.

Puis le gardien de la Seleçao a plongé du bon côté, à droite, face à, excusez du peu, Alexis Sanchez, la petite merveille de Barcelone. Et de deux arrêts.

Il restait ensuite un dernier tireur chilien, Jara. Si Julio Cesar remportait ce duel, c'était gagné, et le Brésil allait en quarts. Neymar, qui venait de réussir son tir, est alors allé enserrer la nuque de son gardien et poser délicatement son front contre le sien, semblant lui dire: "vas-y, tu peux le faire".

Mais les dieux du foot ont encore souri à Julio Cesar: Jara a trouvé un poteau sortant. Le peuple brésilien pouvait exulter: l'aventure continue après ce match de souffrances.

Et le stade de Belo Horizonte pouvait chanter "O campeão voltou" ("le champion est de retour").

Revanche éclatante
Julio Cesar avait avant cet épilogue à suspense réalisé un arrêt fantastique, quand Aranguiz s'était joué de David Luiz et de Thiago Silva, pour éviter le pire au Brésil (64e).

Dans le temps réglementaire, sur l'égalisation chilienne, Julio Cesar n'avait rien pu faire. Il avait été trahi par Hulk qui avait perdu une balle trop près de la surface du pays organisateur de la Coupe du monde, dont avait profité Sanchez (32e).

Ce 8e de finale, c'est une revanche éclatante pour Julio Cesar. Car depuis trois ans, il est allé de galère en galère, frôlant la mise à la retraite forcée après avoir été longtemps considéré comme l'un des meilleurs gardiens du monde.

Poussé vers la sortie par l'Inter Milan avec lequel il a tout gagné, il ne fut ensuite même plus titulaire à Queens Park Rangers en deuxième division anglaise, qu'il quitta en février 2014 pour jouer... à Toronto, au Canada, où il encaisse plus de buts qu'il ne joue de matchs (9 en 7 rencontres).

Heureusement pour lui, il fait partie de la "famille Scolari", et le sélectionneur brésilien lui maintient sa confiance depuis qu'il a repris en main la sélection en novembre 2012. Et, depuis le début de ce Mondial, Julio Cesar lui rend cette confiance avec deux excellentes prestations, avec, avant le 8e de finale, notamment un bel arrêt contre la Croatie sur un tir au ballon flottant et deux arrêts contre le Mexique. Les critiques craignaient qu'ils soient le talon d'Achille. Le vétéran est pour le moment un des points forts de son équipe.

Le vieux gardien affirme bien supporter la pression: "C'est normal, pour un joueur brésilien. On est habitué, c'est ma 3e Coupe du monde (NDLR: remplaçant en 2006, titulaire en 2010), j'ai joué des Coupes des Confédérations, des Copa America. Il y a encore ce petit 'froid au ventre' mais on gère".

"Froid au ventre" ? Les Brésiliens ont plutôt joué la peur au ventre, mais lui a montré qu'il avait des tripes, en dépit de ses larmes avant la séance de tirs au but.

Le Buteur (29/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 17:22

Brésil : Neymar touché à la cuisse droite



Neymar, la star brésilienne qui a marqué le tir au but de la qualification pour les quarts de finale du Mondial face ua Chili, samedi à Belo Horizonte, a été touché à la cuisse droite, a annoncé son sélectionneur.

"Neymar a été touché à la cuisse droite au début du match dans un duel dur (avec Aranguiz, 4e). Nous avons besoin de l'évaluer mais nous avons trois, quatre, cinq jours pour nous assurer qu'il peut jouer", a expliqué Luiz Felipe Scolari.

La blessure du jeune milieu de terrain de la Seleçao et du FC Barcelone ne devrait pas être très sérieuse dans la mesure où il a pu terminer le match (prolongation et tirs au but inclus). Il s'est même créé quelques belles occasions de but, toutes annihilées par les parades du gardien chilien Bravo, en très grande forme.

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 17:23

Brésil, Scolari : "On aurait pu le payer cher"



"On aurait pu le payer cher", a reconnu le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari après la qualification aux tirs au but de la Seleçao devant le Chili, samedi, à Belo Horizonte, en 8e de finale.

Ca a été dur...
Comme on s'y attendait et comme je l'avais dit il y à sept ou huit mois, lors du tirage, je savais que ce serait difficile face au Chili, qui a un bonne organisation, de bons joueurs avec un bon travail tactique. Le match a été équilibré à tous les niveaux et on a eu la chance de gagner aux tirs au but. Cette victoire n'enlève rien au Chili, qui a très bien joué et met en valeur notre performance. Chaque match est plus dur, et le niveau monte. Quand tu gagnes avec cette émotion, de cette manière, on peut utiliser ça positivement. Ce sont des matches à émotions, équilibrés... On n'a pas transformé nos occasions et on aurait pu le payer cher à la 118e (tir de Pinilla sur la transversale à la 120e).

Le Brésil a disparu du match en encaissant le but. cela vous inquiète-t-il?
C'est clair que ça me préoccupe un peu. Même les joueurs expérimentés sentent la pression du Mondial. Celui qui dit qu'il ne la sent pas, ment. C'est un match différent, pas un match comme les autres. On a beaucoup de jeunes joueurs. Ils acquièrent de l'expérience. Regardez Willian. Il tire bien les penalties, et là, il a raté. C'est l'expérience qui rentre. Mais, il faut qu'on commette moins d'erreurs. Ce sont des matches à élimination directe et on aura peut-être pas toujours cette chance comme à la 118e. Je dis aux Brésiliens: on a une bonne sélection. Pas meilleure, pas pire que les autres qualifiées. Mais, on est à la maison. Les supporteurs nous ont beaucoup aidés. On a marqué un but et on en a pris un sur les côtés sur une touche. Il y a quelque chose que je n'admets pas là-dessus à ce niveau... Après, on a eu trois ou quatre occasions, mais on ne les a pas mises. Et leur gardien fait 2-3 arrêts. Quand tu ne marques pas, tu es en danger. Il y a la tension, ce n'est pas facile de joueur un Mondial à la maison. On a la pression de la victoire. Si on avait dit: "Ok, le but c'est de passer le 1er tour..." il n'y aurait pas de pression... On a dit qu'on voulait gagner et le peuple attend. Et, nous, on doit le faire. On a fait une promesse, et on essaie de la tenir. On travaille. On a passé quatre marches, il en reste trois pour aller au ciel.

Comment expliquez-vous le calme de Neymar pour tirer son penalty?
Neymar a 22 ans, mais il a l'expérience d'un joueur de 35. Il est mûr. Il sait faire face à la difficulté naturellement. Il est très fort mentalement. Il est prêt depuis qu'il 17-18 ans. Il aimer jouer au football. Quand il tire un penalty, il le tire comme s'il jouait encore à Santos dans la rue. Mais, je tiens à rappeler qu'il a joué 75 minutes après avoir un pris un coup très fort sur la cuisse.

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 17:28

Chili, Sampaoli : "Les joueurs ont bien défendu le drapeau"



Le sélectionneur du Chili, Jorge Sampaoli, a estimé samedi que ses joueurs avaient "bien défendu leur drapeau", soulignant que le Chili n'était pas passé loin de l'exploit en 8e de finale face au Brésil à Belo Horizonte.

Etes-vous satisfait de la performance de vos joueurs?
Est-ce qu'on peut être content? On est triste. On a joué 120 minutes d'égal à égal avec le Brésil. On était convaincu qu'on pouvait passer. On a fait tout notre possible et on a perdu de la manière que vous connaissez. C'est dur à accepter. Il y a une sensation de fierté pour le peuple chilien qu'on a bien représenté. On a joué d'égal à égal avec le pays hôte qui est le favori de tous pour le titre. On donnera plus de valeur à cette performance dans quelque temps. Ce qui me vient à l'esprit, c'est l'effort que nous avons produit, contre le Brésil, à la maison, jouant d'égal à égal pendant 120 minutes. Les joueurs ont représenté le pays de manière incroyable.

La décision s'est faite aux penalties, après des grosses occasions...
Les penalties, c'est aléatoire. Tout peut se passer. On pensait que le match aurait pu se décider autrement. On pensait vraiment pouvoir gagner... Il y a eu ce ballon sur la transversale. Et, s'il n'y avait pas le poteau final, ça aurait été une meilleure après-midi... Sur la transversale, il y a une douleur, c'était le moment pour créer un moment historique, pour un "Mineirazo" (une référence au "Maracanazo", la défaite du Brésil à domicile face à l'Uruguay au Mondial-1950, ndlr). On a failli gagner un match qui aurait donné de la joie à tout le monde au Chili. Il n'y a pas de victoire morale. Le Brésil a gagné et nous on rentre à la maison. Sur le tournoi, on a joué d'égal à égal avec des grandes nations, on a été des acteurs et on n'a pas subi. On a donné le maximum, tout le monde s'est investi. Gary Medel a joué aujourd'hui (samedi) alors qu'il était blessé, Vidal faisait les entraînements sous infiltration et a joué infiltré aujourd'hui... Les Chiliens peuvent être reconnaissants envers leurs joueurs: ils ont bien défendu le drapeau.

Le Brésil peut-il être champion du monde?
Il faudrait le demander à leur entraîneur. Le Brésil a été compact, solide. Ils ont des arguments pour penser ce que tout le monde pense... Sans aucun doute, ils ont eu une grande peur aujourd'hui. Cette victoire va les fortifier et ils vont affronter le prochain match avec plus de sécurité.

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 21:54

Brésil : Julio Cesar, loin des yeux et près du coeur



Il y a des choses que l’on n’a pas besoin de voir pour savoir qu’elles sont vraies. Pour des raisons qui dépassent les états de forme et les réalités du moment, on sait qu’on peut avoir confiance. Ce raisonnement vaut parfois pour les gardiens de but. Début 2014, Luiz Felipe Scolari n’a pas eu besoin de voir jouer Júlio César pour savoir qu’il pourrait compter sur lui à la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™. Il l’a décidé et déclaré bien avant de publier sa liste des 23 : son gardien titulaire, ce serait Júlio César.

Pourtant, après avoir été libéré par les Queen's Park Rangers, l’ancien portier de l’Inter Milan allait s’engager avec le Toronto FC, une formation nettement moins prestigieuse que celle de n’importe lequel de ses coéquipiers. Cela n’avait aucune importante, la confiance était là. "Cela m’a apporté beaucoup de sérénité et m’a aidé à faire du bon travail. Mais je peux comprendre les doutes. Quand on est là alors qu’on ne joue pas en club, c’est normal que les gens parlent", commente Júlio à la FIFA peu après avoir repoussé deux tirs au but chiliens lors de la séance qui a valu au Brésil une qualification pour les quarts de finale.

Long-métrage
Au Mineirão, quand Howard Webb a sifflé la fin de la prolongation et que les deux équipes se sont rassemblées au milieu du terrain pour préparer les penalties, le gardien a peu parlé, beaucoup entendu et énormément réfléchi. En se remémorant son histoire personnelle, il a même pleuré.

Il existe plusieurs points de départ possibles pour la raconter et tous lui ont sans doute traversé l’esprit quelques minutes avant le début de l'épreuve de vérité. De la sortie ratée synonyme de défaite contre les Pays-Bas lors d’Afrique du Sud 2010 au penalty arrêté contre l’Uruguay, dans ce même Mineirão, en demi-finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013, en passant par la confiance témoignée par Felipão alors qu’il était sans club, le magnifique arrêt sorti en seconde période pour éviter un but chilien, et, enfin, le séjour chez sa tante à Duque de Caxias, 20 ans plus tôt.

"C’est là que j’avais suivi la finale de la Coupe du Monde", indique-t-il en référence au match remporté depuis le point de penalty face à l’Italie à États-Unis 1994. "Tout un film s’est soudainement déroulé dans ma tête et j’ai repensé à Taffarel, qui était mon idole. Et puis mes coéquipiers sont venus me soutenir et me motiver. Ça m’a ému et je n’ai pas réussi à me contenir", a raconté le dernier rempart pour expliquer ses pleurs.

Ne pas le voir pour le croire
Mais que peut-on dire à un gardien expérimenté quelques minutes avant un exercice aussi tendu ? Peu importe. Il n’est pas forcément nécessaire de voir certaines choses pour savoir qu’elles sont vraies, mais il en est de même avec l’ouïe. Júlio n’au eu besoin d’entendre rien de particulier. Car tout était sous-entendu. "Il n’était pas nécessaire de lui parler, parce qu’il sait qu’on a confiance en lui", explique Dani Alves à FIFA.com. "Nous savions tous que l’heure de Júlio allait venir. Donc l’important, ça n’était pas ce que chacun pouvait lui dire. Pour dire la vérité, je ne me souviens pas de ce que je lui ai dit et je pense que c’est pareil pour les autres. Les mots importent peu."

Même son de cloche chez Victor, l’un des remplaçants de Julio César, au micro de FIFA.com : "Dans ces moments-là, on ne sort pas de grands discours. Il faut surtout transmettre de l’énergie", explique le gardien qui aura vécu trois séances de tirs au but consécutives dans le parcours victorieux de l’Atlético Mineiro à la Copa Libertadores 2013, dont la dernière dans les cages où Júlio a neutralisé les tentatives de Mauricio Pinilla et d’Alexis Sánchez.

Tout était dit d’avance. Sur le trajet le menant du milieu du terrain à sa surface, Júlio César en a profité pour sécher ses larmes, se calmer et se mettre en mode tirs au but. "Je me suis concentré sur l’objectif", explique-t-il à la FIFA. Ceci signifie qu’il faut laisser de côté ce que l’on ressent et redonner toute son importance à ce que l’on voit et entend. "On avait beaucoup étudié les tireurs chiliens et on savait notamment que Pinilla aimait frapper au centre", indique Victor. "C’est là qu’on reconnaît un grand gardien. Dans un moment aussi tendu, il a eu la sérénité nécessaire pour faire ce qui était le plus normal. Il n’a pas bougé et a attendu la frappe."

De son côté, Thiago Silva ne savait rien du résultat. Comme à son habitude, le capitaine a préféré ne pas regarder. "Je ne sais pas qui a marqué, ni qui a raté. Je n’ai pas eu le courage de regarder", a-t-il raconté à la FIFA. Heureusement pour le défenseur, les tirs aux buts ont souri à ses compatriotes. À ce stade, tout le monde a bien compris que pour faire confiance à Júlio César, cela ne sert à rien de le voir à l’œuvre. C'est ce que Felipao savait déjà…

Fifa.com (29/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 21:56

Chili : Des montants démontants



Rarement la différence entre la victoire et la défaite aura-t-elle été aussi mince en Coupe du Monde de la FIFA™. À Belo Horizonte, tout s’est joué à quelques centimètres. Quelques centimètres suffisants pour que Mauricio Pinilla trouve la transversale au lieu d’offrir la victoire aux siens et pour que Gonzalo Jara voie son tir au but repoussé par le poteau.

"On aurait pu faire un Mineirazo", regrette le sélectionneur du Chili, Jorge Sampaoli, en faisant référence au célèbre Maracanazo, qui avait vu l’Uruguay priver le Brésil de sacre chez lui en 1950."Nous aurions marqué l’histoire à jamais." Après la séance de tirs au but, les Chiliens sont revenus avec fierté sur une performance qualifiée - à juste titre - de "magnifique" par leur entraîneur, sans cacher l’amertume que suscite chez eux le résultat final. "Dans de telles situations, les victoires morales ne comptent pas", constate le technicien argentin.

Compte tenu de l’enjeu, les joueurs andins ne peuvent s’empêcher de se repasser le film du match. Infatigable milieu de terrain qui incarne parfaitement l’état d’esprit et le style de la formation chilienne, Marcelo Diaz verra longtemps la frappe de Pinilla et les rêves chiliens s’écraser sur la transversale de Julio Cesar. "On était si près", confie-t-il à la FIFA. "Mais quand celle-là n’est pas allée au fond, j’ai commencé à me dire qu’on n’avait peut-être pas la chance avec nous aujourd’hui. Il était peut-être écrit qu’on ne gagnerait pas ce match. Mais on s’est beaucoup investis pour cette compétition et on rentre chez nous pleins de fierté, la tête haute."

Avant ce huitième de finale, Sampaoli avait lancé un défi à ses joueurs : "Si nous ne faisons pas preuve de courage contre une équipe qui aura non seulement un stade mais également un pays tout entier derrière elle, alors il n’y aura pas photo. Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir peur". Sur cet aspect-là, le contrat a été rempli. À Belo Horizonte, la Roja ne s’est pas échappée, loin de là. À chaud, la douleur prend naturellement le dessus sur la fierté, mais avec le temps, les Chiliens réaliseront qu’ils ont conquis des millions de nouveaux admirateurs.

L'hommage d'Alves
Au sein de leur fan club élargi, ils peuvent être sûrs de compter leurs bourreaux du jour, parmi lesquels Dani Alves. "Le Chili a été l’une des grandes équipes de cette Coupe du Monde, ça ne fait aucun doute", assure le défenseur du FC Barcelone à FIFA.com. "Aujourd’hui, la chance était de notre côté, mais ils méritent toutes les louanges. Je suis impressionné par la pression qu’ils mettent sur la défense adverse. On savait que ce match allait être l’un des tests les plus difficiles pour nous. On vient de passer un obstacle gigantesque."

Les paroles de l’arrière latéral auriverde sont bien senties, mais elles ne sont sûrement pas de nature à consoler les Chiliens, pas tout de suite en tout cas. Difficile en effet de se remettre d’une défaite concédée dans des conditions aussi cruelles. Malgré tout, Diaz reconnaît que lui et ses coéquipiers peuvent au moins rentrer au pays avec l’esprit tranquille sur un point : "On a tout donné", reconnaît celui qui avait maintenu son équipe à flots dans la séance de tirs au but avant l’échec fatal de Jara. "On n’a jamais rien lâché et on a regardé le Brésil dans les yeux. On savait que ça allait être dur car on affrontait l’une des plus grandes nations de football du monde. Mais on a fait jeu égal et on a fait un super match. On peut tous être fiers de notre performance. C’est l’issue de cette rencontre qui est difficile à digérer pour l’instant. On a beau dire ce qu’on veut, c’est toujours très douloureux de perdre de cette façon."

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:34

Brésil : La presse se rend à César, pas à sa légion



La presse brésilienne ne rendait hommage dimanche qu'au gardien de la Seleçao Julio Cesar, sauveur du Brésil face au Chili, tout en critiquant le jeu brésilien et ses carences en milieu de terrain.

"Ave, Cesar!": le titre barre la Une du quotidien sportif Lance, en hommage au gardien brésilien dont les deux arrêts lors des tirs a but face au Chili (1-1 a.p.; 3 t.a.b à 2) samedi ont évité de justesse au Brésil une calamiteuse élimination en 8e de finale.

Pour le quotidien O'Globo, les "sauveurs de la patrie" ont été Julio Cesar et la barre transversale qui a repoussé miraculeusement deux tirs chiliens, l'un pendant le match et l'autre pendant les tirs au but.

Mais dans l'ensemble, la tonalité n'est pas tendre. Tous s'accordent à dire que le Brésil a "mal joué". Sont pointées des carences individuelles: erreur de Hulk sur l'action menant à l'égalisation chilienne, méforme de Dani Alves, perdition d'Oscar sur le terrain, disparition progressive de Neymar.

C'est surtout la faiblesse chronique du milieu de terrain et le style Scolari qui concentrent les critiques et inquiètent.

O'Globo parle d'un Brésil "sans organisation, sans jeu et totalement dépendant de Neymar".

"Il n'est pas possible de jouer bien, ni de jouer tout court sans milieu de terrain, et c'est pourtant ce que fait la Seleçao depuis le début", écrit l'éditorialiste du journal Fernando Calazans. "On ne peut pas rester avec Hulk à une aile, Oscar à l'autre, et derrière un milieu de terrain vide à la création, avec seulement pour récupérateurs Luiz Gustavo et Fernandinho", poursuit-il.

Et d'ajouter: "La conséquence, ce sont de longs ballons balancés devant. C'est peu pour la Sélection brésilienne, et peu pour gagner la Coupe".

"Quelle est cette équipe, Felipao?", questionne un commentateur de la chaine ESPN dans un blog: "Où est le milieu de terrain brésilien? Il n'existe pas. Cette équipe insiste dans les connexions directes défense-attaque, comme s'il s'agissait d'un vol sans escale".

"Le fait est que le Brésil n'a pas de bons joueurs de milieu de terrain. Point final", tranche un commentateur de la Folha de Sao Paulo. "Le football pratiqué par le Brésil peut suffire pour le moment à éliminer les Sud-Américains, même s'il faut en passer par les penalties. Mais il semble bien faible pour affronter l'Allemagne ou la France, probables rivaux en demi-finale".

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Brésil - Chili

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:37

Chili : La presse rend hommage à la Roja



La presse chilienne rend hommage dimanche à la "Roja", l'équipe nationale, éliminée seulement aux tirs au but par le Brésil la veille en huitième de finale du Mondial.

"Le Chili perd aux penalties dans un match où la tension a atteint son plus haut niveau dans l'histoire du football national", écrit El Mercurio.

"La Roja a frôlé l'épopée, a mis le Brésil à genou, mais a quand même terminé en larmes", poursuit le journal, qui salue le Mondial "sans complexe" des Chiliens.

"Tout ça pour un penalty: le Brésil a gagné, mais le Chili n'a pas perdu", estime La Tercera, pleine d'admiration pour le match de Gary Medel, le "coeur du Chili", héroïque en défense malgré une blessure qui l'a finalement contraint à céder sa place.

"Le Pitbull (surnom de Medel) a joué contre le Brésil avec une déchirure de huit millimètres à la cuisse gauche. Il a tenu jusqu'à la 107e minute et son exemple restera pour toujours", écrit le quotidien Ultimas Noticias.

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