CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

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CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Mer 25 Juin - 17:05

Arena Pernambuco Recife (BRA)
29 juin 2014 - 17:00 Heure Locale (21:00 DZ)

Huitièmes de finale

COSTA RICA - GRECE

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Ven 27 Juin - 16:30

Grèce : L'art de faire le maximum avec le minimum



Mal-aimée, mal lunée, laborieuse et défensive, la Grèce n'est pas la sélection la plus glamour de ce Mondial brésilien riche en buts et en équipes tournées vers l'avant. Mais elle est toujours là, bien décidée à en enquiquiner d'autres, à commencer par le Costa Rica dimanche en 8e de finale.

Il y a des équipes qui sont éliminées avec six points, et puis il y a la Grèce, qui passe avec quatre points, une différence de buts négative, un seul but inscrit dans le jeu et un autre arraché sur penalty à la dernière seconde face à la Côte d'Ivoire.

Les Grecs sont des récidivistes puisque déjà en 2012 ils s'étaient hissés en quart de finale de l'Euro avec quatre points, dont les trois d'une victoire 1-0 face à la Russie lors du dernier match de poule.

Ne serait-ce que pour arriver au Brésil, la Grèce a dû batailler, car c'est toujours ainsi qu'elle obtient des résultats.

Deuxième de son groupe de qualification derrière la Bosnie, elle avait réussi à obtenir l'excellent bilan de 25 points (8 victoires, un nul, une défaite) en inscrivant seulement 12 buts, avant de dominer la Roumanie en barrage.

En 2004 déjà, l'équipe grecque alors dirigée par Otto Rehhagel avait surpris (et un peu ennuyé) l'Europe du foot en décrochant l'Euro organisé au Portugal, à grands coups de centres vers le grand Charisteas et de victoires 1-0 pour un monument de minimalisme.

Karagounis et Katsouranis, survivants de cette épopée défensive, sont toujours là, 10 ans plus tard, garants de la solidité et de la bravoure grecques.

A la tête de ces troupes qui ont le grand mérite de croire en leurs chances et de tirer le maximum d'un potentiel objectivement moyen, le sélectionneur portugais Fernando Santos, apparemment toujours de mauvaise humeur, n'a souri que quand on lui a parlé du jeu défensif de son équipe.

Vol retour pour Maniatis
"Je ne peux que rire, c'est une plaisanterie", a-t-il dit après la qualification de son équipe face à la Côte d'Ivoire."Au football, on attaque et on défend. On sait bien défendre mais aujourd'hui on a attaqué constamment, on a été bon en contre-attaque, on a eu des occasions", a-t-il affirmé.

Baladée par la Colombie (défaite 3-0), solide et combative contre le Japon (0-0), puis opportuniste et tactiquement supérieure contre les Elephants, la Grèce semble en tous cas monter en puissance.

Et elle a montré qu'elle avait du caractère alors que rien pour elle n'a été simple, entre l'expulsion de Katsouranis contre le Japon et les blessures de Kone et du gardien Karnezis avant même la 25e minute face aux Ivoiriens.

Les Grecs ont même semble-t-il retrouvé toute leur cohésion après la dispute et les insultes entre Maniatis et Tzavellas, sur fond d'antagonisme entre leurs deux clubs, l'Olympiakos et le PAOK.

La scène, apparemment provoquée par la qualité jugée insuffisante des centres de Tzavellas, avait eu lieu avant le match contre le Japon. Selon The Guardian, Maniatis était même tellement furieux qu'il avait réservé un vol retour vers Athènes.

Il a changé d'avis et il a bien fait. La Grèce est toujours là, prête à faire la guerre à quiconque sera sur sa route.

Fifa.com (27/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 9:19

Costa Rica : Pas d'armée mais des guerriers sur le terrain



Pas d'armée, mais des guerriers sur le terrain! Le Costa Rica, petit pays d'Amérique centrale qui s'enorgueillit d'être dépourvu de force militaire, a écrit une nouvelle page d'histoire en sortant vainqueur contre toute attente du "groupe de la mort" au Mondial.

"Que vivent à jamais le travail et la paix !" La devise du Costa Rica, surnommé "la Suisse de l'Amérique centrale" en raison de sa stabilité politique, de sa relative prospérité et de ses paysages verdoyants, colle autant au pays qu'à sa sélection, qualifiée pour les huitièmes de finale à force d'abnégation.

Ce pays de quelque 4,6 millions d'habitants est le premier à avoir supprimé son armée en 1948 par voie constitutionnelle, avant de déclarer sa "neutralité perpétuelle" en 1983.

"La singularité de ce pays est de ne pas avoir d'armée depuis de nombreuses années, une stabilité politique et démocratique, un haut niveau de développement social et de revenu moyen, à quoi s'ajoute une riche biodiversité", a déclaré à l'AFP le politologue Jorge Vargas Cullel, directeur adjoint du programme universitaire "Estado de la Nación".

Cette bande de terre de 51.100 km² bordée par le Pacifique (ouest) et la mer des Caraïbes (est), coincée entre le Nicaragua (nord) et le Panama (sud), s'est transformée dans les années 1970 et 1980 en un refuge politique pour les voisins d'Amérique latine.

Heureusement, les étrangers affluent désormais pour d'autres raisons: plus d'un million de touristes viennent désormais chaque année au Costa Rica pour découvrir ses plages, ses forêts et ses volcans.

Sport roi
Mais s'il y a bien un domaine dans lequel le Costa Rica ne s'était jamais fait remarquer, ou presque, c'est le football, qui y est pourtant le sport roi.

A part un huitième de finale au Mondial-1990 et deux quarts de finale en Copa America, les "Ticos" ne se sont distingués que sur leur continent, avec une finale de Gold Cup en 2002 et sept titres en Copa Centroamericana, le championnat des nations d'Amérique centrale dans lequel figure son plus grand rival, le Honduras.

Les Costariciens ont donc été surpris de voir leurs joueurs finir en tête du "groupe de la mort" face à trois ex-champions du monde, l'Uruguay, l'Italie et l'Angleterre, avec une victoire contre les deux premiers.

"En huitièmes, je pensais que je soutiendrais l'Espagne ou l'Italie et que le Costa Rica serait éliminé, mais c'est précisément le contraire qui s'est produit", a reconnu Olman Domaines, un chauffeur de taxi de San José dingue de foot.

Les Costariciens, à défaut de voir leur équipe briller, reportent souvent leur amour sur des sélections ou clubs étrangers: Argentine ou Brésil, FC Barcelone ou Real Madrid.

Cette fois, l'enthousiasme est tel pour la "Sele", modeste 28e nation au classement Fifa, que même les bancs de l'Assemblée nationale sont touchés.

Le député Rafael Ortiz, un ex-dirigeant de foot, a proposé de faire du sélectionneur colombien du Costa Rica, Jorge Luis Pinto, un citoyen d'honneur en guise de reconnaissance pour avoir "écrit la page la plus glorieuse du sport national".

Paulina Ramirez, elle aussi député, a proposé de créer une "Journée nationale du football" le 20 juin, jour où le Costa Rica a acquis sa qualification pour les deux huitièmes de finale de son histoire en Coupe du monde.

Pour l'analyste politique Jaime Ordoñez, la bonne santé de la sélection est le reflet d'une préparation qui combine la discipline et la passion.

"Pinto et ses joueurs ont réussi à faire un mélange heureux de ces deux facteurs. D'abord, le travail et une discipline tactique enviable. Et aussi le second ingrédient: la passion et la faim de victoires", a-t-il écrit dans le journal local Extra.

Suffisant pour obtenir une qualification inédite en quart de finale du Mondial? Réponse dimanche face à la Grèce à Recife.

Fifa.com (27/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 15:06

Grèce : Karagounis et Katsouranis, 11 ans d'Odyssée



Derniers rescapés de l'invraisemblable épopée européenne de 2004, Karagounis et Katsouranis sont depuis plus de 10 ans de tous les combats de la sélection grecque, qui affronte dimanche le Costa Rica pour son premier 8e de finale d'un Mondial, mais leur statut s'est émoussé.

Giorgios Karagounis et Kostas Katsouranis, ce sont 72 ans à eux deux, 138 et 113 sélections et surtout 11 ans de vie commune au milieu de terrain de la sélection, marqués par un immense sommet, l'Euro-2004.

Karagounis jouait alors depuis cinq ans déjà avec la sélection grecque et avait inscrit le tout premier but du tournoi, face au Portugal. Katsouranis, lui, n'avait débuté qu'en 2003 avec son équipe nationale, mais cet Euro lui avait permis de s'y faire une vraie place de titulaire.

Les deux hommes s'apprêtent désormais à vivre un deuxième sommet, à peine moins impressionnant, avec ce 8e de finale arraché sur penalty à la dernière seconde face à la Côte d'Ivoire.

Avec leur immense expérience, les deux hommes se partagent le rôle de capitaine au Brésil, même si le brassard revient normalement à Katsouranis. Car à 37 ans, Karagounis a débuté le tournoi dans la peau d'un remplaçant.

Mais le joueur du PAOK Salonique (35 ans) a été expulsé face au Japon et c'est bien sûr Karagounis qui a récupéré le capitanat, les dynamiques s'inversant à ce moment-là pour les deux joueurs.

Page Facebook contre Katsouranis
Car si Karagounis reste la grande star du football grec, plus que les attaquants Samaras ou Mitroglou, Katsouranis voit lui sa cote de sympathie plonger dangereusement dans son propre pays.

Une page facebook "Pas de Katsouranis contre le Costa-Rica" a ainsi été lancée et a déjà recueilli plus de 100.000 approbations.

Le public grec semble reprocher en vrac au milieu défensif son carton rouge, sa lenteur, un premier match totalement raté face à la Colombie (défaite 3-0), mais aussi sa dispute au mois d'avril avec Maniatis, coéquipier en sélection mais adversaire en club.

Son sélectionneur Fernando Santos l'a toutefois défendu après le match contre les Ivoiriens. "Notre capitaine est Katsouranis, et tout le monde le sait", a-t-il dit.

Entré en jeu lors des deux premiers matchs puis titulaire face à la Côte d'Ivoire, Karagounis a tout de même montré pourquoi il avait toujours un peu mieux fait que son cadet de deux ans.

Karagounis: Inter, Fulham, Benfica
Si les deux hommes font office de talismans de la sélection avec leur présence à un cinquième tournoi international consécutif (Euros 2004, 2008 et 2012, Mondiaux 2010 et 2014), Karagounis a une carrière en club plus solide que Katsouranis.

Le premier a joué à l'Inter Milan et à Fulham, où son contrat vient de se finir, alors que le deuxième n'a quitté la Grèce que pour jouer à Benfica de 2006 à 2009. Il y a d'ailleurs côtoyé et Karagounis et Fernando Santos.

Milieu batailleur, trapu et empoisonnant pour l'adversaire, Karagounis a plus de qualités techniques que son coéquipier. Meilleur dribbleur, il est aussi un bon passeur et un très habile tireur de coups de pied arrêtés.

Mais ils partagent une chose: la conviction que la Grèce peut faire de grandes choses. Car elle l'a déjà fait et qu'ils étaient là.

Interrogé sur le site de la Fifa sur son sentiment face aux critiques récurrentes sur le jeu plutôt défensif de la Grèce, Karagounis a ainsi répondu: "C'est parfois bien car qu'ils vous respectent ou pas, la vérité est sur le terrain. Ces 10 dernières années, c'est là que nous avons répondu aux critiques. Je pense que ceux qui ne nous respectent pas le paieront. Il vaut mieux ne pas nous croiser."

Fifa.com (28/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 15:14

Costa Rica : Bolanos, pionnier récompensé



Christian Bolanos ne s'arrête jamais. Le milieu de terrain du Costa Rica file comme l'éclair le long de la ligne de touche, de la première à la dernière minute. À 30 ans, il est aujourd'hui le doyen de l'équipe mais, manifestement, le poids des ans n'a aucune prise sur lui.

Les Ticos ont construit leur succès sur un astucieux mélange d'enthousiasme et d'intensité, un savant équilibre entre jeunes ambitieux et vieux briscards. Bolanos est le seul membre du groupe à avoir participé à l'édition 2006 de l'épreuve. Pour sa dernière apparition en Coupe du Monde de la FIFA, le Costa Rica avait enregistré trois défaites avant de faire ses valises. "Nous sommes plus motivés aujourd'hui. À l'époque, nous avions peu d'expatriés. Maintenant, tout le monde veut tenter sa chance à l'étranger et les jeunes en devenir se tournent naturellement vers ceux d'entre nous qui ont déjà fait le grand saut", confie-t-il au micro de FIFA.com Effectivement, les internationaux les moins expérimentés semblent vouer un véritable culte au joueur du FC Copenhague, considéré comme un pionnier dans son pays.

Les entraînements du Costa Rica se situent quelque part à mi-chemin entre le football de rue, une fête de quartier et l'anarchie la plus totale. Parfois, le gardien Keylor Navas se retrouve dans l'entrejeu et le meneur de jeu Bryan Ruiz enfile les gants. Le sélectionneur adjoint Paulo Wanchope, toujours aussi longiligne qu'à l'époque où il portait les couleurs de Manchester City, se mêle régulièrement aux exercices. Les tacles volent, chaque erreur est sanctionnée par un concert de cris et de huées. Chaque but est fêté avec enthousiasme, surtout si le jeune prodige Joel Campbell, 22 ans, se trouve à la conclusion.

Un meneur tranquille
Le calme olympien de Bolanos tranche au milieu de toute cette agitation. "Nous sommes toujours concentrés sur le terrain", explique l'homme au bandeau noir, auteur de deux passes décisives contre l'Uruguay. "C'est la clé. On ne peut pas se relâcher, même une minute. J'essaye de bien faire mon travail, comme tout le monde."

Meneur généreux, il traite ses jeunes coéquipiers avec gentillesse. Sur le terrain, il compte parmi les joueurs les plus explosifs et les plus adroits de cette Coupe du Monde brésilienne. Bolanos possède en outre un excellent toucher de balle, ce qui lui permet d'être aussi rapide balle au pied qu'en sprint. "Je ne vais pas dire que nous sommes surpris par ce qui nous arrive", poursuit l'intéressé. Pourtant, personne ne s'attendait vraiment à voir le Costa Rica terminer en tête d'un groupe où figuraient l'Angleterre, l'Italie et l'Uruguay. "On tente de créer une dynamique et on fait tout pour la préserver. Ceux qui s'étonnent de nous retrouver à ce niveau ne connaissent pas le Costa Rica."

Bolanos est né à San José, la capitale et la plus grande ville du pays. Le Costa Rica a beau être considéré comme un pays privilégié en Amérique centrale, Bolanos a grandi dans un quartier où les étrangers ne s'aventurent jamais. C'est là, dans les ruelles de Hatillo, qu'il est tombé amoureux du football et qu'il a commencé le long voyage qui allait le mener jusqu'au plus haut niveau.

Le précurseur
Il a ainsi débuté sa carrière professionnelle au Deportivo Saprissa, à 17 ans. En 2005, il a honoré sa première sélection en équipe nationale alors que le Monstruo Morado disputait pour la première fois la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA en tant que champion de la CONCACAF. Bolanos a été élu troisième meilleur joueur du tournoi. Dans la foulée, les premières offres en provenance de clubs européens ont commencé à arriver.  

À l'époque, les Costaricains n'étaient pas nombreux sur le Vieux Continent. Dans un premier temps, l'expérience n'a pas été un franc succès. Bolanos a eu du mal à imposer sa finesse et sa technique dans un championnat danois réputé pour son jeu physique. Afin de trouver ses marques, il s'est donc exilé en Norvège, à l'IK Start. Devenu une véritable idole dans son nouveau club, il est reparti à l'assaut du Danemark, cette fois sous les couleurs du FC Copenhague. Il a depuis remporté le dernier championnat avec le club de la capitale, au sein duquel il fait figure de titulaire indiscutable.

Le rôle de précurseur est souvent ingrat. Si Bolanos avait dix ans de moins, sa carrière aurait peut-être été différente. Les obstacles seraient certainement moins nombreux. Sans doute jouerait-il dans un championnat plus huppé que la Superliga danoise. Mais ses efforts ont contribué à ouvrir de nouvelles portes. Ils ont également permis au football costaricain de progresser. Maintenant, il récolte les fruits de son travail dans la plus belle des compétitions. "C'est moi le plus vieux ici", glisse-t-il. "Mais je me sens jeune. C'est la magie du football."

Fifa.com (28/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 15:17

Grèce-Costa-Rica, le bal des débutants



Aussi inattendus l'un que l'autre à ce niveau de compétition, le Costa Rica et la Grèce vont se livrer dimanche à Recife (17h00 locales) un duel de survivants qui enverra l'une des deux équipes vers son premier quart de finale en Mondial.

Il y a encore trois semaines, la Grèce était à peine un outsider du groupe C. Le Costa Rica était lui tout simplement un condamné.

Tombés dans la poule D, ce groupe "de la mort" aux sept Coupes du Monde (quatre pour l'Italie, deux pour l'Uruguay, une pour l'Angleterre), les "Ticos" semblaient destinés à la quatrième place.

Résultat, alors que les Anglais et les Italiens sont à la maison depuis près d'une semaine, eux ont survécu et joueront le deuxième huitième finale de l'histoire de la "Sele", modeste 28ème au classement Fifa, après celui de 1990.

Sortis premiers de leur poule en ayant battu l'Uruguay et l'Italie, les Costariciens, ont étalé au premier tour leurs qualités défensives avec un seul but encaissé, sur penalty face à l'Uruguay. Mais ils ont aussi quelques formidables joueurs de ballon, comme le capitaine Bryan Ruiz ou Joel Campbell, prêté par Arsenal à... l'Olympiakos.

La présence du Costa Rica en 8e de finale est tout de même une énorme surprise, la sélection ne s'étant jamais vraiment distinguée en dehors de la zone Concacaf (une finale de Gold Cup en 2002).

Dans le pays, l'enthousiasme est donc immense et des députés ont déjà suggéré de faire du sélectionneur colombien Jorge Luis Pinto un citoyen d'honneur ou de décréter le 20 juin, date de la qualification pour les 8e de finale, "Journée nationale du football". Mais cette euphorie a aussi poussé le sélectionneur à essayer de lutter contre l'idée que cette équipe partie de rien du tout puisse se retrouver en moins de trois semaines favorite pour une place en quarts de finale du Mondial.

Les Grecs ont la recette
"Maintenant, tout le monde connaît le Costa Rica, on sait ce dont nous sommes capables. Je ne sais pas si nous voulons être favoris. Nous ne nous sentons pas comme des favoris mais nous donnerons tout", a-t-il dit.

"Nos résultats nous ont donné confiance et stabilité. Ils ont démontré ce que nous valons. Nous sommes bien préparés physiquement et nous donnerons tout avec le même respect que contre les trois champions du monde", a ajouté Pinto.

Face à eux, les "Ticos" vont retrouver cette équipe de Grèce revenue de toutes les critiques et rescapée de la dernière seconde, avec un penalty arraché dans le temps additionnel contre la Côte d'Ivoire. Les Grecs comptent peu de footballeurs de classe mondiale, mais ils ont peu d'équivalent dans la rage, la confiance en ses moyens, même s'ils ne sont pas immenses, et l'art de pourrir la vie des adversaires.

Interrogé sur le site de la fédération costaricienne, Luis Marin, l'adjoint de Pinto, ne s'y est pas trompé. "Il est très important que nous marquions rapidement, car la Grèce est connue pour se regrouper en défense dès qu'elle marque", a-t-il dit.

L'avantage, c'est que la Grèce ne marque pas souvent: deux buts seulement, dont un seul dans le jeu, pour se hisser en huitième de finale.

Mais Karagounis et les siens savent parfaitement comment faire le plus avec le moins. Regroupés, accrocheurs, pas si maladroits en contre et opportunistes en attaque: c'est exactement ainsi qu'ils avaient été champions d'Europe en 2004.

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 17:20

Costa Rica, Pinto : "Faire quelque chose d'encore plus grand"



Le sélectionneur colombien du Costa Rica Jorge Luis Pinto a espéré samedi que son équipe fasse "quelque chose d'encore plus grand pour le pays", lors du 8e de finale de la Coupe du Monde, dimanche à Recife face à la Grèce.

Que savez-vous de la Grèce et comment pouvez-vous gêner cette équipe ?
La Grèce est une équipe très dure à jouer. Ils sont sortis d'un groupe difficile et ils méritent le respect. Ils ont eu de bons résultats en Europe, ils ont même gagné un Euro (NDLR: en 2004). C'est une équipe solide et structurée, agressive, avec de très bons techniciens. Nous, nous n'allons rien changer. On doit gêner leur bloc défensif, contrôler les contre-attaques car ils sont très bons là-dessus, il faut vraiment s'en méfier. Contrôler les espaces sera décisif. J'ai vu beaucoup de leurs matches, pas seulement les 90 minutes contre la Côte d'Ivoire. On a vu tous les matches, on a regardé tous les joueurs. On a vraiment regardé ça attentivement.

Que redoutez-vous chez les Grecs ?
Ils défendent bien et leur jeu est basé sur la contre-attaque. Ils sont très expérimentés, certains ont joué ailleurs qu'en Grèce. Ils n'ont peut-être pas été très bons contre la Colombie, mais ils se sont bien débrouillés à 10 contre le Japon et ils ont battu la Côte d'Ivoire qui est une bonne équipe. En ce qui concerne les joueurs, Maniatis est important. Et celui au milieu aussi, qui a le N.10. Karagounis, c'est ça. C'est un joueur brillant. Ils ont aussi deux bons attaquants, Lazaros et Samaras. Lui est très talentueux, à l'aise techniquement et il est particulièrement dangereux en contre-attaque. Il est créatif et il se déplace bien. Lazaros est jeune et c'est un bon joueur. On pense qu'il va jouer. Sokratis, Tosoridis, on les connaît aussi.

Quel est l'état d'esprit de votre équipe ?
On va continuer à faire ce qu'on a fait jusque-là. On a bien défendu et on va continuer. C'est ce qu'on sait faire. Mais on ne va pas juste défendre. On est motivé, on veut le faire. On a montré au pays ce qu'on peut faire. On se sent très fort, on sent qu'on peut gagner et faire quelque chose d'encore plus grand pour le pays. Il faut voir grand. Etre réaliste mais voir grand.

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 21:41

Grèce, Fernando Santos : "Pas une occasion en or"



Le sélectionneur portugais de la Grèce Fernando Santos a estimé samedi que le 8e de finale de dimanche face au Costa-Rica n'était "pas une occasion en or" pour son équipe, réservant ce qualificatif à une éventuelle finale.

A quel genre de match vous attendez-vous ?
Je m'attends à un match très dur. Les Costariciens ont montré qu'ils étaient forts. C'est une équipe au vrai sens du terme, très bien organisée. De notre côté, nous sommes prêts. On veut avancer et pour cela on doit être meilleurs qu'eux. Je pense qu'on peut y arriver.

Il n'y a déjà plus beaucoup d'équipes européennes en course. Ressentez-vous une responsabilité particulière ?
Non. On n'a rien à voir avec les autres équipes qui sont éliminées. On est responsable de nous-mêmes. On veut faire plus et ce qui nous intéresse c'est d'obtenir plus de respect et de reconnaissance pour le foot grec. C'est ce qu'on essaie de faire à chaque match.

Le Costa-Rica est arrivée au Brésil comme une équipe inconnue. Avez-vous pu vous renseigner sur cette équipe ?
Ils ne sont pas vraiment inconnus. Je les connaissais bien. Ils ont été discrédités par de nombreux observateurs qui ne parlaient que de trois champions du monde, se battant pour deux places dans le groupe D. Ca me rappelle ce qui est arrivé à la Grèce en 2004. C'est une raison de plus pour savoir qu'on doit se méfier d'eux. Ils sont là parce qu'ils forment une grande équipe.

Votre contrat se termine lundi. Qu'allez-vous faire si la Grèce est qualifiée ?
Ça arrive. Les contrats en foot sont comme ça, ils se terminent le 30 juin. Je ne suis sans doute pas le seul. Il y a une clause qui dit que si l'équipe est qualifiée, on continue. C'est comme ça.

Les deux équipes sont plutôt défensives et fortes en contre. A quel match faut-il s'attendre ?
Ce sont deux équipes qui sont assez proches, même s'ils jouent avec cinq défenseurs et pas nous. On ne peut pas juste attendre de bonnes contre-attaques. On attaquera, mais en faisant attention à leurs propres contre-attaques.

Avez-vous le sentiment que c'est une occasion en or pour la Grèce ?
Ce n'est pas encore la finale, donc ce n'est pas une occasion en or. Une occasion en or, c'est jouer la finale. Là, c'est une bonne occasion, pour deux équipes qui n'ont pas une grande histoire dans cette compétition.

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Lun 30 Juin - 12:53

Costa Rica 1 - Grèce 1 (tab 5-3)
Les Ticos prolongent le plaisir




Un but concédé en phase de groupes côté centraméricain, deux marqués dans le camp européen. Le tableau d’affichage ne doit pas s’attendre à s’animer pour les Hellènes. Pas plus que pour les Ticos, au vu de leur début de match : imprécision au milieu, maladresse aux contrôles et appels peu inspirés devant, les spectateurs de Recife ne sont pas gâtés. Ils doivent se contenter de l’engagement offert par les 22 acteurs et de la tension qui s’en dégage.

Soucieuses de ne pas perdre, les deux formations ne prennent aucun risque. Dimitrios Salpingidis (37’) et Georgios Samaras (47’) sont les seuls à offrir de l’adrénaline à Keylor Navas. De son côté, Orestis Karnezis doit attendre le deuxième acte pour voir le brazuca prendre la direction de sa boutique. Mais il avait peut-être oublié l’habitude prise par les Costaricains de viser peu mais juste. Bryan Ruiz enfile le costume de bourreau d’une frappe placée en première intention (1:0, 52’).

La Grèce est au pied du mur mais elle attend les derniers instants pour enfin transpercer celui desTicos. Sokratis Papastathopoulos trouve le trou et le sang-froid pour prolonger la bataille rangée (1:1, 90’+1). Mais personne ne semble vouloir écrire la fin de l’histoire en prolongation, pas même Konstantinos Mitroglou nez-à-nez avec Navas (119’).

Le dernier mot de la loterie revient à Michael Umana. Le Costa Rica décroche au bout de l'effort son premier quart de finale en Coupe du Monde. Le rendez-vous est fixé le samedi 5 juillet à Salvador contre les Pays-Bas.

Homme du Match : Keylor Navas (CRC)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Lun 30 Juin - 13:03

Costa Rica : -Navas, les bras de l'exploit



Celso Borges s'est saisi du brazuca le premier, l’a placé sur le point de penalty et a transformé la première tentative de la soirée. Dans la foulée, Konstantinos Mitroglou a lui aussi entamé victorieusement la série de la Grèce. Une fois le Costa Rica arrivé à quatre tirs au but convertis, c’est Theofanis Gekas, une vieille connaissance du gardien Keylor Navas, qui s’en est allé tenter sa chance.

"On a joué ensemble à Levante", rappelle le portier à FIFA.com. "Je l’ai pas mal affronté dans cet exercice à l’entraînement et j’ai parié sur le fait qu’il ne changerait pas sa façon de tirer. J’ai eu la chance de pouvoir l’arrêter", résume le héros de la qualification costaricaine pour les quarts de finale.

La rencontre a alors basculé mais il fallait encore boucler l’affaire. C’est Michael Umaña qui hérité de cette responsabilité, dont il s’est acquitté d’une frappe puissante et bien placée. Au terme de ce cinq sur cinq, les vainqueurs se sont précipités sur le gardien pour fêter un exploit inédit dans l’histoire du pays : la possibilité de disputer un cinquième match dans une Coupe du Monde.

Bryan Ruiz avait commencé à dessiner le rêve. À la 52ème minute, l’artiste de l’entrejeu tico a ouvert le score d’une frappe dans le petit filet adverse qui a fait chavirer de bonheur une Arena Pernambuco acquise à la cause centraméricaine. Mais à une minute de la fin du temps réglementaire, la Grèce s’est offert un sursis par le biais de Sokratis Papastathopoulos. "C’était un moment difficile. On était sur le point de remporter le match et on n’a pas su gérer ce sentiment. Mais on n’a jamais baissé les bras alors même qu’on était en infériorité numérique. On a su garder notre calme et rester concentrés sur notre objectif", analyse l'homme aux gants encore chauds, élu Homme du Match Budweiser.

Donner du bonheur
La rencontre n’a pas manqué de piment, malgré les maladresses à l'approche ses surfaces de vérité. Peu après l'heure de jeu, l’exclusion d’Oscar Duarte a poussé les Grecs à se lancer à l’assaut d’un Costa Rica solide et discipliné. Au coup de sifflet final, Keylor Navas avait déjà effectué sept arrêts, qui avaient permis aux siens de continuer à y croire. "On s’est réunis au milieu du terrain et on a parlé : on avait beaucoup travaillé pour ce moment, on était convaincus de pouvoir gagner et tous mes coéquipiers y croyaient au fond d’eux. C’est pour ça qu’on a pu gagner. On joue avec notre cœur, pour notre pays. On a toujours voulu écrire l’histoire et ça s’est vu aujourd’hui", raconte celui qui fait figure de vétéran alors qu’il n’a que 27 ans.

Puis est venu le moment des retrouvailles avec Gekas, qu’il a côtoyé pendant trois mois à en Espagne au cours de la saison 2012/13. Sur le coup, le gardien a prouvé qu’il possède non seulement des réflexes exceptionnels, mais aussi une sacrée mémoire ! "C’est un immense bonheur d'avoir pu arrêter ce penalty. Je voudrais rendre hommage à mes coéquipiers, qui ont converti toutes les tentatives. Leur confiance et leur efficacité dans cet exercice m’ont bien aidé", assure Navas.

Le dernier rempart tico est conscient que son équipe n’aura pas la tâche facile pour son quart de finale face aux Pays-Bas, le samedi 5 juillet à Salvador. Cependant, depuis le début de la compétition, le Costa Rica a prouvé qu’il ne s’embarrassait pas du CV de ses adversaires. La Sele et son gardien n’ont qu’un objectif en tête : écrire un nouveau chapitre à leur histoire brésilienne. "Nous devons continuer de donner du bonheur. Les Pays-Bas sont une puissance mondiale. Mais on va les affronter avec la même envie et le même caractère. On va essayer de gagner", conclut le héros de la soirée.

Fifa.com (30/06/2014)

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Lun 30 Juin - 13:10

Grèce : Déçus mais contents d'avoir rêvé un peu



Ils ont cru jusqu'au bout à une qualification historique pour les quarts de finale du Mondial au Brésil qui leur aurait bien changé les idées: mais l'abattement a été bref et les Grecs ont choisi de garder "la tête haute" plutôt que de se lamenter sur leur rêve envolé.

"Nous ne perdons jamais l'espoir. Ni au football ni dans notre crise financière. La chance n'était pas de notre côté ce soir. Ce n'est pas grave, c'est un beau parcours pour notre équipe. Nous sommes fiers", résumait Panaghiotis, un professeur de 37 ans, vers 02H00 du matin (23H00 GMT), juste après la séance de tirs au but qui a envoyé le Costa Rica en quarts après un match nul 1-1 à l'issue de la prolongation.

Dans le centre commercial Athens Heart, sur la grande artère Piraeos, plusieurs centaines de personnes s'étaient réunies pour voir le match sur écran géant.

Comme dans toute la capitale, où le tir au but vainqueur du Costa Rica a été accueilli par un impressionnant silence de toutes les fenêtres ouvertes de la ville, la douleur s'est d'abord lue sur les visages. Mais Nikitas, travailleur indépendant de 35 ans, s'est vite repris, livrant son analyse : "Nous sommes tristes. Mais la Grèce a bien joué, elle s'est montrée forte".

Dans un autre quartier d'Athènes, Giorgos, 42 ans, sans emploi, allait plus loin : "Le drapeau grec a finalement été utilisé ces jours-ci, pas par les membres d'Aube dorée (le parti grec néo-fasciste) mais par des gens contents. Nous sommes fiers parce qu'on parle finalement de la Grèce à l'étranger pour de bonnes raisons. Bien sûr, la fête est finie et nos problèmes demeurent, mais nous avions besoin d'un break et nous l'avons eu!".

"Ils se sont battus comme des Grecs"
Un sentiment aussitôt résumé par les journaux sur leurs sites internet. Pour Naftemporiki, "Au revoir, mais la tête haute". Pour le site d'information continue in.gr, "c'est dommage, c'est injuste, mais l'équipe de Grèce a quitté la Coupe fièrement".

"Ils se sont battus comme des Grecs", saluait Proto Thema.

Et lundi la presse écrite déplorait "le rêve qui s'est envolé".

"Le voyage de rêve s'est arrêté aux tirs au but", titrait le quotidien Ta Nea, le plus gros tirage du pays.

Pour Ethnos, l'équipe nationale "a touché le rêve, elle quitte (la Coupe du Monde) haute la tête".

Et Eleftheros Typos: "C'était un rêve qui s'est envolé".

Les Grecs, vainqueurs-surprise il y a dix ans de l'Euro, ne réussiront pas à l'exploit cette année. Mais leur parcours inespéré semble avoir un peu remonté le moral du pays.

Un plus peut-être pour le gouvernement du Premier ministre Antonis Samaras, qui semble relâcher aussi en ce moment le corset de l'austérité imposée par les créanciers du pays pour sortir de six ans de récession.

M. Samaras, qui pourrait avoir dans les prochains mois à organiser des élections législatives anticipées, s'est empressé ce week-end, selon l'agence ANA, de promettre à l'équipe nationale de réaliser son voeu. Dans ce pays miné par les restrictions et le chômage, les joueurs lui avaient écrit qu'ils "ne voulaient pas d'argent" en cas de victoire, car ils jouaient "uniquement pour la Grèce et pour son peuple".

"Tout ce que nous vous demandons, écrivaient-ils, c'est de nous soutenir dans notre recherche d'un terrain et dans la construction d'un centre d'entrainement pour notre équipe nationale".

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Re: CM 2014 : 8ème de finale, Costa Rica - Grèce

Message par rachid_as le Lun 30 Juin - 16:31

Costa Rica : La recette des fantasTicos



Au début du Mondial, le Costa Rica n'était même pas cité comme un outsider possible pour sortir de son terrible groupe D. Trois semaines plus tard, voilà les "Ticos" en quart de finale, portés par un grand gardien, un entraîneur habité et quelques joueurs de talent.

L'Uruguay, l'Italie, l'Angleterre et la Grèce n'y ont pas résisté. A qui le tour ? Les Pays-Bas, qui savent maintenant à quoi s'attendre.

Navas et sa défense de fer
Il est le héros de San José, la capitale, qui a fêté comme il se doit le premier quart de finale de sa "Sele". Kaylor Navas, le gardien du Costa Rica, a été le principal artisan de l'incroyable parcours des siens.

En quatre matches, les Costariciens n'ont encaissé que deux buts, dont un penalty de l'Uruguayen Cavani. Navas a lui déjà été élu deux fois homme du match, dont dimanche contre la Grèce, où il a réussi quelques miracles avant de sortir le tir au but de Gekas.

Révélation de la saison espagnole avec Levante, ce portier de 27 ans, pas très grand (1,83m), est en train de s'affirmer au plus haut niveau lors de ce Mondial.

"J'ai travaillé humblement depuis toujours, où que je joue. Je suis très heureux qu'on reconnaisse mon travail. Ca me motive, ça me pousse à continuer, à ne jamais baisser la garde. C'est un moment incroyable. Je vis un rêve et je rends grâce à Dieu pour cela", a-t-il dit dimanche devant la presse.

"Je pense qu'il est l'un des meilleurs du monde", a de son côté estimé son sélectionneur Jorge Luis Pinto. Le coach de la Grèce, Fernando Santos, en a fait lui aussi "l'homme du match".

"Leur gardien a été le joueur le plus important. Il a fait trois ou quatre arrêts de très haut niveau. Sans lui, le résultat aurait été autre", a-t-il dit.

Quelques joueurs de talent
Si, face à la Grèce, les Ticos ont surtout très bien défendu, ils avaient été plus entreprenants en phase de poules, avec un jeu de passes abouti qui leur a permis de prendre le meilleur sur l'Uruguay (3-1) et l'Italie (1-0).

Ils peuvent pour cela compter sur plusieurs très bons joueurs de ballon, comme le milieu de terrain Bolanos, passeur décisif dimanche, ou l'attaquant Campbell.

Alors qu'il appartient à Arsenal, Campbell, révélation du Mondial U20 en 2011, a été prêté ces dernières saisons à Lorient, au Betis Séville et à l'Olympiakos. Face à la Grèce, il a beaucoup couru et n'a eu que peu de ballons à jouer, mais sur quelques prises de balle, il a montré toute sa fantaisie et il reste un imprévisible danger pour les défenses adverses.

Buteur face à la Grèce d'une frappe d'une étonnante lenteur, Bryan Ruiz est lui un milieu offensif élégant et très au-dessus de la moyenne techniquement. Prêté cet hiver par Fulham au PSV Eindhoven, il y a inscrit cinq buts en quatorze matches.

Un coach en plein rêve
Jorge Luis Pinto, le "profesor", comme l'appellent les journalistes costariciens, a reconnu que vivre une Coupe du monde était "un rêve" pour lui.

"Le football est ma vie, ma passion, mon métier et ma distraction", a déclaré ce technicien colombien passionné et réputé un peu obsessionnel et très exigeant.

"Je préfère être un dictateur qu'un imbécile", a-t-il ainsi déclaré en 2008 dans un entretien à un journal colombien.

Mais depuis son début de carrière en 1984 aux Millonarios, le grand club de Bogota, il s'est un peu assoupli et il traverse ce Mondial avec des yeux émerveillés mais une passion intacte, s'agitant constamment devant son banc.

"J'aime sentir le foot. Je ne suis pas de ceux qui restent assis. Je sens le foot et je veux le vivre comme ça", a-t-il expliqué dimanche.

Après la qualification pour les 8e de finale, un député costaricien a demandé à ce que Pinto soit fait citoyen d'honneur. Pas sûr désormais qu'il y ait beaucoup d'opposition.

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