CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

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CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 16:31

Estádio do Maracanã Rio De Janeiro (BRA)
04 juil. 2014 - 13:00 Heure Locale (17:00 DZ)

Quarts de finale

FRANCE - ALLEMAGNE


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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 16:34

France : De retour parmi les grands de ce monde



Qualifiée pour les quarts de finale du Mondial-2014, l'équipe de France est de retour parmi le gotha international et le plus beau reste encore à venir avec un affrontement contre l'Allemagne, le rival historique, vendredi dans le légendaire Maracana de Rio de Janeiro.

Le ticket, arraché dans la douleur face au Nigeria (2-0), lundi, a acté la renaissance d'une équipe tombée plus bas que terre il y a quatre ans après le fiasco de Knysna et la fameuse grève de l'entraînement. La Fédération française de football avait fixé le Top 8 comme objectif à Didier Deschamps et ses joueurs et celui-ci a été parfaitement rempli, qui plus est avec la manière.

Des buts, du spectacle, une jeunesse triomphante et enfin un vrai patron à la barre avec Deschamps: les Bleus ont réconcilié les Français avec leur sélection. L'ancien capitaine des champions du monde (1998) et d'Europe (2000), le principal artisan de ce renouveau, ne s'y est pas trompé en exprimant au coup de sifflet final son bonheur et surtout sa "fierté" d'avoir ramené les Tricolores au premier plan.

La dernière fois qu'ils avaient atteint un quart de finale de Coupe du monde, c'était en 2006 en Allemagne, et le chef de bande s'appelait alors Zinédine Zidane. C'est dire si l'accession à ce stade de la compétition est tout sauf anodine après cette longue période de vaches maigres.

Tout est désormais possible pour la France alors que se profile un rendez-vous chargé d'histoire contre l'Allemagne. Après les deux échecs retentissants de l'ère Domenech (Euro-2008 et Mondial-2010), Laurent Blanc, le prédécesseur de Deschamps, avait déjà mené les Bleus en quart de finale de l'Euro-2012 mais personne n'avait alors osé parier quoi que ce soit sur leurs chances de survie face à la grande Espagne, championne du monde. Et le score avait été sans appel (2-0).

La donne a radicalement changé. Cette équipe est portée par une telle force collective qu'elle a parfaitement les moyens d'exorciser enfin les fantômes de Séville et de cette demi-finale du Mondial-82 entrée dans les annales (3-3 a.p., 5 t.a.b à 4).

Apprentissage en accéléré
La France n'a plus retrouvé la Nationalmannschaft dans une phase finale depuis la demi-finale de la Coupe du monde en 1986 au Mexique où Michel Platini et ses coéquipiers n'étaient pas parvenus à prendre leur revanche (2-0).

L'occasion qui se présente cette fois est unique, d'autant que l'Allemagne est apparue au bout du rouleau, lundi en 8e de finale, et a été poussée dans ses derniers retranchements par une vaillante Algérie (2-1, a.p.). Deschamps, en bon tacticien, n'a sans doute pas manqué de déceler les failles de son prochain adversaire.

Dans le même temps, les jeunes Français ont eux poursuivi leur apprentissage en accéléré et vont arriver en quarts de finale avec un moral au plus haut. Bousculés comme rarement depuis le début du tournoi par le Nigeria, ils ont trouvé les ressorts mentaux pour s'accrocher avant de faire plier le champion d'Afrique en fin de rencontre.

L'aisance incroyable du défenseur Raphaël Varane (21 ans), la force mentale du champion du monde U20 Paul Pogba (21 ans), héros du match après avoir traversé le premier tour comme une ombre, sont les deux symboles de cette nouvelle génération bleue, talentueuse et prête à tout croquer, avec en ligne de mire l'Euro-2016 organisé en France.

Avec l'esprit bagarreur et accrocheur du milieu Blaise Matuidi, la créativité de Mathieu Valbuena et l'efficacité retrouvée de Karim Benzema (3 buts dans ce Mondial), tous les espoirs sont permis.

Le malheureux Franck Ribéry, pièce maîtresse des Bleus forfait en raison d'une lombalgie, est déjà oublié et ne semble pas vraiment manquer à ses camarades. La star du Bayern Munich aurait été pourtant très motivé à l'idée de se frotter aux Allemands. Mais la France a su faire sa vie sans lui.

Fifa.com (01/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 16:36

Schumacher voit l'Allemagne battre la France



L'ex-gardien allemand Harald Schumacher, surnommé le "boucher de Séville" en France après son agression sur Patrick Battiston en demi-finale du Mondial-1982, mise sur une victoire de l'Allemagne contre la France 2-1 en quarts de finale.

"Je parie 2 à 1 pour nous, je crois que nous allons battre les Français", a déclaré mardi l'ancien footballeur, lors d'une discussion organisée par le quotidien populaire Bild dans un centre commercial de Berlin.

Les Français sont "dangereux (...) Ils ont de très bons joueurs et ils sont très, très difficiles à jouer, a-t-il concédé. Mais je suis Allemand et par conséquent je parie sur l'Allemagne".

Vêtu d'une chemise blanche et d'un costume noir, orné d'une pochette bleu ciel assortie à ses chaussettes, l'ancien enfant terrible du football allemand, qui a depuis longtemps coupé sa tignasse bouclée et rasé sa moustache, s'est montré tout en retenue et prudence.

Les Bleux "ne jouent pas simplement de longues balles vers l'avant, ils ont un bon jeu de passe", a estimé l'élégant sexagénaire au teint légèrement hâlé.

Présenté par Bild comme "l'homme qui connait bien les Français", Harald Schumacher esquisse un léger sourire. A ses pieds, un terrain de foot dessiné sur la moquette verte et au premier plan un drapeau tricolore.

"On me parle de cette affaire (la faute sur Battiston) à chaque grand tournoi", concède-t-il.

A la 57e minute du match à Séville il y a 32 ans, Schumacher était sorti de ses cages délibérément sur Patrick Battiston qui se présentait seul face au but. La tête du défenseur français était percutée de plein fouet par la hanche de l'Allemand. Inanimé et deux dents en moins, le joueur de Saint-Etienne était sorti sur une civière.

"Plus tard, je me suis excusé, mais seulement parce que je ne me suis pas occupé de lui sur le coup", a expliqué mardi Schumacher qui a toujours plaidé la faute involontaire.

Pas d'unité
A propos de la Mannschaft version 2014, Schumacher ne tarit pas d'éloges sur le gardien, Manuel Neuer, qui s'est notamment illustré dans le dernier match face à l'Algérie (victoire 2-1 en prolongation).

"Sans Neuer, cela aurait été une débâcle, s'exclame-t-il. Pour moi, c'est l'un des meilleurs ou même le meilleur gardien de but du Mondial". Mais il critique globalement la sélection allemande: "l'équipe ne s'est pas encore trouvée. Il n'y a pas d'unité".

Quand l'AFP lui demande s'il imagine Manuel Neuer heurtant un joueur français pendant le quart de finale, Schumacher n'écarte pas la possibilité d'un accident... "C'est le moment qui décide. Si l'on regarde le match d'hier (Allemagne-Algérie, lundi), et combien de fois Neuer est sorti de ses cages... Il peut toujours être malchanceux, arriver trop tard et alors il peut se passer quelque chose comme cela", dit-il.

Le match de vendredi sera-t-il un match particulier pour lui? Schumacher répond d'un "non" lapidaire, avant de s'engouffrer dans un taxi pour prendre un avion.

Fifa.com (01/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 16:44

Allemagne : Le quart mal accroché



"Deutsche Qualität ?" L'Allemagne a sérieusement écorné son statut de favori du Mondial-2014 lundi contre l'Algérie (2-1 a.p.) et aborde son quart de finale contre la France le coeur lourd, lesté de doutes.

Évidemment, l'essentiel est là pour la Nationalmannschaft, encore en vie dans le tournoi brésilien. "Aujourd'hui (lundi) on n'a pas été fantastiques mais on a gagné", a retenu Joachim Löw.

Pas de triomphalisme chez le sélectionneur, mais le sentiment du devoir accompli, derrière lequel perçait un certain soulagement. Car son équipe aura souffert de palpitations jusqu'au bout.

Il a reconnu une mauvaise première période, puis une seconde bien meilleure en relevant "6, 7, 8 occasions" et en rendant hommage au gardien adverse, Mbolhi, en état de grâce et d'ailleurs élu homme du match.

N'empêche: le compte n'y est pas pour la presse et les supporteurs allemands. Les journaux ont tous averti qu'un tel jeu serait insuffisant face aux Bleus, même s'ils ont eux aussi connu des difficultés face au Nigeria en 8e de finale (2-0).

L'édition en ligne du magazine Spiegel résumait cette grande perplexité: "Un tour de passé, mais comment?! L'Allemagne n'a jamais vraiment maîtrisé l'Algérie en 120 minutes. Derrière, la défense a coulé, devant, Müller a buté. Est-ce que ça suffira en quart de finale contre la France?"

L'attaque a souffert d'anémie, entre un Götze inexistant, un Özil encore beaucoup trop discret et des milieux qui peinaient à imprimer le moindre élan offensif. Müller et Schürrle, le passeur décisif et l'auteur du but de la délivrance en début de prolongation, ont limité les dégâts.

La Nationalmannschaft a eu le ballon, mais a cruellement manqué de rythme et n'a su emballer le match que de manière très ponctuelle.

Grande fébrilité défensive
Le secteur défensif ? Il y a les circonstances, avec le forfait de Hummels (malade), remplacé dans l'axe par Boateng laissant le flanc droit à Mustafi, qui a dû quitter le terrain sur blessure. Et il y a le constat: une grande fébrilité.

"Jogi" a pointé en première période "beaucoup de pertes de balle, des erreurs de base qui ont invité l'adversaire à contrer, et on a eu des problèmes sur leurs longs ballons pour leurs rapides attaquants".

Mertesacker, au coeur de la tourmente, s'est montré très nerveux face aux journalistes à l'issue du match. "Qu'est-ce que vous croyez, qu'il y a une troupe de carnaval parmi les dernières seize équipes ?", s'est emporté le défenseur central. "Moi, je n'en ai rien à faire de la manière, on est dans le top 8, et il n'y a que ça qui compte", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la différence dans le jeu entre 2010 et 2014, il a explosé: "Vous voulez quoi ?! Vous voulez une Coupe du monde avec le succès au bout ou bien qu'on se fasse sortir après avoir bien joué ?" Ou l'art de voir le "jeu moche" comme une garantie de succès...

Löw a fait contre mauvaise manière bon coeur, histoire, sans doute, de ne pas faire plonger la confiance de son équipe. "On peut être meilleur, je le pense, mais dans ce tournoi on a gagné trois matches et fait un nul", a-t-il relativisé.

Ce nul s'était déroulé contre le Ghana (2-2) et le camp allemand avait déjà ronronné et subi la fougue adverse. Deux matches médiocres sur quatre disputés, quoique non sanctionnés de défaites mais néanmoins face à des sélections peu huppées, voilà qui ressemble tout de même à un avertissement significatif.

Surtout avant d'affronter une équipe de France que Löw décrit "forte dans le combat, et le milieu et la défense ont les qualités de Deschamps, bien organisés et combatifs. Devant, avec Benzema et Giroud ils ont de bons joueurs".

L'Allemagne saura-t-elle répondre au défi ? Réponse à "l'opération Maracana", le stade de Rio théâtre du futur France-Allemagne de vendredi.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 16:45

France : Koscielny a-t-il rebattu les cartes ?



Titularisé en charnière centrale, à la place de Mamadou Sakho blessé, le défenseur de l'équipe de France Laurent Koscielny a réalisé une excellente performance contre le Nigeria (2-0), en 8e de finale du Mondial, et montré qu'il peut à nouveau être plus qu'un remplaçant.

Evoquant ce match-couperet samedi en conférence de presse, le joueur d'Arsenal reconnaissait qu'"il y a une pression supplémentaire, mais il faut en être conscient, ne pas être submergé par la pression, rester lucide".

La réflexion valait autant pour le jeune effectif des Bleus, dans son grand ensemble plutôt novice à ce stade d'une telle compétition, que pour lui-même, particulièrement attendu au tournant dans un contexte à très fort enjeu, et tendu par définition, où ses nerfs l'ont déjà lâché par le passé.

Au final, pour sa deuxième présence consécutive dans le onze de départ, Koscielny s'est montré, comme contre l'Equateur (0-0), vigilant, solide, sobre, précis dans ses interventions. Bref, impeccable et surtout, donc, rassurant.

Sauf que ces deux matches ne revêtaient pas la même importance. Contre la Tri, la qualification était à 99% acquise avant le match. Face aux Nigeria, en revanche, c'est un autre tournoi qui a commencé, où la moindre erreur se paye cash, où la moindre défaite entraîne d'office un retour à la maison.

Un couperet que le natif de Tulle, tombé à Kiev au soir du 15 novembre, en barrage aller contre l'Ukraine (défaite 2-0), a vu passer tout près de sa tête pour n'avoir alors pas supporté la pression de l'enjeu. Impliqué sur le premier but, il avait provoqué le penalty du second et fini par se faire exclure pour une gifle assénée à Kucher.

La suite, restée comme une des plus glorieuses pages de l'histoire des Bleus, on la connaît. Le doublé de Sakho, quatre jours plus tard au Stade de France, a largement contribué à l'exploit renversant (3-0) des hommes de Deschamps, enfin assurés de voir le Brésil. Pendant ce temps, Koscielny priait lui pour ne pas se voir infliger une lourde suspension par la Fifa et pour rester dans les petits papiers du sélectionneur.

Faculté d'adaptation
Il a été presque entièrement exaucé: il n'a écopé que d'un match et Deschamps l'a pris dans ses 23. En revanche, son statut de titulaire, forgé ces deux dernières années, a fait long feu face à l'émergence de la charnière Sakho-Varane, il est vrai impeccable depuis sept mois.

Mais les aléas durant ce Mondial l'ont remis sur le devant de la scène. D'abord pour suppléer Varane, diminué par une gastro-entérite contre l'Equateur, ensuite pour remplacer Sakho et sa cuisse gauche endolorie face au Nigeria. Et il s'est acquitté de ces tâches, indifféremment dans l'axe droit, puis dans l'axe gauche.

La faculté d'adaptation de Koscielny, sa polyvalence dans l'exercice défensif, sa confiance retrouvée après ces deux matches en Bleu dans la lignée de son excellente seconde partie de saison avec Arsenal, en font de nouveau un candidat pour le onze-type.

Si Sakho n'est pas complètement rétabli pour défier l'Allemagne en quart, vendredi au Maracana de Rio, Koscielny est certain de jouer. En revanche, rien ne garantit que Deschamps bouleverse sa hiérarchie établie.

Varane prend une énorme dimension à chaque match sans être affecté par l'enjeu, comme cela fut le cas en finale de la Ligue des champions remportée avec le Real Madrid mi-mai. Quant au joueur de Liverpool, par ailleurs tout aussi efficace dans cette Coupe du monde, le sélectionneur en a fait son vice-capitaine. Difficile dans ces conditions de se passer d'un de ses leaders.

Mais dans le marbre de Deschamps, rien n'est jamais figé. Eric Abidal ne le sait que trop bien, lui qui a été relancé en 2013 pour sécuriser l'arrière-garde bleue, avant de rester à quai, certes en raison d'une méforme rédhibitoire, lors de l'annonce des 23.

Koscielny peut avoir des raisons d'espérer, il sait que pour l'intérêt suprême de l'équipe de France "DD" n'a aucun état d'âme pour prendre les meilleures décisions.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 0:42

France : Sakho opérationnel



Mamadou Sakho a normalement pris part à la séance d'entraînement à la carte mardi, au lendemain de la qualification de l'équipe de France pour les quarts de finale du Mondial, tandis que quatre des titulaires vainqueurs du Nigeria (2-0) n'étaient pas présents sur la pelouse du stade Santa Cruz.

Evra, Debuchy, Varane et Benzema sont restés faire des exercices de récupération en salle.

Sakho, lui, était bien présent sur le terrain. Après un "toro" en guise d'échauffement, il a disputé un match à six contre six sur un tiers de terrain.

Dans son équipe en chasubles jaunes, se trouvaient Ruffier, Sagna, Mavuba, Sissoko et Griezmann. Dans l'autre en maillots blancs: Landreau, Digne, Mangala, Schneiderlin, Cabella et Rémy.

Le défenseur de Liverpool, qui n'a pu disputer le huitième de finale en raison de sa cuisse gauche endolorie, s'est entraîné sans retenue et apparaît de nouveau à disposition de Didier Deschamps.

Pendant ce temps, les autres titulaires de la veille Lloris, Valbuena, Giroud, Matuidi, Cabaye, ainsi que Pogba et Koscielny, qui les ont rapidement rejoints, ont effectué un décrassage consistant en quelques tours de terrain, sous une forte chaleur. Après quelques étirements ils sont repartis un à un dans les vestiaires.

Comme leur match de la veille, celui contre l'Allemagne vendredi au Maracana de Rio de Janeiro se disputera à 13h00 locales (18h00 françaises). Cela fait bientôt une semaine que les Bleus s'entraînent dans ces conditions.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 0:45

France : Benzema-Giroud, l'impossible mariage



L'union contre-nature entre Benzema et Giroud a-t-elle déjà vécu? La piètre prestation des deux attaquants lundi ne plaide pas en faveur de cette solution et Giroud pourrait être sacrifié pour défier l'Allemagne en quart de finale du Mondial, vendredi.

Ce n'est un secret pour personne, les deux hommes ne s'apprécient guère et Didier Deschamps n'a pu que constater face au Nigeria (2-0) leur incapacité à mettre de côté leur rivalité pour le bien commun.

Le festival réalisé contre la Suisse au premier tour (5-2) n'était donc qu'une illusion et Benzema (26 ans, 70 sélections, 24 buts) et Giroud (27 ans, 34 sélections, 9 buts) ont étalé à Brasilia les signes d'une cohabitation impossible. Les échanges balle au pied ont quasiment été nuls entre eux et aux limites techniques de Gunner s'est ajoutée la volonté manifeste du Madrilène de montrer sa désapprobation d'avoir été exilé sur le côté gauche.

Dans quelle mesure Deschamps peut-il refaire le même choix face à la Nationalmannschaf au Maracana de Rio de Janeiro? La question se pose et il semblerait suicidaire de reconduire une formule qui réduit à néant le potentiel offensif de l'équipe de France.

Le sélectionneur a botté en touche mardi et a feint de ne pas déceler un quelconque conflit entre ses deux attaquants.

"Ils peuvent jouer ensemble, ils l'ont déjà bien fait. Après, ça dépend de la configuration du match et de l'adversaire. J'ai d'autres options avec d'autres joueurs, ce sont des choix que j'ai à faire au départ et que je peux changer en cours de match par rapport à ce que fait l'adversaire ou le score. Ce qui peut marcher une ou deux fois peut ne pas marcher la 3e fois", a-t-il déclaré.

Deschamps a tout de même admis que Benzema "préfère jouer dans l'axe", mais n'a pas voulu reconnaître qu'il s'était soudainement senti plus appliqué et plus concerné par le sort du match après la sortie de Giroud à l'heure de jeu et son remplacement par Antoine Griezmann.

Malaise
"C'est votre impression, ce sont deux périodes de match différentes parce qu'on a eu plus le ballon. Ils ont moins défendu, on a eu plus d'espaces", a-t-il expliqué.

Il n'empêche, il y a un malaise entre les deux joueurs, qui n'ont jamais été capables de s'entendre sur un terrain, hormis contre les modestes Jamaïquains (8-0 en amical, le 8 juin) et les Suisses, cette dernière performance faisant aujourd'hui office d'anomalie.

S'il y a un choix à faire entre Benzema et Giroud, c'est bien évidemment le Madrilène qui en sortira grand vainqueur. Meilleur buteur des Bleus dans le tournoi (3) et beaucoup plus doué que le Gunner, il est dans une forme étincelante après avoir effectué sa meilleure saison depuis son arrivée au Real Madrid en 2009. L'objectif de Deschamps sera logiquement de le placer dans les meilleures dispositions.

Dans ces conditions, la solution Griezmann (23 ans, 8 sélections, 3 buts) paraît s'imposer d'elle-même. Outre une belle entente avec Benzema hors des pelouses, l'attaquant de la Real Sociedad amène de la fluidité dans le jeu et permet d'accélérer les transmissions, un domaine dans lequel Giroud a totalement échoué en 8e de finale.

S'il n'a pas encore trouvé le chemin des filets dans cette Coupe du monde, Griezmann a déjà touché les montants à deux reprises et il a su se montrer efficace lors des rencontres de préparation.

Sa jeunesse et son inexpérience au plus haut niveau international peuvent être des handicaps dans un tel contexte, mais celui qui a souvent été comparé au Franck Ribéry insouciant du Mondial-2006 pourra toujours prendre exemple sur le Bavarois, révélé à la face de la planète avec un but contre l'Espagne (3-1) en 8e de finale. Et si en plus, Benzema le veut...

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 0:46

France, Deschamps : "On ne va, pas y aller en touriste"



Tout en refusant le statut de favori, le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps a affirmé mardi que les Bleus n'aborderaient pas le quart de finale du Mondial-2014 contre l'Allemagne, vendredi, "en touriste".

Peut-on considérer que la Coupe du monde des Français est d'ores et déjà réussie?
On n'a pas raté notre Coupe du monde. Je suis très fier et les joueurs le méritent, c'est un grand plaisir pour moi et mon staff d'être au quotidien avec eux et de les diriger, les accompagner. Mais on ne va pas y aller en touriste vendredi. On va jouer le coup à fond, si on joue relâché, ça risque de nous faire drôle. Mais on apprécie, on est quart de finaliste, ce n'est pas rien.

Morgan Schneiderlin et Bacary Sagna ont déclaré avant le 8e de finale que l'objectif était d'aller chercher le titre...
C'était un moment d'égarement. C'était du deuxième degré et vous l'avez pris au premier degré. Il faut avoir de l'ambition mais il ne faut pas que ça se transforme en prétention. Je suis réaliste, mon rendez-vous est là, vendredi, et pour mes joueurs aussi. Cela ne sert à rien de se projeter plus loin. La réalité aujourd'hui, c'est l'Allemagne vendredi. Tout le monde peut rêver, moi aussi, mais je suis quelqu'un de pragmatique et de réaliste. Vendredi, il n'y a que ça qui compte.

Allez-vous parler à vos joueurs du France-Allemagne de 1982?
Ils n'étaient pas nés, je vais parler de quoi? Joachim Löw a tout à fait raison. Respect pour les anciens et ce qui s'est passé mais on ne va pas jouer les anciens combattants. J'avais 14 ans, ce sont mes premiers souvenirs de l'équipe de France. C'était il y a longtemps. Ce sont des moments cruels puisqu'on en parle encore aujourd'hui. On ne va pas parler de revanche ou quoi que ce soit. Mais c'était un grand moment, émotionnel, triste. C'est pour ça que le football a quelque chose de magique. Il y a des retournements de situation. Cela a marqué l'esprit des gens et l'histoire du football français.

Les Bleus s'en sortent plutôt bien avec l'arbitrage depuis le début du Mondial alors que Blaise Matuidi a commis une grosse faute sur Onazi lundi. Qu'en pensez-vous?
Moins vous en parlerez, mieux c'est. Il y a eu d'autres gestes plus que limites sur d'autres matches. Il y a des duels et on a aussi des joueurs qui vont dans les duels. Je ne vais pas me plaindre, mais il y a une telle intensité dans les matches, du rythme. Il suffit d'arriver un dixième en retard et ça peut faire des fautes spectaculaires. Je suis désolé pour Onazi, Blaise est allé s'excuser, mais ça peut arriver. Je n'ai pas le sentiment qu'on soit favorisé. Il y a des faits de jeu, peut-être que si j'étais Nigérian, je dirais l'inverse, mais je ne pense pas que ce soit quelque chose qui ait influencé nos résultats.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 13:06

Allemagne: Neuer, c'est Beckenbauer !



Manuel Neuer a fait son Franz Beckenbauer en jouant le gardien-libero et en s'imposant comme le meilleur joueur de l'équipe d'Allemagne depuis le début de la Coupe du monde, ce qui en révèle en creux les lacunes.

Entre panache et efficacité, servis par un sobre leadership, par l'exemple, et une élégance dans l'attitude, le N°1 de la Nationalmannschaft a sauvé la baraque qui se fissurait face à l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.), lundi à Porto Alegre, et convoqué l'ombre du "Kaiser".

"Il a été éminemment bon, s'est félicité le sélectionneur Joachim Löw. Il a réagi comme un libero et nous a protégé de beaucoup de situations qui sentaient le roussi".

L'entraîneur des gardiens a-t-il déjà vu un meilleur libero ? "Seulement Franz Beckenbauer, peut-être", a répondu dans un sourire Andreas Köpke, en ajoutant: "On n'est jamais gagné par la nervosité sur le banc, parce que Manu rassure dans toutes les situations".

Neuer a dû sortir à plusieurs reprises de ses bases pour dégager les ballons chauds envoyés dans la profondeur par les Fennecs et dans le dos d'une charnière allemande trop lourde. Il a ainsi touché 19 fois le cuir en dehors de sa surface, à chaque fois de manière tranchante, et parfois lointaine.

L'anti-Schumacher
Le Munichois de 28 ans a sans doute signé l'une des performances les plus spectaculaires dans l'histoire des gardiens de la Nationalmannschaft. A point nommé, avant d'honorer sa 50e sélection dans un quart contre la France, pour essayer d'évacuer le souvenir de la fameuse sortie en mode karaté de Schumacher sur Battiston au Mondial-1982, autrement spectaculaire...

"Quand j'ai pris ma décision, je vais jusqu'au bout", a expliqué Neuer, pas farouche: "Si j'avais peur, je resterais sur ma ligne. J'essaie de ne pas penser à une éventuelle blessure".

Touché à une épaule le 17 mai en finale de la Coupe d'Allemagne, le Bavarois n'avait renfilé les gants à l'entraînement qu'à une semaine des débuts de sa sélection au Brésil.

Depuis, il a tenu sa cage inviolée contre le Portugal (4-0) et les Etats-Unis (1-0), s'est incliné deux fois face au Ghana (2-2) sans que sa responsabilité soit engagée, tout comme pour le but algérien au bout de la prolongation, et a multiplié les prouesses.

Lundi, il a aussi soigné ses relances, en alertant par exemple Schürrle, qui a apporté son dynamisme, ce qui causait des frayeurs dans le camp adverse. Ces deux joueurs étaient d'ailleurs les seuls épargnés par le matraquage en règle effectué par la presse allemande malgré la qualification.

Le guépard
La performance du portier a fait un tabac sur internet, avec par exemple un photomontage où sa tête est collée au corps d'un guépard, animal terrestre le plus rapide du monde. Un autre détourne la photo de groupe prise dans le vestiaire de Salvador après le match du Portugal, en compagnie de la chancelière Angela Merkel: toutes les têtes de joueurs arborent le visage du N°1...

Le fait que le gardien brille autant signifie aussi qu'il doit s'y employer, et donc que sa défense laisse à désirer. Ce secteur est le point faible depuis de longs mois de l'équipe, sans titulaire indiscutable ni indiscuté.

Un gardien meilleur joueur, c'est aussi un camouflet pour les stars habituelles, du côté de l'offensive. Hormis Müller, qui peut encore rivaliser avec ses quatre buts et sa passe décisive lundi, les autres attaquants sont en grande difficulté.

Götze a sauvé les apparences au début (il provoque le penalty pour le premier but contre le Portugal et ouvre le score face au Ghana) avant de disparaître au fil des matches. Özil s'enferre dans un jeu moyen, proposant sans trouver, même s'il signe le but du KO contre l'Algérie.

Les milieux jouent leur partition sans non plus allumer la flamme qui manque à cette équipe d'Allemagne. Tout juste entretenue par son gardien.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 13:08

Allemagne, Sagnol : "C'est une équipe de tournoi toujours dans le dernier carré"



"C'est une équipe de tournoi toujours dans le dernier carré", constate admiratif Willy Sagnol, l'entraîneur de Bordeaux fin connaisseur du football allemand pour avoir évolué 8 saisons au Bayern Munich, avant le quart de finale du Mondial-2014 au Maracana de Rio de Janeiro.

Quel regard portez-vous sur cette équipe d'Allemagne que vous connaissez très bien ?

Contre l'Algérie, en première mi-temps, elle a été chanceuse de rester à 0-0. Après, physiquement, on a vu que les Allemands étaient supérieurs. La différence ils l'ont faite comme ça, pas par le jeu. Les Allemands ont pas mal d'absents, Reus, un joueur qui leur amenait beaucoup de vitesse dans le jeu qui s'est blessé lors des matches de préparation, cela a été un vrai coup dur pour eux. Il y a aussi les méformes de Mario Gomez à la Fiorentina. Ils n'ont pas vraiment de point d'appui devant, Müller n'est pas vraiment un avant-centre, il marque des buts, fait marquer sans aucun problème mais il manque à mon avis ce point d'appui devant sur lequel ils pourraient s'appuyer ainsi qu'un joueur capable de faire la différence individuellement. Götze, Schweinsteiger, Özil sont des joueurs qui peuvent faire la différence sur du jeu combiné mais pas en un contre un. Ils manquent de joueurs qui aiment percuter et Reus avait le profil idéal.

L'Algérie a trouvé des failles dans cet édifice...
L'Algérie m'a surprise car en poule, j'avais trouvé une équipe assez faible en terme d'animation et de jeu alors que là, ils avaient bien étudié le jeu allemand. Dès la récupération, ils jouaient tout de suite rapidement devant, ils savaient que Boateng et Mertesacker n'étaient pas les joueurs les plus rapides. Halilhodzic, en mettant trois joueurs très offensifs, a fait le bon choix mais il a manqué un peu de réalisme.

Nombre d'observateurs parlent d'un gros potentiel offensif, d'un très grand gardien mais pointe la défense comme le point faible. Vous confirmez ?
S'ils ont la possession ils seront moins en difficulté derrière, ce sont eux qui vont peut-être user la défense française. Les deux équipes ont un petit peu la même caractéristique avec deux trois joueurs devant qui vont vite, un jeu assez rapide vers l'avant, mais les deux peuvent être en difficulté défensivement. Les Allemands, on les connaît aussi, c'est toujours difficile contre eux parce que c'est une équipe de tournoi qui est toujours dans le dernier carré. Cela va être compliqué.

Les défaites de 1982 et 1986 entrent-elles en ligne de compte dans l'approche de ce match ?
Sincèrement, les joueurs ne pensent ni aux défaites, ni aux victoires du passé. Ils pensent simplement à leur match d'aujourd'hui. C'est plus le travail de la presse, il y en a qui vont préférer appuyer sur 82 et 86, d'autres qui vont vouloir parler du 3-0 en amical à Schalke (en 2003) ou de la victoire à Brême (2-1) sous Laurent Blanc (en 2012). Pour avoir vécu une coupe du monde, les joueurs sont tellement enfermés, tellement dans une bulle... Forcément, ils écoutent ce qui se passe à l'extérieur, ce qui se dit surtout avec les moyens de communication que l'on a. Que ce soit l'Allemagne, les Pays-Bas ou le Brésil, ils se préparent de la même façon.

Cette équipe d'Allemagne-là est-elle plus accessible que ses devancières ?
Peut-être. Klose n'est plus tout jeune, ils n'ont pas de vrai avant-centre tueur. Mais c'est un vrai collectif, bien rodé, bien huilé, car ce sont des joueurs qui jouent ensemble depuis 2006. Huit ans de vie commune, des joueurs de 28, 29 ans qui ont plus de 100 sélections. Ils ont des habitudes, ils se trouvent les yeux fermés. Après si Benzema retrouve les cannes qu'il avait lors des premiers matches, Matuidi le jus qu'on aimerait tous lui voir avoir, si Pogba peut faire la différence, je pense qu'on peut leur faire du mal aussi. Il ne faut pas avoir peur.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 13:10

Allemagne : Le retour d'Özil ?



Cette fois, c'est parti ? L'Allemagne espère que le but marqué par Mesut Özil contre l'Algérie (2-1 a.p.) agira sur lui comme un déclic contre la France en quart vendredi et rapatriera sur le terrain un potentiel en exil.

Ce but, son 18e en 59 sélections, marqué au bout d'une contre-attaque et de la prolongation, le milieu de terrain offensif l'a fêté avec rage et expressivité, comme une revanche personnelle au bout de quatre matchs quelconques, à mille lieues du talent qui avait explosé sur la scène internationale au Mondial-2010 puis trois ans durant au Real Madrid.

Le virtuose de 25 ans avait "peut-être besoin d'une situation décision, qu'il réussisse à marquer un but", avait souhaité le sélectionneur-adjoint Hansi Flick avant le 8e de finale. Ce but le libérera-t-il pour de bon ?

Özil a en tout cas reconnu qu'il pouvait "être bien meilleur". "Et je vais le montrer", avait-il lancé, comme un défi, avant le rendez-vous de Porto Alegre.

"Je ne dois pas m'énerver autant quand je perds le ballon, avait-il aussi avancé en guise d'autocritique. Ça arrive puisque je suis un joueur qui aime faire des passes risquées. Mais je n'ai pas le droit de rester planté là et m'énerver, je dois continuer et montrer que je suis là".

Exil à droite

Contre l'Algérie, le joueur d'Arsenal était plutôt bien entré dans le match, à tenter en première période des passes astucieuses, restées vaines par manque de répondant de la part de ses coéquipiers ou par la présence d'un pied algérien traînant par-ci par-là. Et il s'est éteint. Jusqu'à marquer le but du 2-0 (119e), qui s'avérera utile vu la réduction du score des Fennecs dans la foulée (120 + 1).

Ses précédents matchs étaient du même tonneau, sans le geste décisif. Peu d'impact, quelques éclairs sans suite. Pas si mauvais, mais pas très bon non plus. Banal, quelconque: un comble pour un joueur à la technique supérieure.

Au rayon des statistiques, il n'a aucune passe décisive, pourtant sa spécialité au Real Madrid, au point d'en devenir le meilleur livreur en Europe.

Et si sa première saison à Arsenal est restée très mitigée, il avait su préserver son rôle décisif en sélection, lui le meilleur buteur de la Nationalmannschaft en qualifications à la Coupe du monde brésilienne (8 buts en 10 matchs).

Le problème, selon lui, c'est son exil à droite sur le terrain, même s'il permute sur l'autre aile et musarde beaucoup dans l'axe. "Tout le monde sait que je préfère jouer en meneur de jeu, mais c'est l'entraîneur qui décide, a-t-il souligné. Je joue donc à droite, et là on a pas autant de possibilités de peser sur le jeu".

Soutien de Löw
Mais Joachim Löw tient à son milieu à trois, avec la sentinelle Lahm épaulée par Kroos et Schweinsteiger ou Khedira, ce qui déporte Özil sur une aile. L'idée est aussi de profiter de sa finesse technique dans les petits espaces pour faire venir aussi le danger des côtés.

Löw tient cependant également mordicus à son joyau, et sa capacité de faire basculer un match sur un exploit technique. "Il peut être décisif", avait-il éludé en guise de défense face aux critiques naissantes au début du tournoi. Il le laisse d'ailleurs le maximum possible sur le terrain.

Le meneur allemand a aussi trouvé un autre avocat en la personne de son prédécesseur Michael Ballack. "Je suis surpris de voir à quel point Mesut est considéré de manière critique", a dit l'ex-capitaine dans le journal Express.

"Dans cette situation, Löw doit lui faire confiance, a-t-il ajouté. Car un joueur comme lui ou comme Mario Götze, les autres nations en sont jalouses. Ils font la différence".

"Il a simplement besoin d'un moment magique, il doit forcer ce moment", a aussi appuyé Ballack. La magie autour du but de Porto Alegre ne se mesurera qu'au Maracana, vendredi, ou pas.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 18:54

France : Lloris a imposé son propre ton



Au début du Mondial, l'incertitude planait sur la forme d'Hugo Lloris et sur sa capacité à pleinement assumer le capitanat des Bleus, mais le gardien de l'équipe de France rassure au fil des matches et impose même désormais sa façon bien à lui de se comporter en leader.

On ne le sentait pas dans son assiette à l'entame de sa deuxième Coupe du monde. Peut-être était-ce dû à sa drôle de saison avec Tottenham, où ses très nombreux arrêts ne l'ont pas empêché d'encaisser 58 buts en 45 matches.

Ou peut-être à une forme d'appréhension née du souvenir du cauchemar sud-africain d'il y a quatre ans. Peut-être enfin au poids de ce brassard, à porter sur le terrain, dans le vestiaire et en dehors, notamment face à la presse, à qui les joueurs n'ont eu de cesse de présenter le "grand frère" Patrice Evra comme le vrai chef de la bande.

C'est un peu tout cela à la fois qui explique l'impression de mal-être et le regard inquiet d'un jeune homme dont on oublie qu'il n'a que 27 ans. Sur le terrain, ses mains ont été par instants fébriles contre le Honduras (3-0) et la Suisse (5-2), lors des deux premières rencontres qui ont pourtant mis les Bleus sur la voie royale vers les huitièmes de finale.

Si les deux seuls buts qu'il a pris en quatre matches ne lui sont pas véritablement imputables -un coup franc bien placé de Dzemaili et un duel perdu face à Xhaka-, ses interventions précédentes n'avaient pas eu le tranchant ni la sûreté dont il a fait preuve lors de la campagne qualificative pour ce Mondial.

L'histoire ne retiendra que la date du 19 novembre dernier pour trouver les raisons de la présence des Bleus au Brésil cet été; il serait pourtant injuste d'oublier à quel point le Niçois fut décisif, hormis un soir "sans" au Belarus dû à une gastro-entérite, pour permettre à la France de ne pas sombrer avant le barrage contre l'Ukraine.

Son propre ton
A cause des deux buts encaissés face à la Nati, Lloris a un peu joué les rabat-joie en zone mixte juste après cette victoire euphorisante: "Je reste un gardien, ça ne fait pas plaisir, surtout qu'ils sont évitables".

Dans les coursives du stade Fonte Nova de Salvador de Bahia, c'est un nouveau Lloris qui est apparu. Plus du tout lisse ou effacé, mais allant parfois contre le vent et proposant une analyse différente.

Après une troisième rencontre contre l'Equateur (0-0) durant laquelle il a recouvré une forme de sérénité dans ses cages, l'ancien Lyonnais a sorti le gros match quand il le fallait contre le Nigeria (2-0). Non pas que les assauts des Super Eagles aient été incessants, mais ses prises de balles, son placement et ses sorties aériennes ont été impeccables quand il le fallait.

Lloris sait aussi jouer au bon capitaine et aussi en bon relais de Deschamps- Giroud, jugé décevant quand son remplaçant Griezmann recevait des éloges. "Olivier a tapé, tapé, tapé sur les défenseurs et ensuite ceux qui sont entrés ont fait du bien", a-t-il rétabli.

Si dans le vestiaire son autorité se fait manifestement entendre, comme lorsqu'il a recadré Paul Pogba, à deux doigts du carton rouge, à la mi-temps de France-Honduras, c'est à chaud que Lloris montre au monde extérieur qu'il est le capitaine, quand Evra, lui, ne s'arrête jamais pour s'exprimer.

Le portier des Bleus est probablement fait d'un bois différent, mais avec désormais 61 sélections au compteur, autant que son aîné, l'expérience et la maturité lui ont permis d'imposer son propre ton dans le discours. Mais en quart de finale contre l'Allemagne, au Maracana, ce sont avant tout ses arrêts qui compteront.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 18:59

France : Les duels dans le duel



Müller contre la jeune charnière Varane-Sakho, les deux prodiges Kroos et Pogba face-à-face, et le rôle capital qu'aura à jouer Benzema devant une défense allemande friable: voici les
duels attendus du quart de finale du Mondial France-Allemagne, vendredi à Rio de Janeiro.

Müller, le danger N.1
Au sein de l'attaque aux trémas avec Özil et Götze, c'est la seule valeur sûre et régulière du tournoi. Müller (53 sélections, 24 buts) a été décisif dans trois matches sur quatre (4 buts), avec trois buts contre le Portugal (4-0), un contre les Etats-Unis (1-0) et la passe décisive pour l'ouverture du score de Schürrle face à l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.). "Faux 9", "c'est un joueur peu orthodoxe, je ne sais pas moi-même en tant qu'entraîneur les déplacements qu'il fait", ce qui le "rend très difficile à marquer" pour les adversaires, s'est félicité le sélectionneur Joachim Löw. Très mobile, vif, généreux dans l'effort, Müller (24 ans) permute souvent avec les autres attaquants et sait déborder du fait de sa formation initiale d'ailier.

Une petite incertitude plane encore sur l'identité de l'axe central français et du duo qui sera chargé de s'occuper de Muller. Mamadou Sakho est remis de son élongation qui l'a privé du 8e de finale mais réintégrera-t-il le onze de départ, son remplaçant Laurent Koscielny ayant parfaitement tenu la baraque contre le Nigeria (2-0) ? La tendance lui reste favorable, Didier Deschamps n'étant pas du genre à bousculer une hiérarchie bien établie à un moment aussi crucial. Raphaël Varane, déshydraté, a passé la nuit de lundi à mardi à l'hôpital de Ribeirao Preto mais tout va bien pour le Madrilène qui devrait donc faire la paire avec Sakho. Ce tandem a montré sa complémentarité depuis le barrage retour contre l'Ukraine (3-0) et n'a pas encaissé le moindre but au cours des rencontres qui ont suivi. Les deux jeunes joueurs (21 ans pour Varane, 24 ans pour Sakho) auront un sacré client en face et devront bien gérer un contexte forcément inédit pour eux. Mais Varane a déjà montré en finale de la Ligue des champions qu'il était de la trempe des plus grands.

Kroos vs Pogba, l'ombre et la lumière

Toni qui ? Discret, travailleur de l'ombre longtemps cantonné au rôle de remplaçant au Bayern comme en sélection, Kroos (24 ans) fait figure d'antistar dans le milieu des vedettes (Schweinsteiger, Lahm, Khedira...). Il est pourtant un titulaire indiscutable dans l'esprit de Löw, prêt à se passer d'un Schweinsteiger ou d'un Khedira plutôt que de Kroos. Le sélectionneur apprécie sa justesse technique, sa sobriété et son coffre. Le Bavarois (48 sélections, 5 buts), lorgné par le Real Madrid, c'est le bon élève, appliqué, au jeu propre et sans fioritures, capable d'aller au charbon et de trouver les ouvertures. Auteur de deux passes décisives, c'est tout de même dans ce registre offensif qu'il demeure en retrait par rapport à son potentiel.

Paul Pogba est tout le contraire et a capté la lumière dès son plus jeune âge. Capitaine de toutes les sélections françaises, enrôlé à 16 ans par Manchester United, il est l'un des éléments les plus convoités de la planète. Le titre de champion du monde des moins de 20 ans et le trophée du meilleur joueur décrochés en 2013 en Turquie n'ont fait que grossir son CV, agrémenté d'un deuxième Scudetto glané avec la Juventus Turin. C'est dire s'il était attendu au Brésil. Après un premier tour très décevant, Pogba a su se montrer enfin à la hauteur de sa réputation en ouvrant le score face au Nigeria, son 3e but en 15 sélections. A lui de continuer contre les Allemands, le rendez-vous le plus important de sa jeune carrière.

La défense à l'épreuve de Benzema
Per Mertesacker, le seul stoppeur immuable de la Nationalmannschaft, a été bien bousculé par les Algériens, et la presse en a fait un des boucs-émissaires de la copie très moyenne livrée par l'équipe. Centenaire depuis peu (102 sélections, 4 buts), il avait pourtant fait un bon premier tour, mais sa relative lenteur a sauté aux yeux lundi à Porto Alegre. Jérôme Boateng (43 sélections) a été replacé dans l'axe, comme en club, après avoir assuré à droite, notamment en neutralisant Cristiano Ronaldo. Pas un modèle de rapidité non plus, mais une certaine fiabilité dans l'engagement et le sérieux. La question portera surtout sur Hummels (33 sélections, 3 buts), forfait sur maladie lundi. Il représente la meilleure garantie défensive, même s'il est aussi parfois sujet aux boulettes...

Face à une défense lente et empruntée, Karim Benzema aura un très bon coup à jouer après avoir traversé le 8ème de finale comme une ombre. Le Madrilène n'a pas rempli son rôle, celui du leader technique qu'il avait bien assumé jusqu'ici en l'absence de Franck Ribéry. Avec 3 buts et une aisance impressionnante, Benzema a été l'un des hommes en vue de la première phase. Les Bleus attendent désormais de lui qu'il les porte vers les sommets.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Mer 2 Juil - 23:44

France : Deschamps, la bataille tactique a commencé



Le quart de finale du Mondial contre l'Allemagne, vendredi 4 juillet au Maracana de Rio de Janeiro, va offrir au sélectionneur Didier Deschamps une passe d'armes tactique de haut vol contre son homologue Joachim Löw, tout aussi féru que lui de l'exercice.

Mardi 2 juillet en conférence de presse, au lendemain de la victoire en 8ème de finale contre le Nigeria (2-0), le sélectionneur des Bleus a été très peu disert lorsqu'on lui demandait d'évoquer le style de jeu de la Nationalmannschaft, prétextant qu'il n'avait pas encore vu tous ses matches dans le tournoi. Comme si DD ne connaissait pas les dangers et les failles allemandes...

Son quasi-silence a clairement marqué un basculement dans sa façon de communiquer, d'appréhender publiquement un adversaire dans cette Coupe du monde. Jusque-là, en presque trois semaines de compétition, il n'avait pas hésité à s'épancher sur le Honduras, la Suisse, l'Equateur et même le Nigeria avant le 8ème de finale où la pression reposait plus sur les épaules de la France favorite.

Il avait aussi donné des indices sur ses choix tactiques à ceux qui savaient lire entre les lignes et qui avaient encore en tête les enseignements de certains matches de préparation.

Face à cette Allemagne qui disputera son 17ème quart de finale en 18 participations et aura les faveurs des pronostics, ce n'est pas parce que les Bleus, désormais outsiders, semblent libérés du poids de l'objectif initial des quarts de finale que Deschamps allait prendre à la légère ce rendez-vous. Bien au contraire.

Deux raisons à cela: à ce stade du Mondial, chaque détail compte, surtout ceux qu'on révèle. Ensuite se dresse face à DD, un technicien en la personne de Löw aussi adepte du tableau noir que lui et qui inspire plus de méfiance, sans les offenser, que Luis Fernando Suarez (Honduras), Ottmar Hitzfeld (Suisse), Reinaldo Rueda (Equateur) et Stephen Keshi (Nigeria).

Une méfiance qui trouve sa source dans la roublardise du sélectionneur allemand qui n'hésite pas à varier de façon imprévisible ses schémas, mû par la chance de posséder des joueurs polyvalents, de très haut niveau et pour la plupart multi-titrés au Bayern Munich.

Partie d'échec et de poker
L'adversaire est donc de taille. Aussi, Deschamps, qui est un des rares techniciens à concéder parfois faire ses choix tactiques ou ses compositions d'équipes en prenant en compte le profil de l'adversaire, se passera bien cette fois d'apporter de l'eau au moulin de Löw, en décelant tel ou tel aspect du jeu allemand sous peine de se faire surprendre.

Pour cette passionnante partie d'échec à distance qui s'annonce, l'ancien joueur et capitaine des Bleus, le seul encore en lice pour espérer soulever le trophée suprême en tant qu'entraîneur depuis l'élimination des Etats-Unis (par la Belgique 2-1 a.p.) de Jürgen Klinsmann, a ainsi enclenché le verrou. Rien ne doit filtrer de ses intentions.

Pour lui, au fond, le match a d'une certaine façon déjà commencé. Comme Löw, Deschamps ne s'est jusqu'à présent pas reposé sur une seule animation. Si son 4-3-3 reste la base depuis sa restauration lors de l'exploit homérique du 19 novembre contre l'Ukraine en barrage retour (3-0), les différents joueurs qui l'ont composé au fil des match ont montré qu'il y avait de la variété dans le jeu.

A ce titre, s'agissant du secteur offensif français, la partie d'échec pourrait laisser place à une partie de poker, avec une grande part de bluff. Griezmann plus habile techniquement, part favori pour compléter le trio d'attaquants avec Benzema et Valbuena. Mais rien pour l'heure n'indique que Giroud, décevant contre le Nigeria, n'a pas sa chance dans l'optique de perturber la tour de contrôle Mertesacker, avec son impact physique et son jeu de tête.

Tout comme rien n'interdit Deschamps de surprendre en lançant Rémy, dont la pointe de vitesse et la capacité à prendre la profondeur peuvent être des armes face au haut positionnement de la défense allemande et la tendance qu'a Neuer de déserter ses cages.

La bataille tactique bat déjà son plein.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 0:04

France, Sakho : "On a tous une rage en nous"



Le défenseur de l'équipe de France Mamadou Sakho a évoqué mercredi "la rage" qui habite les Bleus et qui sera leur moteur en quarts de finale du Mondial-2014 contre l'Allemagne, vendredi au Maracana de Rio de Janeiro.

Comment allez-vous physiquement et êtes-vous prêt à jouer vendredi ?
Ca va, ça va. Je suis sorti deux fois par précaution (face à la Suisse et l'Equateur, ndlr) et je vais mieux. Hier (mardi), je me suis entraîné et tout s'est bien passé, je suis à la disposition du coach.

Que pensez-vous de cette génération bleue ?
On est une équipe très jeune avec des nouveaux joueurs. On essaye d'instaurer un nouvel état d'esprit en dehors du terrain. On est naturel, il y a des bons mecs. Il y a une ambiance géniale et on essaye de retranscrire ça sur le terrain. On la sent bien vivre cette équipe, il y a des joueurs de talent et avec des anciens comme Pat Evra, Bacary Sagna et Hugo Lloris on arrive à trouver une bonne cohésion et tout se passe très bien. Il n'y a pas de couleurs de peau ou de générations.

Battre l'Allemagne serait-il un exploit ?
L'Allemagne est une grosse équipe, c'est une grosse nation de football mais je n'ai pas trop envie de parler de l'Allemagne, je préfère me concentrer sur notre équipe, garder notre état d'esprit, être concentré sur notre jeu. Quand on a joué contre eux, il y a un petit moment (défaite 2-1, en amical en février 2013 au Stade de France, ndlr), on était en phase de recherche. L'équipe ne se trouvait pas encore très bien. Mais l'équipe a progressé, c'était un match amical mais là on est en compétition. C'est une très belle équipe, quand on regarde le passé, elle a souvent fait de belles performances en Coupe du monde, elle garde bien le ballon, a un jeu plaisant à voir. Mais nous aussi on est très forts et j'ai confiance en nous. Peu importe s'ils sont mieux ou moins bien qu'avant, ce qui m'importe c'est notre jeu et de tout donner pour ce maillot."

Laurent Koscielny a bien assuré l'intérim en votre absence en 8èmes de finale. Pensez-vous que la hiérarchie en défense centrale ait pu être modifiée ?
La hiérarchie, c'est vous qui le dites. On est tous un membre à part entière de cette équipe. C'est ce qu'il y a de bien, quand on fait appel à un joueur, il répond présent. On est tous à la disposition de ce maillot et tout le monde fait le boulot, c'est le plus important.

Thomas Müller a-t-il un profil qui vous convient ?
Je ne sais pas si je vais jouer. Après, en tant que défenseur, j'essaye toujours de m'adapter à l'attaquant que j'ai en face de moi. Il effectue une belle compétition, mais on va essayer de faire le maximum pour faire un bon match.

Quels sont les moments forts que ce groupe a vécu depuis le barrage retour contre l'Ukraine ?
On a ressenti quelque chose de particulier. Depuis l'état d'esprit est spécial, le coach nous donne aussi beaucoup de conseils et nous inculque cette mentalité de gagneur. Le match contre la Suisse (5-2, ndlr) était très attendu, on a répondu présent sur l'aspect psychologique et physique. On a fait ce qu'il fallait, on a ressenti une force collective extraordinaire.

Quelle est votre moteur ?
Cette rage je l'ai toujours, ça fait partie de mes qualités. Le plus important c'est que toute l'équipe a un objectif commun. On est tous motivés, on a tous une rage en nous. C'est pourquoi on fait de belles choses tous ensemble.

L'état d'esprit est-il un ingrédient essentiel pour aller au bout ?
C'est quelque chose d'important quand on vit en groupe pendant plus d'un mois ensemble. Quand il y a des caractères forts, ça peut exploser mais on arrive à bien s'entendre, l'ambiance est vraiment bonne. J'ai l'impression de vivre mes années au centre de formation, tellement c'est beau.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 0:05

France : Séance à huis clos sans Debuchy



Le défenseur de l'équipe de France Mathieu Debuchy n'a pas pris part à la séance d'entraînement à huis clos, mercredi à 48 heures du quart de finale du Mondial contre l'Allemagne, au stade Santa Cruz de Ribeirao Preto.

Aucune information n'a filtré quant aux raisons de l'absence du latéral droit, vraisemblablement ménagé.

Le reste de l'effectif s'est entraîné normalement, en premier lieu Raphaël Varane, manifestement remis de sa déshydratation de l'avant-veille.

Mamadou Sakho, déjà apparu mardi en forme après son élongation à une cuisse qui l'avait fait manquer le 8e de finale contre le Nigeria (2-0), a lui fait des exercices de courses intenses à part.

Aucune opposition, ni mise en place tactique n'a été faite, les joueurs se contentant de s'échauffer et de jouer au tennis-ballon pendant la grosse heure qu'a duré la séance, à nouveau sous une chaleur de 30 degrés, quand 28 sont annoncés pour la rencontre de vendredi à 13h00 locales (16h00 GMT).

Les Français devraient s'envoler pour Rio de Janeiro dans la soirée de ce mercredi 3 juillet.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 0:17

France, Hidalgo : "Faire des grands matches ne suffit pas"



Quand la France a rencontré l'Allemagne en Coupe du Monde de la FIFA pour la deuxième fois de son histoire, lors de la fameuse nuit de Séville en 1982, le sélectionneur tricolore s'appelait Michel Hidalgo. A la tête des Bleus depuis 1976, il avait progressivement métamorphosé une sélection alors moribonde en une armada séduisante et conquérante sur la scène internationale.

Le technicien, qui a mené la France au titre de champion d'Europe en 1984, a favorisé l'éclosion et l'épanouissement au plus haut niveau d'une génération dorée emmenée par Michel Platini, Alain Giresse et autres Maxime Bossis. Alors que les joueurs de Didier Deschamps s'apprêtent à se mesurer à l'Allemagne en quart de finale de Brésil 2014, Hidalgo a accordé un entretien à FIFA.com dans lequel il analyse les forces en présence et revient sur le douloureux souvenir de la défaite épique dans le dernier carré d'Espagne 1982 contre la Mannschaft de Manfred Kalts, Pierre Littbarski et du gardien de but Harald Schumacher...


Quel souvenir gardez-vous de cette demi-finale perdue contre l'Allemagne, le 8 juillet 1982 ?
Nous gardons forcément un mauvais souvenir de ce match. Nous étions heureux d'avoir fait un parcours de qualité, et l'Allemagne a été un concurrent redoutable. Et ça a été un match bien à tous points de vue, plaisant et très disputé. Malheureusement est arrivé le problème du gardien allemand qui a frappé Battiston de plein fouet. Platini l'a accompagné sur la civière en lui tenant la main. On voit à l'image que c'est un bras qui tremble, et qu'il ne peut pas l'arrêter. Malheureusement, ça a marqué notre équipe. Par contre, le gardien allemand n'a pas été sanctionné, et n'a pas eu de geste pour aller voir le blessé. Il est resté là, comme s'il n'avait rien fait, comme s'il n'était pas responsable. Nous n'avons pas compris comment après un tel choc, l'arbitre n'a pas sanctionné.

Comment s'est déroulé le match par la suite ?
Il y avait 1:1 et ça a coupé notre élan, même si finalement nous avons mené 3:1 en prolongations avant d'être rejoints pas l'Allemagne. Malheureusement, nous avons perdu aux tirs au but et nous avons raté la finale qu'on espérait tous, celle de la Coupe du Monde. C'était très dur à supporter. J'ai jamais vu une équipe d'hommes devenir ainsi une équipe de minimes après un match. Il y avait beaucoup de pleurs, mais aussi un sentiment de révolte par rapport à ce qu'il s'était passé, particulièrement chez Michel Platini. Il avait raison. Les Allemands, eux, ont fait ce qu'ils devaient faire, jusqu'au bout. Ce n'est pas eux qu'il fallait pointer du doigt, sauf leur gardien qui avait touché Battiston très violemment, Il a eu plusieurs dents cassées et est allé directement à l'hôpital.

Vous souvenez-vous de ce que vous avez dit dans le vestiaire ?
Oh, quand c'est une demi-finale aussi importante contre les Allemands, il n'y a pas besoin de parler beaucoup avant la rencontre. Nous avions en face une équipe de grande qualité et un enjeu énorme. Mais même si on connaissait la valeur de l'adversaire, ça n'était pas simple d'accepter de perdre alors qu'on pensait avoir les moyens d'aller en finale.

Voyez-vous des similitudes entre le France-Allemagne tel qu'il se profilait à l'époque, et celui à venir ce vendredi 4 juillet ?
Non car en ce temps là, c'était deux équipes connues avec des grands noms, aussi bien chez les Allemands que chez les Français. Là, il y a l'Allemagne qui a fait des résultats et dont on connait la qualité, mais par contre, il y a une équipe de France avec beaucoup de jeunes. On ne sait pas encore ce qu'ils sont capables de faire, mais ils ont beaucoup de talent.

Il y a le sélectionneur, qui a beaucoup d'expérience…
Oui, ils sont encadrés par Didier Deschamps qui a une grande carrière et qui sait très bien comment mener ces jeunes joueurs. Il ne leur dit pas "vous êtes les plus beaux, les plus forts". Si certains, à un moment, disent qu'ils vont aller en finale, il est là pour rappeler qu'il faut gagner match par match. Bref, il les maîtrise très bien.

Quelle ambition peut avoir cette jeune équipe pour ce quart de finale ?
Il y a quelques temps, on aurait dit qu'on ne peut rien faire contre l'Allemagne, parce qu'ils sont expérimentés et qu'ils ont de beaux joueurs. Dans cette Coupe du Monde, ça n'est pas vrai ! L'Allemagne paraît un peu fatiguée. Elle a eu des faiblesses. Nos joueurs, eux, ne sont pas fatigués car ils n'ont pas eu des match très dur à faire. Et en plus de leurs qualités, ils ont un désir d'aller jusqu'au bout. On peut les comprendre car ils ont tout réussi jusqu'à maintenant. Ils ont encore une forme de fraîcheur, et ça va être important pour ce match.

Jusqu'où va votre optimisme ?
Quand on voit tout ça, on se dit pourquoi pas la France en finale ? Comme en 1998… Ils sont forts physiquement et peuvent dérégler des équipes supérieures techniquement. Bon, l'Allemagne est tout de même un adversaire de grande classe, mais pour le moment, notre Mondial a tutoyé la perfection et nos jeunes Bleus sont dans une forme optimale. On n'est pas fou, on sait qu'on est pas à l'abri d'un trou, mais personnellement je n'y crois pas. Je pense que nous allons pouvoir faire quelque chose, et ça veut dire gagner ! Faire des grands matches ne suffit pas quand on veut gagner un titre.

Est-ce qu'il y a des Bleus qui vous plaisent particulièrement ?
Il y en a que je connais beaucoup mieux que d'autres. Je vois beaucoup Mathieu Valbuena à Marseille et il fait partie des joueurs les plus expérimentés. Il n'a pas fait une grande saison en club, mais curieusement il est très bon avec l'équipe France. Il a un jeu pour servir toute cette jeunesse, et c'est donc un joueur qui est important. Je ne veux pas trop parler des autres joueurs, mais je pense qu'ils vont démontrer leur valeur sur le terrain. Ce qui est curieux, c'est que cette équipe avait deux joueurs expérimentés qui ne sont pas là. Franck Ribéry était un joueur au dessus du lot avec tout ce qu'il a fait dans sa carrière et il sortait encore d'une grande saison en Allemagne. Le second, c'est Steve Mandanda. Ils ne sont pas là et on n'en parle pas ! Ça veut dire que les jeunes ont su faire ce qu'il fallait pour que ça ne soit pas un manque. France-Allemagne, personne, je dis bien personne, ne peut prédire qui va gagner, mais ça sera certainement un grand match.

Fifa.com (02/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 14:46

Allemagne : Kroos, l'éclosion d'un grand



Toni qui ? Toni Kroos: les Bleus seraient avisés de bien étudier ce milieu de terrain au service de l'équipe, sobre antistar de l'Allemagne en quête et sur la voie de la reconnaissance.

Face à la France au Maracana, vendredi en quarts de finale du Mondial-2014, ce joueur de 24 ans articulera de nouveau le jeu de la Nationalmannschaft, comme lors des quatre premiers matches, disputés dans leur intégralité.

Sans faire de bruit, dans un style à la rigueur que le cliché dirait toute germanique, Kroos s'est imposé comme une pièce essentielle du dispositif allemand.

Les statistiques officielles de la Fifa plaident pour lui: 2e du tournoi en nombre de passes (414, dont 86% de réussies), à deux longueurs seulement de l'Argentin Mascherano; 5e pour les centres (29) alors qu'il n'est pas ailier; 7e joueur en termes de distance parcourue (46,4 km), mais 2e quant aux kilomètres avec le ballon (20,2), à quelques encâblures de son capitaine Lahm.

Le public n'apprécie pas forcément ce genre de joueur de l'ombre, à l'inverse des entraîneurs, qui adorent ce profil polyvalent, au jeu propre et précis.

Joueur de classe
Comme Joachim Löw: "Toni Kroos est pour moi un élément de construction très important. C'est un joueur de classe, avec de la technique et une intelligence de jeu", avait dit le sélectionneur en février au quotidien Bild.

Après le récital livré contre le Portugal (4-0), le sélectionneur-adjoint avait loué "un superbe développement". "Toni est un joueur qui est très sûr avec le ballon, qui peut ouvrir le jeu et créer des occasions de but", Hansi Flick dixit.

S'il doit étrenner au Maracana sa 49e cape déjà (5 buts), à 24 ans, il a longtemps fait figure de joueur d'appoint, au Bayern Munich comme en sélection, avec laquelle il a passé l'essentiel de l'Euro-2012 sur le banc, titularisé seulement en demi-finale... perdue contre l'Italie (2-1).

Il se sait moins glamour que les vedettes de l'entrejeu, les Schweinsteiger ou Khedira, et ce qui lui importe, "c'est ce que l'entraîneur et mon entourage pensent de moi, avance-t-il. Il faut que l'entraîneur me considère comme indispensable".

Mais tout de même: longtemps cantonné à l'ombre, il revendique désormais, pour son premier tournoi comme titulaire, dans le pays du "futebol" de surcroît, sa place au soleil, quitte à laisser soupçonner une pointe d'arrogance.

Arrogance ?
Son gros match contre la bande à Cristiano Ronaldo ? "Ca ne m'a pas étonné. Je suis toujours en condition de sortir un tel match".

Une performance inhabituelle pour lui, le titille un journaliste ? "Vous n'avez donc pas vu beaucoup de mes matches, comme la finale de la Coupe d'Allemagne ou même des matches de Ligue des champions, réplique-t-il aussi sec. Il faudrait que vous me citiez les grands matches où je n'ai pas assuré".

Son maintien n'aurait en tout cas pas échappé à l'appétit du Real Madrid: le journal espagnol Marca a récemment annoncé le transfert pour le club champion d'Europe, contre une indemnité comprise entre 25 et 30 millions d'euros, du milieu sous contrat jusqu'en 2015 au Bayern.

Ce passionné de sports, qui a réclamé une augmentation de salaire pour atteindre le niveau des stars (Ribéry, Lahm, Schweinsteiger, Robben et Müller), n'a pas confirmé: "Je ne peux pas répondre à tout ce qu'il y a dans les médias. Toutes les équipes ont déjà été citées".

Son nom vient de "krôs", qui signifiait jadis cruche, broc. "Kroos a peut-être été une autre dénomination pour potier, tenancier ou même buveur", a confié Jürgen Udolph, le grand spécialiste allemand de l'onomastique (étude des noms propres), à SID, agence sportive allemande filiale de l'AFP.

Or le le "garçom", au Brésil, désigne celui qui fait les passes décisives, et Kroos en a déjà délivré deux. "Servir dans le jeu", d'accord, a admis le taulier, "mais quand on s'attable le soir ensemble, je n'aime pas trop faire le serveur", lâche-t-il dans un éclat de rire.

Fifa.com (03/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 14:52

Allemagne, Brehme : "Un grand match nous attend"



Son nom restera à jamais lié au triomphe de la RFA en finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990™. Pour les supporters allemands, Andreas Brehme sera toujours l'homme qui a transformé le penalty décisif contre l'Argentine. En revanche, certains ont peut-être oublié que l'ancien arrière latéral est également à l'origine de la dernière victoire allemande sur la France en Coupe du Monde.

FIFA.com a rencontré Brehme pour évoquer ce match historique, la Coupe du Monde 2014 et le duel à venir entre la Nationalmannschaft et les Bleus, le 4 juillet à Rio de Janeiro.


Andreas Brehme, avez-vous suivi cette Coupe du Monde jusqu'à présent ?

Évidemment ! Je reste un footballeur dans l'âme et j'ai eu moi-même la chance de disputer cette compétition à plusieurs reprises. Dans ces conditions, on ne peut pas passer à côté d'un tel événement.

Quelles équipes vous ont fait la plus forte impression ?
Les Pays-Bas. Certes, les Néerlandais ont souffert pour venir à bout du Mexique, mais cette sélection était redoutable. Mais j'ai apprécié l'organisation et le jeu structuré des Oranje à chacune de leurs sorties. Mais les Français m'ont aussi séduit. Si nous voulons battre les Bleus, nous devrons évoluer à notre meilleur niveau.

L'Allemagne ne vous a-t-elle pas convaincu ?
Je n'ai rien dit de tel. Notre équipe n'a pas démérité et elle se trouve maintenant en quart de finale. En revanche, si nous jouons comme nous l'avons fait face à l'Algérie, nous n'avons aucune chance contre la France. Nous allons affronter un adversaire d'un tout autre calibre.

La France est-elle favorite à vos yeux ?
Non, car nous avons reçu un sérieux avertissement. L'Allemagne est une équipe de tournoi. Nos joueurs savent qu'un grand match les attend. Ils vont tout faire pour être à la hauteur de l'événement. Les joueurs allemands savent se transcender dans les rendez-vous importants.  

Vous souvenez-vous de la dernière victoire allemande face à la France en Coupe du Monde ?
Oui, c'était en demi-finale de Mexique 1986. La France avait tout pour elle. Elle possédait un effectif extraordinaire, notamment en milieu de terrain et en attaque avec Platini, Fernandez, Stopyra ou Bellone… Il n'y avait que de grands joueurs. Par bonheur, nous les avons quand même battus 2:0. Je m'en souviens encore. Nous avions obtenu un coup franc dans le coin droit de la surface de réparation. Felix Magath a décalé le ballon pour moi, j'ai tiré et la balle est partie directement dans l'angle du but. Le gardien français Joël Bats n'avait pas l'air très content...

À quel genre de match vous attendez-vous ?
Si notre équipe parvient à hisser son niveau de jeu, ce que j'espère sincèrement, nous devrions assister à une rencontre très équilibrée. Les deux formations comptent d'excellents joueurs dans leurs rangs. Tout se jouera peut-être sur une performance individuelle et, dans ce cas, un joueur de classe mondiale comme Manuel Neuer pourrait faire la différence. Il a réalisé un match extraordinaire contre l'Algérie. Pour moi, il est l'un des grands joueurs de cette Coupe du Monde.

Qui d'autre a retenu votre attention ?
C'est difficile à dire, il y en a plusieurs. Le Néerlandais Memphis Depay m'a bien plu jusqu'à présent et Arjen Robben est évidemment en grande forme. On ne peut pas non plus ignorer les performances du Colombien James Rodríguez. Personne ne le connaissait vraiment avant le début du tournoi mais depuis son arrivée au Brésil, il crève littéralement l'écran. 

Qui sont vos favoris pour le titre ?
J'aurais bien du mal à répondre car, jusqu'à présent, aucune équipe n'a vraiment réussi à convaincre. Comme je l'ai dit, les Pays-Bas et la France m'ont fait la meilleure impression. Mais l'Allemagne est toujours dans la course. On ne peut pas écarter non plus le Brésil, avec ses individualités géniales et son public enthousiaste. Malgré ses faiblesses défensives, l'Argentine possède une attaque de feu.

Fifa.com (03/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 15:01

Allemagne : Une attaque à deux points, trois places, quatre étoiles



Müller, Özil, Götze, Schürrle: trois de ces quatre joueurs de renom à trémas occuperont le front de l'attaque pour l'équipe d'Allemagne en quarts de finale du Mondial-2014 contre la France, vendredi au Maracana.

L'astre le plus brillant de la Nationalmannschaft, Reus, est absent du Brésil sur blessure, tandis que l'étoile du remplaçant Podolski a pâli avec 45 minutes sans aucun éclat lors de son unique titularisation dans le tournoi. La jeune pépite Draxler (20 ans), qui n'est pas encore apparu, part de plus loin encore.

Observations d'une galaxie d'importance aiguë pour les Bleus:

Müller, l'étoile du Nord

"Faux 9" mais vrai buteur, Müller (24 ans), c'est LA référence de l'attaque allemande, l'intangible repère en tant que spécialiste des Coupes du monde (5 buts en Afrique du Sud, déjà 4 au Brésil en 4 matches). "Je suis persuadé que Thomas Müller pourra bientôt être le seul meilleur buteur en Coupes du monde", a dit Ronaldo qui détient toujours ce record (15 buts) en compagnie désormais de Klose, devenu remplaçant à 36 ans.

C'est le type de joueur "imprévisible", "peu orthodoxe", selon le sélectionneur Joachim Löw, fasciné parce qu'il ne sait pas lui-même "en tant qu'entraîneur les déplacements qu'il fait", ce qui rend le Bavarois (53 sélections, 21 buts) "très difficile à marquer" pour les adversaires.

Penalty, buts de raccroc, de la tête ou de classe, "Miller", comme les Brésiliens l'appellent, est efficace devant les cages mais travaille aussi pour l'équipe en passant sur les côtés en cours de match, comme il l'a fait contre l'Algérie en offrant la passe décisive pour l'ouverture du score en 8e de finale (2-1 a.p.). Et, généreux sur le terrain comme pour mettre l'ambiance en-dehors, il sait aussi défendre.

Özil, l'étoile mystérieuse
Depuis qu'il est passé à Arsenal il y a un an, c'est le trou noir. Au Brésil, Mesut Özil (25 ans) est apparu dans le droit-fil de sa saison en demi-teinte chez les Gunners. Sans l'influence, la magie et les passes décisives qui caractérisaient le milieu offensif depuis son éclosion au plus haut niveau, au Mondial-2010. La faute à un positionnement côté droit, selon lui.

Aucune passe décisive, mais désormais un but, marqué en fin de prolongation contre l'Algérie. Est-ce le déclic pour le leader technique (59 sélections, 18 buts), que devront surveiller Matuidi et Evra ? Cela ne l'a en tout cas pas prémuni des critiques.

"Mesut Özil était en 2010 et en 2012 l'homme fort du tournoi. Ça, je ne peux quand même pas tout simplement l'oublier", a avancé Löw dans l'hebdomadaire Die Zeit pour justifier la confiance qu'il maintient au crack éteint. "Mesut Özil est extrêmement important pour nous, a-t-il souligné. Si nous arrivons à le remettre en forme dans les jours qui viennent, alors il est incontournable pour l'équipe. Parce que je sais qu'il peut décider d'un match et influer dessus en une seule action".

Götze et Schürrle, étoiles filantes
Götze a filé, et Schürrle file vers sa place, tel semble le sens de l'histoire qui s'ébauche depuis le match contre l'Algérie.

Götze (33 sélections, 10 buts), titulaire à trois matches sur quatre, n'a produit que deux coups d'éclat, le penalty du 1-0 qu'il provoque contre le Portugal et l'ouverture du score face aux Ghana. La starlette (22 ans), remplaçante au Bayern Munich, était pourtant venue avec de "grandes ambitions" à la Coupe du monde, comme il l'avait dit au magazine Kicker: "Je veux montrer au Brésil ce dont je suis capable". Mais le temps presse pour le grand espoir du foot allemand...

Au delà de son but, d'une "Madjer" un peu heureuse ("il fallait que le ballon rentre, j'ai eu bien sûr un peu de chance") qui a mis l'Allemagne sur la voie des quarts, Schürrle (36 sélections, 14 buts) a créé du danger par son sens de la profondeur. Les joueurs entrés en jeu "ont aidé l'équipe, lui ont donné un élan", selon Löw. Et puis, l'attaquant de 23 ans a déjà marqué contre des Français, ceux du Paris SG, avec Chelsea en quarts de finale retour de Ligue des champions...

Fifa.com (03/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 15:02

France-Allemagne, un classique au Maracanã



L'équipe de France a rendez-vous avec l'Histoire vendredi au Maracanã de Rio de Janeiro où elle affrontera l'Allemagne pour une place en demi-finales du Mondial-2014 et tentera d'exorciser les fantômes de Séville, 32 ans après le cruel dénouement d'une partie entrée dans la légende.

Que pouvaient rêver de mieux ces jeunes Bleus que de se retrouver dans le temple du football brésilien face à leur plus grand rival ? Au bout d'un parcours quasiment sans faute, ils ont obtenu cette chance unique avec au bout, en cas de succès, une entrée directe dans les annales du football tricolore.

Cette joyeuse troupe, née il y a seulement 7 mois lors d'un barrage retour homérique (3-0 contre l'Ukraine, le 19 novembre au Stade de France), a 90 minutes, voire plus, pour basculer dans l'âge adulte avec la perspective de se frotter ensuite au vainqueur de Brésil-Colombie dans le dernier carré.

Car, et c'est là la nouveauté, les joueurs de Didier Deschamps vont cette fois pénétrer sur le terrain avec la sensation d'avoir leur mot à dire et de pouvoir parler d'égal à égal avec les Allemands. Il s'agit en soi de la plus grande victoire du sélectionneur.

Cicatrice
Pour les amoureux du football en France, la Nationalmannshaft est synonyme de calvaire et le lieu du supplice a pour nom Sanchez-Pizjuan, le stade où la bande du capitaine Michel Platini a laissé passer sa chance dans une dramatique séance de tirs au but après avoir mené 3-1 en prolongation (3-3 a.p., 5 t.a.b à 4).

Les joueurs actuels n'ont pas été bercés par cet épisode douloureux, mais plutôt par la "génération Zidane", et ils n'ont sans doute pas totalement conscience de la portée symbolique du choc qui les attend. Deschamps lui-même a estimé cette semaine qu'il ne servait à rien de jouer "les anciens combattants".

Mais dans l'imaginaire collectif, Séville 82, avec son cortège de drames est une cicatrice qui n'a jamais été refermée. L'équipe de Platini avait échoué à prendre sa revanche en 1986 au Mexique, toujours en demi-finales (2-0), et depuis les Bleus n'ont pas eu l'occasion de recroiser leurs meilleurs ennemis en Coupe du monde. L'opportunité qui se présente ne peut pas être laissée de côté.

Sur le papier, l'Allemagne de Thomas Müller (4 buts dans le tournoi) est une véritable montagne à gravir pour des Bleus sans grande expérience. Triple championne du monde, demi-finaliste de toutes les phases finales depuis 2006 (Mondial et Euro) et présente en quarts de finale pour la 17e fois en 18 participations, elle a de quoi faire frémir.

Renaissance
Mais la renaissance de l'équipe de France s'accompagne logiquement d'une confiance à toute épreuve. Les joueurs ne nourrissent plus de complexes d'infériorité vis-à-vis de leurs puissants voisins, aidés en cela par les dernières sorties sans relief des Allemands, sérieusement bousculés par l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.).

Il faudra toutefois que les Bleus sortent le match de leur vie pour s'en sortir. Karim Benzema, le leader technique en l'absence de Franck Ribéry, aura une lourde responsabilité sur les épaules, lui qui a démarré la compétition en fanfare (3 buts) avant de s'éteindre. Si Deschamps ne lui recolle pas Olivier Giroud dans les pattes et ne l'exile pas côté gauche comme face au Nigeria (2-0) au cours du tour précédent, il n'aura aucune excuse.

C'est le moment également pour les deux prodiges Raphaël Varane et Paul Pogba, tous deux âgés de 21 ans, de prouver qu'ils sont assez mûrs et n'ont pas besoin d'attendre l'Euro-2016 en France pour s'imposer sur le plan mondial. Le premier affiche une assurance bluffante et a déjà touché du doigt le plus haut niveau international en étant titulaire en défense en finale de la Ligue des champions remportée avec le Real Madrid. Le second, buteur en 8èmes de finale, s'est relancé après des débuts inconstants.

Le défi reste immense pour les Bleus mais Deschamps a incontestablement ranimé la flamme. Ce France-Allemagne s'annonce épique.

Fifa.com (03/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 20:41

France : Benzema doit prouver qu'il a tout d'un grand



Karim Benzema, tonitruant contre le Honduras et la Suisse avec trois buts et deux passes décisives, mais muet devant l'Equateur et le Nigeria, devra enclencher la vitesse supérieure face à l'Allemagne pour aider l'équipe de France à passer le cap des quarts de finale dans le Mondial.

Pour que le deuxième match des Bleus au prestigieux Maracana de Rio de Janeiro ne soit pas le dernier dans le tournoi, vendredi, il faudra que l'attaquant madrilène prouve qu'il a tout d'un grand. Et même si son talent, ses qualités ne se mesurent pas qu'en termes statistiques, il serait bien inspiré de vite retrouver le chemin des filets.

Propulsé leader technique depuis le forfait de Ribéry, Benzema est le seul joueur français à prétendre être de classe mondiale. S'il veut rivaliser avec les Messi, Neymar et autres Robben encore en lice, il doit à ce stade de la compétition prendre les choses à son compte. Ce quart de finale doit être le sien, et il n'aura alors accompli qu'un tiers de l'ascension jusqu'en finale le 13 juillet.

Pour cela, il doit poursuivre son excellente entame de tournoi, qui a idéalement mis sur orbite les Bleus, quasiment sûrs après deux victoires probantes face aux Honduriens (3-0) et aux Suisses (5-2) de se qualifier pour la seconde phase.

Il a d'abord inscrit un doublé contre la H et poussé le gardien à marquer un but contre son camp validé par la toute nouvelle technologie sur la ligne de but. Puis il a encore marqué contre la Nati et délivré deux passes décisives à Matuidi et Sissoko. Sans un coup de sifflet hâtif de l'arbitre sur la dernière action de ce match, il aurait pu voir son 4e but personnel validé.

Totalement remis de ses soucis musculaires à une cuisse après la finale de la Ligue des champions jouée sur une jambe mais remportée avec le Real Madrid contre l'Atletico, Benzema a été à la fois excellent et réaliste, dans la lignée de ses fréquentes performances majuscules des six derniers mois.

Des sept derniers mois, même, en remontant jusqu'à l'exploit de la France contre l'Ukraine en barrage retour (3-0), où son but, s'ajoutant au doublé improbable de Sakho, avait été décisif pour ouvrir aux Bleus les portes du Brésil.

Sorti du match

Benzema, qui a connu la psychose de l'inefficacité pendant 16 longs mois entre juin 2012 et octobre 2013, soit 1.222 minutes sans marquer en Bleu, n'a ensuite scoré ni contre l'Equateur (0-0) dans le dernier match du groupe E, ni contre le Nigeria (2-0) qui a fini par plier en 8e de finale après une tête de Pogba et un but contre son camp de Yobo.

Frustré par les rares occasions qu'il a eues à se mettre sous la dent contre la Tri, l'attaquant de 26 ans (70 sélections, 24 buts) est ensuite apparu véritablement agacé face aux Super Eagles, essentiellement en raison de son association forcée avec Giroud qui l'a obligé à se positionner à gauche, lui qui ne jure que par l'axe.

Jusqu'au remplacement de Giroud par Griezmann à l'heure de jeu, on a ainsi vu Benzema perdre une énergie folle à manifester son mécontentement à chaque action infructueuse du Gunner et lui même jouer à l'envers. L'image n'était pas glorieuse.

Résultat des courses, même en retrouvant sa position préférentielle dans l'axe pour la dernière demi-heure, il a manqué deux franches occasions face à Enyeama dont un duel à sa portée. Il était sorti du match.

Cette attitude répréhensible, prolongée par un discours accablant indirectement Giroud à l'issue de la rencontre -"Griezmann a apporté quand il est entré en jeu. On a trouvé plus de profondeur, alors qu'en première période, on en manquait"-, n'est clairement pas le Benzema dont la France a besoin.

Finalement, la sortie de route de l'avant-centre incontournable des Bleus n'a pas eu de conséquence fâcheuse puisque les Bleus se présentent malgré tout devant l'Allemagne. Nul doute que Deschamps aura fait en sorte d'ici vendredi de remettre son joueur majeur sur le bon chemin. Celui des filets de Neuer.

Fifa.com (03/07/2014)

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 20:54

France, Lloris : "On a envie d'écrire notre propre histoire"



Le gardien et capitaine de l'équipe de France Hugo Lloris a expliqué jeudi que les Bleus de 2014 avaient "envie d'écrire leur propre histoire" lors des retrouvailles avec l'Allemagne en quart de finale du Mondial, vendredi, 32 ans après la demi-finale de Séville en Coupe du monde.

"On vit l'instant présent, a-t-il déclaré. Il y a un historique entre les deux nations mais on est concentré sur le match de demain. On a envie d'écrire notre propre histoire. C'est un quart de finale de Coupe du monde, on a envie d'en profiter à fond."

Cette rencontre est une revanche de la demi-finale du Mondial-82 entrée dans la légende et remportée par l'Allemagne au terme d'une partie d'anthologie (3-3 a.p., 5 t.a.b à 4). Quatre ans plus tard, les Bleus de Michel Platini avaient de nouveau croisé la Nationalmannschaft en demi-finale de Coupe du monde et s'étaient encore inclinés (2-0). Il s'agit de la dernière confrontation entre les deux équipes en phase finale.

"Il y a de l'excitation pour moi et pour tout le groupe, c'est un grand adversaire qui nous attend demain, a ajouté Lloris. Les Allemands font partie des favoris, ont de l'ambition, de l'expérience mais on va jouer notre jeu et on fera le maximum pour sortir du match avec le moins de regrets possibles. On risque de subir mais on peut leur poser des problèmes également".

"C'est une étape supplémentaire dans notre aventure et on est uniquement focalisé sur ce match-là. Il n'y a pas de peur, on a conscience que sur un match tout est possible et que ça peut être le dernier mais il n'y a pas de peur mais beaucoup d'envie. On est des compétiteurs et on a envie de gagner ce match", a également indiqué le capitaine des Bleus.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 3 Juil - 21:01

France, Deschamps : "Une nouvelle page à écrire"



Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps a déclaré jeudi que les Bleus pouvaient "écrire une nouvelle page" de leur histoire en quarts de finale du Mondial-2014 contre l'Allemagne, vendredi au Maracana de Rio de Janeiro.

Sentez-vous de la peur dans le groupe avant le quart de finale ?
Pas du tout. Il n'y a pas de raison d'en avoir. On joue un quart de finale de Coupe du monde contre une équipe qui a de l'expérience mais il n'y a pas de crispation. On se prépare au mieux pour le match de demain.

Quel regard portez-vous sur Mamadou Sakho ?
On parle d'un jeune joueur. Il a eu une situation en club qui a évolué, il était là au début en sélection mais il est surtout important depuis le 19 novembre (le barrage retour contre l'Ukraine, ndlr). Il a sa place dans le groupe par son caractère et sa personnalité qui sont importantes.

Vos joueurs ont-ils la pression ?
Ils ne l'ont pas. Je n'ai rien à leur dire. Il y a surtout de l'excitation de jouer un quart de finale de Coupe du monde. Il y a une nouvelle page à écrire demain. Faisons en sorte qu'elle soit la plus belle possible pour nous.

Que pensez-vous de l'Allemagne et de son parcours ?
Je ne peux pas dire que l'Allemagne a eu un parcours difficile. Elle ne change pas sa philosophie, elle est solide avec une ligne directrice, elle garde son calme avec des fortes individualités. Elle aime bien avoir le ballon pour imposer son jeu à l'adversaire. Il y a eu des changements de joueurs au poste et pas de changements de système. Mais on sera prêt à ce genre d'éventualités.

Joachim Löw a loué les qualités de la France...
Il est gentil Joachim (rires). Mais si au début de la Coupe du monde il y avait eu des équipes à ressortir avec l'étiquette de favorites, l'Allemagne en aurait fait partie. On a fait jusqu'à maintenant une très belle Coupe du monde et on va jouer notre coup à fond. Mais l'adversité augmente forcément. Le Nigeria était une bonne équipe avec de la densité mais cette équipe allemande est largement au-dessus sur le papier. On sait qu'il faudra faire ce qu'on a fait de bien jusqu'à maintenant mais s'élever à tous les niveaux.

Qu'est-ce qui a changé dans cette équipe de France ?
Le 19 novembre. Ou on se qualifiait ou on restait à la maison. L'histoire des joueurs qui sont là et la mienne et celle de mon staff est bien différente depuis la qualification du 19 novembre. On a toujours eu des joueurs compétitifs qui jouent dans de grands club européens. Après, il faut qu'il y ait une unité de pensée et d'objectifs. Porter ce maillot amène des devoirs, l'état d'esprit des joueurs est vraiment excellent depuis le début de la préparation et le mental est quelque chose d'important dans ce type de compétition.

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Re: CM 2014 : Quart de finale, France - Allemagne

Message par rachid_as le Ven 4 Juil - 17:46

France-Allemagne : les clés du match 



Les duels entre joueurs ne seront pas les seuls éléments déterminants du quart de finale du Mondial entre la France et l'Allemagne. Analyse en trois points des clés du match qui se déroulera vendredi au prestigieux Maracana de Rio de Janeiro.

La tactique : France-PSG vs Allemagne-Bayern
Ce sont deux équipes sous légère influence qui s'affrontent. Depuis le 19 novembre 2013 et l'exploit en barrage retour contre l'Ukraine (3-0), une nouvelle équipe de France est née et un système a été restauré, le 4-3-3, déjà testé sans succès au début du mandat de Deschamps. L'urgence de la situation à la fin de l'automne a coïncidé avec la période irrésistible du Paris SG de Laurent Blanc. A ce moment-là, le PSG brille avec un milieu de terrain composé d'une sentinelle, Motta, et deux relayeurs, Verratti et Matuidi. C'est l'apport inestimable de ce dernier dans un registre "box to box" (surface à surface) que Deschamps va reprendre à son compte en y ajoutant son pendant à droite, Paul Pogba. Si le schéma de Deschamps demeure immuable, l'animation, elle, change selon qu'il positionne Giroud, Griezmann voire Sissoko aux avants-postes.

Du côté allemand, Löw varie également, fort d'une pléthore de talents aux styles et aux complémentarités différentes. Lui aussi n'a pas hésité à s'inspirer d'options de confrères, en l'occurrence Pep Guardiola, qui entraîne le Bayern Munich où évolue la grande majorité de ses joueurs. Ainsi l'arrière droit Lahm se retrouve de plus en plus au milieu de terrain, où il peut côtoyer comme au Bayern Kroos et Schweinsteiger. En revanche, le jeu allemand est plus direct et moins "toqué-handball" que celui du Barça dont est issu Guardiola. Enfin, reste la capacité de la Mannschaft à évoluer en rouleau-compresseur, très haut et en rythme, jusqu'à laisser un trou béant de parfois 30 ou 40 mètres couvert par le seul Neuer. Le gardien, comparé à Beckenbauer outre-Rhin, est probablement un des meilleurs au pied, mais la prise de risque reste immense.

Le mental : enthousiasme contre l'expérience

Depuis l'exploit contre l'Ukraine, les Bleus semblent marcher sur l'eau. Ils n'ont plus perdu depuis neuf matches (7 victoires, 2 nuls, 26 buts marqués contre 5 encaissés). Leur début de compétition a été spectaculaire et leur emballement plutôt bien contrôlé. La jeunesse du groupe bleu est évidente, mais le manque de vécu est tout relatif, puisque beaucoup jouent dans des grands clubs. Un Varane aussi serein qu'il a su l'être pour remporter à 21 ans la finale de la Ligue des champions n'apparaît pas susceptible d'être intimidé par ce quart. La seule inconnue pour les Bleus repose sur leur capacité de réaction quand les choses se présentent mal, s'ils viennent à être menés au score par exemple. Se déterminera alors leur capacité de réaction. Quant au spectre des échecs de 1982 et 1986, il ne signifie pas grand-chose pour ces joueurs, puisque certains n'étaient même pas nés à l'époque.

Idem du côté allemand, les victoires passées contre la France sont trop loin pour y puiser un quelconque avantage psychologique. Cette génération façonnée par Joachim Löw doit qui plus est encore écrire sa propre histoire. Rarement l'Allemagne a été aussi talentueuse et plaisante à voir que depuis la prise de fonction de "Jogi", successeur de Jurgen Klinsmann en 2006. Pourtant cette révolution ne s'est pas encore traduite par un trophée. Finaliste de l'Euro-2008, demi-finaliste du Mondial-2010 et de l'Euro-2012, la Nationalmannschaft ne serait-elle plus une tueuse ? Toujours est-il que la génération emmenée par Lahm et Schweinsteiger peut s'appuyer sur une très solide expérience collective.

Le physique : qui sera le plus frais ?
La chaleur, après presque trois semaines de compétition autour des 30 degrés, a obligé les joueurs a déjà énormément puisé dans leurs réserves. Empruntés en première période contre le Nigeria pour leur premier match à 13h00, les Bleus ont fini plus fort. Mais Varane, sonné après un ballon pris dans la tempe en seconde période, a été ensuite déshydraté et a fini la nuit à l'hôpital. On ne sait pas comment le joueur, déjà victime d'une gastro-entérite, va finir ce Mondial. Comme Sakho est diminué par une élongation à la cuisse gauche, c'est la charnière centrale qui inquiète.

Les Allemands ont déjà joué à 13h00 leurs deux premiers matches de groupe F contre le Portugal (4-0) et le Ghana (2-2), respectivement à Fortaleza et surtout à Recife, où le taux d'humidité a dépassé les 70%. A Rio, il sera d'environ 50%. Ces données n'ont donc pas de quoi les effrayer. En revanche, la prolongation de 30 minutes qu'ils n'avaient pas forcément prévue contre l'Algérie (2-1 a.p.) pourrait peser dans les jambes. Enfin, bluff ou pas bluff ? Löw a affirmé que sept joueurs étaient "en quelque sorte légèrement grippés", sans préciser les noms des concernés.

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