CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

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Message par rachid_as le Lun 7 Juil - 21:25

Allemagne : Sami et Basti, les deux qui font onze



L'état physique de Sami Khedira et de Bastian Schweinsteiger, qui relevaient de blessure, a déterminé le onze de l'Allemagne au Mondial-2014 et représente sa clef tactique avant la demi-finale contre le Brésil, mardi à Belo Horizonte.

"Lahm jouait au milieu parce que Sami et "Basti" n'avaient pas de rythme avant la Coupe du monde, a expliqué l'entraîneur-adjoint Hansi Flick dimanche. Nous avons toujours pensé aux matches à élimination directe, et que les deux soient alors en forme, et en quart de finale ça s'est vu."

Contre la France vendredi (1-0), la reconstitution de la digue dissoute par les blessures a permis à Joachim Löw de revenir à son traditionnel 4-2-3-1 après le 4-3-3 avec Lahm placé en sentinelle axiale, comme au Bayern.

Khedira et Schweinsteiger se sont d'abord "partagé le boulot", selon le sélectionneur. Le premier était titulaire lors des deux premiers matches, le second lors des deux suivants et enfin les deux ont joué le cinquième d'entrée.

"On a tous fait du bon travail et on n'avait pas de grande distance entre les joueurs du milieu et c'est pour cela que ça a bien fonctionné", a jugé "Basti" à propos du quart de finale.

Kroos ET Özil
Le 4-2-3-1 a profité à Klose, seul avant-centre de métier du groupe allemand. Son match en demi-teinte contre les Bleus, sous le poids de ses 36 ans, l'évincera-t-il du onze? Et Müller, le "faux 9" utilisé dans le 4-3-3, sera-t-il aussi à l'aise s'il est isolé en pointe? C'est aussi un des enjeux du retour du "Sami-Basti".

Le 4-2-3-1 a bénéficié également à Kroos, positionné en meneur de jeu, et non Özil, toujours cantonné à un côté alors qu'il clame sa préférence pour l'axe. Mais Löw, qui refuse de sacrifier un de ces deux joueurs, s'est résolu à disposer sur le terrain d'un Özil moindre plutôt que pas d'Özil du tout, parce qu'il "peut décider d'un match et influer en une seule action".

Ozil "joue dans une autre position qu'avant, il a donc d'autres tâches, mais c'est un joueur très sûr avec le ballon et il a progressé au fil du tournoi", complète Hansi Flick.

Moyen depuis le début de la compétition, Özil reste un des six joueurs de champ invariablement titularisés, comme Lahm, Höwedes, Boateng, Kroos et Müller.

Ce dernier (4 buts) est indiscutable.

Le troisième poste en attaque reste à pourvoir, entre Götze, titulaire initial qui n'a pas su saisir sa chance, Schürrle, auteur d'une rentrée décisive contre l'Algérie mais au profil de joker, et Podolski, qui part de plus loin.

Mertesacker sacrifié?
Derrière, le "Sami-Basti" relègue Lahm à son ancien poste d'arrière droit, et contraint Löw à écarter un de ses trois défenseurs centraux. Mertesacker, absent contre l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.), pourrait en faire les frais, sachant que Boateng n'a jamais démérité et que Hummels, de retour après sa grippe, a annihilé Benzema en quart.

Joachim Löw faisait figure de tacticien et Jürgen Klinsmann de préparateur psychologique dans le binôme qu'ils formaient à la tête de la Nationalmannschaft entre 2004 et 2006. L'élan, poursuivi en 2010 et 2012, a achoppé à chaque fois en demi-finale. Depuis, "Jogi" n'hésite pas à recourir à des modalités plus défensives qui tranchent avec le jeu flamboyant des campagnes passées.

Face au Brésil, le voilà désormais confronté à un duo de champions du monde, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari (titré en 2002) et le directeur technique Carlos Alberto Parreira (en 1994), eux aussi apôtres du résultat sans égard pour le "jogo bonito".

"Je pense que l'équipe qui ira chercher le titre sera celle qui a l'entraîneur le plus intelligent", a dit Schweinsteiger.

Fifa.com (07/07/2014)

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Lun 7 Juil - 21:47

Le Brésil veut y croire



Privé de sa star Neymar et de son capitaine Thiago Silva, le Brésil veut néanmoins croire en ses chances d'atteindre la finale de son Mondial face à une Allemagne qui joue sa 4e demi-finale de rang.

On peut tourner le problème dans tous les sens, souligner que le Brésil joue à la maison, qu'il a des joueurs de top niveau mondial, un entraîneur qui connaît le chemin: le Brésil a peut être perdu le Mondial dans la dernière demi-heure de jeu face à la Colombie en quart de finale à Fortaleza avec un deuxième carton à Thiago Silva, qui sera suspendu, mais surtout la blessure de sa star Neymar à la 88e, sur une charge dans le dos du défenseur colombien Juan Camilo Zuniga.

Le sélectionneur Luiz Felipe Scolari, pour qui le dernier affrontement contre l'Allemagne est forcément un bon souvenir avec la victoire en finale en 2002 au Japon, doit cette fois trouver une solution miracle. Problème: il n'a pas Ronaldo devant, mais... Fred, auteur d'un pauvre but devant le Cameroun. Et, surtout, il doit composer sans sa vedette, le joueur qui change tout, Neymar.

"Le Brésil reste favori, même sans Neymar", souligne toutefois Ronaldo, le double buteur de la finale 2002 contre les Allemands (2-0).

Neymar, auteur de 4 buts et de deux corners ayant débouché sur des buts, avait porté ses coéquipiers jusqu'en quarts. A l'image d'un Messi, il pouvait surgir à tout moment et on voyait déjà le gamin sur les traces de Pelé.

Dante et la "raça"

"Neymar, c'est la référence pour nous. Il est capable de décider un match, jouer sans lui sera difficile", a reconnu Willian, un des joueurs pouvant être appelés à le remplacer, dans un euphémisme qui met le Brésil au désespoir.

Dans les maisons, les bars, les transports en commun, la phrase revient souvent: "Ca semblait déjà dur avec Neymar, mais sans lui ca paraît impossible".

De plus, la charnière centrale sera privée de Thiago Silva ! Et si son remplaçant Dante connaît bien l'Allemagne, pour y jouer depuis 2009, au Borussia Moenchengladbach d'abord et au Bayern Munich depuis 2012, il n'a pas encore disputé la moindre minute de jeu depuis le début de ce Mondial.

Scolari a, en fait, le choix entre conserver un système construit autour de Neymar, mais sans Neymar, ou faire une révolution tactique. Il a soigneusement évité de dévoiler ses batteries. Bernard ou Willian ? Un système renforcé au milieu avec Luiz Gustavo ? Se priver de Fred et passer à autre chose...

Scolari, qui rappelle qu'il n'y a plus que deux matchs à gagner, comptera aussi beaucoup, comme en quart-finale, sur la "raça" (mouiller le maillot) brésilienne pour essayer de renverser la montagne allemande au Mineirao de Belo Horizonte, qui réussit traditionnellement bien à la Seleçao.

Löw contre Scolari
Côté allemand, on feint de se morfondre, tout en se frottant probablement les mains.

"Dans une Coupe du monde, on veut toujours se mesurer aux meilleurs. C'est pourquoi j'aurais préféré affronter le Brésil avec Neymar", a affirmé le capitaine allemand Philippe Lahm.

Bastian Schweinsteiger souligne lui que le Brésil "a des joueurs individuellement très forts, mais (que) le plus grand adversaire pour nous sera sans doute l'encadrement technique, à cause de son expérience". Il pense sans doute à "Felipao" Scolari, champion du monde 2002, contre l'Allemagne, à la tête du Brésil de Ronaldo, mais aussi à Carlos Alberto Parreira, sacré en 1994 comme sélectionneur et aujourd'hui coordinateur technique de la seleçao.

Joachim Löw n'est pas un maladroit non plus. S'il peut compter sur un effectif chevronné, il a su faire oublier l'absence de Reus pour faire briller Müller et Götze ou émerger Hummels et Schürrle...

Avec 8 coupes du monde (5 pour le Brésil, 3 pour l'Allemagne) ou 14 finales (7 chacun), cette demi-finale est le symbole de la tradition entre deux grandes nations du football, mais aussi un duel entre Europe et Amérique du sud.

David Luiz, le défenseur brésilien, résume: le Brésil joue contre "une grande équipe, avec une grande philosophie, de grands joueurs, un grand coach... Ce sera un grand match, c'est le Mondial".

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Lun 7 Juil - 21:56

Allemagne, Hamann : "Cette génération est fin prête"



Le 8 juillet prochain à Belo Horizonte aura lieu une demi-finale très attendue dans la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ entre le pays hôte et l'Allemagne. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il ne s'agira que du deuxième affrontement de l'histoire du tournoi entre ces deux grandes nations du football. Personne n'a oublié leur premier duel en finale de Corée/Japon 2002. La Seleção l'avait emporté 2:0 et ainsi décroché son cinquième et jusqu'à présent dernier titre.

Dietmar Hamann a participé au choc de Yokohama. L'ancien joueur du Bayern Munich, de Liverpool et de Manchester City, aujourd'hui âgé de 40 ans, a disputé l'intégralité du match face à Ronaldo, Ronaldinho et Rivaldo, pour ne citer qu'eux. Il partage son expérience au micro de FIFA.com.


Dietmar Hamann, que ressentez-vous aujourd’hui lorsque vous voyez le maillot jaune de la Seleção ?
Mes sentiments sont chaque fois très positifs. Le football brésilien me plaît et j'aime regarder la Seleção jouer. Elle a toujours été l'incarnation d'un jeu élégant et divertissant, même si cette année j'ai davantage l'impression qu'il s'agit d'une équipe européenne et pas sud-américaine.

Êtes-vous encore très affecté par la défaite en finale de la Coupe du Monde 2002 ?
Plus du tout. Bien sûr, cet échec m'a poursuivi pendant les premiers mois, mais après deux ou trois ans, je l'avais plus ou moins oublié. Je ne pense plus que rarement à ce match. Je me dis que nous leur avons bien tenu tête et que nous ne sommes pas passés loin de l'exploit. Il est clair que la suspension de Michael Ballack nous a fait du mal. Je pense aussi au doublé de Ronaldo, qui a été sacré meilleur buteur de la compétition. Évidemment, avec Rivaldo, Ronaldinho, Roberto Carlos et Cafu, il était très bien entouré. Mais c'est lui qui a fait la différence. Il est resté le meilleur pendant de longues années.

On ne peut donc pas parler de revanche à la veille de ce nouveau duel ?
Honnêtement, non. Je suis plutôt heureux à l'idée d'assister à une superbe rencontre.

Qu'est-ce qui différencie l'Allemagne de 2002 et celle de 2014 ?
À l'époque, nous formions un groupe efficace qui tournait bien. Mais nous étions loin d'avoir le talent des jeunes d'aujourd'hui. Bernd Schneider et parfois Torsten Frings, qui jouait arrière droit, étaient en charge de faire le jeu. C'était tout ! Aujourd'hui, la Nationalmannschaft dispose de Mario Götze, Mesut Özil, Toni Kroos, André Schürrle, Bastian Schweinsteiger et normalement de Marco Reus, qui s'est malheureusement blessé et a dû déclarer forfait. Ces cinq ou six joueurs sont capables de se créer des occasions. Ma génération était solide, notre défense était convenable et Oliver Kahn était un grand gardien. Nous gagnions nos matches en nous contentant souvent d'un but. L'équipe actuelle possède les qualités requises pour marquer quatre ou cinq fois si nécessaire.

Que s'est-il passé en 12 ans pour en arriver à un tel changement ?
Il y a environ dix ans, la Fédération allemande a changé certaines choses dans sa manière d'encourager les talents et les centres de formation ont évolué. Ça semble porter ses fruits. On verra par la suite si on poursuit sur cette voie pendant dix ans. Mais je dois avouer que notre équipe actuelle est probablement la meilleure de par ses qualités, malgré les absences d'Ilkay Gündogan et des jumeaux Sven et Lars Bender, en plus de celle de Reus.

Auparavant, l'Allemagne se distinguait par sa combattivité et sa culture de la victoire. La sélection de Joachim Löw possède-t-elle aussi ces qualités ?
Elle l'a prouvé contre la France. Elle a fait forte impression. J'ai été ébloui par le groupe. Je l'ai d'ailleurs souvent été ces six à huit dernières années. Les Allemands ont eu l'occasion d'être champions d'Europe ou du monde à quatre reprises, mais n'y sont pas arrivés. À présent, la volonté et la mentalité feront la différence. Je pense que cette génération est fin prête.

L'Allemagne évolue-t-elle à 100 % depuis le début de la Coupe du Monde ?
On peut toujours faire mieux. Cependant, contre le Ghana et l'Algérie, nos joueurs n'ont pas cédé à la pression et, contre la France, qui était peut-être l'équipe la plus impressionnante jusqu'aux quarts de finale, ils ont dominé la partie pendant 90 minutes. Ils ne sont pas encore à 100 %, mais le Brésil ne l'était pas non plus jusqu'à maintenant. L'Allemagne est bien préparée et n'a pas de raison de craindre la Seleção.

Le Brésil jouera sans Neymar. Est-ce un avantage ?
C'est vraiment dommage pour eux et pour le tournoi en général. On aurait pu assister à un magnifique duel entre Neymar et l'Allemagne. Les Brésiliens doivent maintenant réagir, prendre leurs responsabilités et marcher sur leurs propres traces. Selon moi, Hulk est le plus apte à le faire. Néanmoins, les coups de génie de Neymar feront défaut. La sélection auriverde devra montrer qu'elle est malgré tout assez forte offensivement pour bousculer l'Allemagne.

La rencontre pourrait se décider aux tirs au but. Pourquoi l'Allemagne est-elle si performante dans cet exercice ?
Je n'en sais rien ! Fondamentalement, chaque joueur professionnel doit être en mesure d'envoyer le ballon au fond des filets à partir du point de penalty. Bien entendu, un tir au but, surtout lors d'une phase finale de la plus grande des compétitions, implique une dimension mentale tout à fait différente. Peut-être sommes-nous plus déterminés. Il faut être froid et n'éprouver aucune émotion. Il faut pouvoir faire le vide. Peut-être y parvenons-nous mieux que les autres.

Globalement, que pensez de cette Coupe du Monde au Brésil ?
Je suis impressionné ! D'une part, parce que les "petites équipes" ont tout fait pour gagner. Les écarts ne cessent de se réduire. Je crois que nous ne reverrons plus de scores 8:0 comme lors de notre match d'ouverture contre l'Arabie saoudite en 2002. D'autre part, j'aime beaucoup le football offensif pratiqué au Brésil. Le nombre de buts déjà inscrits est incroyable. Par ailleurs, l'arbitrage est de très bonne qualité. C'est probablement la plus belle Coupe du Monde dont je me souvienne. Nous aurons droit à deux superbes demi-finales et le niveau s'élèvera certainement encore.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Lun 7 Juil - 21:58

Allemagne : Löw redoute l'absence de Neymar



Le forfait sur blessure de Neymar complique la tâche de l'équipe d'Allemagne face au Brésil en demi-finales du Mondial-2014 mardi à Belo Horizonte, a estimé Joachim Löw, le sélectionneur de la Nationalmannschaft.

"Les coups durs éveillent souvent des forces supplémentaires, a déclaré le technicien sur le site de la Fédération allemande (DFB). Personne ne doit s'imaginer que notre tâche est devenue plus facile avec le forfait de Neymar, au contraire".

"Pour les Brésiliens, il est regrettable de devoir se présenter sans deux de leurs meilleurs joueurs, mais ils sauront le compenser, a-t-il ajouté. La suspension de Thiago Silva montre la largeur de l'effectif de la Seleçao. (Luiz) Felipe Scolari peut désormais aligner un joueur comme Dante, je ne peux pas y voir une perte dans la qualité".

A l'image des joueurs allemands qui ont exprimé leur sollicitude à l'égard de Neymar, comme Lahm, Khedira et Schweinsteiger, Joachim Löw s'est dit "profondément peiné".

"C'est un grand joueur, son forfait est douloureux et une grande malchance, a-t-il avancé. Pour lui, pour son équipe, pour toute la nation. Je lui souhaite de pouvoir revenir sur les terrains le plus vite possible et qu'il puisse surmonter ce coup dur. Dans une Coupe du monde, on veut voir les meilleurs joueurs, et les joueurs veulent aussi toujours se mesurer aux meilleurs".

Neymar a été touché au dos vendredi en quarts de finale contre la Colombie (2-1) et a déclaré forfait pour le reste du tournoi. Thiago Silva, capitaine et patron de la défense brésilienne, est suspendu mardi.

Fifa.com (07/07/2014)

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Mar 8 Juil - 16:52

Allemagne, Löw : "Le Brésil est favori"



Le Brésil est "favori" face à l'Allemagne dont les chances ne sont cependant "pas si réduites", a estimé lundi Joachim Löw, le sélectionneur de la Nationalmannschaft à la veille de la demi-finale du Mondial-2014 à Belo Horizonte.

Le Brésil étant privé de Neymar et Thiago Silva, l'Allemagne est-elle le favori ?
Non, en aucun cas, il ne faut pas penser que les absences de Neymar et Thiago Silva représentent des handicaps. Dante va jouer, on ne doit pas attendre un mauvais match de sa part, surtout contre l'Allemagne, c'est un super joueur. L'absence de ces deux joueurs va libérer des forces, on l'a déjà vu dans d'autres équipes. Les autres joueurs vont jouer pour Neymar et le Brésil a le rôle de favori, dans cette demi-finale à domicile, c'est comme ça que je le vois. Le Brésil va jouer avec 200 millions de personnes en soutien, pas seulement avec tout un stade. On a vu à la Coupe des Confédérations l'énergie énorme que ça générait, à quel point ça pousse une équipe. On ne sait pas ce qu'on va faire, mais si on fait notre performance, nos chances ne sont pas si réduites.

Faudra-t-il du coeur ou la tête froide ?
Le Brésil mettra toutes les émotions sur le terrain, il va jouer avec toute la passion possible. Chacun de ses joueurs qui ira près de nos buts sera accompagné par un soutien énorme. Mais on ne veut pas se concentrer sur le jeu de l'adversaire.

Pourquoi Mertesacker n'était-il pas titulaire contre la France ?
Il était un peu malade avant le match, mais ce n'est pas la raison. Quelques joueurs ont été victimes d'un léger refroidissement qui ne s'est pas développé de manière négative, ils ont ensuite pu s'entraîner normalement. Tous les joueurs disponibles sont aptes pour demain.

Pouvez-vous vous appuyer sur votre expérience des demi-finales ?
On a déjà joué en finale ou en demi-finale, mais ce qui est sûr c'est que chaque match a ses circonstances et doit être joué. Chaque demi-finale a sa propre dynamique. Les deux équipes vont tout donner, jouer leur jeu pour la victoire, elles sont toutes deux très motivées pour passer en finale. Pour nous, c'est un défi très grand et particulier de jouer contre l'équipe-hôte. On a l'a expérience de tournois précédents, mais chaque match est à considérer en soi et a son propre déroulement.

Votre équipe connaît-elle une énergie positive ?
L'énergie depuis plusieurs semaines est merveilleuse, l'équipe est très concentrée, elle a donné une grande impression de force, même après le match contre l'Algérie, on n'a pas senti de flottement. Quelques joueurs qui n'avaient pas encore le rythme sont allés jusqu'à leurs limites contre l'Algérie et la France. C'est pourquoi nous avons insisté sur la récupération ces derniers jours, la priorité était que les joueurs reprennent de l'énergie. Nous aurons besoin de 14 joueurs, parce que le tempo est intense. A ce stade, on ne voit pas les équipes les plus créatives ou les plus fortes sur un plan technique. Cette Coupe du monde repose sur la force physique, la dynamique, la force dans les duels et la capacité à entraver le jeu adverse.

Fifa.com (07/07/2014)

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Mar 8 Juil - 16:54

Brésil, Scolari : "Neymar a fait sa part, on doit faire la nôtre"



Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a estimé que Neymar, blessé, avait "fait sa part de travail" mais ceux qui restent devaient "faire leur part".

Y-a-t-il une motivation supplémentaire en raison de la blessure de Neymar?
La motivation supplémentaire que nous devons avoir tient du fait que nous passons une étape à chaque match. En nous quittant, Neymar a laissé beaucoup de lui-même avec nous et il a pris beaucoup de nous avec lui. Mais, on a déjà terminé cette phase d'implication, de tristesse. Depuis qu'il est plus tranquille, il a pu nous dire qu'il fait sa part du travail et nous, depuis le moment où nous avons compris qu'on aurait plus Neymar, on doit penser à faire notre part du travail. Ce match contre l'Allemagne est un match très important. On ne joue pas seulement pour nous et le pays, et tout ce qu'on avait déjà rêvé, mais aussi un tout petit peu pour Neymar, pour tout ce qu'il a fait pour nous. Mais, nous avons dépassé la situation, on en parle parce que vous me sollicitez, mais dans le groupe, on est déjà passé à autre chose, on se concentre sur autre chose.

L'arbitre, le Mexicain Marco Rodriguez, contre l'Allemagne sera celui qui n'a pas vu la morsure de Luis Suarez...
S'il ne l'a pas vu, il ne l'a pas vu! Comme il y a beaucoup d'actions que les arbitres ne voient pas. C'était une action inhabituelle. Tu suis le ballon et souvent il y a deuxième action qui se passe et il ne l'a pas vu... C'est pour ça que les arbitres ont des assistants. C'est un arbitre expérimenté avec un vécu dans les Coupes du monde.

Que pensez-vous de l'Allemagne? Le milieu semble son point de fort...
Non, l'Allemagne est une équipe très équilibrée à tous les niveaux. Elle a un bon plan de jeu. On ne peut pas penser qu'on va avoir des facilités parce A ou B n'est pas là. Il ne faut pas oublier que cette équipe se prépare depuis huit ans (avec le même entraîneur Joachim Löw). Cela montre qu'elle est bien équilibrée, qu'elle travaille bien ensemble. La continuité du travail se voit sur le terrain. Il faut la respecter mais nous devons aussi imposer qu'elle nous respecte. Il faut respecter l'Allemagne pour tout ce qu'elle a fait et fait encore, pour sa manière de jouer. Mais, il nous faut imposer notre manière de jouer et je crois que si on joue comme on a décidé de le faire, on peut leur donner pas mal de problèmes.

Que pensez-vous des critique en Allemagne sur Joachim Löw?
Il n'y pas qu'en Allemagne qu'on critique l'entraîneur. Moi par exemple je ne suis pas le bon entraîneur pour le Brésil (selon la presse). C'est pareil partout!

Vous gardez des bons souvenirs de vos affrontements avec l'Allemagne?
On a gagné en 2002 avec le Brésil (finale Mondial 2-0) mais j'ai perdu en 2008 avec le Portugal (quart de finale de l'Euro 3-2) et j'ai perdu la 3e place en 2006 (3-1) en Allemagne. Ca fait deux défaites et une victoire... Je dois gagner celle-là pour que ce soit équilibré! Il y a des bons souvenirs et une bonne ambiance (avec les Allemands). On discute. En 2006, j'avais été félicité (Oliver) Kahn (le gardien allemand) pour sa victoire et il m'a répondu: Ce n'est pas cette victoire que je voulais, c'était l'autre!.

Ce sera spécial pour celui qui va remplacer Neymar?

Demain, Neymar, qui est un des meilleurs joueurs du monde, ne sera pas là mais nous avons choisi 22 joueurs triés sur le volet qui savent qu'ils sont spéciaux. Hier, on a discuté de ce que c'est d'être remplaçant. Le remplaçant est spécial qui entre à un moment spécial. Parfois, il est plus spécial que celui qui est déjà sur le terrain parce que c'est lui qui fait la différence. Neymar va nous manquer, mais nous avons un groupe capable de dépasser cette difficulté et de poursuivre la route" (vers la finale).

Fifa.com (07/07/2014)

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:07

Brésil : Oscar pour l'honneur, la défense pour l'horreur



Difficile de trouver des points positifs dans le naufrage du Brésil face à l'Allemagne (7-1) en demi-finale du Mondial-2014, sauf le but de l'honneur d'Oscar, noyé sous les erreurs de la défense de la Seleçao et sous l'invisibilité de Fred.

David Luiz, capitaine fracassé
Le futur joueur du Paris SG avait récupéré le brassard en l'absence de Thiago Silva, suspendu. L'ex-joueur de Chelsea fut le symbole d'une arrière garde brésilienne, censée être le point fort de l'équipe de Luiz Felipe Scolari, qui a été pulvérisée.

Sur le premier but allemand de la rencontre, un corner de Kroos, David Luiz n'est pas au marquage de Müller au second poteau, qui n'a plus qu'à pousser le ballon dans les buts de Julio Cesar.

Fernandinho, la perte de trop
Sur le 4e but de la Mannschaft, c'est Fernandinho qui commet la perte de balle après une mauvaise entente avec Dante. Kroos lui prend alors le ballon, s'appuie sur Khedira, qui remise au joueur du Bayern Munich qui signe alors son doublé. Le joueur de Manchester City sera ensuite sorti à la mi-temps par Felipao, de même que Hulk qui aura beaucoup centré en vain, et s'était jeté beaucoup pour rien en tentant d'obtenir des fautes. Le site du géant des médias brésiliens, O Globo, a déjà titré à ce moment-là du match, à 4-0, alors que les Brésiliens atteindront la pause menés 5-0: "Massacre allemand pour la plus grande honte du Brésil".

Fred, l'homme invisible
En l'absence de Neymar, blessé et forfait pour le reste du Mondial, "Felipao" Scolari avait titularisé Bernard pour le remplacer numériquement. Mais il était clair que celui qui devait débloquer la situation, c'était Fred. Et le joueur de Fluminense ne s'est jamais montré. Une plaisanterie circulait avant le match sur la Twittosphère: "Les Brésiliens ont deux super-héros, Hulk et l'homme invisible, Fred". Cruel mais tellement vrai.

Oscar a marqué un but...
Oscar, à la reprise du match en seconde période, a voulu sonner la révolte. Pas pour tenter de gagner le match. Non, à 5-0 à la pause, les jeux étaient faits. Mais pour tenter au moins de relever la tête, de sortir de la pelouse de Belo Horizonte avec un écart moins conséquent. Le joueur de Chelsea est ainsi impliqué dans les trois actions dignes de ce nom signées par les Brésiliens dans la surface de réparation de l'Allemagne vers la 50e minute de jeu. Mais quand il a essayé de marquer lui-même, il s'est d'abord heurté à un Neuer des grands soirs. Il a tout de même marqué le but de l'honneur en fin de match.

Julio Cesar a tenté de stopper l'hémorragie...
Il est difficile de saluer le travail d'un gardien après une telle déculottée. Mais le portier de Toronto n'est pas forcément le grand coupable dans les quatre buts inscrits en 6 minutes terribles en première période. Il a surtout été trahi par sa défense. Après être rentré aux vestiaires sur le score de 5-0 en faveur de l'Allemagne, Julio Cesar a au moins été décisif en seconde période en arrêtant un tir de Müller à l'heure de jeu. L'homme avait été le héros de la séance de tirs au but contre le Chili en 8e de finale, mais cette fois il n'a rien pu faire.

Marcelo et Maïcon ont essayé de monter...
Ce fut le grand problème des latéraux brésiliens pendant ce Mondial. Ils ont apporté souvent des solutions en attaque en montant sur leurs couloirs mais ont souvent laissé des failles béantes en défense. Le match de Belo Horizonte fut un concentré de tout cela. Pour la défense qui prend l'eau, ce n'est pas la peine d'en rajouter et de les accabler. Ils sont aussi coupables que les deux centraux, David Luiz et Dante. A chaque entame de période, Maïcon et Marcelo auront tenté de monter... En vain...

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:08

Allemagne : Klose, Müller, Khedira... tous au top



En pulvérisant le Brésil 7-1 mardi en demi-finale du Mondial-2014, les joueurs de l'Allemagne ont réussi une performance extraordinaire, historique, guidée par le vieux Klose, son successeur probable Müller, le milieu Kroos et Khedira, avec un solide Neuer.

Müller, celui qui ouvre la voie
Müller a donné le premier coup de théâtre et refroidi une première fois la Seleçao en ouvrant le score sur corner, seul au deuxième poteau (11e). Son 10e but en Coupe du monde, à 24 ans seulement. Ronaldo en a fait son successeur dans l'avenir, puisque le Bavarois (55 sélections, 25 buts) peut encore disputer plusieurs éditions de la compétition majeure. Müller a aussi enroulé une belle frappe sortie par Julio Cesar (61e), et toujours provoqué le danger par ses courses et débordements sur l'aile, mettant au supplice un Marcelo totalement désorienté.

Klose, le record dans l'orgie
Le vieux renard a encore frappé: Klose a inscrit son 16e but en Coupe du monde, reléguant Ronaldo aux oubliettes (15 buts). C'est Müller qui lui transmet le ballon dans la surface, et l'avant-centre de 36 ans s'y reprend à deux fois pour battre le gardien. Un but important parce qu'il permettait à la Nationalmannschaft de mener 2-0, de faire le trou. Du haut de ses 136 sélections et désormais 71 buts, il a été remplacé à l'heure de jeu, et plutôt applaudi par le Mineirao, qui a salué la performance historique du joueur. Et par les supporters allemands, aux anges, qui scandaient "Miroslav Klose!"

Kroos, le passeur devient buteur
Pour sa 50e sélection, le meneur de jeu de 24 ans a inscrit un doublé qui a tué le match, deux buts coup sur coup: un extérieur du gauche (24e) et la conclusion d'un une-deux avec Khedira après avoir lui-même chipé le ballon à Fernandinho (26e). Mais fidèle à ses habitudes, Kroos avait adressé sa quatrième passe décisive du tournoi d'un corner pour l'ouverture du score de Müller. Et pourtant, c'est lui qui avait annihilé la première situation chaude pour les Allemands en contrant, du postérieur, une reprise de volée de Khedira (7e). Le Bavarois allait se rattraper...

Khedira, au four et au moulin
Dans le tandem qu'il forme avec Schweinsteiger, sans doute une des clefs de la réussite allemande, c'est lui qui se projette vers l'avant. Et son allant a été récompensé d'un but lorsqu'il conclut une percée de Hummels et un relais avec Özil, d'un plat du pied appliqué (29e), le but du 5-0. Khedira (27 ans, 51 sélections, 5 buts) a aussi participé à la domination du milieu allemand, presque clinique dans la précision et le calme.

Neuer, présent tout de même
Cette fois, après un 8e de finale (2-1 a.p. contre l'Algérie et un quart (1-0 contre la France) où il s'était détaché au sein de la Nationalmannschaft, le gardien a laissé la vedette aux éléments offensifs. Mais Neuer (28 ans) était bien présent, vigilant sur un centre de Ramires (50e), en s'interposant à bout portant devant Oscar (52e) et en sortant un double arrêt, le deuxième somptueux, devant Paulinho (53e). Il est seulement battu sur la fin par Oscar sur une contre-attaque (90e). Pour laisser les Brésiliens sauver l'honneur ?

Schürrle, "super-sub"

Il avait mis la Nationalmannschat sur la voie par un but contre l'Algérie en 8e de finale, il en a cette fois inscrit deux, en sortant une nouvelle fois du banc. Une reprise simple sur un centre de Lahm (69e), puis une superbe frappe sous la barre (79e). Le joueur de 23 ans (38 ans, 16 buts), qui a encore apporté son élan, sa vitesse, a montré que l'Allemagne avait du banc, et posé sa candidature pour une nouvelle entrée en jeu tonitruante en finale.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:09

Brésil 1 - Allemagne 7
Correction à la maison



Le rêve brésilien s'est écroulé en moins de 30 minutes. Thomas Müller a donné le premier coup de massue (0:1, 11'), et le voir laissé absolument seul au second poteau sur corner n'annonçait rien de bon sur l'état de concentration de l'équipe maison. La façade s'est encore fissurée avec Miroslav Klose (0:2, 23'), qui au passage a cassé le record de Ronaldo avec son 16ème but en Coupe du Monde.

La défense auriverde a littéralement volé en éclats à mesure que les Allemands menaient leur entreprise de démolition par un doublé de Toni Kroos, d'abord sur un service de Philipp Lahm (0:3, 24') puis suite à une erreur de Fernandinho (0:4, 26'), suivi d'un but de Sami Khedira (0:5, 29').

Les protégés de Luiz Felipe Scolari rentraient au vestiaire K.O debout, sous les yeux incrédules et en larmes des spectateurs de l'Estádio Mineirão de Belo Horizonte. Ils ont néanmoins tenté de remonter la pente après la pause, mais se sont heurtés à un mur nommé Manuel Neuer, qui n'a cédé qu'en fin de match sur un tir croisé d'Oscar (1:7, 90'). Entre-temps, Julio Cesar était à nouveau allé chercher le ballon à deux reprises dans ses cages à cause d'André Schürrle, sorti du banc pour terminer de mettre en ruine la maison brésilienne avec un plat du pied (0:6, 69') et une reprise sous la barre (0:7, 79').

L'Allemagne sera au Maracanã le 13 juillet pour affronter en finale les Pays-Bas ou l'Argentine, tandis que le Brésil tentera la veille de se remettre de ce traumatisme en accrochant le podium.

Homme du Match : Toni Kroos (GER)

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:10

Brésil : La plus grande honte de l'histoire pour la presse



"Massacre", "humiliation historique" : la presse en ligne brésilienne a tiré à boulets rouges sur la Seleçao humiliée par l'Allemagne (7-1) en demi-finale du Mondial mardi à Belo Horizonte, quelques secondes à peine après la fin du match.

"Le plus grande honte de l'histoire", titrait implacablement l'édition en ligne du quotidien sportif Lance à propos de la plus lourde défaite subie en Coupe du monde par la Seleçao.

"La charismatique Allemagne a démontré tout son sang froid face à une statique Seleçao brésilienne qu'elle a battue 7-1 dans un (stade) Mineirao qui s'est rendu aux Européens avec des applaudissements et des cris Olé", poursuit Lance.

Avec cette déroute historique, "le Maracanazo devient une toute petite chose, littéralement une chose du passé", poursuit Lance en référence au drame historique vécu par les Brésiliens en 1950 lors de leur première Coupe du monde à domicile, avec la victoire de l'Uruguay face à Brésil au stade Maracana de Rio.

Sous le titre "La plus lourde défaite", le site d'information G1 du quotidien O'Globo de Rio écrit que "lors d'un match en-deça de toute possible critique, la Seleçao assiste au bal d'une très forte équipe allemande, au cours d'un après-midi inoubliable".

"Humiliation historique", titre pour sa part l'édition digitale du quotidien O Estado de Sao Paulo, en soulignant qu'en perdant 7-1 contre l'Allemagne, "le Brésil subit sa plus lourde défaite" en Coupe du monde.

"MASSACRES!": ce titre en majuscules barre la page d'accueil de l'édition en ligne du prestigieux quotidien Folha de Sao Paulo.

Sous une photo de Fernandinho dans les filets du but brésilien du stade Mineirao apparait en lettres jaunes le titre "Mineirazo", en référence au Maracanazo.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:12

Brésil, Scolari : "Je demande pardon"



Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a "demandé pardon" aux Brésiliens pour la pire défaite de son histoire contre l'Allemagne en demi-finale de son Mondial.

Quel est votre sentiment?
On a fait de notre mieux. Mais, au peuple brésilien, je demande pardon pour ce résultat négatif, pardon pour ne pas avoir atteint la finale mais on va continuer à travailler et on va jouer la troisième place à Brasilia. Je remercie aussi les supporteurs pour leur soutien, parce qu'ils nous soutenus même après 5-6-7-zéro.

Vous avez un retard tactique?
On n'est pas en retard (...) On a fait match nul avec le Chili et on battu la Colombie qui était la révélation du tournoi. Il s'est passé quelque chose de différent de ce que nous faisons d'habitude... On a pris des buts à la 23e, 24e, 26e, 29e... C'était un blanc total.

Qui est responsable?
Qui est responsable? Qui est responsable quand l'équipe se présente sur le terrain? Qui est entraîneur? Qui est responsable des choix? C'est moi. Le résultat est catastrophique. Le résultat peut être partagé entre tous parce que les joueurs ont demandé à partager la responsabilité. Mais toute la partie tactique, c'est moi. Le responsable, c'est moi. C'est probablement ma pire défaite. J'ai perdu d'autres matches comme joueur et entraîneur (...) mais je crois que c'est la pire journée de ma vie. J'ai fait ce que pensais être le mieux pour mon équipe. On a travaillé et on a subi une défaite ici. C'est la troisième depuis que j'ai pris le poste il y a un an et demi, mais cette défaite est horrible... 7-1.

Que s'est-il passé?
On a été en difficulté tout de suite. On a pris le premier but sur corner et après il y a eu ces cinq minutes de manque de contrôle. De passage à vide. Ce n'est pas normal mais ça peut arriver. Après, à 5-0, on ouvre le jeu pour essayer de revenir et contre équipe de la qualité de l'Allemagne... Les Allemands ont transformé leurs occasions, c'est une équipe de grande qualité. On a essayé de courir derrière le résultat pour faire au moins honneur au maillot.

Le bilan?
De l'équipe qui a perdu ce soir, il y a aura 12, 13, 14 joueurs qui seront probablement au Mondial 2018. C'est le chemin qu'il faut suivre. L'équipe allemande est composée de joueurs qui étaient au Mondial-2010, qui étaient à l'Euro-2008. Il y a dans cette équipe plusieurs joueurs qui ont plus de 120 sélections. C'est la pire défaite du Brésil, c'est horrible, moche... Mais, il faut apprendre avec ça.

Avez-vous des regrets?
Pas de regret. J'imaginais qu'en revenant en défense, Hulk, Bernard, Oscar pourraient fermer le milieu. Jusqu'au but, ça allait mais après on s'est désorganisé. On était en panique. Et tout a fonctionné à merveille pour eux et tout allait de travers pour nous.

C'est la faute à la pression?
On savait dès le début qu'en jouant à la maison, il fallait être champion. Ce n'était pas une pression. Les joueurs ont fait ce qu'ils pouvaient. Ils sont arrivés au sixième match. Ca n'a pas marché pendant dix minutes, ça ne sert à rien de chercher des explications ailleurs. Il y a eu dix minutes (de passage à vide). L'Allemagne, qui a été merveilleuse, a su en profiter. On ne va pas chercher des excuses, sur l'hymne, sur l'émotion. L'Allemagne a réussi à décider du match en deux-trois actions. Ils ont profité de ce passage à vide. Après 5-0 c'est dur de renverser le match, presque impossible contre une équipe qui a une qualité comme l'Allemagne. C'était le jour où tout a réussi à l'Allemagne. Ils ont joué leur meilleur match du Mondial et nous le pire.

Neymar aurait-il changé quelque chose?
Neymar est un attaquant, il n'aurait pas pu défendre sur les buts. Il n'y a pas de raison d'imaginer que cela aurait été différent avec lui.

Qu'allez vous faire maintenant?
Il faut s'asseoir, analyser tout ce qui s'est passé. Beaucoup des joueurs seront dans les prochaines convocations. Ca montre que ce match a été atypique (...) Il faut savoir assimiler cette défaite, la pire défaite du Brésil même en amical. Mais ça arrive, et la vie va continuer. Tout le monde va continuer à vivre.

Quelle était l'ambiance dans le vestiaire?
Horrible. (...) Personne n'attendait ce résultat mais on va travailler pour récupérer le mental. La majorité de ces joueurs joueront à haut niveau avec leurs clubs et continueront en sélection. La vie ne se termine pas avec cette défaite.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:13

Allemagne, Löw : "Personne ne doit se sentir invincible"



L'équipe d'Allemagne s'est "froidement servi" de l'état de "choc" des joueurs du Brésil après les deux premiers buts pour réussir un historique 7-1 en demi-finale du Mondial-2014, mardi à Belo Horizonte, a estimé son sélectionneur, Joachim Löw.

Quelle est votre première réaction ?
Les sentiments sont évidemment très beaux. On a gagné et on s'est qualifié pour la finale. On a affronté avec calme et ordre la profonde émotion et la passion des Brésiliens. On s'était dit que si nous étions courageux et conscients de nos propres forces, nous allions gagner ce match. Les trois buts en quatre minutes, pour le pays hôte, c'était évidemment un choc. A 2-0, ils étaient sens dessus dessous, ils ont perdu leur organisation, et on s'en est froidement servi. On s'est servi de l'immense pression qui pesait sur l'équipe hôte. Aujourd'hui, dans les situations ou deux, trois buts sont tombés, on a eu un peu de chance, parce que l'adversaire était choqué et a perdu ses esprits. A la mi-temps on voulait continuer le match de manière sérieuse et intelligente, faire des passes pour fatiguer l'adversaire, jouer le contre, et on savait qu'en deuxième mi-temps il y aurait de espaces. On savait que quand les Brésiliens jouent en phase défensive et que ça va très vite, ils ont des problèmes. Il faut se préparer avec calme pour la finale et réussir la prochaine étape.

C'est un résultat inédit...
Il n'y a sans doute jamais eu ce résultat à une demi-finale de Coupe du monde. L'équipe hôte n'a pas su supporter la pression. Nous avons connu cela en 2006 à domicile, nous avions perdu en demi-finale contre l'Italie sous le coup de la pression. C'est sans doute très dur pour la nation et l'âme brésiliennes. Un tel résultat ne s'est jamais produit, mais on ne doit pas trop y penser.

Comment était le vestiaire après le match ?
La joie n'était pas excessive. Nous étions évidemment tous heureux et très satisfaits. Nous savions dès la mi-temps qu'un résultat de 5-0 signifiait la victoire pour nous. On a ensuite concédé quelques occasions, l'adversaire se devait de réagir et le montrer à son public, mais nous avons continué à jouer et réussi à conclure des situations. Dans le vestiaire la joie était grande, mais pas démesurée.

L'Allemagne est-elle invincible ?
Personne ne doit se sentir invincible. Les Pays-Bas et l'Argentine ont jusqu'à présent fait une très bonne Coupe du monde et disposent de joueurs exceptionnels. L'Argentine a été très forte défensivement et offensivement, avec Messi, Higuain etc. Les Pays-Bas ont un Robben exceptionnel, et Van Persie et Sneijder peuvent toujours faire la différence. La finale se présente tout à fait différemment de la demi-finale.

Dans quelle mesure l'absence de Neymar et Thiago Silva a-t-elle pesé ?
Bien sûr, quand deux joueurs comme ça ne sont pas là, ce n'est pas pareil, mais ça dépend de la façon dont le match tourne. Dante on le connaît en Bundesliga, c'est aussi un super défenseur central, il peut combler le vide laissé par Thiago. Après le but rapide et les situations où les buts s'enchaînaient, on a senti l'équipe entière sous le choc. C'est une très bonne équipe avec de très bons joueurs. Ils ont encaissé des buts très vite sous une forte pression, on a senti qu'ils étaient désordonnés, balançaient de longs ballons, et ils ont laissé de grands espaces.

Mesurez-vous la signification historique de ce match ?
Oui, je peux le comprendre un peu après 2006, où on avait raté la chance d'aller en finale. C'est toujours une déception incroyable pour une nation. Cette défaite, pour le Brésil et son équipe, ne sera pas facile à digérer. Malgré tout, le Brésil jusqu'à aujourd'hui a fait une très bonne Coupe du monde. La Coupe du monde est un très beau tournoi, dans les stades, dans ce pays fantastique avec ces gens chaleureux. Ce sera difficile de digérer une telle défaite qui engendre tant de tristesse.

Comment se préparer avant la finale ?
Il sera important demain mercredi 9 juillet et après-demain de récupérer, de rester concentrés et calmes. L'équipe a les pieds sur terre, je n'ai pas vu d'euphorie. Je sais que cette équipe est prête. Ce sera dur dimanche, mais je crois que cette équipe est prête à tout pour gagner cette finale.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:15

Allemagne, Kroos : "On avait du mal à y croire"



Les Allemands, qui menaient 5-0 à la mi-temps, avaient "du mal à y croire", a dit le milieu Toni Kroos, auteur d'un doublé et élu homme du match, après la demi-finale du Mondial-2014 remportée 7-1 mardi contre le Brésil.

Quelle est votre première réaction ?
C'est très impressionnant... Dès la première minute, on avait le sentiment que ça allait. On a eu quelques occasions avant le 1-0, on s'est rendu compte que les Brésiliens n'étaient pas sûrs d'eux, imprécis dans leurs actions, et on s'en est servi. 5-0 à la mi-temps, on avait du mal à y croire. Le match était pour nous. J'ai bien sûr réalisé, puisque j'y étais. On est conscient de notre super performance, face à l'équipe hôte, 7-1 on n'y aurait pas cru, mais malgré cette performance, on avait dit même après premier match qu'on voulait être champion du monde, on ne l'est pas encore, il nous reste encore un match super dur. Nous sommes évidemment très heureux, mais il reste encore un match qu'on veut absolument gagner.

A-t-on vu le meilleur match de l'Allemagne et le meilleur Kroos de tous les temps ?
Le meilleur match de la sélection, je pourrais y souscrire. C'était sans doute un match exceptionnel. Moi, j'étais un des meilleurs, mais beaucoup étaient très bons. La différence normale entre les deux équipes n'est pas aussi grande que le résultat d'aujourd'hui l'indique. Le Brésil a de très bons joueurs et une très grande pression pour être champion du monde. La pression n'est pas petite pour nous, mais elle est énorme pour eux. Ils n'ont pas réussi à jouer comme ils le voulaient, on ne les a pas laissé jouer à leur rythme.

Comment envisager la suite après un tel score ?
Ce n'est pas du tout dur. On est très clair sur l'objectif, être champions du monde, personne ne l'a jamais été en demi-finale. On sait que ce sera un match très dur, quel que soit l'adversaire. On a encore besoin d'une performance top, et si on n'y arrive pas on perdra. Mais je suis persuadé qu'on y sera bien, on va bien récupérer et bien jouer ce match, c'est notre objectif.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:16

Brésil, David Luiz : "Un triste jour pour le pays"



Le capitaine brésilien David Luiz, qui a pleuré à l'issue de la rencontre, a estimé que la défaite (7-1) contre l'Allemagne, était un "jour triste" pour le Brésil.

"C'est un jour très triste pour tout le pays. Ce que je voulais le plus dans cette compétition était de donner une joie à mon peuple. Malheureusement, je n'ai pas réussi à leur offrir le 6e titre tant rêvé", a affirmé le défenseur brésilien, sur la pire défaite de l'histoire du Brésil. "Maintenant, je veux seulement demander pardon à tous les Brésiliens et aussi les remercier parce que partout où on est passé on a été bien accueilli et on a reçu beaucoup de soutien", a-t-il souligné alors que le Brésil, l'équipe la plus titrée de l'histoire a échoué pour la deuxième fois dans la conquête de la Coupe du Monde à domicile.

"Jusqu'à aujourd'hui, ils nous ont soutenus. A la fin, on a été hué mais c'est normal, tout le monde a un coeur. Tout le monde est triste", a-t-il précisé. "C'est dur à assimiler, les gens sont un peu révoltés, personne ne s'attendait à ce qu'on perde et encore moins de cette manière". "On a pris quatre buts en six minutes. Ca été un match atypique où tout s'est déroulé au mieux pour eux et au pire pour nous", a analysé David Luiz.

"C'est une journée triste. On a tous parlé les uns aux autres, pour être ensemble dans ce moment (difficile). On a vu la solidarité. Malheureusement, ce n'est pas ca qu'on voulait ou espérait", a ajouté le défenseur promu capitaine en raison de la suspension de Thiago Silva.

"J'espère avoir une autre opportunité à l'avenir. Je vais lutter. Je vais toujours tout assumer. Ca toujours été comme ca dans ma vie, je ne me cache pas. J'ai toujours eu du caractère dans les moments difficiles", a souligné sur le plan personnel le joueur qui commencera la saison prochaine au Paris SG après son transfert de Chelsea au club parisien.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:18

Pelé : "Le Brésil remportera le 6ème titre en Russie"



Le Brésil n'a pas pu remporter sa sixième étoile pour la Coupe du monde à domicile mais il pourra le faire dans quatre ans au Mondial de Russie-2018, a affirmé mardi soir le "roi" Pelé.

"Nous allons remporter le sixième titre en Russie. Bravo l'Allemagne!", a posté l'ancienne star du football brésilien sur son compte Twitter @Pele.

"J'ai toujours dit que le football était une boîte à surprises. Personne ne s'attendait à ce résultat", a ajouté le joueur trois fois champion du monde (1958, 1962 et 1970), qui quelques heures avant avait posté des messages d'encouragement à la Seleçao.

La Seleçao a été largement battue mardi par l'Allemagne (7-1) en demi-finale du Mondial mardi à Belo Horizonte.

Cinq fois champion du monde, le Brésil aspirait à remporter son 6e titre à domicile.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:20

Allemagne : De belles histoires et déjà une légende



 L'horloge indique 19h28, et le tableau d'affichage juste à côté... 7:1 ! La demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ entre le Brésil et l'Allemagne est finie depuis bien longtemps. Pourtant, l'Estádio Mineirão de Belo Horizonte n'est toujours pas vide. Quelques milliers de supporters allemands se sont rassemblés derrière l'un des buts et crient à tue-tête, pour être sûrs de se faire entendre dans les couloirs du stade : "Wir wollen die Mannschaft sehen!" ("Nous voulons voir notre équipe !")

Ils ne se lassent pas d'admirer leurs héros. Ce 8 juillet, l'Allemagne a écrit un chapitre important de la grande histoire du football. Après 29 minutes, la Nationalmannschaft menait déjà 5:0. Le pays hôte de la compétition - et l'équipe la plus titrée -du tournoi - s'était pourtant montréesolide depuis le match d'ouverture. Les Allemands ont paru presque aussi surpris que leurs adversaires... 

"C'est indescriptible", commente Thomas Müller à l'issue de la rencontre. Ce festival inattendu a laissé l'attaquant du Bayern Munich sans voix. "Évidemment, nous avons pris le match par le bon bout. Quand on mène 5:0 à la mi-temps face au Brésil sur ses terres, il se passe forcément quelque chose d'exceptionnel. Personne ne s'y attendait vraiment. Nous savions que les Brésiliens avaient de grandes qualités offensives. Nous pensions avoir une ou deux occasions et nous nous disions qu'il faudrait absolument saisir notre chance quand elle se présenterait. Maintenant, il faut se concentrer sur la finale. Nous voulons absolument ce trophée et pour ça, nous allons tout donner." 

Pour la troisième fois depuis le début du tournoi, Müller s'est chargé d'ouvrir le score. "Quand nous avons marqué le deuxième, les Brésiliens ont accusé le coup. La pression sur leurs épaules était énorme. J'ai de la peine pour eux. Cette équipe compte d'excellents joueurs dans ses rangs. Ils ne méritaient pas de subir une telle défaite. Mais parfois, le football est impitoyable", ajoute le meilleur buteur d'Afrique du Sud 2010.

Record personnel, performance collective
En une soirée, l'histoire du sport roi a enregistré la plus lourde défaite du Brésil, la plus large victoire dans une demi-finale de Coupe du Monde et le 2000ème but de l'Allemagne. Ces 90 minutes de jeu ont généré suffisamment de statistiques pour alimenter la chronique pendant des jours ! "Je ne veux pas commenter les performances individuelles. Ce qui m'a plu, c'est que l'équipe a joué sur ses points forts. Nous avons fait preuve de sérieux en défense et de rapidité en contre. Si nous avons gagné, c'est avant tout parce que nous y avons toujours cru", explique le sélectionneur Joachim Löw au micro de la FIFA. "Les Brésiliens ont eu du mal à réagir après le premier but et encore plus après le second. Ils ont perdu leurs moyens en défense. Ils ont voulu revenir tout de suite au score et ils ont subi trois ou quatre contres dévastateurs."

Autre fait historique, l'auteur du deuxième but allemand, Miroslav Klose a signé sa 16ème réalisation en Coupe du Monde. L'attaquant devance désormais Ronaldo en tête du classement des buteurs historiques de l'épreuve. Le Brésilien a d'ailleurs assisté à l'événement en direct. "C'est un grand moment. Je suis ravi pour lui", commente Löw. L'intéressé, lui, reste humble face aux questions de FIFA.comil avant de revenir sur le terrain pour fêter la victoire avec le public, accompagné d'Andreas Köpke, l'entraîneur des gardiens.

Pendant longtemps, les chants des supporters allemands ont résonné entre les murs du Mineirão. Peut-être une répétition avant de se rendre au Maracaña le 13 juillet prochain ? "Il nous reste un match à gagner", annonce déjà Klose.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:23

La presse allemande aux anges



La presse en ligne allemande a salué de manière dithyrambique la demi-finale historique remportée par son équipe nationale face au Brésil (7-1), mardi dans le Mondial-2014.

"7:1 Il n'y a pas de mots !" titre en une le quotidien populaire Bild avec une photo de Kroos (qui a marqué deux fois) porté à bout de bras par Khedira.

Et de consacrer quasiment une page par but, photo à l'appui: 1:0 Müller, 2:0 Klose, 3:0 Kroos et 4:0 Kroos (pour chacun de ses deux buts, une demi-page), 5:0 Khedira, 6:0 et 7:0 Schürrle (les deux sur une page).

Le but des Brésiliens n'est pas montré par le journal le plus lu du pays, qui est le seul à avoir réussi à mettre dans son édition papier les résultats du match tombé tard dans la nuit. Dans ses pages berlinoises, des photos de fans peinturlurés noir, rouge, or, exhultant à l'annonce de chacun des buts.

"L'Argentine, les Pays-Bas? Peu importe! L'Allemagne est le favori"!, s'enthousiasme le journal Die Welt sur son site, en parlant des deux équipes qui s'affrontent dans la seconde demi-finale, mercredi à Sao Paulo. "Le miracle de Belo Horizonte est déjà légendaire", s'exclame aussi ce média basé à Berlin.

"Dans l'ivresse vers Rio", titre le quotidien Süddeutsche Zeitung avec une photo du milieu bavarois Bastian Schweinsteiger.

"Le revoilà, le hourra-football, souligne pour sa part le Spiegel sur son site. L'équipe nationale allemande a joué de manière grisante en battant le Brésil 7-1, les records pleuvent, les rêves du pays hôte se diluent dans les larmes".

"La 7e merveille du football!", titre le site du très sérieux Frankfuter Allgemeine Zeitung, sous une photo présentant le milieu Toni Kroos, auteur d'un doublé, et Miroslav Klose.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:26

Brésil : Six minutes de cauchemar pour briser un rêve



Une heure et demie après le coup de sifflet final, des centaines de supporters allemands continuent de fêter dans les gradins la victoire historique décrochée à Belo Horizonte. De temps à autre, un joueur de la Nationalmannschaft quitte les vestiaires et se rend sur la pelouse pour participer à la fête. Thomas Müller, auteur du premier but, a déjà pris sa douche et intercalé une petite assiette de pâtes à la sauce tomate entre la troisième et la quatrième interview de la soirée. En revanche, du côté brésilien, on entend les mouches voler. Personne n’a encore quitté les vestiaires. Luiz Felipe Scolari s’est déjà prêté au point-presse, mais personne ne semble prêt à essayer de décrire ce qui vient de se passer au Mineirão.

En ce jour de demi-finale, le Brésil n’avait pas forcément beaucoup de pression sur les épaules. Après tout, on pouvait difficilement s’attendre à ce qu’il dispose de la puissante Allemagne sans son capitaine, Thiago Silva, suspendu, et son principal fer de lance, Neymar, blessé. Vis-à-vis de l’extérieur, tout était clair. C’est donc la pression, voire la combustion, interne qui a eu raison de ce groupe.

On peut imaginer différents moyens pour synthétiser l’élimination de la Seleção : la défaite la plus lourde de son histoire, la demi-finale de Coupe du Monde la plus déséquilibrée de tous les temps, la fin du parcours pour une équipe en quête de son sixième sacre. Il y a eu tout ça et bien d’autres choses, qui se sont déroulées entre 17h23 et 17h29 le 8 juillet 2014, six minutes qui pourraient bien être les plus tragiques de l’histoire de la Seleção.

Entre le deuxième but de Miroslav Klose, et le cinquième, œuvre de Sami Khedira, l’Allemagne a fait étalage d’une maîtrise collective qui la désigne parmi les principaux candidats au titre depuis le début de la compétition. Néanmoins, cette réussite a été catalysée par le phénomène d’autocombustion interne qui a dévoré le Brésil. À moins qu’il ne s’agisse de détresse... En tout cas, aucun Brésilien n’est parvenu à expliquer la situation. "Il n’y avait rien à faire à ce moment-là, pendant cette panne", a reconnu le sélectionneur Luiz Felipe Scolari, qui a donc utilisé le mot "panne", mais aussi "dérangement", pour décrire ces six minutes. "Quand nous avons encaissé ces buts, j’ai su que le sort en était jeté."

La triste vérité
Quand les Auriverdes se sont enfin décidés à chercher une explication, le résultat était pour le moins varié. Il y eut des louanges pour la qualité de l’Allemagne, des considérations sur le côté atypique et unique du match et des descriptions des sentiments ressentis pendant ces six minutes. Pas de larmes, uniquement des regards dans le vague. Au bout du compte, la défaite paraissait moins douloureuse qu’anesthésiante.

"Difficile de trouver une explication. Personne ne s’attendait à un tel scénario pendant ces quelques minutes. Ils réussissaient tout et nous, rien", a avancé Willian à la FIFA, non sans entrecouper ses phrases de longs soupirs. "Ensemble, nous essayons de comprendre ce qui n’a pas marché. En même temps, dans le football, il se passe souvent des choses qui n’ont aucune explication."

S’il est pénible d’aborder ces questions deux heures après la catastrophe, de façon un peu abstraite, que dire de ce qu’ont dû vivre les joueurs sur le terrain ? En effet, ils ont tout de même passé une heure à se dire que la demi-finale était perdue. "C’est toujours dur de perdre, mais de cette façon, ça l’est encore plus", a expliqué à la FIFA David Luiz, les yeux encore un peu embués. "C’est moins une affaire de score que de la façon dont nous y sommes arrivés, car c’était ensuite une véritable torture d’attendre la fin du match. C’est très dur que tout arrive en six minutes et qu’il faille continuer de se battre jusqu’à la fin tout en sachant que c’était en vain. Je me suis que si c’était un rêve, il fallait que ça se termine au plus vite."

Le rêve est fini, mais pas le cauchemar que David et le Brésil étaient en train de vivre. Cela n’a duré que quelques minutes, mais cela a suffi pour mettre un terme à un autre rêve : celui de brandir le titre mondial à domicile après 64 ans d’attente. Pour l’instant, personne ne parvient à l’expliquer.

Fifa.com (09/07/2014)

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:27

Le "Mineirazo" en chiffres



Dans plusieurs dizaines d'années, les fans de football du monde entier se rappelleront parfaitement où ils étaient le soir où l'Allemagne a battu le Brésil 7:1. Jamais auparavant, dans l'histoire riche et variée de la Coupe du Monde de la FIFA™, on avait assisté à un match et un résultat aussi étonnants, aussi extraordinaires. Cette demi-finale a également produit son lot de statistiques surprenantes, sur lesquelles FIFA.com revient.

2000 buts : c'est le jalon atteint par l'Allemagne à l'Estadio Mineirão, grâce au but de Thomas Müller. Il y a 106 ans, le 5 avril 1908 précisément, un certain Fritz Becker avait déclenché le compteur de la Nationalmannschaft à l'occasion d'une rencontre perdue 5:3 contre la Suisse.

223 : tel est le nombre de buts inscrits par l'Allemagne en Coupe du Monde au soir de son écrasante victoire sur le Brésil. Jusque-là, c'est la Seleção qui détenait le record en la matière, avec 220 réalisations. Sami Khedira a permis aux Allemands de s'installer à la première place de ce classement en marquant le but du 5:0.

76 ans séparent la dernière défaite du Brésil en demi-finale d'une Coupe du Monde (2:1 contre l'Italie en 1938) de la débâcle du 8 juillet 2014 face à l'Allemagne.

39 ans se sont écoulés depuis la dernière défaite de la Seleção à domicile dans un match de compétition. C'était déjà à Belo Horizonte. En demi-finale de la Copa America, le Pérou avait battu le Brésil 3:1.

17 buts ont été marqués par l'Allemagne à ce jour à Brésil 2014, ce qui lui permet de réaliser la deuxième campagne la plus prolifique de son histoire en Coupe du Monde, après celle de 1954, où elle avait fait trembler les filets adverses 25 fois avant de soulever le trophée. Le Brésil, de son côté, a concédé 11 buts, égalant ainsi sa pire performance en la matière, qui date de 1938.

16 buts en Coupe du Monde : ce nouveau record de tous les temps appartient à Miroslav Klose. L'attaquant de la Lazio a posé ce nouveau jalon huit ans après que Ronaldo, en marquant son 15ème but dans l'épreuve suprême, eut subtilisé le record établi par Gerd Müller en 1974 en Allemagne. Ironie du sort, c'est au Brésil que Klose s'est approprié le record qui appartenait jusqu'alors à un Brésilien. Contre le Brésil, l'attaquant de 36 ans a en outre inscrit son 19ème but dans un tournoi majeur, établissant ainsi un nouveau record, qui appartenait jusqu'ici à Gerd Müller (18), pour un joueur européen. Klose a réussi son exploit au cours de son 23ème match de Coupe du Monde, ce qui fait de lui le deuxième joueur le plus assidu de l'histoire dans la compétition, à égalité avec Paolo Maldini, et juste derrière son compatriote Lothar Matthäus. Klose est cependant en tête des apparitions en match à élimination directe dans la Coupe du Monde, avec 13 unités. Il a dépassé Matthäus et Cafu.

10 buts en Coupe du Monde : tel est le seuil atteint par Thomas Müller dans la demi-finale face au Brésil. L'attaquant du Bayern Munich est le 13ème joueur de l'histoire à atteindre un total à deux chiffres et, à 24 ans et 298 jours, il est le troisième plus jeune de l'histoire, derrière Gerd Müller (24, 226) et Sandor Kocsis (24, 282), à réussir cette prouesse. Avec cinq buts et trois passes décisives à ce jour, il peut encore devenir le premier joueur à avoir marqué ou offert neuf buts ou plus dans une même édition de la Coupe du Monde depuis Diego Maradona (cinq buts, cinq passes décisives) en 1986. De plus, il est seulement le troisième joueur de l'histoire à marquer cinq buts ou plus dans deux éditions séparées de la Coupe du Monde, au même titre que Teofilo Cubillas en1970 et 1978, et Klose en 2002 et 2006.

10 matches de Coupe du Monde ont été remportés par Joachim Löw. Dans l'histoire de l'équipe nationale d'Allemagne, seul le légendaire Helmut Schön a fait mieux.

8 finales de Coupe du Monde : l'Allemagne est en tête de ce classement. Sa dernière apparition à ce stade de la compétition date de 2002 et son dernier sacre de 1990.

7 buts encaissés : dans l'histoire du football, cela n'était arrivé qu'une seule fois au Brésil, le 3 juin 1934, dans une rencontre amicale perdue 8:4 contre la Yougoslavie. Avant la demi-finale de Brésil 2014, aucune équipe n'était parvenue à inscrire sept buts à ce stade de l'épreuve. Trois sélections avaient réussi à en marquer six, la dernière en date étant l'Allemagne de l'Ouest, en 1954. Les hommes de Löw ont en outre signé les plus gros écarts de buts entre deux équipes dans une demi-finale de Coupe du Monde. Avant cela, le record était de cinq buts. Dans les annales des matches à élimination directe du tournoi, une seule équipe avait réussi à ce jour à marquer sept buts, à savoir l'Autriche (victoire 7:5 contre la Suisse) en 1954. À cette occasion, le pays hôte était devenu le premier à encaisser autant de buts en un seul match de Coupe du Monde. Le Brésil est devenu le deuxième à Belo Horizonte.

6 buts d'écart : le Brésil n'a connu une défaite d'une telle ampleur qu'une seule fois dans son histoire, en 1920 face à l'Uruguay (6:0). Ce résultat est également le deuxième plus gros score de l'Allemagne dans la compétition, à égalité avec son succès 6:0 sur le Mexique en 1978, et juste derrière sa victoire 8:0 contre l'Arabie Saoudite en 2002.

5 buts ont été marqués par les Allemands en première période. Seules deux autres équipes ont réussi un tel exploit dans l'histoire de la grand-messe du football mondial : la Yougoslavie, 6:0 à la pause de son match contre le Zaïre, finalement gagné 9:0, en 1974, et la Pologne, 5:0 face à Haïti, dans une rencontre remportée 7:0, toujours en 1974).

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:29

Le Brésil doit retrouver sa philosophie 



Le Brésil a explosé en vol à domicile lors de la défaite 7-1 contre l'Allemagne en demi-finale du Mondial après avoir montré un jeu poussif lors des matches précédents: la Confédération brésilienne de football doit lancer des chantiers pour l'après Scolari.

Luiz Felipe Scolari était champion du monde 2002, Carlos Alberto Parreira champion du monde 1994. Les deux hommes du ticket 2014 avaient donc une crédibilité certaine. Mais, s'il est facile de prédire le passé et de constater que leurs méthodes anciennes étaient périmées, il ne faut pas forcément jeter le bébé avec l'eau du bain. Scolari avait fait un mélange entre joueurs anciens qu'il connaissait et jeunes. Si la formule pouvait paraître bonne, il s'est arc-bouté sur un système de jeu reposant sur la défense à l'opposé des principes historiques brésiliens. En 2002, les joueurs vedettes Ronaldo, Rivaldo, Roberto Carlos lui avaient donné raison.

L'entraîneur

Choisir et s'y tenir. Comme l'a souligné Scolari lui-même, l'Allemagne est entraînée depuis la fin du Mondial-2006 par Joachim Löw, qui était auparavant l'adjoint de Jurgen Klinsmann. Autant dire que l'homme connaissait la maison et qu'il a pu ainsi mélanger les "vieux" et les jeunes. La CBF avait entamé un cycle similaire avec Mano Menezes, chargé de faire monter les jeunes après Dunga, mais l'avait finalement licencié devant la faiblesse des résultats. Il faut cette fois choisir et ne pas se tromper. Tite, l'ancien entraîneur des Corinthians, paraît le candidat de la fédération.

Les joueurs

"De l'équipe qui a perdu ce soir, il y a aura 12, 13, 14 joueurs qui seront probablement au Mondial-2018. C'est le chemin qu'il faut suivre. La majorité de ces joueurs joueront à haut niveau avec leurs clubs et continueront en sélection", a estimé Scolari. Il faut a priori trancher en écartant certains médiocres, dinosaures ou vieux à qui Scolari faisait confiance, de Fred à Dani Alves, de Julio Cesar à Jo... Il faut surtout construire une équipe qui joue ensemble régulièrement. Quitte à oublier les résultats pendant quelque temps.

Formation
Depuis Dunga et 1994, le Brésil se veut réaliste. Il faut dire qu'entre le titre mondial de 1970 et 1989 (Copa America) puis 1994, le Brésil n'avait rien gagné. Depuis 1970, le Brésil se veut plus réaliste que les équipes des années 1980 qui jouaient bien mais ne gagnaient rien. Beaucoup espèrent que le Brésil va renouer avec le football-champagne: "Il faut rediscuter de la formation et de l'éducation, non seulement dans la vie mais dans le sport. Il faut revoir la formation à la base: les joueurs ne peuvent pas être considérés comme des simples valeurs marchandes", a estimé Rodrigo Caetano, directeur sportif du Vasco da Gama, au journal Estado de Sao Paulo.

Réformes
Si le Brésil veut avoir une bonne équipe nationale, il faut avoir un bon championnat local avec des équipes qui recrutent et forment. Dani Alves souligne: "Le football doit évoluer en général. Le foot et son entourage doivent s'améliorer. Je ne veux pas m'esquiver: nous sommes tous responsables".

Le calendrier est bizarre et peut-être faut-il revoir le modèle des championnats, avec des championnats parallèles nationaux et par région.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:31

L'Allemagne au paradis



Les 32,57 millions de téléspectateurs allemands devant leur télé mardi soir -un record- étaient encore en pleine euphorie mercredi après la correction historique (7-1) infligée au Brésil, et beaucoup se rêvent déjà champions du monde.

Alors dimanche, en finale, "l'Argentine ? Les Pays-Bas ? Peu importe ! L'Allemagne est favorite", s'emportait le quotidien Die Welt, traduisant à sa Une l'état d'esprit général.

"Je n'arrive pas à croire ce qui s'est passé (...), on a super bien joué", s'exclamait dans la nuit un homme âgé portant le maillot de l'équipe d'Allemagne, encore en plein rêve. Difficile pour beaucoup de supporteurs de la Mannschaft de réaliser, après avoir vu leur équipe mener 5-0 déjà après moins d'une demi-heure de jeu face aux hôtes brésiliens.

Alors que le coup de sifflet final n'avait pas encore retenti, mardi soir, pétards et feux d'artifice avaient déjà éclaté dans Berlin. Des dizaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées devant des écrans géants sur l'avenue menant à la Porte de Brandebourg, comme pour chaque rendez-vous de la Mannschaft en Coupe du monde depuis l'édition 2006 à à domicile.

A travers toute le pays, la fête s'est poursuivie tard dans la nuit, défilé de voitures qui klaxonnent, bière coulant à flot... comme si le triple champion du monde allemand avait déjà décroché la quatrième étoile après laquelle il court désespérément depuis 1990.

Mercredi matin, les médias ne savaient plus quels termes employer: "incroyable", "phénoménal", "surréaliste", "digne d'un champion du monde"...

"Il n'y a pas de mots!"
"Il n'y a pas de mots !", tranchait en Une le Bild, quotidien le plus lu d'Allemagne, tout en célébrant Miroslav Klose "Dieu du football" pour son record de 16 buts en quatre Coupes du monde qui lui a permis de "détrôner l'un des plus grands footballeurs brésiliens de tous les temps", Ronaldo.

"C'était fou ! Qui aurait prévu ça ?, a réagi le maire de Berlin Klaus Wowereit, estimant que les Allemands avaient "tout pour devenir champions du monde".

"Nous avons très probablement assisté à un événement du siècle (...) Je ne peux toujours pas y croire", commentait l'ancien international Olaf Thon, champion du monde 1990, sur la radio publique Deutschlandfunk.

L'exploit de l'équipe d'Allemagne a d'ailleurs fait tomber un record d'audience télévisée. Dans tout le pays, Dans le pays, 32,57 millions de téléspectateurs ont suivi le match sur la chaîne publique ZDF, soit l'événement le plus regardé de tous les temps à la télévision allemande. L'ancien record datait de la demi-finale de Coupe du monde 2010, perdue par la Mannschaft face à l'Espagne (1-0).

Dès mercredi matin, ZDF rediffusait d'ailleurs cette rencontre déjà historique.

Le président allemand Joachim Gauck et la chancelière Angela Merkel avaient prévu de faire le déplacement à Rio de Janeiro, dans l'espoir de rapporter le trophée Jules Rimet. Ils peuvent prendre leurs billets.

Encore une marche à franchir
"Félicitations pour la qualification en finale. Nous sommes tous à vos côtés", a lancé sur twitter le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert. "Quel match! En route pour Rio de Janeiro!" s'est exclamé le chef de la diplomatie, Frank-Walter Steinmeier, sur le réseau social.

La victoire écrasante face aux quintuples champions du monde en demi-finale déclenche d'autant plus d'euphorie qu'elle fait suite à une série de désillusions pour la génération dorée du football allemand et ses stars Schweinsteiger, Lahm, Özil ou Klose...

Après la défaite cruelle en demi-finale à domicile face à l'Italie au Mondial-2006 (2-0), la finale de l'Euro-2008 perdue contre l'Espagne (1-0) et une autre demi-finale perdue au Mondial-2010 en Afrique du Sud, encore contre l'Espagne, les Allemands rêvent de remporter leur premier titre depuis l'Euro-1996.

Pour cela, il restera une marche à franchir dimanche, contre l'Argentine ou les Pays-Bas, qui s'affrontent mercredi soir. Certains craignent déjà que l'excès d'euphorie du public gagne les joueurs et les fasse échouer tout près du but.

"Avec une victoire 7-1, l'Allemagne a été la meilleure équipe en demi-finale", reconnaissait sobrement le président du Comité international olympique, Thomas Bach. Mais il a aussitôt averti: en finale, on démarre à 0-0. L'équipe peut être confiante, mais elle n'a pas le droit d'être complaisante".

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:32

L'Allemagne, la tête froide



Jeu posé, attitude sereine, l'Allemagne a broyé le Brésil 7-1 mardi en demi-finale de "son" Mondial en usant du calme olympien affiché depuis le début du tournoi et qui lui ouvre les portes du Maracana.

Même un champion de tennis ne peut rêver d'un tel score. Ecraser 7-1 l'émanation du pays du "futebol", sur son propre terrain, et signer ainsi la victoire la plus ample dans le dernier carré d'une Coupe du monde, pour un résultat donc aussi époustouflant qu'historique...

Non, pas de quoi sauter au plafond, répond en substance la Nationalmannschaft.

"Dans le vestiaire la joie était grande, mais pas démesurée, a lâché le sélectionneur Joachim Löw. Il sera important demain (mercredi) et après-demain de récupérer, de rester concentrés et calmes. L'équipe a les pieds sur terre, je n'ai pas vu d'euphorie".

"Dans le vestiaire, c'était étonnamment calme", a abondé le défenseur central Mats Hummels. Et les propos mesurés des joueurs laissaient effectivement deviner un après-match lui-même très mesuré.

Le match plié dès la pause, à 5-0, y est pour une part. "C'est différent par rapport à des matches serrés, la grande émotion n'arrive pas juste après le coup de sifflet final", a noté Hummels.

"Calme et ordre"

Encore fallait-il y arriver. "On a affronté avec calme et ordre la profonde émotion et la passion des Brésiliens, a souligné Joachim Löw. On s'était dit que si nous étions courageux et conscients de nos propres forces, nous allions gagner ce match".

C'est le discours de la méthode. L'Allemagne pose son jeu et ne s'affole jamais. Son entrée en lice face au Portugal (4-0) avait donné le ton et servi de match-référence en ce sens.

Si elle a pu être bousculée par le Ghana (2-2) et passer à travers dans sa première période contre l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.), elle a su faire le dos rond et rester concentrée, disciplinée.

Le fait que dans ces deux matches, des remplaçants aient fait la décision (Klose égalisant contre les Black Stars, Schürrle ouvrant le score face aux Fennecs), n'a pu en outre que consolider l'esprit de corps, assorti de la confiance qu'irradie le "Glaçon" Neuer.

Ce jeu n'est pas forcément flamboyant, en tout cas moins que lors des campagnes passées, celles de 2006 et 2010, mais a gagné en maturité, en expérience, avec l'art et la manière de profiter ici d'un coup de pied arrêté (le but du 1-0 contre la France en quart), là d'un affolement généralisé (le Brésil).

Tendus vers l'objectif
"A 2-0, ils étaient sens dessus dessous, ils ont perdu leur organisation, et on s'en est froidement servi", Löw dixit. Son homologue n'a pas dit autre chose: "Jusqu'au but, ça allait mais après on s'est désorganisé, a regretté Luiz Felipe Scolari. On était en panique. Et tout a fonctionné à merveille pour eux et tout allait de travers pour nous".

Joachim Löw, qui a truffé son discours du mot "calme", n'a pas esquissé le moindre sourire pendant son exercice médiatique. Il y avait une volonté manifeste de ne pas en rajouter dans son attitude, de ne pas accabler les Brésiliens.

Mais au-delà de cette commisération, peut-être de pure courtoisie à l'égard du pays hôte, le ressort était plus profond: pour l'Allemagne, c'est le titre sinon rien. Les Coupes du monde 2006 et 2010 s'étaient achevées à la frustrante 3e place, et tous les esprits sont tendus vers les mains de la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, qui doit remettre le trophée aux vainqueurs.

"On est très clair sur l'objectif, être champions du monde, personne ne l'a jamais été en demi-finale", a ainsi relevé le milieu Toni Kroos.

Thomas Müller, pourtant un des boute-en-train du groupe et surtout le seul à perdre son calme sur le terrain, a résumé la voie allemande: "On doit rester les pieds sur terre. Comme on nous avait cassés après le match de l'Algérie, on va nous porter aux nues. Ce n'est pas la bonne méthode. Nous sommes simplement une vraiment bonne équipe". Entièrement tendue vers sa quatrième étoile.

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:34

Allemagne : Le trio du milieu impose sa loi



Toni Kroos, Sami Khedira et Bastian Schweinsteiger ont éparpillé par petits bouts façon puzzle leurs homologues brésiliens du milieu mardi en demi-finale (7-1) pour propulser l'Allemagne en finale du Mondial 2014.

"Notre milieu de terrain a toujours été très dominateur dans cette Coupe du monde", a relevé Joachim Löw.

Le sélectionneur s'inspire du Bayern Munich version Pep Guardiola, parrain du concept de la possession à outrance, mais a surtout trouvé la bonne formule avec trois joueurs qui remplissent le contrat.

Kroos, le cerveau
Placé en meneur axial, le Bavarois de 24 ans a encore livré un maître-match en offrant entre autres une quatrième passe décisive, sur corner, pour l'ouverture du score de Müller, et en contribuant directement au but du 2-0 d'une superbe passe pour Müller qui trouvait ensuite Klose.

C'est surtout lui qui a plongé la Seleçao dans le "black-out" des six minutes fatales avec un doublé en deux minutes.

"Cela fait déjà deux ans, depuis l'Euro, qu'il donne l'impulsion en sélection, a souligné Löw. Il apporte beaucoup par sa technique, il se rend toujours disponible, il a une main à la place du pied, et il est en très bonne forme."

"Toni amène le ballon à chaque fois là où il doit être amené, et ça c'est une grande force", a relevé de son côté Klose.

Le fait d'occuper le poste de meneur de jeu axial au détriment d'Özil, relégué sur un côté, n'est pas anodin: celui qui a fêté sa 50e cape semble avoir le profil de joueur toujours propre et précis pour prendre la succession du capo espagnol en la matière, Xavi.

Khedira, le dynamiteur
Dans le trio, le joueur du Real Madrid (27 ans) est là pour intimider l'adversaire, imposer sa force physique dans les duels et ainsi éviter à l'Allemagne que l'adversaire n'empiète sur son territoire.

Dans le binôme qu'il forme avec Schweinsteiger, Khedira est aussi chargé d'assurer la fameuse projection vers l'avant qui permet d'apporter le surnombre et des solutions offensives.

"Sami monte en puissance, a noté Löw. Il avait besoin de faire une pause de deux matches, c'est normal après une longue blessure, il ne pouvait pas jouer 7 matches à ce niveau. Sa présence physique, sa dynamique, sa force dans les duels ont été importantes."

"Il a aussi percé dans l'axe, ouvert des brèches, et c'est toujours dur pour la défense adverse de savoir qui va marquer un tel joueur", a ajouté le sélectionneur.

"Sami" (51 sélections, 5 buts) avait apporté cette fougue déjà en entrant en jeu contre l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.), et la répartition des rôles avec "Basti" semble naturelle, au vu de leur déjà longue expérience côte à côte.

Schweinsteiger, le nettoyeur

C'est le plus connu des trois, le plus expérimenté du haut de ses 107 sélections (23 buts), et le seul du trio qui fasse partie des cinq Allemands à avoir participé aux deux Coupes du monde précédentes (2006 et 2010), achevées à la 3e place, avec Lahm, Mertesacker, Podolski et Klose.

Alors que Khedira privilégie la verticalité, le Bavarois de 29 ans fait l'homme de main en écumant la largeur, toujours là pour venir en aide à un latéral, pour protéger la défense centrale, bref, pour nettoyer les sales situations.

Dans ces conditions, il se projette moins que par le passé, mais donne tout son équilibre à la Nationalmannschaft. Cette tâche plus défensive colle parfaitement à l'idée de se départir de la naïveté qui, revers du hurrah-football de 2006 et 2010, cantonnait l'équipe à la 3e place du podium.

Le vice-capitaine est aussi celui qui fait remonter le bloc et le maintient compact et solidaire. "On a tous fait du bon travail et on n'avait pas de grande distance entre les joueurs du milieu et c'est pour cela que ça a bien fonctionné", avait-il remarqué dimanche en commentant la maîtrise affichée par l'entrejeu allemand face à la France en quart de finale (1-0).

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Re: CM 2014 : Demi-finale, Brésil - Allemagne

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:44

Allemagne : Avec Schürrle, le banc se lève



Andre Schürrle apporte un vent de fraîcheur à chaque entrée en jeu pour l'équipe d'Allemagne, comme mardi dans l'historique demi-finale du Mondial-2014 contre le Brésil (7-1), insufflant une dynamique assortie d'efficacité.

Le sélectionneur Joachim Löw a dit plusieurs fois qu'il avait besoin de 14 joueurs. Et son 12e homme, c'est désormais ce gaillard élancé (1,84 mètre), qui avec trois buts en 155 minutes présente un des meilleurs ratios de la compétition.

Sans le nommer, Bastian Schweinsteiger avait fait allusion dimanche au remplaçant le plus marquant: "C'est un grand avantage d'avoir de telles alternatives, on a vu ce que les changements ont apporté à l'équipe, surtout sous ces températures. Dans chaque match, les joueurs qui sont entrés ont apporté un élan".

L'attaquant de 23 ans, jamais titulaire, ouvre une nouvelle phase de jeu à chaque apparition et représente donc une arme supplémentaire dans la panoplie offensive de la Nationalmannschaft.

Contre l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.), il avait débloqué en début de prolongation le match le plus délicat qu'ait eu à gérer l'Allemagne. Muet contre la France en quart (1-0) tout en causant quelques frayeurs à la défense des Bleus, le N°9 a évité à son équipe tout relâchement face au Brésil par un doublé s'ajoutant au 5-0 de la première période.

Madjer
"Je voulais simplement rentrer et je savais que j'aurais des occasions, a commenté le joueur de Chelsea. Deux buts en demi-finale de Coupe du monde, c'est incroyable pour moi".

Schürrle a mis du temps pour se lever, mais le voilà lancé. Le premier tour dessinait une Coupe du monde frustrante à titre personnel. Son entrée à l'heure de jeu contre le Portugal (4-0) n'avait rien apporté. Scotché au banc contre le Ghana (2-2), il n'en était sorti qu'à la 89e minute face aux Etats-Unis (1-0)...

Vint l'Algérie. A Porto Alegre ce 30 juin, il remplace Götze à la mi-temps et apporte sa fraîcheur, coïncidant avec le climat local, à une équipe sclérosée. C'est là qu'il supplante "Götzinho" dans la hiérarchie des attaquants, puisque ce dernier n'apparaît sur le terrain qu'après lui en quart, et pas du tout en demie.

Schürrle propose un jeu tout en vitesse et profondeur, et marque des buts qui dénotent un attaquant multimodal devant les cages: le premier d'une heureuse "madjer" - "il fallait que le ballon rentre, j'ai eu bien sûr un peu de chance" -; un deuxième but dû à son sens du placement, en reprenant simplement un bon centre; et le troisième d'une superbe frappe sous la barre, en position excentrée et en pleine course, un vrai geste de buteur.

Déjà 16 buts en 38 sélections pour l'ancien de Mayence et Leverkusen, près d'un but tous les deux matches: une belle moyenne eu égard à son statut de joueur d'appoint.

"Super Joker"
Evidemment, ce "super Joker", comme on l'appelle en Allemagne, n'a pas encore la trempe d'un Ole-Gunnar Solskjaer, l'ex-attaquant norvégien de Manchester United, incarnation par excellence du "super-sub" (super remplaçant).

Et bien sûr, ses faits d'arme n'ont pas l'envergure de ceux de ses compatriotes Oliver Bierhoff, le manager actuel de la sélection qui avait inscrit contre la République tchèque (2-1 b.e.o.) en finale de l'Euro-1996 les deux buts dont un en or, ou du post-ado Lars Ricken offrant la Ligue des champions 1997 à Dortmund dix secondes à peine après son entrée en finale (2-1 devant la Juventus).

Mais Schürrle prend date, lui qui sort d'une saison mitigée dans le Chelsea de Jose Mourinho, même s'il a marqué un but important contre le Paris SG en quart de finale retour de Ligue des champions.

"J'ai eu de bons et mauvais moments, mais dans l'ensemble ça allait, avait soufflé ce joueur réservé à l'orée du tournoi. Je me suis senti beaucoup mieux qu'il y a un an, j'ai progressé physiquement et mentalement".

Au Mondial aussi. Aura-t-il encore le vent dans le dos dimanche à Rio ?

Fifa.com (09/07/2014)

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