CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

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CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:39

Estádio do Maracanã Rio De Janeiro (BRA)
13 juil. 2014 - 16:00 Heure Locale (20:00 DZ)
Finale

ALLEMAGNE - ARGENTINE

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:54

Une troisième finale Argentine-Allemagne



L'affiche de la finale du Mondial-2014 est connue: comme en 1986 et 1990, l'Argentine, victorieuse des Pays-Bas (0-0, 4 t.a.b. à 2), affrontera dimanche au Maracana de Rio, l'Allemagne, qui a infligé une défaite historique au Brésil.

Le match pour la troisième place opposera le Brésil aux Néerlandais, samedi 12 juillet à Brasília.

Et voilà Lionel Messi, quadruple FIFA Ballon d'Or, à portée de la consécration suprême ! Proche de rejoindre l'idole absolue de tous les Argentins, Diego Maradona, qui avait offert à l'Albiceleste son deuxième titre en 1986 au Mexique, déjà face à l'Allemagne (3-2). Quatre ans plus tard, en 1990 en Italie, ce sont les Allemands qui s'étaient imposés (1-0).

Pour Messi, l'Allemagne est une bête noire. La Mannschaft, bien avant sa délonstration en demi-finale, était déjà le cauchemar de Messi... Flashback. En 2006 à Berlin, "Leo", qui venait d'avoir 19 ans, assiste, effondré, depuis le banc des remplaçants de l'Albiceleste, à la séance de tirs au but fatale à sa sélection en quarts de finale face à l'Allemagne, pays organisateur (1-1 a.p.; 4 t.a.b à 2).

Quatre ans plus tard, à la Coupe du monde en Afrique du Sud, c'est un Messi devenu pièce centrale de l'équipe, à 23 ans, couvé par le coach de l'époque, Maradona, qui retrouve l'Allemagne, à nouveau en quart de finale. L'humiliation est plus grande encore au Cap. La Mannschaft dévore la formation argentine (4-0). Et c'est un Messi en pleurs, inconsolable, qui quitte la pelouse.

Cette fois, La Pulga a enfin franchi le seuil des demi-finales, après un match sans relief face aux Pays-Bas, conclu par une séance de tirs au but dont le héros fut Sergio Romero. Remplaçant en club (Monaco) où il n'a disputé que six matches durant la saison (3 en championnat et 3 en coupes nationales), le gardien argentin a détourné deux tirs néerlandais (Vlaar, Sneijder).

Euphorie en Allemagne

Les Néerlandais, qui avaient éliminé le Costa Rica en quart de finale déjà en passant par les tirs au but, ont cette fois été incapables d'abattre leur carte maîtresse. Le sélectionneur Louis van Gaal, qui avait appelé le gardien-remplaçant Krul face aux Costariciens, l'a cette fois laissé sur le banc. Il avait effectué ses trois changements lors des 120 minutes de jeu, sans doute pour soulager certains organismes, déjà éprouvés par une prolongation quatre jours plus tôt.

Le futur adversaire des Argentins, l'Allemagne, trois fois championne du monde (1954, 1974, 1990), baigne dans l'euphorie et rêve de mettre un terme à 18 ans sans succès dans une compétition majeure, depuis l'Euro-96.

Avec 32,57 millions de téléspectateurs en moyenne, la demi-finale Allemagne-Brésil a battu des records d'audience à la télévision allemande. Et les 25 millions de tweets générés lors du 48e Super Bowl (football américain) le 2 février ont été balayés par les 35,6 millions de messages émis pendant la correction infligée à la Seleçao, soit un nouveau record sur le réseau social, tous sports confondus.

L'allégresse a gagné la presse. "7:1 pas de mots !", titrait ainsi en Une le quotidien populaire Bild, avec une photo de Kroos (double buteur mardi) porté à bout de bras par Khedira. Et le journal de consacrer quasiment une page par but, photo à l'appui, pour faire encore durer ce rêve allemand.

Déception au Brésil

L'euphorie allemande tranche avec la déception qui recouvre le Brésil après la déroute historique.

Principale cible des critiques, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari a défendu son bilan, soulignant que la Seleçao avait atteint pour la première fois les demi-finales depuis 2002, l'année où --déjà-- il était à la tête de l'équipe qu'il avait menée au titre mondial, face à l'Allemagne (2-0).

"Felipao" a indiqué qu'il prendrait une décision sur son avenir samedi, après le match pour la troisième place face face aux Pays-Bas à Brasilia. "Nous avons encore du travail, a-t-il expliqué. Nous avons un engagement avec la CBF (fédération brésilienne) jusqu'à la fin de la Coupe du monde. Et maintenant, la fin de la Coupe du monde, c'est le match de samedi, pour la troisième place. C'est après ce match seulement qu'on va parler avec la direction de la CBF".

Fifa.com (09/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 18:55

L'Allemagne attend déjà Messi



L'Allemagne attendait déjà avec impatience la finale de la Coupe du monde qui les opposera dimanche à l'Argentine de Lionel Messi, qualifiée dans la nuit de mercredi à jeudi, affirmant à l'image du quotidien Bild: "Maintenant, c'est nous contre Messi".

"Bienvenue en finale, chers Argentins", titrait dans son édition en ligne le journal populaire allemand qualifiant la seconde demi-finale de cette Coupe du monde, décidée aux tirs aux buts par l'Argentine (4-2), d'"éprouvante". "Des bâillements au lieu d'un gala", décrivait Bild, en référence aux 7 buts de l'équipe d'Allemagne face au Brésil, mardi.

"Ce soir, je n'ai pas vu d'équipe qui puisse nous battre", soulignait l'ex-milieu offensif et stratège de la Mannschaft, Mehmet Scholl, sur la chaîne publique ARD. "On ne peut pas comparer avec le match de l'Allemagne, techniquement, en termes de vitesse, c'était beaucoup moins bon. Il faut que nous mettions la même passion qu'hier (mardi) pour ne pas avoir de souci", a-t-il ajouté.

La presse allemande rappelait que la finale de dimanche constituerait la belle entre les deux pays qui se sont déjà affrontés deux fois en finale: en 1986, pour une victoire de l'Argentine de Maradona, suivie d'une victoire de l'Allemagne de Jürgen Klinsmann en 1990. "C'est parfait", commentait l'hebdomadaire spécialisé Kicker dans son édition en ligne.

Au total, les deux équipes se sont déjà affrontées six fois en Coupe du monde, rappelait le quotidien régional "Augsburger Allgemeine" et "l'Allemagne a été victorieuse quatre fois", soulignait-t-il, rappelant que lors de leur dernière rencontre en 2010 en quarts de finale de la Coupe du monde sud-africaine, la Mannschaft avait battu l'Argentine 4-0.

"Il paraît que la super-star Messi avait pleuré dans le vestiaire", raconte le journal, ajoutant: "Pour savoir s'il y aura des larmes et qui les versera en 2014, c'est dimanche".

Fifa.com (09/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 19:17

Allemagne : Neuer, "yes he Kahn"



Oui, le gardien Manuel Neuer peut comme Oliver Kahn, son prestigieux prédécesseur en équipe d'Allemagne, être élu meilleur joueur du Mondial, surtout en cas de sacre dimanche; il peut aussi comme lui faillir en finale au Maracana.

Le N.1 de la Nationalmannschaft est encore jeune pour son poste, 28 ans. Mais le rendez-vous contre l'Argentine se présente évidemment pour lui comme un défi grandiose au pays du "futebol"; à quitte ou double.

Lot de chacun des acteurs engagés sur la scène du stade mythique de Rio, certes; un peu plus pour les gardiens: leur métier est ainsi fait que la moindre erreur, quelques centimètres ou dixièmes de seconde par ci, un faux rebond par là, peut ruiner des heures d'excellent labeur.

Kahn peut en témoigner. Retour en 2002, à la Coupe du monde nippo-coréenne. Le capitaine allemand multiplie les exploits dans ses cages et porte à bout de bras sa sélection jusqu'en finale, n'encaissant qu'un petit but en six matches.

Kahn est même élu meilleur joueur du Mondial, cas unique pour un gardien.

Le jour où le "Titan" a craqué
Mais le grand jour, ce 30 juin 2002 à Yokohama, à la 67e minute, le "Titan" craque: il ne bloque pas le ballon sur une frappe anodine de Rivaldo et le relâche dans les pieds de Ronaldo qui ouvre le score et met le Brésil sur la voie de son cinquième titre (2-0).

"Quand on a fait la Coupe du monde que j'ai fait, quand on a guidé et poussé l'équipe comme je l'ai fait et qu'on est justement celui qui fait une telle erreur... pour les autres c'était comme un choc", s'est souvenu l'ancien gardien dans le livre "Brazil 2014, die WM im Land der Fussball-Verrückten" (Brésil 2014, la Coupe du monde au pays des fous de football).

C'est tout le risque que court Neuer. Lui aussi a fait des miracles sur le chemin de la finale. S'il a encaissé quatre buts en six matches, aucun ne lui est imputable, et deux sont d'ailleurs anecdotiques puisque simplement des réductions du score sans conséquence, en 8e de finale contre l'Algérie (2-1 a.p.) et en demi-finale face au Brésil (7-1).

Le Bavarois a constamment rassuré ses coéquipiers, notamment dans les moments difficiles, comme contre le Ghana (2-2) et à un degré moindre les Etats-Unis (1-0), et surtout face à l'Algérie par ses sorties en dehors de sa surface, tel un Franz Beckenbauer ganté.

Le gardien a réalisé un total de 25 arrêts, dont quelques-uns mémorables comme face à Benzema dans les dernières minutes du quart remporté contre la France (1-0) ou devant le Brésilien Paulinho à bout portant.

N°1 des N°1
La Coupe du monde a été riche en révélations au sein de la corporation des portiers, du Mexicain Ochoa au Costaricien Navas en passant par l'Américain Howard, voire l'étonnant remplaçant néerlandais Krul seulement entré en jeu pour une séance de tirs au but réussie. Mais l'Allemand en est sans doute le N.1.

"Il prouve dans cette Coupe du monde qu'il est actuellement le meilleur gardien du monde, a estimé Kahn sur la chaîne ZDF après les quarts. Tout le monde sait que c'est un superbe footballeur, qui peut bien participer. Mais c'est décisif d'être présent dans les situations importantes et de sauver son équipe. Au bout du compte, c'est là dessus qu'on le juge".

Et donc, si c'était lui, Neuer, le meilleur joueur du tournoi? Il pourrait disputer ce titre avec un de ses coéquipiers, l'attaquant Thomas Müller, auteur de 5 buts et deuxième meilleur buteur derrière le Colombien James Rodriguez (6).

Interrogé après sa performance de haut vol contre les Bleus, il avait lâché: "mais vous savez beaucoup de mes arrêts, c'est juste des automatismes. L'équipe me couvre au milieu et moi je n'ai qu'à surveiller vers les poteaux".

Tout en notant: "et si le ballon rentre, c'est une erreur du gardien". Neuer connaît la chanson. Au moins depuis 2002.

Fifa.com (10/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 19:28

Matches de légende
Un empereur, un penalty et un génie battu




"Que dit-il ? Il donne penalty ! Il - Donne - Penalty !" Ces mots, toute l'Allemagne les a entendus le 8 juillet 1990. Le journaliste Gerd Rubenbauer n'a pas pu contenir son excitation en voyant la Nationalmannschaft obtenir un penalty à la 85ème minute de la finale de la Coupe du Monde de la FIFA™ disputée à Rome contre l'Argentine. Ce triomphe a eu lieu 24 ans jour pour jour avant la lourde défaite 7:1 infligée au pays hôte par les Allemands en demi-finale de Brésil 2014. 

Au duel dans la surface de réparation, Rudi Völler s'est effondré sous la pression de son adversaire. Sans hésiter, l'arbitre mexicain Edgardo Codesal Mendez a désigné le point de penalty, malgré les furieuses protestations des Argentins. "J'ai tout de suite su que j'allais le tirer", raconte le défenseur Andreas Brehme. "Nous avions trois tireurs désignés : Völler, mais la faute était sur lui et dans ce cas, il vaut mieux ne pas tirer soi-même, Lothar Matthäus, mais il ne se sentait pas bien, et moi. Alors j'y suis allé. Völler est venu et a dit : 'Si tu le marques, nous sommes champions du monde.' Merci pour la pression !"

Les paroles de l'attaquant se sont pourtant vérifiées. Sergio Goycochea avait fait ses preuves en huitième de finale contre le Brésil, lors de la séance de tirs au but contre la Yougoslavie en quart de finale ou face à l'Italie au tour précédent. Certes, il est parti du bon côté, mais la frappe à ras de terre était trop puissante pour qu'il puisse intervenir. "C'était de la folie. Nous avons fêté ce but comme aucun autre", se souvient encore le tireur héroïque. "À ce moment, nous savions tous que nous étions champions du monde. En une seconde, je me suis retrouvé entouré par six ou huit coéquipiers. Dans ces moments-là, on ne se rend pas vraiment compte de ce qui se passe."

Plus de passion
Evidemment, les Argentins conservent un souvenir assez différent de cette rencontre. "Aujourd'hui encore, ce souvenir me hante. Ce penalty m'a fait plus de mal que les cinq buts encaissés contre la Colombie en 1993, pendant les qualifications pour la Coupe du Monde", explique le portier argentin.

Quelques minutes plus tard, l'arbitre a donné le coup de sifflet final et un nouvel empereur régnait sur Rome : Franz Beckenbauer. Le Kaiser est devenu à cette occasion le deuxième homme après le Brésilien Mário Zagallo à remporter la Coupe du Monde en tant que joueur, en 1974, et sélectionneur, en 1990. On se souvient de lui déambulant seul sur la pelouse, les mains dans les poches et la médaille autour du cou. Plongé dans ses pensées, l'ancien libéro a réussi à faire abstraction des milliards de personnes dans le stade et devant leurs télévisions pour se retrouver seul face à lui-même. "C'était un adieu sans retour. Il n'y avait plus ce feu en moi, plus de passion", racontera Beckenbauer dans son autobiographie deux ans plus tard.

Quoi qu'il en soit, les Allemands tenaient leur revanche, quatre ans après leur échec en finale face à ce même adversaire. Le pays traversait alors une période importante de son histoire. En novembre, le mur de Berlin était tombé, ouvrant la voie de la réunification. Le titre suprême est venu couronner cette séquence extraordinaire, après les échecs en finale en 1982 et 1986. 

Jusqu'à la 85ème minute, les spectateurs ont assisté à une rencontre indécise. Pour cause de suspension, les Argentins avaient pourtant dû se passer des services de quatre joueurs dont Claudio Caniggia, éblouissant depuis le début du tournoi et buteur décisif en huitième de finale face au Brésil. "C'est l'une des plus grandes frustrations de ma carrière. Je regrette vraiment de n'avoir jamais pu gagner une Coupe du Monde", assure le Fils du Vent.

"Il est encore là ?"
Au cours de la rencontre, les Argentins ont encore perdu Pedro Monzón à la 65ème, et Gustavo Dezotti à la 87ème, tous deux exclus, et ont eu toutes les peines du monde à s'approcher du but allemand. Diego Maradona lui-même est souvent apparu peu inspiré, bien loin de l'étincelant meneur de jeu de Mexique 1986. Pendant 90 minutes, il a énormément souffert du marquage de Guido Buchwald, avant de s'effondrer en larmes à l'issue de la partie. "J'avais promis à ma fille Dalma de ramener la coupe à la maison", confie le Pibe de Oro, resté longtemps prostré dans le rond central tandis qu'en tribunes, les drapeaux de l'Allemagne s'agitaient fièrement.

"Au fil des minutes, je sentais à son attitude qu'il était de plus en plus résigné. À chaque fois qu'il me voyait, il semblait se dire : quoi, il est encore là, celui-là ?", se souvient son garde du coprs Buchwald. Au cours des années suivantes, le défenseur allemand a été surnommé Diego, en référence à sa performance face à l'un des meilleurs joueurs du monde. 

Cette nuit magique marque la dernière victoire allemande dans l'épreuve, et la dernière apparition de l'Argentine à ce niveau. Vingt-quatre ans plus tard, l'Albiceleste et la Nationalmannschaft sont de retour en finale de Brésil 2014. L'occasion d'évoquer les vieux souvenirs, et d'en fabriquer de nouveaux...

Fifa.com (10/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 19:32

Les vertus éternelles de l'Argentine



Le génie de Messi ne fait pas tout: l'Argentine a surtout su puiser dans ses vertus légendaires, le combat et la force collective, pour obtenir sa place en finale du Mondial-2014 contre l'Allemagne, dimanche au Maracana.

Jusqu'ici, le quadruple Ballon d'Or avait tenu à bout de bras sa sélection et lui seul semblait posséder la clé du succès d'un pays à qui tout trophée se refuse depuis 1993 (Copa America). La demi-finale face aux Pays-Bas (0-0 a.p., 4-2 t.a.b), mercredi, a totalement balayé ces certitudes.

"Leo", muselé par la science de Louis Van Gaal et certainement fatigué par les efforts fournis en un mois, a été transparent et ce sont les sans-grades qui se sont partagés les premiers rôles. Cette armée de l'ombre montée par Alejandro Sabella pour épauler sa star a fait bien plus que cela: elle a démontré une solidité que les premières rencontres du tournoi avaient largement mises en doute. A force de voir le monde entier se focaliser sur Messi, ses lieutenants ont voulu prouver qu'ils avaient aussi leur mot à dire et que l'Albiceleste ne pouvait dépendre que d'un seul homme, fut-il le plus doué de tous, dans sa quête d'une troisième Coupe du monde.

Pour une fois, le nom du célèbre N.10 était absent des réactions d'après-match. Sabella a ainsi mis en avant des qualités qui ont toujours fait partie de l'ADN de tout footballeur argentin mais que les dribbles de Messi ont longtemps occultées. Le sélectionneur l'a promis: comme en demi-finale, son équipe s'appuiera sur son "humilité, "le dur labeur", le "sérieux" et "l'application" pour défier l'Allemagne.

Romero comme Goycochea
En attendant de voir "La Pulga" rejoindre dans les annales l'idole Diego Maradona, l'Argentine s'est trouvée un nouvel héros, absolument improbable, en la personne de Sergio Romero. Remplaçant à Monaco où il n'a disputé la saison dernière que neuf rencontres, toutes compétitions confondues, dont des parties de Coupe de France pas spécialement glamour contre Vannes ou les amateurs de Chasselay, le gardien s'est mué en sauveur en détournant les tirs au but de Ron Vlaar et de Wesley Sneijder lors de la séance fatidique.

L'Argentine a débuté sa campagne au Brésil en misant tout sur ses "Quatre Fantastiques" (Messi, Aguero, Di Maria, Higuain). Les super pouvoirs de ses vedettes se sont éteints au fil des matches et c'est grâce aux arrêts d'un obscur portier, doublure en Championnat de France, qu'elle se retrouve en finale.

L'histoire peut paraître cocasse mais elle a un air de déjà-vu pour l'Argentine. En 1990, Maradona et les siens s'étaient hissés en finale du Mondial après des exploits répétés de leur portier Sergio Goycochea dans le même exercice face à la Yougoslavie et l'Italie. Comme Romero, rien ne le prédestinait à occuper le devant de la scène puisqu'il avait commencé la compétition dans la peau d'un N.2 avant d'être promu après la blessure de Nery Pumpido. Il y a 24 ans, l'Argentine ne s'était pas non plus spécialement distinguée dans le jeu mais pouvait compter sur sa cohésion d'ensemble et un bloc chargé de protéger "El Pibe de Oro".

L'analogie avec 1990 ne s'arrête pas là. Messi et ses partenaires vont se frotter au même adversaire, l'Allemagne, et tenteront de venger l'honneur bafoué de Maradona, vaincu sur un penalty très contesté (1-0) et dont les larmes au cours de la remise des prix sont entrées dans l'histoire.

Cette assurance à toute épreuve, l'Argentine la puise également dans le soutien impressionnant de sa colonie de supporteurs, arrivés en masse au Brésil. Les fans de l'Albiceleste n'ont pas manqué de chambrer leurs hôtes, humiliés par l'Allemagne la veille et encore sous le choc de cette monumentale déroute (7-1). Mais au-delà du folklore qu'engendre la rivalité entre les deux pays, la présence de cette armée ne peut que décupler la puissance mentale des joueurs.

Ils étaient environ 100.000 à s'être déplacés à Brasilia pour le quart de finale contre la Belgique (1-0) et ils ont noyé par leurs chants et leur nombre la traditionnelle marée orange, mercredi dans l'Arena de Sao Paulo. Plus que jamais, l'Argentine ne se résume pas à un seul homme.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 19:40

Argentine : Mascherano, le vrai pilier



Plaque tournante du milieu argentin et combattant hors-pair, l'indispensable Javier Mascherano a totalement éclipsé la star Lionel Messi mercredi face aux Pays-Bas (0-0 a.p., 4-2 t.a.b), jouant un rôle crucial dans la qualification de l'Albiceleste pour la finale du Mondial-2014.

Pour une fois, "Leo" na pas accaparé toute la lumière. Eteint par la défense oranje, le quadruple Ballon d'Or s'est fait voler la vedette par Sergio Romero, auteur de deux arrêts décisifs lors de la séance de tirs au but, et par Mascherano, le pilier de l'entre-jeu.

Mais si Romero s'est fait un nom à l'Arena Corinthians de Sao Paulo, Mascherano est loin d'être un inconnu. A 30 ans, le joueur du FC Barcelone est l'une des références mondiales à son poste et sa prestation en demi-finale n'a fait que confirmer un talent exceptionnel révélé aux jeux Olympiques de 2004 (médaille d'or).

Métronome du jeu argentin mais aussi le premier défenseur, il a annihilé d'une main de maître les rares tentatives néerlandaises. Ses deux interventions en fin de rencontre (90+1 et 96e) ont été des modèles du genre et il a globalement écoeuré le supersonique Arjen Robben, pourtant inarrêtable jusque-là.

Un frisson a parcouru tout le camp albiceleste quand il a été mis K.O à la 27e minute dans un contact aérien avec un Néerlandais mais il s'est relevé sans dommages avant de repartir au combat.

Les louanges de Maradona
Diego Maradona ne s'y est pas trompé et a parfaitement résumé en une phrase l'importance de Mascherano. "Quand je disais que l'Argentine, c'était Mascherano plus dix autres joueurs, tout le monde rigolait, mais aujourd'hui plus personne n'ose rire", a asséné mercredi "El Diez".

Une petite pique à destination de Messi, qui pourrait arriver à sa hauteur, voire le dépasser, en cas de sacre mondial dimanche au Maracana? Surtout des louanges méritées, adressées à un élément incontournable de la sélection, ancien capitaine mais toujours omniprésent dans le bon fonctionnement du groupe. Un joueur écouté et surtout respecté.

"Il est le symbole, l'emblème de notre équipe nationale. Il a pris toute la responsabilité de l'équipe sur ses épaules", a également expliqué le sélectionneur Alejandro Sabella.

Depuis trois matches, le secteur défensif argentin, si décrié, n'a pas encaissé le moindre but. La charnière centrale Garay-Demichelis n'a pas de quoi faire rêver sur le papier. Demichelis est même un véritable miraculé, le joueur de 33 ans ayant été repêché in extremis pour la Coupe du monde avant de la débuter sur le banc des remplaçants. Mais quand ce duo improvisé à la hâte est chaperonné par un joueur de la trempe de Mascherano, il n'a pas grand chose à craindre.

Avec 104 sélections à son compteur, l'ex-milieu de Liverpool est très loin du plus capé Javier Zanetti (145) mais sa permanence au plus haut niveau depuis 10 ans en impose. Il s'est très vite plié à l'intérêt collectif en cédant le brassard à Messi en 2011, Alejandro Sabella ayant la volonté d'offrir les pleins pouvoirs à son N.10, comme l'avait fait Carlos Bilardo avec Diego Maradona.

La perte du capitanat n'a pourtant pas amoindri l'influence d'"El Jefecito" (le petit chef). Bien au contraire: quand "Leo" est chargé de dynamiter les défenses, Mascherano veille au grain derrière. A eux deux, pourront-ils faire plier l'irrésistible Allemagne?

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 19:40

Allemagne, Höwedes : "Battre Messi par le collectif"



L'équipe d'Allemagne peut contenir Lionel Messi "par le collectif" et en "jouant compact", a estimé son arrière gauche Benedikt Höwedes jeudi, à trois jours de la finale du Mondial-2014 contre l'Argentine.

"C'est un joueur exceptionnel, qui fait partie des tout meilleurs du monde, a déclaré le défenseur en conférence de presse à Santo André (nord-est). On doit le battre par le collectif, et non en un contre un. Si on joue compact, un joueur de sa qualité n'y arrivera pas, et ce sera notre objectif."

Considéré comme le point faible du onze allemand par une partie de la presse, Höwedes a répliqué: "Evidemment, je ne suis pas un Roberto Carlos qui va déborder, mais défensivement, je remplis ma tâche, le sélectionneur est satisfait, donc, moi aussi. Qu'il y ait des critiques ou pas me laisse froid, je me concentre sur ma performance et les consignes que me donne le sélectionneur".

"J'ai donné une bonne impression au sélectionneur à l'entraînement, et il m'a positionné en arrière gauche, a-t-il poursuivi. Le fait d'avoir fait tous les matches est incroyable et exceptionnel pour moi. Je me suis un peu cherché au début à ce poste, mais j'ai apporté mon écot défensivement. Je ne suis pas habitué à ce poste, tout le monde sait que je suis un arrière central de formation, mais j'essaie d'apporter mes qualités à l'équipe, et ça ne s'est pas si mal passé, je n'ai pas fait trop d'erreurs, sinon je ne serais plus dans l'équipe."

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Jeu 10 Juil - 19:41

Allemagne : Klose se souhaite la bienvenue dans le club des 16



L'attaquant allemand Miroslav Klose, qui a établi un nouveau record de buts en Coupes du monde (16), s'est dit "bienvenue Miroslav Klose dans le club des 16" et y a "invité tout le monde" jeudi.

Interrogé en conférence de presse sur son nouveau record établi en demi-finale contre le Brésil mardi à Belo Horizonte (7-1), le buteur a dit en parlant de Ronaldo, resté à 15 buts: "C'est évidemment amer pour lui, et alors qu'il était dans le stade, que je le dépasse contre le Brésil, mais il m'avait envoyé un message de bienvenue dans le club des 15, et moi je dis 'Bienvenue Miroslav Klose dans le club des 16, et vous y êtes tous chaleureusement invités' ".

Il avait auparavant rendu hommage au Fenômeno, retraité depuis 2011: "C'était un joueur extraordinaire. Je joue maintenant en Italie et tous ceux à qui je parle disent que c'était le meilleur attaquant qui ait évolué en Italie. Les gens du Real Madrid disent la même chose, que c'était le meilleur joueur là-bas, ça dit tout. Personnellement je l'ai vu jouer et je suis d'accord: c'était l'attaquant le plus complet, il avait tout ce qui fait un attaquant, avec une personnalité fantastique".

A propos de son record, le buteur de 36 ans a dit que pour lui ne comptait "que le succès de l'équipe, soulever le trophée". "Je sais que je ne serai pas content si je perdais une deuxième finale", après celle de 2002 face au Brésil de Ronaldo (2-0).

A propos du titre de meilleur buteur du Mondial-2014, que son coéquipier Thomas Müller (5 buts) peut ravir au Colombien James Rodriguez (6), Klose a dit: "Si Müller y arrive pour la deuxième fois, on sera tous contents, mais il a déjà dit qu'il avait déjà ce Soulier d'Or" (en 2010 avec 5 buts).

Klose, auteur de deux buts au Mondial-2014 avant la finale de dimanche contre l'Argentine, a ajouté sur le ton de la boutade: "Moi aussi j'ai déjà un Soulier d'Or et un Soulier d'Argent, mais ce serait bien qu'il ait le Soulier d'Argent et moi le Soulier d'Or !"

Je traîne encore mon cadavre...
A propos d'une éventuelle retraite internationale, qu'il avait évoquée avant le Mondial brésilien, l'attaquant a dit, encore avec humour: "Je ne sais pas encore, 'malheureusement' je suis encore capable... (rires). Je traîne encore mon cadavre, jusqu'à quand, ça, je le déciderai de manière très spontanée".

"Je m'entraîne tous les jours et j'apprends chaque jour, a-t-il aussi avancé. Vous seriez étonné de savoir combien je peux encore progresser" (rires).

"On a savouré la demi-finale, mais depuis hier (mercredi) soir, on est concentré sur l'Argentine, a dit plus sérieusement l'attaquant à propos du rendez-vous au Maracana. Ce sera un match totalement différent, on doit tout donner, c'est une finale, et je sais à quel point on est emmerdé quand on perd une finale."

Fifa.com (10/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:33

Neymar soutiendra Messi et Mascherano, pas l'Argentine



La star de l'équipe brésilienne Neymar, qui rencontrait la presse jeudi pour la première fois depuis sa blessure, a affirmé qu'il soutiendrait ses coéquipiers argentins du Barcelone Messi et Mascherano, mais pas l'Argentine, pour la finale du Mondial contre l'Allemagne.

"Je souhaite bonne chance à mes coéquipiers Messi et Mascherano (...) Messi a tout gagné (à part le titre Mondial) et il mérite d'être champion (...) Je ne soutiens pas l'Argentine mais deux personnes que je connais, dont un que j'avais comme idole et référence. Quelqu'un de spécial, même à l'entraînement. Ce sont deux personnes bien", a-t-il déclaré.

Il existe une énorme rivalité entre le Brésil et l'Argentine, et il est probable que la plupart des Brésiliens soutiendront l'Allemagne malgré l'humiliation qu'elle leur a infligée mardi en demi-finale (7-1).

Neymar, qui s'est écroulé en larmes en évoquant sa blessure (fracture de la 3e vertèbre lombaire), a souligné qu'à "10 cm près", cela aurait été plus grave. Il n'est pas "d'accord" avec la charge du Colombien Juan Pablo Zuniga en quart de finale, qui l'a privé de la suite du tournoi, mais il n'en veut pas à son adversaire, qui l'a appelé au téléphone, a-t-il affirmé.

"Il m'a appelé, a demandé pardon, il m'a dit qu'il ne voulait pas me blesser. Il a dit des choses sympa. Je n'ai pas de rancoeur. Je lui souhaite le meilleur pour sa carrière", a-t-il précisé.

Neymar s'est rendu jeudi au centre d'entraînement du Brésil à Teresopolis pour saluer ses coéquipiers. Il en profité pour répondre courageusement à la presse, au surlendemain de l'historique défaite de ses coéquipiers contre l'Allemagne (7-1). A son départ, de nombreux journalistes l'ont applaudi.

Neymar, hospitalisé après sa blessure contre la Colombie, n'a donc pas joué lors de la catastrophique demi-finale brésilienne contre l'Allemagne (7-1).

Fifa.com (10/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:34

Maxi Rodriguez : "L'Argentine a la responsabilité d'être championne"



Maxi Rodriguez, milieu de terrain de l'Argentine, a indiqué jeudi que l'Albiceleste a "la responsabilité d'être championne" dimanche en finale du Mondial-2014 au Maracana contre l'Allemagne.

"Nous savons que nous avons la responsabilité d'être champions", a exposé le joueur en conférence de presse.

"La finale, le plus important, c'est de la gagner. Si tu peux bien jouer, c'est mieux. C'est le match dont nous rêvons tous depuis que nous sommes partis de Buenos Aires pour venir au Brésil", a poursuivi le joueur des Newells Old Boys (Argentine).

"L'Allemagne est un rival très difficile, ils ont un jeu très agressif. Mais si nous sommes bien en place, nous pouvons battre n'importe quelle équipe", a-t-il affirmé.

Et de détailler les atouts dont dispose sa sélection: "Nous nous améliorons comme équipe. On est passé de moins à plus, et c'est très important à ce stade. Et nous avons un as, Leo (Messi), et nous sommes tous derrière lui. Il a fait un Mondial impressionnant."

"Une finale c'est tout ou rien. Si tu perds, ça ne sert à rien d'analyser ensuite", a-t-il insisté.

"Le plus important pour ce groupe était de passer cette barrière des quarts de finale, les plus anciens du groupe venaient avec cette rage-là", a encore souligné Maxi Rodriguez. L'Argentine avait été éliminée en quart de finale en 2006 et 2010, par l'Allemagne.

"Nous sommes des privilégiés, nous devons donner de la joie au peuple argentin", a-t-il conclu.

Fifa.com (10/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:38

Allemagne : Löw, un système de pointe



Joachim Löw, le sélectionneur de l'Allemagne, s'appuiera encore, en finale du Mondial-2014 contre l'Argentine dimanche au Maracana, sur des hommes de confiance au travail méticuleux et parfaitement coordonné.

Son prédécesseur Jürgen Klinsmann (2004-2006) a posé les fondations d'un système dont profite son adjoint puis successeur.

La tête
Le patron, c'est Löw.Sous son air affable et son humeur toujours égale se cache une ténacité totalement tendue vers l'objectif du titre - d'où sa retenue y compris après la victoire 7-1 contre le Brésil en demi-finale.

C'est cette volonté dans la sérénité qu'il transmet à ses joueurs et qui caractérise la Nationalmannschaft 2014.

Dans le duo qu'il formait avec "Klinsi", "Jogi", ancien joueur de seconde zone et obscur entraîneur en Turquie, en Autriche et à Stuttgart, faisait figure de tacticien. Il ne s'accroche pas à un schéma tactique et tente parfois des coups, payant pour Müller en "faux 9", moins pour Özil sur un côté.

Il sait également user de stratégie dans sa communication, par exemple pour protéger un joueur décevant remplacé à la pause (invariablement victime de "crampes"), ou pour demander à l'arbitre de la demi-finale de surveiller le jeu dur des Brésiliens.

"Il n'a pas changé depuis 2004, analyse le vétéran Klose. Il parlait déjà aux joueurs, de tactique notamment. C'est quelqu'un de très humain, il parle à tous les joueurs de l'équipe et leur prête une oreille. Il apporte toujours de nouvelles choses à l'entraînement. C'est un entraîneur fantastique".

Proche des joueurs, mais aucun sentimentalisme pour autant: Klose pouvait égaler le record de Ronaldo dans le match pour 3e place du Mondial-2010, mais comme il n'était pas à 100%, le sélectionneur a préféré le laisser sur le banc. Au Mondial-2014, il n'hésite pas à y laisser un Podolski (29 ans) pourtant membre du groupe depuis 2004.

Le bras droit
Hans-Dieter Flick a des airs d'adjoint idéal, pas du genre à lorgner la place du chef. Il est d'ailleurs déjà prévu qu'il devienne directeur sportif de la Fédération (DFB) après le Mondial. Cela tombe bien pour Löw, qui ne s'entendait pas spécialement avec les deux précédents occupants du poste, Matthias Sammer puis Robin Dutt.

Flick, joueur pro dans les années 1980, notamment au Bayern Munich, a fait ses armes d'entraîneur à Hoffenheim, monté des ligues régionales aux portes de la 2e division. Il a fait des études de banquier, et est connu pour sa banque de données qui regorge d'analyses sur les joueurs et leur évolution.

Au moment de faire son bilan au bout de huit ans comme adjoint, Flick a présenté jeudi, en creux, son apport: "On a toujours analysé l'état de l'équipe, les joueurs dont on avait besoin. On a établi les bases tactiques au début. Après 2010, les adversaires nous considéraient autrement, ça nous a fait progresser, on s'est amélioré dans la possession de balle, on peut en être fier".

Les yeux
L'"équipe derrière l'équipe" est fondamentale dans l'approche des matches. La cellule des "scouts" (observateurs) est dirigée par Urs Siegenthaler. Ce Suisse de 66 ans, à la formation d'architecte et joueur pro dans les années 1960, a été entraîneur en club et sélectionneur-adjoint de son équipe nationale. C'est en tant que formateur d'entraîneurs en Suisse qu'il a rencontré le jeune "Jogi".

Il est assisté par Christofer Clemens, qui fait partie du groupe d'études techniques de la Fifa, et par Stephan Nopp. "Nous livrons au staff technique toutes les informations pertinentes et faisons des propositions très précises", avait expliqué Clemens lors de la présentation de son travail au début du tournoi.

Un travail de compilation de données est effectué par 40 étudiants de l'école supérieure de sport de Cologne, sous contrat avec la DFB, qui décortiquent "chaque article de presse et chaque fait de l'adversaire, qui pourrait nous intéresser", selon Hansi Flick.

Des outils technologiques de pointe (logiciels, applications etc.) diffusent auprès de l'encadrement technique et des joueurs toutes les informations disponibles sur l'équipe adverse.

Fifa.com (11/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:40

L'Allemagne malgré Özil et Götze 



La Nationalmannschaft s'est hissée en finale du Mondial-2014, dimanche contre l'Argentine, malgré la discrétion de son habituel leader technique Mesut Özil et la perdition de son grand espoir Mario Götze.

L'équipe de Joachim Löw a vu l'émergence de Mats Hummels et Toni Kroos, devenus les patrons de la défense et du milieu, la confirmation de Thomas Müller en attaque (5 buts déjà, comme au Mondial-2010) ou celle d'un Manuel Neuer impérial dans ses cages.

Mais les deux plus belles pépites techniques du groupe sont portées disparues: il est loin le temps où les supporters de l'équipe nationale fantasmaient sur "Götzila", leur association censée faire frémir le foot mondial...

Au Brésil, les deux joueurs ne connaissent pas le même sort: Özil (25 ans) est resté titulaire, tandis que Götze a perdu sa place dans le onze contre l'Algérie en 8e de finale (2-1 a.p.), lorsqu'il a été remplacé à la pause.

Klose a du coup ensuite récupéré son poste en pointe et Müller a glissé sur un côté. Et le "super sub" Schürrle a pris de vitesse "Super Mario" pour désormais faire figure de 12e homme, grâce à ses entrées décisives en 8e et en demie, avec trois buts et des solutions dans la profondeur.

Ombre
 Certes, Özil a fait quasiment le plein de temps de jeu et participé à l'incroyable festin offensif sur le dos du Brésil (7-1 en demi-finale) en délivrant une passe décisive, une intelligente balle en retrait pour Khedira qui n'avait plus qu'à ajuster son plat du pied. Mais sinon, même dans le "Mineirazo" de Belo Horizonte, il est resté dans l'ombre.

C'était son premier "assist" dans la compétition, comme il avait ouvert son compteur but contre l'Algérie. Le compte n'y est décidément pas de la part de ce joueur devenu banal au sortir d'une saison mitigée à Arsenal.

Où est passé le flamboyant meneur qui s'était révélé au plus haut niveau en Afrique du Sud? Sur un côté: "tout le monde sait que je préfère jouer en meneur de jeu, mais c'est l'entraîneur qui décide, se justifie-t-il. Je joue donc à droite, et là on a pas autant de possibilités de peser sur le jeu".

Il est depuis passé à gauche, pour une influence toujours aussi minime. Car si sa qualité technique n'a pas disparu, elle ne fait plus la différence. Mais Löw compte toujours sur elle et a toujours défendu son N°8, car "il peut décider d'un match et influer dessus en une seule action".

Évidemment, si Özil (61 sélections, 18 buts) le faisait au Maracana, son histoire dans le tournoi serait à réécrire...

"Grandes ambitions"

De même pour Götze. Titularisé au détriment de l'expérimenté Podolski ou du véloce Schürrle, il avait pourtant plutôt commencé d'un bon pied, en provoquant le penalty permettant l'ouverture du score contre le Portugal (4-0), puis en marquant le premier but face au Ghana (2-2), du genou.

Mais c'est comme si le Mondial de "Götzinho" s'était arrêté à sa célébration qu'il savait photogénique, les bras en croix tel le Chris Rédempteur de Rio.

La starlette révélée à Dortmund nourrissait pourtant de "grandes ambitions" avant la compétition, "je veux montrer au Brésil ce dont je suis capable", avait-il trompeté avant le Mondial. Et on n'a rien vu, ou si peu.

Tel un Ben Arfa germanique, l'éternel grand espoir du foot allemand, plus souvent remplaçant que titulaire au Bayern Munich, peine à s'imposer durablement au delà de quelques fulgurances, handicapé il est vrai par des blessures musculaires à répétitions depuis 2012.

Il voulait boxer dans la catégorie de Neymar, 22 ans comme lui mais auteur de 4 buts pour la Seleçao; il se retrouve à cirer le banc.

"Je sais ce dont je suis capable, le sélectionneur le sait aussi", a-t-il martelé dernièrement dans le quotidien Bild. Tout joueur "peut avoir une mauvaise mi-temps, des mauvaises minutes ou une mauvaise phase. C'est humain". Il lui reste un match, peut-être seulement quelques minutes, pour s'éviter une mauvaise Coupe du monde.

Fifa.com (11/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:40

Allemagne : Le Bayern, le moteur de la Mannschaft



Quand le Bayern va, tout va... Traditionnel pourvoyeur de talents de l'équipe d'Allemagne, le Bayern Munich, qui a remporté cinq titres en deux ans, tire vers le haut la "Nationalmannschaft" finaliste de la Coupe du monde.

En demi-finale face au Brésil, l'Allemagne avait définitivement l'accent bavarois. Sur le onze de départ, six joueurs - Neuer, Lahm, Boateng, Schweinsteiger, Müller, Kroos - provenaient des rangs de l'actuel champion de la Bundesliga, club le plus titré du pays (24 fois champion, 17 Coupes d'Allemagne, 5 Ligues des champions).

Les Bavarois sont les joueurs les plus utilisés par le sélectionneur Joachim Löw, au moins six à chaque match depuis le début du Mondial. L'Allemagne leur doit 8 des 17 buts inscrits.

Le rayonnement de l'équipe nationale allemande, au sommet de la hiérarchie mondiale depuis quelques années, est en phase avec l'irrésistible ascension du Bayern en Europe, auteur d'un triplé historique (championnat, coupe d'Allemagne, ligue des champions) en 2013 et d'un doublé (championnat et coupe nationale) cette saison.

Tradition bien ancrée

"FC Deutschland", titrait vendredi le Süddeutsche Zeitung, quotidien de Munich, espérant que la Mannschaft puisse profiter de la confiance acquise par les joueurs bavarois dans les grands rendez-vous. Le journal rappelait une citation de Philipp Lahm, capitaine du Bayern et de l'Allemagne, juste avant la Coupe du monde: "Maintenant, nous savons comment on gagne de grands titres", en référence au triplé de 2013.

L'Allemagne 2014 perpétue une tradition bien ancrée depuis les années 1970. A l'époque, les succès du Bayern, champion en 1972, 1973 et 1974 et vainqueur de la Ligue des champions en 1974, 1975 et 1976, portaient également l'équipe nationale.

Lors de leur victoire en finale de la Coupe du monde 1974 face aux Pays-Bas, le "Kaiser" Franz Beckenbauer, capitaine et libéro, le gardien Sepp Meier et "le bombardier" Gerd Müller, tous trois bavarois, constituaient l'ossature du onze allemand, avec trois autres camarades de club: Schwarzenbeck, Breitner et Hoeness.

"Le Bayern est le plus grand club du pays et l'un des plus importants au monde", analyse Tobias Altschäffl, journaliste qui suit le club bavarois pour le journal Sportbild. "Leur philosophie, ce n'est pas seulement d'acheter cher des joueurs mais c'est aussi de promouvoir et développer de nouveaux talents", souligne-t-il, pour expliquer leur constance au plus haut niveau.

"FC Bayern Deutschland"

Dans les années 80-90, ce fut au tour des Rummenigge (Ballon d'or 1980-81, finaliste des Coupes du monde 1982 et 1986) Matthaüs ou Klinsmann de jouer les ambassadeurs du Bayern en équipe nationale, avec à la clé un titre mondial en 1990.

Les années 2000 voient émerger Stefen Effenberg, Oliver Kahn, Mehmet Scholl ou encore Michael Ballack qui, bien que né et formé en ex-Allemagne de l'Est, ne pouvait s'épargner un passage (2002-2006) dans le saint des saints du football allemand.

"Les meilleurs joueurs d'Allemagne se doivent d'évoluer au Bayern", affirme Tobias Altschäffl. C'est le cas d'un joueur comme Mario Götze, joueur emblématique du Borussia Dortmund qui, il y a deux ans, ne put résister aux sirènes bavaroises, au grand dam des supporteurs du club de la Ruhr.

Cette domination ne va pas sans jalousies ni aigreurs, surtout quand le club affiche clairement ses ambitions: le bouillonnant président du Bayern, Uli Hoeness -qui regarde en ce moment la Coupe du monde depuis sa cellule, où il purge une peine de prison pour fraude fiscale- a par exemple proclamé qu'il souhaitait faire de son équipe "le FC Bayern Deutschland".

Depuis que Löw dirige la Mannschaft, le rêve d'Hoeness prend des contours réels. "On peut dire que l'équipe nationale pratique le football du Bayern", selon Tobias Altschäffl. Après avoir été un moment inspiré par l'art de la contre-attaque, pratiqué par Dortmund, le sélectionneur s'est clairement engagé en faveur d'un jeu où l'équipe, dotée d'un très solide milieu de terrain, assume le contrôle du ballon... comme au Bayern.

Et la présence à la tête du club de Munich d'un entraîneur aussi réputé que Pep Guardiola a encore renforcé son influence sur la sélection.

Fifa.com (11/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:43

Allemagne : Eckel veut voir l'histoire se répéter



 En voyant l'Allemagne pénétrer sur la pelouse du Maracanã pour disputer la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2014 le 13 juillet, un homme risque fort d'être submergé par l'émotion. À des milliers de kilomètres de Rio de Janeiro, Horst Eckel verra certainement défiler les images de "sa" finale. En 1954, il était le benjamin de l'Allemagne de l'Ouest couronnée en finale de l'épreuve. La RFA s'était imposée 3:2 face à une Hongrie que l'on pensait invincible. Le premier sacre mondial du football allemand est passé à la postérité sous le nom de Miracle de Berne.

Soixante ans et neuf jours plus tard, une nouvelle génération s'apprête à relever le plus défi. "Je pense qu'ils vont y arriver", annonce le vétéran de 82 ans à FIFA.com quelques jours avant la finale. "Nous avons un tout petit avantage sur les Argentins car, jusqu'à présent, nous avons réalisé d'excellentes performances. Bien entendu, l'Argentine n'est pas là par hasard. Elle compte dans ses rangs d'excellents joueurs, dont Lionel Messi, qu'il faudra surveiller jusqu'au coup de sifflet final. On ne peut pas se permettre de le quitter des yeux une seconde."

Selon Eckel, l'Allemagne forme un groupe plus compact, sans réel point faible. "Comme nous en 1954 !", juge-t-il, même si les circonstances qui entouraient la finale contre la Hongrie étaient totalement différentes. "Notre voyage en Suisse était très compliqué car, à l'époque, la RFA n'était pas universellement reconnue sur le plan politique, économique et sportif. Nous avions envie de bien jouer et de représenter dignement notre pays", poursuit-il. 

Le réveil au bon moment
Eckel et ses partenaires entament leur séjour par deux succès contre la Turquie, entrecoupés d'une sévère correction 8:3 administrée par la Hongrie. En quart de finale, les hommes de Josef Herberger s'imposent 2:0 devant la Yougoslavie, ce qui marque un premier tournant dans leur aventure. "Là, nous avons senti que nous pouvions aller loin", se souvient l'ancien milieu de terrain. "Mais nous n'imaginions pas encore devenir champions du monde. Nous étions en demi-finale. C'était déjà inespéré." Sur leur lancée, les Allemands de l'Ouest dominent l'Autriche 6:1. 

La finale débute de la pire des manières. En l'espace de quelques minutes, la RFA se retrouve menée 2:0. "À ce moment-là, nous nous sommes réveillés", rappelle Eckel. "Du gardien Toni Turek aux attaquants, nous nous sommes tous dit que nous ne pouvions pas subir la même déroute qu'au premier tour. À 2:1, nous avons senti que nous avions une chance. Pour moi, tout a basculé quand nous sommes revenus à 2:2. Nous avons pris conscience que nous avions remonté deux buts à la grande Hongrie. Nous savions que nous pouvions devenir champions du monde et nous avons jeté toutes nos forces dans la bataille." 

À six minutes du terme, Helmut Rahn a inscrit le troisième but et offert à la RFA sa première couronne mondiale. "Évidemment, nous étions fous de joie. Nous sommes tombés dans les bras les uns des autres", raconte Eckel. "Mais nous n'avons pas jeté nos maillots dans la foule. Nous ne nous sommes pas arrosés de bière, comme le font les joueurs d'aujourd'hui. Ça ne se faisait pas en ce temps-là. Nous sommes rentrés aux vestiaires et nous nous sommes assis, comme si nous avions perdu le match."

"Nous nous posions énormément de questions", poursui l'ancienne idole de Kaiserslautern. "Étions-nous vraiment champions du monde ? Qu'allait-il se passer à notre retour sur le terrain ? C'est Herberger qui nous a sortis de notre stupeur en criant : Qu'est-ce qui ne va pas chez vous ? Vous ne savez pas que vous êtes champions du monde ? Pourquoi ne chantez-vous pas ? Il nous a obligé à chanter. C'était parti ! Nous nous sommes mis à chanter de plus en plus fort. J'avais l'impression de vivre un rêve."

Rien n'est plus pareil

Le meilleur restait encore à venir. Les héros de la Nationalmannschaft ont été accueillis triomphalement par des centaines de milliers de fans dans tout le pays. "Les moyens de communication n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui", précise Eckel qui, comme ses coéquipiers, ne savait pas quelle ampleur avai pris ce succès en Allemagne. "Ce n'est qu'en rentrant que nous avons pris conscience de l'ampleur de l'événement. À notre façon, nous avions contribué à redresser le pays. Nous en étions très fiers." 

Qu'est-ce qui change dans la vie d'un champion du monde ? "Pour commencer, nous ne serions peut-être pas en train d'avoir cette conversation si nous n'avions pas gagné la finale", répond Eckel, unique survivant de la génération 54 avec Hans Schäfer. "Je serais un ancien joueur comme les autres. Soulever ce trophée, c'est un grand honneur. Après un tel triomphe, rien n'est plus jamais pareil. La fierté d'un tel titre ne s'efface jamais." 

Joachim Löw et ses joueurs savent donc quel sort les attend en cas de succès face à l'Argentine. "Nous avons vraiment une très bonne équipe, comme c'était déjà le cas en 1954", assure Eckel. "Nous avons des qualités en attaque et en défense. Je ne pense que du bien de cette sélection. J'espère qu'elle haussera encore son niveau de jeu pour être à la hauteur de cette finale."

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:46

Argentine : Lavezzi toujours en course



Le facétieux attaquant argentin Ezequiel Lavezzi vit une drôle de Coupe du monde. Réserviste de luxe au début du tournoi, il a profité des malheurs de Sergio Agüero pour gagner ses galons de titulaire et reste une option valable pour la grande finale de dimanche face à l'Allemagne.

"Pocho" pourrait in fine être victime du retour de "Kun" Aguero, remis de ses problèmes musculaires (il est entré en jeu en demi-finales contre les Pays-Bas), et du rétablissement d'Angel Di Maria, touché à la jambe gauche.

Mais nul doute que le sélectionneur Alejandro Sabella pèsera le pour et le contre jusqu'au bout avant de définir son onze de départ. Car Lavezzi est un véritable battant et sa faculté à aller au charbon ne sera pas de trop pour tenter de forcer le verrou de la puissante défense allemande.

Faire partie des solutions possibles pour la finale est déjà en soi un succès pour l'attaquant, le dernier joueur du PSG encore en lice au Brésil. Ils étaient 11 sur la ligne de départ et c'est peut-être le plus inattendu de tous qui aura la chance d'être présent au coup d'envoi, le 13 juillet au Maracana de Rio de Janeiro.

L'ancienne idole de Naples, arrivé en 2012 dans la capitale, n'a jamais quitté le giron de la sélection argentine sans toutefois faire partie des premiers choix. Difficile en effet de se faire une place au sein d'une ligne d'attaque albiceleste trustée par les "Quatre Fantastiques", Lionel Messi, Agüero, Di Maria et Gonzalo Higuain.

Limites

Les circonstances et les malheurs physiques d'Agüero et de Di Maria ont changé la donne et l'ont propulsé en première ligne. "Pour moi, c'est un rêve d'enfant qui se réalise, jouer une finale de Coupe du monde avec la sélection argentine", a-t-il ainsi déclaré après la qualification des siens pour la finale.

Sabella connaît parfaitement les limites de son joueur. Rapide et ne rechignant pas aux basses besognes, Lavezzi est en revanche d'une maladresse confondante devant le but. En deux saisons à Paris, il n'a inscrit que 23 buts, toutes compétitions confondues alors qu'il est l'un des hommes de base du PSG et a été régulièrement aligné que ce soit par Carlo Ancelotti ou son successeur Laurent Blanc.

Après un début d'année en fanfare sous le maillot parisien, il avait expliqué que ce déclic était "psychologique". Mais Lavezzi a été fidèle à la tradition au Brésil et n'a toujours pas trouvé le chemin des filets.

Le joueur de 29 ans a aussi respecté une autre facette de sa personnalité durant cette Coupe du monde. Connu pour ses blagues de potache, il n'a pas hésité à arroser son sélectionneur avec sa gourde alors que celui-ci lui donnait des consignes avant son entrée en jeu contre le Nigeria au 1er tour (3-2). L'image a fait le tour du monde et le délice des réseaux sociaux comme en 2013 quand il s'était assis sur le siège du pape François, lors d'une visite de l'équipe nationale au Vatican.

"Je l'ai senti nerveux, il fallait que je le détende un peu", a expliqué Lavezzi à propos de Sabella, qui ne lui en a visiblement pas tenu rigueur. Reste à savoir s'il aura de nouveau l'occasion d'amuser la galerie dimanche à l'issue de la finale.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Ven 11 Juil - 15:49

Allemagne, Lahm : "L'équipe est mûre"



L'équipe d'Allemagne est "mûre" pour le titre de champion du monde qu'elle disputera à l'Argentine dimanche au Maracana en finale du Mondial-2014, a estimé vendredi son capitaine Philipp Lahm.

"Notre génération, avec ses qualités, sait ce dont il s'agit; elle s'est développée ces dernières années, elle a encore disputé une demi-finale de Championnat d'Europe il y a deux ans, a dit l'arrière droit en conférence de presse à Santo André (nord-est). On a toujours montré qu'on se préparait bien avant les grands tournois, et c'était le cas ici aussi. L'équipe est mûre".

"On n'est qu'à une étape de notre grand rêve, a-t-il ajouté. Il n'y a qu'une chose à faire: être totalement concentré sur notre objectif, qui est d'enfin ramener la coupe en Allemagne, ce qu'on attend depuis si longtemps".

"On est sous tension, mais on a surtout hâte d'y être, a ajouté le joueur de 30 ans. Nous sommes optimistes, nous voulons enfin ramener le titre en Allemagne, c'est notre devoir".

Le Bavarois a également souligné l'importance de "l'expérience" accumulée par les joueurs "qui ont connu des grands matches, des finales de Ligue des champions, de coupes nationales, des matches dans les grands championnats, bien sûr, c'est un avantage dans un tel tournoi".

Interrogé sur une éventuelle célébration particulière au moment de soulever le trophée, le capitaine de la Nationalmannschaft a répondu qu'il n'y avait "pas encore pensé" et ferait cela de manière "spontanée". "Je crois que je vais me coucher très tôt... enfin tôt dans la matinée", a-t-il aussi lâché en riant.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:19

Argentine : L'énigme Higuain



L'attaquant argentin Gonzalo Higuain joue les intermittents du spectacle durant cette Coupe du monde et toute la question est de savoir quel visage il offrira lors de la finale de dimanche face à l'Allemagne alors que le rétablissement de Sergio Agüero pourrait menacer sa place dans le onze de départ.

Un tout petit but, c'est pour le moment le maigre bilan affiché par le joueur de Naples dans le tournoi. C'est dire si son rendement est décevant au regard de son statut et de son pedigree. Si le secteur offensif albiceleste dépend autant des coups de génie de la star Lionel Messi, l'incapacité du N.9 argentin à se montrer décisif y est sans doute pour beaucoup.

Le quart de finale contre la Belgique (1-0) et sa réalisation en tout début de rencontre (8e) avait donné des signes d'espoirs au sélectionneur Alejandro Sabella. "Un attaquant ne vit que pour le but", avait-il déclaré, certain d'avoir enfin trouvé le déclic qui lancerait son Mondial.

Assistait-on enfin au réveil de Higuain après quatre matches ternes et indigestes? Le technicien a dû fortement déchanter à l'issue de la demi-finale contre les Pays-Bas (0-0, 4-2 t.a.b) à voir son avant-centre, certes sevré de bons ballons, incapable de trouver la faille. Son raté à un quart d'heure du terme du temps réglementaire a montré qu'il avait encore la tête dans le sac.

Pour le moment, Higuain ne parvient pas à être pour Messi ce que Jorge Valdano avait été pour Diego Maradona en 1986. A l'époque, le talent du "Pibe de oro" avait trouvé son complément idéal avec l'avant-centre du Real Madrid, auteur de 4 buts au Mexique dont l'un en finale. Higuain est très loin du compte, quatre ans après avoir rendu une copie honorable en Afrique du Sud (4 réalisations).

Circonstances atténuantes
Le natif de Brest a des circonstances atténuantes. Sa préparation a été tronquée par une blessure à la cheville durant le mois de mai alors qu'il sortait d'une première saison assez réussie avec le Napoli (17 buts en Championnat et une victoire en Coupe d'Italie).

Ses statistiques enviables en sélection (22 buts en 38 capes dont 9 en 11 rencontres lors des qualifications de la zone Amsud) l'ont pour l'instant protégé. Mais Sabella va peut-être devoir trancher entre lui et Aguero, si l'attaquant de Manchester City est totalement rétabli de sa blessure à la jambe gauche pour la finale.

Agüero n'a pas non plus été épargné par les pépins physiques. Ses adducteurs l'ont fait souffrir jusqu'à début mai et lui aussi n'a visiblement pas attaqué le Mondial en pleine possession de ses moyens avant de rechuter en cours d'épreuve.

Sera-t-il capable de tenir la cadence en finale? C'est ce que va devoir sonder le sélectionneur argentin, qui l'a relancé en fin de match en demi-finales durant une quarantaine de minutes. Sans plus de réussite.

"Quand vous revenez de blessure, celle-ci reste toujours dans un coin de votre tête et vous vous demandez toujours si elle ne va pas revenir", a reconnu Agüero, jeudi. Avec un Higuain en manque de confiance et un Agüero diminué, Sabella est en tout cas confronté à un sacré dilemme.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:20

L'Allemagne entre concentration et décontraction



Les Allemands ont répété le mot "concentration" tout en affichant une grande décontraction devant la presse jeudi et vendredi, à coups de bons mots et grands sourires.

Le sérieux de la Nationalmannschaft sur le terrain, notamment lors du "Mineirazo" infligé au Brésil mardi en demi-finales (7-1), était bien loin les jours suivants. Le capitaine Philipp Lahm n'a ainsi pas hésité à chambrer le sélectionneur Joachim Löw à distance. "Il suit toujours une ligne claire, c'est très important, il est très calme quand il parle aux joueurs... sur une vidéo je l'ai vu faire son jogging matinal, là il s'excite un peu plus !"

L'arrière droit a aussi pris un rendez-vous, sous forme de demi-boutade, quand on lui a demandé s'il comptait revenir au "Campo Bahia", le camp de base de l'équipe près de Porto Seguro (nord-est) en cas de sacre pour revivre l'esprit d'équipe: "Je crois qu'on va tous revenir dans vingt ans et occuper les pavillons de la même manière que maintenant!"

Interrogé sur une éventuelle célébration particulière au moment de soulever le trophée, le capitaine de la Nationalmannschaft a répondu qu'il n'y avait "pas encore pensé" et ferait cela de manière "spontanée". "Je crois que je vais me coucher très tôt... enfin tôt dans la matinée", a-t-il aussi lâché en riant. Ce à quoi l'attaquant Thomas Müller, présent à ses côtés et qui passe pour un des boute-en-train de l'équipe, a ajouté: "Et moi je me déchirerai ma bouche surdimensionnée!"

"Vieux cadavre"
Miroslav Klose, habituellement assez terne dans les exercices médiatiques, s'était lui aussi montré assez relâché jeudi, en estimant qu'il pourrait très bien être gagné par le "démon de la fête" en cas de victoire, en parlant de son corps comme d'un "vieux cadavre".

Le buteur de 36 ans a aussi plaisanté en assurant qu'il aimerait gagner le Soulier d'Or du tournoi, ce qui impliquerait de marquer au moins 4 buts en finale (pour rattraper le meilleur buteur actuel, le Colombien James Rodriguez, auteur de 6 réalisations)....

Les Allemands cultivent "un mélange" entre décontraction et concentration, selon l'arrière gauche Benedikt Höwedes: "La concentration, à chaque entraînement, mes pensées sont tendues vers la finale, c'est le grand événement, mais on doit y aller aussi avec une certaine décontraction, parce que si on est trop crispé et si on se met trop de pression, ça ne fonctionnera pas".

Le manageur Oliver Bierhoff a relevé que chaque joueur avait sa manière propre. "Müller peut faire des blagues cinq minutes avant un match, alors que Mertesacker se prépare très tôt". "On travaille dur et de manière concentrée, mais on a toujours dit qu'il fallait le faire dans le plaisir", a-t-il précisé.

"Les joueurs du Bayern ont l'habitude de disputer des matches importants tous les 3-4 jours, ils ont l'habitude de la pression, et ils ne peuvent donc pas être concentrés dans leurs chambres trois jours avant sinon ils n'y arriveront pas, selon Bierhoff. Chacun se concentre d'une manière différente".

Mais, gage de sérieux, le héros allemand de la finale de l'Euro-1996 (doublé en finale contre la République tchèque, 2-1 b.e.o.) a relevé que pour son "dixième tournoi" comme joueur ou dirigeant, "c'est le premier tournoi que je vis où on n'a jamais fait la fête". "Normalement, il y a au moins une grosse fête après une victoire, alors qu'ici, on était certes contents de gagner, mais tout de suite concentrés sur le prochain match".

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:21

Allemagne, Müller : "Le plus grand match à vivre"



"Une finale de Coupe du monde est le plus grand match qu'on puisse vivre comme joueur", estime Thomas Müller, attaquant de l'équipe d'Allemagne, avant le rendez-vous contre l'Argentine en clôture du Mondial-2014, dimanche au Maracana.

Pourquoi l'Allemagne serait-elle titrée?
Nous allons jeter toutes nos forces dans la bataille, tout donner, avec toutes nos qualités, mentales, techniques et de combat, on va tout donner pour ce succès. Quand j'appelle à la maison, je leur dis qu'on va mettre plein gaz pour qu'ils aient encore de bonnes parties de barbecue à célébrer en cette bonne saison (rires).

Vous pouvez être meilleur buteur et/ou champion du monde...
Quand je marque, ça m'aide sur les deux tableaux, même si l'un des deux est plus important.

Comment aborder ce match ?

Il faudra bien construire depuis l'arrière, que les défenseurs centraux relancent bien et que notre milieu distribue vite les ballons. Il faudra bien occuper les espaces, essayer de surprendre l'Argentine avec le moins de contacts possibles, jouer vite vers l'avant en s'appuyant sur les joueurs de côté et prendre des risques en attaque. Si ça ne suffit pas, alors on marque sur coup de pied arrêté, puisqu'on en est devenus les rois (rire) (quatre buts marqués ainsi, ndlr).

En face, il y aura Messi...
J'ai déjà joué quelquefois contre lui, mes souvenirs sont plutôt positifs, je n'ai pas encore perdu contre lui, en tout cas en match officiel. S'il passe un joueur, il faut qu'un autre joueur soit prêt à lui faire barrage, et si, lui aussi est passé, le premier doit revenir. Il faudra défendre comme une équipe déterminée. Et il faudra défendre contre toute l'équipe d'Argentine, et ne pas se concentrer sur un seul joueur.

Quelles forces terrestres pouvez-vous opposer au pape argentin et à Messi ?
On va donner tout ce qu'on a dans le ventre. Je ne sais pas quel match ce sera, mais je pars du principe qu'il n'y aura pas 5-0 à la mi-temps (comme contre le Brésil, ndlr). Même si c'est serré ou si on se retrouve dans une situation critique, il faudra toujours essayer de rester calme et de dicter le tempo. On verra ce qui en sortira, mais on connaît notre tâche.

Une finale de Coupe du monde est-elle supérieure à une finale de Ligue des champions ?
Une finale de Coupe du monde est le plus grand match à vivre comme joueur. Elle ne se produit que tous les quatre ans. La Coupe du monde a la plus grande valeur, évidemment au-delà d'une finale de Ligue des champions.

Le nombre de kilomètres parcourus, dont vous êtes un des plus grands spécialistes, sera-t-il un facteur clef ?
Au départ, le foot est un sport de course, surtout dans le secteur offensif, où on a besoin de beaucoup de mouvement, beaucoup de chemins qu'on doit prendre et qu'on ne voit pas forcément. C'est indispensable dans mon jeu aussi. Il faudra sans doute beaucoup courir, y compris pour se replier: si on doit courir après Messi, il faudra bien aller vite, parce que ce n'est pas un joueur lent. On a besoin de courir, même si c'est pas le plus important dans le foot.

Vous retrouvez Rio et le Maracana...
On n'a pas encore eu de visite guidée. Il n'y a pour l'instant pour moi qu'une raison d'aller à Rio, c'est pour y gagner la Coupe. Le stade a une histoire, même si son architecture a changé. Ce sera une finale de Coupe du monde avec une grande excitation. Nous voulions retourner à Rio (après le quart contre la France, ndlr) parce qu'il n'y avait pas d'autre chemin vers le titre.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:23

Argentine : La patte Sabella



Depuis sa nomination en août 2011, le sélectionneur argentin Alejandro Sabella a pris plusieurs mesures à forte portée symbolique qui expliquent en grande partie le parcours de l'Albiceleste jusqu'à la finale du Mondial-2014, dimanche contre l'Allemagne.

. Les pleins pouvoirs à Messi
Cinquième sélectionneur argentin depuis 2004 et le départ de Marcelo Bielsa, Sabella n'a pas tardé avant d'imprimer sa marque sur sa nouvelle équipe. La première décision majeure de son mandat a été de confier le capitanat à Lionel Messi. La passation de pouvoirs entre l'ancien titulaire du brassard Javier Mascherano et la star argentine a été scellée lors d'une réunion organisée à Barcelone en 2011, quelques semaines après l'intronisation du sélectionneur. Le but de Sabella était clair: placer "Leo" dans les meilleures conditions et bâtir enfin une formation entièrement dévouée à son service, à l'image de ce qu'avait réussi Carlos Bilardo avec Diego Maradona en 1986. La filiation entre Sabella et Bilardo est manifeste, ce dernier, directeur des sélections au sein de la Fédération argentine, ayant joué un rôle central dans la promotion de celui qu'il avait dirigé à l'Estudiantes La Plata en 1982. Le résultat ne s'est en tout cas pas fait attendre et l'Argentine a enfin pu compter sur un Messi tel que l'Europe a l'habitude de l'admirer sous le maillot du Barça. "La Pulga" a ainsi inscrit 10 buts en 14 matches qualificatifs pour envoyer son équipe nationale au Brésil.

. Une campagne qualificative sans faute
Le billet pour le Brésil a été acquis sans trop de soucis et Sabella y a gagné en crédibilité et en légitimité après avoir longtemps été dans l'ombre de Daniel Passarella dont il a été l'adjoint en sélection entre 1994 et 1998 avant de l'accompagner en Uruguay, à Parme, à Monterrey, aux Corinthians et à River Plate. Avec 9 victoires, 5 nuls et 2 défaites, l'Argentine a survolé la zone Amsud devant la Colombie et le sélectionneur a commencé à échafauder ses plans en vue du Mondial, osant se passer notamment des services du populaire Carlos Tevez.

. Tévez écarté
Sabella a tranché dans le vif en écartant l'Apache de sa liste des 23. La sentence était attendue, l'attaquant de la Juventus Turin n'ayant jamais été convoqué par le sélectionneur. La campagne intense menée sur les réseaux sociaux pour le retour de Tevez (30 ans, 64 sélections), ses 19 buts avec la Juventus Turin et son titre de champion d'Italie dès sa première saison en Serie A n'ont pas fait changer d'avis Sabella, qui a préféré tout miser sur ses "Quatre Fantastiques", Messi, Agüero, Higuain, Di Maria. Personne n'ose aujourd'hui lui en vouloir.

. Sauvé par le Messi
Les 3 premières années sans accrocs de Sabella n'ont pas empêché des débuts plus que poussifs en Coupe du monde. Sans inspiration, fébrile en défense, l'Albiceleste est sortie du premier tour uniquement grâce au talent de l'incomparable Messi, auteur de 4 buts. Le N.10 s'est même permis une petite critique sur la tactique de son sélectionneur, semant quelque peu l'embarras. Qui sait ce qu'aurait été le destin de l'Argentine sans l'inspiration géniale de son capitaine contre l'Iran dans les arrêts de jeu (1-0)? Les deux buts encaissés face au Nigeria (3-2), conjugués à la blessure de Kun Agüero et à l'inefficacité de Higuain n'ont fait qu'ajouter au doute avant un changement radical dès le début des rencontres à élimination directe.

. La métamorphose
Tout a changé dès les 8e de finale. Sabella a opéré des changements, homéopathiques à première vue mais qui ont fonctionné à merveille. En défense, Fernandez a cédé la place au vétéran Demichelis (33 ans). Le duo formé avec Garay en charnière centrale n'a toujours pas encaissé le moindre but depuis 3 matches. Au milieu, Biglia, champion du monde des moins de 20 ans avec Messi en 2005, a avantageusement remplacé un Fernando Gago à bout de souffle. L'influence de "Leo" a sans doute été cruciale dans la promotion de Biglia alors qu'"El Jefecito" Javier Mascherano est toujours aussi rayonnant dans l'entre-jeu. L'Argentine a retrouvé ses vertus légendaires, cette combativité et cette hargne qui ont de tout temps fait partie de l'ADN de son football. Malgré le coup de mou de Messi en demi-finales face au Pays-Bas (0-0 a.p., 4-2 t.a.b.), la force collective de l'Albiceleste, incarnée par le gardien Sergio Romero, héros de la séance des tirs au but mais doublure à Monaco la saison dernière, a soudainement refait surface. C'est aussi cela la patte Sabella.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:25

Des duels à tous les étages



Lionel Messi face au rempart Manuel Neuer, la défense argentine à l'épreuve du duo Müller-Klose ou l'affrontement entre les deux meilleurs milieux de ce Mondial, Tony Kroos et Javier Mascherano: la finale Argentine-Allemagne ne manquera pas de piments dans tous les secteurs.

Le mur Neuer contre le génie de Messi
Le gardien de 28 ans, qui relevait pourtant de blessure (épaule) à l'orée du Mondial, est en état de grâce. De sorties au pied en dehors de sa surface en arrêts réflexes sur sa ligne, il a multiplié les performances de haut vol, notamment dans les tours à élimination directe. "Manu" (51 sélections) était sorti grand vainqueur de son précédent duel avec "Leo" en Ligue des champions 2013, lorsque le Bayern avait écrasé le FC Barcelone en demi-finales (4-0, 3-0). Il a résisté à Cristiano Ronaldo au premier tour (Portugal, 4-0) et à Benzema en quart (France, 1-0). Mais à l'image de son prestigieux prédécesseur Oliver Kahn devant Ronaldo en finale du Mondial-2002, où le "Titan" avait été élu meilleur joueur du tournoi, craquera-t-il lors de l'ultime rendez-vous?

Il aura en face de lui un Lionel Messi sorti soulagé de la demi-finale face aux Pays-Bas, conclue aux tirs au but (0-0 a.p., 4-2 t.a.b), mais quelque peu frustré par son incapacité à se dépêtrer du marquage oranje. La "Pulga", auteur de 4 buts au 1er tour mais muet depuis, a-t-elle gardé le meilleur pour la fin ? La star du Barça aura en tout cas une source de motivation toute trouvée puisqu'en cas de succès, Messi dépassera largement en terme de palmarès l'idole absolue du peuple argentin, Diego Maradona. Et s'il venait à sortir des actions d'éclat comme il en a l'habitude, il prendrait une option certaine sur un 5e Ballon d'Or et une place définitive dans la légende du football.

Kroos/Mascherano, la loi du milieu
Le monde du football le connaissait déjà, le monde tout court a appris à le connaître lors du "Mineirazo" (7-1 en demi-finale contre le Brésil), où il a signé sa quatrième passe décisive du tournoi (meilleur total ex-aequo avec le Colombien Cuadrado) et ses deux premiers buts. Une belle manière de fêter sa 50e sélection (7 buts). Le Bavarois de 24 ans, préféré à Özil pour occuper le poste de meneur de jeu axial, ce qui n'est pas anodin, dicte par ses passes soyeuses le tempo de l'entrejeu, avec calme et précision, à la manière d'un Xavi, en ayant le duo Khedira-Schweinsteiger en soutien. "Il a fait de très bonnes performances à la Coupe du monde, il a beaucoup progressé dans l'agressivité, il récupère beaucoup de ballons, a jugé jeudi le sélectionneur-adjoint, Hansi Flick. En plus de ses qualités techniques, il est très sûr avec le ballon". Il n'y a qu'en neutralisant Kroos que l'Argentine peut espérer enrayer la machine allemande.

A 30 ans, Javier Mascherano est depuis longtemps une référence à son poste et sa performance exceptionnelle en demi-finale a encore accentué son aura. "El Jefecito" a certes abandonné le brassard de capitaine à Messi mais c'est bien lui le taulier sur le terrain, permettant à l'astre du Barça de briller de mille feux. Coéquipiers en Catalogne, les deux joueurs n'ont pas grand chose en commun mais ils partagent le leadership technique et moral de l'Albiceleste. Si Messi est inégalable dans le jeu, Mascherano est "le symbole, l'emblème" de l'équipe nationale, comme l'a expliqué le sélectionneur Alejandro Sabella. Diego Maradona est encore plus explicite: pour lui "l'Argentine, c'est Mascherano plus dix autres joueurs".

Müller-Klose, attention danger
Si Joachim Löw décide de reconduire le même onze qu'en quart et en demie, les deux attaquants seront de nouveau associés, Klose en pointe, Müller sur une aile. Le premier, à 36 ans, vient de s'emparer seul du record de buts en Coupes du monde (16) mais vise surtout le titre suprême après avoir collectionné les accessits (notamment la finale perdue du Mondial-2002 dont il est l'unique rescapé). Evidemment plus lent qu'auparavant, moins vif, Klose (136 sélections, 71 buts) a gardé son sens du but en vieux renard, comme en témoignent ses deux réalisations de près (égalisation à 2-2 contre le Ghana et but du 2-0 contre le Brésil). Müller pourrait bien à l'avenir détrôner son aîné dans le classement historique des buteurs, fort de son total de 10 buts en Coupes du monde (5 en 2010, autant en 2014), à 24 ans seulement. Efficace en "faux 9", le Bavarois (55 sélections, 22 buts) est aussi très utile sur un côté par sa capacité à déborder, son altruisme et sa générosité dans l'effort.

Méfiance donc pour la défense argentine, articulée autour du duo Demichelis-Garay et qui n'a plus encaissé de but depuis trois matches. L'intronisation de Demichelis, âgé de 33 ans, a pu surprendre après des premières rencontres marquées par une grosse fébrilité derrière et des prestations inquiétantes de Fernandez, cloué désormais sur le banc. Mais sans être spectaculaire, le joueur de Manchester City amène de la solidité aux côtés d'un Garay qui, lui aussi, ne fait pas dans la dentelle. Reste à savoir s'ils maîtriseront la puissance et la vitesse de Müller comme ils ont su résister face à la vitesse d'Arjen Robben en demi-finale.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:28

L'Italien Nicola Rizzoli arbitrera la finale



L'Allemagne et l'Argentine s'étaient déjà mesurées en finale d'Italie 1990. Vingt-quatre ans plus tard, un arbitre italien officiera en finale de Brésil 2014, à l'occasion d'une nouvelle confrontation entre ces deux géants du football mondial. Nicola Rizzoli, 42 ans, est architecte à Bologne. Il a déjà dirigé trois matches de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™ : Espagne - Pays-Bas (phase de groupes), Nigeria - Argentine (phase de groupes) et Argentine - Belgique (quarts de finale).

Rizzoli a débuté sa carrière internationale en 2007. Il a arbitré la finale des deux grandes compétitions de clubs européennes : Atlético de Madrid - Fulham (UEFA Europa League 2010) et Bayern Munich - Borussia Dortmund (Ligue des champions de l'UEFA 2013).

Il a également été retenu pour la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2011, au cours de laquelle il a dirigé deux rencontres. Rizzoli a été nommé pour le match Espagne - France en quart de finale de l'UEFA EURO 2012. Il a participé en outre à deux autres rencontres de cette compétition. L'année dernière, il était en Turquie pour la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, dont il a arbitré deux matches. 

Rizzoli sera assisté de ses compatriotes Renato Faverani et Andrea Stefani, 44 ans tous les deux. Le quatrième arbitre sera l'Équatorien Carlos Vera. Nicola Rizzoli sera le troisième Italien à arbitrer une finale de Coupe du Monde après Sergio Gonella en 1978 et Pierluigi Collina en 2002.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:29

Argentine : Entraînement à huis clos, Di Maria à part



L'Argentine s'est entraînée à huis clos vendredi à Cidade do Galo, près de Belo Horizonte, avant de s'envoler vers Rio pour la finale du Mondial dimanche contre l'Allemagne, qu'espère jouer Angel Di Maria, blessé et qui s'entraîne à part.

Les joueurs ont réalisé des exercices de faible intensité, afin de récupérer en douceur après la demi-finale à rallonge contre les Pays-Bas, mercredi, qui s'est terminée aux tirs au but (0-0 a.p., 4 t-a-b à 2).

Le latéral gauche Marcos Rojo, touché à un pied lors du match, a suivi un programme individualisé par précaution, a annoncé la Fédération argentine de football (AFA).

Le milieu Angel Di Maria, forfait en demi-finale (problème musculaire), a réalisé des "travaux spécifiques de récupération" vendredi, des "exercices avec ballon et de vitesse".

"Il continue à évoluer", a commenté l'AFA simplement, sans donner de détails.

Di Maria, qui a inscrit le but vainqueur (118e, 1-0 a.p.) contre la Suisse en huitième, a été remplacé par Enzo Pérez au cours du quart de finale face à la Belgique et contre les Pays-Bas, en demie.

Dimanche dernier, le médecin de la sélection Daniel Martinez n'avait pas écarté que Di Maria puisse être rétabli pour une éventuelle finale de l'Argentine.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:30

Argentine : Rodriguez veut sa revanche



Si tous les joueurs sont conscients que la réussite au plus haut niveau passe par le travail, la discipline et les sacrifices, rares sont ceux touchés par la grâce dans les grands moments, qui plus est en Coupe du Monde de la FIFA™. Maxi Rodríguez fait partie de ceux-là.

Huit ans après avoir envoyé l’Argentine en quart de finale d’Allemagne 2006 grâce à un but spectaculaire face au Mexique en prolongation, l’enfant de Rosario a inscrit le tir au but qui a qualifié l’Albiceleste pour la finale de Brésil 2014.

En Allemagne, pour sa première participation à l’épreuve suprême, l’aventure de Rodríguez et de l’Argentine s’était arrêtée au tour suivant face au pays organisateur. Quatre ans plus tard, en Afrique du Sud, rebelote au même stade et face au même adversaire, mais avec un autre tarif : 4:0. "Ils nous ont éliminés les deux dernières fois. La première avait été cruelle parce que c’était aux tirs au but. En Afrique du Sud, c’était différent : on n’avait jamais été dans le match. Mais ce coup-ci, c’est une finale que l'on va jouer, le match le plus important. Je veux une revanche", martèle le joueur de Newell's Old Boys.

À Brésil 2014, Maxi a déjà pris une revanche personnelle. Après n’avoir disputé que six matches des qualifications, dont deux en tant que titulaire, la Fiera était l’invité surprise du onze de départ d’Alejandro Sabella lors du premier match, face à la Bosnie-et-Herzégovine. Mais les Albicelestes ont balbutié leur football et le milieu de terrain a été remplacé à la pause. Il est ensuite resté sur le banc jusqu’à la demi-finale face aux Pays-Bas.

Toujours prêt
"Je savais qu’à un moment donné, j’allais de nouveau entrer et que j’allais peut-être jouer un rôle important", assure l’auteur du tir au but décisif. "Mais l’essentiel, c’est la finale. C’était notre objectif avant de partir de Buenos Aires. Il est là, à portée de main. On doit tous faire ce dernier effort", précise le joueur de 33 ans.

Rodríguez est bien placé pour analyser la situation dans laquelle se trouvent ses couleurs. Il compte en effet 11 matches dans l’épreuve suprême, soit autant que Lionel Messi et un de moins que Javier Mascherano, le joueur le plus expérimenté de l’effectif. "On est montés en puissance, malgré les absences de Sergio Aguero et Ángel Di María, qui sont deux joueurs très importants", estime l’ancien pensionnaire de l’Atlético de Madrid.

Et de reconnaître que "le poids de l’attaque repose beaucoup sur les épaules de Leo, même si on ne doit pas s’en remettre qu’à lui. On sait qu’il est décisif, mais on doit l’épauler. Chacun connaît son rôle et ça, c’est une bonne chose. On est prêts pour relever le défi qui nous attend".

Se projetant vers la finale, le milieu de terrain relativise la démonstration allemande face au Brésil. "Ce résultat ne m’effraie pas. Un tel scénario ne se réalise qu'une une fois tous les 100 matches. Il va falloir faire preuve de vigilance, mais sans perdre de vue notre jeu et nos armes", annonce le joueur passé par Liverpool.

Rodriguez mesure donc pleinement l’opportunité qui s’offre à lui et à ses coéquipiers après les faux pas des deux dernières éditions. "Pour nous tous, rien n’est plus important qu’écrire l’histoire avec ce maillot. On a tous rêvé d’être champions du monde. Maintenant, on touche ce rêve du doigt. On va se battre pour le réaliser", conclut-il.

Fifa.com (11/07/2014)

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