CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

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Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:37

Argentine : Rosario espère voir briller son "Roi Soleil"



"J'espère que dimanche, Messi redevienne lui-même et mette un but", confie à l'AFP Monica Domina, l'ancienne maîtresse d'école du nouvel astre argentin du football, révéré dans sa ville natale de Rosario, à 300 km au nord de Buenos Aires.

Bien qu'elle confesse ne pas tellement suivre le football, l'enseignante se dit "fière et nerveuse" à l'approche de la finale du Mondial au Brésil, où elle espère voir son ancien élève le plus célèbre soulever le trophée, à l'instar des 1,2 million d'habitants de ce port céréalier célèbre pour son amour du ballon rond.

"Messi, Messi, Messi. C'est le plus grand. Tous les autres sont de seconde classe. C'est la clé de voûte !", s'enthousiasme Daniel Rodriguez, un chauffeur de taxi de 49 ans, supporteur des Newell's Old Boys, comme son idole, attaquant à Barcelone.

Comme beaucoup, M. Rodriguez est capable d'indiquer quelle est la maison où vivait le jeune Lionel Messi, dans un quartier ouvrier éloigné du centre de Rosario.

Tous ici ont une anecdote à raconter sur "La Puce", star locale et internationale, quatre fois Ballon d'Or et déjà légende vivante du football.

Et Rosario n'en finit plus de révérer l'enfant prodigue, même si son départ dès l'enfance et le fait qu'il n'ait jamais porté les couleurs d'un club local attriste quelques aficionados.

La touche Rosario
"Mon petit-fils, qui allait à la même école que Messi, se souvient encore de ce petit garçon avec son ballon, que tous poursuivaient et que personne ne pouvait attraper", narre ainsi Elsa Uhrig, 80 ans.

"La touche Rosario peut déterminer la finale : le possible retour de (Angel) Di Maria et l'inspiration de Messi", plastronne une télévision locale, à 48 heures de la rencontre décisive contre l'Allemagne, au Maracana de Rio de Janeiro.

L'entraîneur de l'Albiceleste Alejandro Sabella a réussi le miracle de transcender la rivalité historique qui anime cette ville au bord du fleuve Parana.

Alors que les supporteurs de Newell's Old Boys se félicitent de compter dans leurs rangs Lionel Messi, Javier Mascherano et Maximiliano Rodriguez, ceux de Rosario Central revendiquent Angel Di Maria, Ezequiel Garay et Ezequiel Lavezzi.

Nés dans la ville ou dans des bourgs des environs, les six stars sont considérées comme des fils de cette terre où "95% sont footballeurs", affirme Omar Ramos, vendeur de tickets pour la compagnie de bus Crucero del Norte, la seule à proposer des voyages jusqu'à Rio depuis Rosario.

La compagnie a d'ailleurs ajouté 30 autocars à son offre habituelle et le prix du billet aller/retour est passé de 3.000 pesos (365 dollars) à 5.000, raconte M. Ramos.

Messi, le "Roi Soleil"
"Ici, mercredi, il y a eu 250 personnes, après la victoire contre les Pays-Bas, ils sont sortis faire la fête, puis ils sont revenus dîner. Nous avons eu une grosse journée de travail... mais nous sommes heureux", raconte de son côté à l'AFP Sandro Oggero, gérant d'un bar VIP, propriété du frère de Messi, à proximité du Monument au drapeau, où des dizaines de milliers de personnes ont convergé mercredi soir après la qualification pour la finale.

A tous les coins de rue ont fleuri les stands de vente de drapeaux, banderoles, casquettes et maillots aux couleurs albiceleste. La majorité arborant un numéro 10. Celui de "La Puce".

Miguel Larrañeguy, 57 ans, résume : "nous espérons tous que le Roi Soleil brille et crie à la face du monde quand il brandira la coupe : Le football, c'est moi !".

Fifa.com (12/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:38

L'Argentine retient son souffle



L'Argentine, en finale du Mondial face à sa bête noire, l'Allemagne, dimanche au Maracana de Rio, retient son souffle et tout un pays en fête et fou de foot espère que Lionel Messi va enfin soulever "sa" Coupe du monde.

"L'Allemagne est très agressive et dangereuse. Mais l'équipe ne peut pas commettre la même erreur" qu'en 2010 lorsque l'Albiceleste, dirigée par Maradona, avait été éliminée 4 à 0 en quart de finale du Mondial sud-africain par l'Allemagne.

Sergio Agüero, l'un des "Quatre Fantastiques" argentins avec Messi, Di Maria et Higuain, résume bien la situation, à la fois sur le terrain et en Argentine même.

Si l'attente est énorme au pays et si les 40 millions d'Argentins vont pousser de toute leur force l'Albiceleste vers son troisième titre mondial, après ceux de 1978 et 1986, les joueurs savent, eux, la difficulté de la tâche. D'autant que l'Allemagne a atomisé 7 à 1 le grand rival brésilien, devant son public de surcroît, en demi-finale.

Jusqu'à la mort
L'Argentine, de son côté, était contrainte de passer par les tirs au but (0-0, 4 t-a-b à 2) pour écarter de sa route les Pays-Bas après 120 minutes d'un combat tactique aussi rugueux qu'improductif.

"Mais en finale, nous devons tout donner sur le terrain", a souligné le sélectionneur Alejandro Sabella. "Chaque joueur de la finale va se battre jusqu'à la mort", a renchéri Gonzalo Higuain.

Dimanche à Rio, les Argentins, présents en nombre au Maracana ou restés au pays, communieront avec leur Albiceleste. D'Ushuaia, dans l'extrême sud du continent, à Quiaca, tout au nord du pays, à la frontière avec la Bolivie, parents et enfants, grands-parents et petits-enfants, familles, amis, tous n'auront qu'un rêve et un immense espoir: voir l'Argentine reine du monde!

Oubliés alors, le temps d'une finale, les "fonds vautours" à l'origine de la grave crise économique et financière du pays, les suspensions de paiements, les prêts, les crédits et la dette. La "vraie vie" sera mise entre parenthèses. Le football, "opium du peuple", sera une nouvelle fois un agent d'unité, de paix, de joie et de bonheur que tous espèrent.

"Nous avons besoin de la Coupe. Nous l'avons attendu depuis si longtemps", a confié à l'AFP Francisco, un employé des transports publics de la capitale.

Prêts à débourser 9000 euros
Tous rêvent de revivre le même bonheur que mercredi après la qualification face aux Néerlandais quand, en plein centre de Buenos Aires, plus de 50.000 personnes ont crié leur joie et leur bonheur après avoir souffert, par écran géant interposé, avec "leur" Albiceleste.

Une victoire dimanche et des millions de personnes descendront dans la rue et iront fêter le titre place de l'Obelisco.

Mais à l'instar des joueurs, les Argentins savent que l'Allemagne sera difficile à battre même si, comme l'a souligné Higuain, "il n'y aura que du respect".

Entre des Argentins titrés en 1986 et des Allemands couronnés en 1990, face au même adversaire, le rendez-vous de dimanche ressemble à une "belle" entre les deux nations. Vainqueur 4-0 il y a quatre ans, l'Allemagne avait aussi sorti l'Argentine du Mondial-2006, toujours en quarts de finale.

"Nous vivrons les heures précédant la finale avec grande anxiété, nervosité, espoir, émotions et angoisse", a reconnu auprès de l'AFP German Vazquez, un agent immobilier de 33 ans, résumant parfaitement le sentiment général du peuple Albiceleste.

"Je suis impatient d'arriver à dimanche. Mais, en même temps, je ne le souhaite pas trop parce que je sais que l'Allemagne va nous coûter cher. Car terminer deuxième équivaudrait à une défaite en dépit de notre bon parcours jusqu'ici", a ajouté l'agent immobilier.

"Pour l'Argentine, c'est la meilleure chose qui puisse lui arriver, pas seulement sur le plan footballistique, mais bien plus pour le pays dans son ensemble. Si vous demandiez à n'importe quel Argentin ce qu'il souhaite le plus, il vous dira Gagner la Coupe du monde", a encore noté l'agent immobilier.

L'engouement pour la finale est tel que des agences de voyage ont reçu des dizaines de demandes d'Argentins prêts à débourser plus de 100.000 pesos (9.000 euros environ) pour se rendre au Maracana, selon le quotidien Clarin.

Fifa.com (12/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:38

Les Allemands prêts à jouer leur partition



Les supporteurs allemands sont en ébullition à la simple pensée de voir leurs protégés enlever un quatrième titre de champion du monde ce dimanche 13 juillet face à l'Argentine. Pendant ce temps au Brésil, Thomas Müller et ses coéquipiers affichent un calme déconcertant tout en mesurant pourtant l'enjeu. "La finale de la Coupe du Monde est sans conteste le match le plus important qu'un footballeur puisse disputer", assure le meilleur buteur allemand de Brésil 2014.

Avec cinq réalisations depuis le début du tournoi, Müller connaît les termes du contrat : après 1954, 1974 et 1990, l'Allemagne veut ajouter une quatrième couronne mondiale à son palmarès. Le monde se souvient de l'Allemagne courageuse, qui avait lutté jusqu'au bout contre l'Argentine à Mexique 86. Personne n'a oublié l'Allemagne conquérante, qui avait pris sa revanche face à ces mêmes Argentins quatre ans plus tard, au stadio olimpico de Rome. En 2010, le monde a découvert une Mannschaft joueuse et enthousiaste, convertie à un nouveau style de jeu résolument tourné vers l'offensive.

La cuvée 2014 paraît plus équilibrée que jamais. Elle se retrouve aujourd'hui unie derrière un seul mot d'ordre : maintenant ou jamais ! "Nous ne sommes plus qu'à un match de l'objectif que nous rêvions tous d'atteindre", constate Philipp Lahm. Le capitaine allemand a déjà remporté la Ligue des champions de l'UEFA et la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA mais son palmarès international reste vierge, malgré ses 113 sélections. "Quand on est si près du but, il n'y a qu'une chose à faire : se concentrer, ne penser qu'à l'instant présent", martèle la plaque tournante du Bayern. À 30 ans, Lahm rejoindrait dans la légende Fritz Walter, Franz Beckenbauer et Lothar Matthäus, en soulevant la célèbre statuette dans le ciel étoilé de Rio de Janeiro. 

Bataille psychologique
En finale, il arrive que les émotions se déchaînent. Joachim Löw reste pour autant convaincu de la force mentale de ses poulains. "J'ai la certitude que tout le monde répondra présent", promet le sélectionneur. L'euphorie qui avait accompagné la victoire historique (7:1) face au Brésil en demi-finale a depuis longtemps cédé la place à un optimisme prudent. Finaliste malheureux en 2002, Miroslav Klose sait à quoi s'en tenir : "Ce match n'aura rien à voir avec les précédents. C'est une finale à quitte ou double. Je suis bien placé pour vous dire ce que l'on ressent lorsqu'on se trouve du côté des perdants".

Le vétéran de 36 ans, qui est désormais le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde avec 16 réalisations, s'attend à une rencontre "passionnante et très tactique". Thomas Müller, de douze ans son cadet, rappelle quant à lui que cette affiche face à l'Argentine n'aura certainement rien d'une promenade de santé pour la Mannschaft. 

"Il faudra construire de derrière. Les défenseurs auront pour mission de transmettre rapidement le ballon aux milieux. Nous aurons également intérêt à faire passer rapidement le jeu d'un côté à l'autre", anticipe le candidat au Ballon d'Or adidas de Brésil 2014. "Je doute que nous puissions nous permettre plus de quatre touches de balle. Il va falloir chercher la faille et amener très vite le ballon dans la zone de vérité. Ça implique de prendre des risques. Nous parviendrons ainsi à mettre la défense argentine sous pression."

Une Allemagne efficace, mature et équilibrée d'un côté. Une Argentine redoutable de maîtrise tactique et psychologique de l'autre, avec Lionel Messi capable de faire basculer la rencontre. Il fallait bien un théâtre de la stature du Maracanã pour être à la hauteur de l’événement.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:41

Allemagne : Müller de rien...



L'Allemand Thomas Müller postule aux titres de champion du monde, Ballon et Soulier d'Or, dimanche face à Lionel Messi après avoir éclipsé Cristiano Ronaldo: l'air de rien, ce drôle de buteur peut s'inscrire dans la grande histoire de la Coupe du monde.

UN BUTEUR...
Question buteurs, il y a bien sûr les superstars Messi et Neymar, 4 buts chacun. Mais devant, à cinq unités, se tient "Miller", comme l'appellent les Brésiliens: trois buts contre le Portugal (4-0), renvoyant Cristiano Ronaldo à ses tubes de gomina; un but d'une belle frappe enroulée contre les États-Unis (1-0) et l'ouverture du score en demi-finale contre le Brésil, à la réception d'un corner, prélude au "Mineirazo" (7-1).

S'il marquait encore une fois, au Maracana, l'attaquant au léger accent bavarois (55 sélections, 22 buts) rejoindrait James Rodriguez en tête du classement des buteurs mais obtiendrait le Soulier d'Or, en raison de l'avantage qu'il a en passes décisives par rapport au Colombien (3 contre 2).

Il serait alors le premier joueur à recevoir deux fois ce trophée, après 2010 (5 buts mais plus de "passes déç" que Villa, Sneijder et Forlan). D'où son exclamation en début de tournoi: "J'ai pris le Soulier d'Or il y a quatre ans, qu'est-ce que je ferais d'un deuxième? Il y a un titre bien plus important que je n'ai pas encore".

"Quand je marque, ça m'aide sur les deux tableaux, même si l'un des deux est plus important", a répété vendredi le joueur qui a prolongé jusqu'en 2019 avec le Bayern Munich juste avant la compétition. Bref, priorité à la médaille d'or.

A plus long terme, avec déjà 10 buts en Coupes du monde, il peut aussi détrôner son coéquipier Klose, devenu lors du "Mineirazo" le meilleur buteur de la compétition (16 réalisation). En sont persuadés Ronaldo, le "Fenômeno" dépossédé de ce record, ainsi que son sélectionneur Joachim Löw et le légendaire buteur allemand Gerd Müller. Car l'air de rien, Thomas M. n'a que 24 ans!

ATYPIQUE...
Dante, le défenseur central brésilien du Bayern, "nous le connaissons parfaitement, nous connaissons ses forces et faiblesses, mais lui connaît les nôtres... sauf pour Thomas Müller, nous-mêmes on ne sait jamais à quoi s'en tenir avec lui", avait spontanément lâché Schweinsteiger dimanche en riant.

Müller, qu'il soit titularisé en "faux 9" ou sur une aile, c'est la surprise permanente, un joueur "imprévisible, peu orthodoxe", selon Joachim Löw, fasciné parce qu'il ne sait pas lui-même "en tant qu'entraîneur les déplacements qu'il fait", ce qui rend son attaquant "très difficile à marquer" pour les adversaires.

Ce garçon dégingandé et sec (1,86 m, 74 kg) n'est pas un monstre technique, ni physique, excepté dans l'endurance (3e au nombre de kilomètres parcourus derrière les Néerlandais Sneijder et Robben, qui ont disputé une prolongation de plus). "Il n'a pas de muscles, mais aujourd'hui il a été très fort", avait dû reconnaître, après son triplé, Diego Maradona. Lequel, il y a quelques années, avait pris le jeune homme pour un... ramasseur de balle !

Atypique aussi son attitude sur le terrain: dans cette Nationalmannschaft aux allures de machine où tout est sous contrôle, le N°13 (clin d'oeil au "Bomber" Gerd) est le seul à piquer régulièrement des colères, à chaque décision arbitrale qu'il estime injuste, ou à entrer dans des altercations (par exemple avec le Portugais Pepe, exclu). Mine de rien, Thomas M. est un hargneux.

... ET RIGOLO

Cet homme marié très tôt et à la biographie vierge de tout scandale régale sans cesse ses coéquipiers et les journalistes de traits d'humour, de propos décalés. "Quand j'appelle à la maison, je leur dis qu'on va mettre plein gaz pour qu'ils aient encore de bonnes parties de barbecue à célébrer en cette bonne saison", lance-t-il par exemple.

Comme par hasard, il est celui qu'on remarque sur la photo prise dans le vestiaire après Allemagne-Portugal: les joueurs entourent la chancelière Angela Merkel; lui est demi-accroupi, torse nu, mains jointes vers le bas, une serviette pour pagne et une mine d'ahuri.

Il twitte peu, mais a publié deux photos de lui avec l'arcade sourcilière droite recousue, au premier tour, comme fier de "ressembler un peu à un boxeur :-)".

Un rien l'amuse. Mais avec la Coupe du monde, c'est du sérieux.

Fifa.com (12/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:42

Allemagne : Lahm, un concentré de l'équipe d'Allemagne



Le bon élève, c'est lui: Philipp Lahm symbolise la qualité technique et l'intelligence tactique de l'équipe d'Allemagne, vertus que le capitaine compte voir couronnées du titre en finale du Mondial-2014 face à l'Argentine, dimanche au Maracana.

Le joueur joue sa carrière sur un match, dans le temple du "futebol". Bien sûr, il est déjà bardé de titres avec le Bayern Munich, conquis notamment en 2013 avec un triplé Ligue des champions-Coupe d'Allemagne-Championnat, et même en 2014 avec un doublé national.

Mais sous le maillot frappé de l'aigle, il n'a rien gagné. Il a même commencé par perdre, lors de l'élimination dès la phase de groupes à l'Euro-2004, son premier grand tournoi international.

Puis vient la collection d'accessits, 3e place au Mondial-2006, finale perdue à l'Euro-2008, 3e place au Mondial-2010, demi-finale à l'Euro-2012... A chaque fois, le latéral figure dans l'équipe-type, du haut de son 1,70 mètre.

Disputer la 3e place d'un Mondial, "je n'en ai vraiment pas besoin, je préférerais me barrer avant", avait-il lancé avant la demi-finale. Le bon élève veut remporter le concours à tout prix.

L'équipe est mûre
Car pour lui, le moment est venu. "Notre génération, avec ses qualités, sait ce dont il s'agit; elle s'est développée ces dernières années, elle a encore disputé une demi-finale de Championnat d'Europe il y a deux ans, a dit l'arrière droit vendredi. On a toujours montré qu'on se préparait bien avant les grands tournois, et c'était le cas ici aussi. L'équipe est mûre".

Pour le centenaire (112 sélections, 5 buts), le moment est venu y compris parce qu'à 30 ans, c'est peut-être le dernier: "Je suis conscient de disputer peut-être ma dernière Coupe du monde, et je vais donc jeter toutes mes forces dans la bataille, être encore plus concentré".

Lui-même est un concentré de son équipe par sa polyvalence, déjà, à l'image d'autres éléments passés maîtres dans le dépassement de fonction, un Müller "faux 9" et vrai buteur, un Khedira milieu récupérateur à percées axiales, un Neuer jouant "goal volant" comme à la récré.

Lahm est "peut-être le joueur le plus intelligent que j'aie entraîné dans ma carrière", s'était exclamé Pep Guardiola, le nouvel entraîneur du Bayern, peu après son entrée en fonction en août dernier. Il y avait là peut-être une part de volonté d'amadouer le taulier, mais aussi une manière de souligner le flair tactique et la flexibilité d'un arrière latéral repositionné en sentinelle. Avec succès.

Le sélectionneur Joachim Löw, qui ne tarit pas non plus d'éloges sur son capitaine, a lui-même transposé l'idée en équipe nationale. Mais c'était en attendant que le duo habituel composé par Schweinsteiger et Khedira, qui revenaient de blessure, fonctionne à plein régime.

Détermination
Le "Kapi", comme l'appellent ses coéquipiers, a pourtant relativement donné satisfaction au milieu, mais davantage derrière, où il a écoeuré Hulk lors du "Mineirazo" de la demi-finale mardi contre le Brésil (7-1), tout en délivrant sa deuxième passe décisive du tournoi.

Souple, intelligent, mais déterminé, comme son équipe. Devenu capitaine au Mondial-2010 en l'absence de Michael Ballack, blessé, il avait clamé qu'il ne rendrait pas le brassard aussi facilement.

Lahm, contrairement à ce que signifie son nom en allemand, n'est pas un mou, et dit ce qu'il pense, quitte à ce que cela lui apporte des ennuis. En novembre 2009, le Bayern lui avait infligé une amende de 25.000 euros pour avoir donné un entretien où il critiquait la politique du club et les lacunes dans le jeu.

En 2011, il publiait une biographie où il éreintait plusieurs de ses entraîneurs: Rudi Völler est un flemmard, Louis van Gaal n'assume pas ses erreurs et Jürgen Klinsmann est un balourd sur le plan tactique. Il a aussi appris à faire moins de vagues, avec le temps.

Interrogé sur une éventuelle célébration particulière au moment de soulever le trophée, le capitaine de la Nationalmannschaft a répondu qu'il n'y avait "pas encore pensé" et ferait cela de manière "spontanée".

"Je crois que je vais me coucher très tôt... enfin tôt dans la matinée", a aussi lâché en riant le bon élève. Une fois qu'il aura fini ses devoirs.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:44

Allemagne, Lehmann : "Neuer est le meilleur"



Entre 1998 et 2008, Jens Lehmann a disputé 61 matches en équipe d'Allemagne. L'un d'entre eux est resté dans toutes les mémoires des supporters de la Mannschaft. L'ancien gardien d'Arsenal a peut-être livré son meilleur match en sélection à l'occasion de la victoire (5:3) aux tirs au but contre l'Argentine, en quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2006™.  

Dans un entretien accordé à FIFA.com, l'ancien international évoque ce match spectaculaire, les raisons pour lesquelles la réussite actuelle de Manuel Neuer le réjouit particulièrement et le statut de favori de l'Allemagne avant la finale. 


Jens, quel regard portez-vous sur cette Coupe du Monde ? 
L'impression que j'avais depuis l'Allemagne m'a été confirmée par des personnes présentes sur place : cette Coupe du Monde est sans doute l'une des meilleures de l'histoire. Les Brésiliens sont très accueillants et sympathiques. L'ambiance doit être extraordinaire, dans les stades comme en dehors. 

Sur le plan sportif, que faut-il retenir de cette Coupe du Monde ?
Nous avons assisté à des matches captivants. De ce point de vue, c'était une belle Coupe du Monde. On ne peut toutefois pas s'empêcher de noter qu'il existe une différence entre le football international et les clubs. Les sélectionneurs disposent seulement de quelques semaines pour préparer leurs équipes. Les entraîneurs travaillent quant à eux au quotidien avec leurs joueurs. C'est la raison pour laquelle le niveau est peut-être légèrement plus faible. Ceci dit, je ne pense pas que le public s'en plaindra.

Pensez-vous que Joachim Löw a eu raison de s'appuyer principalement sur des joueurs du Bayern Munich ?
Ca ne fait aucun doute ! Les Munichois se connaissent parfaitement. Ça facilite énormément les choses. Chacun sait ce que l'autre va faire. C'est un avantage, même pour ceux qui ne jouent pas au Bayern comme Sami Khedira. Lors des derniers tournois, l'Espagne a largement puisé dans l'effectif du FC Barcelone. On comptait sept Barcelonais dans les rangs de la Roja en finale de la Coupe du Monde 2010.

Avez-vous été séduit par les performances de l'Allemagne jusqu'à présent ?
Oui. L'Allemagne est la meilleure équipe de cette Coupe du Monde. Nous sommes bien organisés, compacts et astucieux. Nombre de nos joueurs  participent régulièrement aux derniers tours de la Ligue des champions. Même ceux qui se trouvent sur le banc possèdent une solide expérience du haut niveau.

Que pensez-vous de votre successeur, Manuel Neuer ?
Depuis le début du tournoi, il est irréprochable. Il est certainement le meilleur spécialiste à son poste. Je pense être le premier gardien de but à avoir lancé cette manière de jouer un peu atypique, loin de sa cage. À l'époque, on me prenait pour un fou. Je suis content de voir que l'histoire me donne raison. 

Que s'est-il passé lors de la demi-finale contre le Brésil, selon vous ?
Mes propos vont peut-être vous paraître durs mais, actuellement, le Brésil n'a pas le niveau pour disputer une finale de Coupe du Monde. Il suffit de voir la façon dont Thomas Müller a ouvert le score pour s'en convaincre. Les autres buts s'expliquent aussi par le fait que les Brésiliens ont complètement perdu pied. Il n'en reste pas moins qu'il existe une vraie différence de niveau entre les deux équipes. La présence de Neymar et Thiago Silva aurait sans doute pu contribuer à réduire cet écart.

L'Allemagne affrontera l'Argentine en finale. Quels souvenirs gardez-vous de cette équipe ?
Quand on parle de l'Argentine, je repense évidemment au quart de finale de la Coupe du Monde 2006. Nous étions attendus au tournant car, depuis quelques années, nous n'arrivions plus à battre les grandes nations du football mondial. Finalement, nous l'avons emporté aux tirs au but.

Combien de questions vous a-t-on posées sur ce match, au cours duquel vous avez arrêté deux tirs au but argentins ?
(rires) J'ai cessé de compter. Parfois, je me dis qu'il y a des gens qui pensent que je n'ai joué qu'un seul match dans ma vie. Je savais que nous avions de bons tireurs et je pensais être capable de repousser au moins deux penalties. Par chance, c'est ce qui s'est passé.

Que pensez-vous de la sélection argentine actuelle ?
Les Argentins sont bien organisés et très efficaces en défense. Ce n'est pas un hasard s'ils n'ont encaissé que trois buts depuis le début du tournoi. En attaque, ils possèdent des joueurs magnifiques comme Lionel Messi, Gonzalo Higuain et Ezequiel Lavezzi.

L'Argentine peut-elle battre l'Allemagne ?
Je ne crois pas. Nous avons un effectif plus riche. Nous avons plus de joueurs qui évoluent régulièrement au plus haut niveau. Repensez un peu à tous les grandes affiches que le Bayern a disputées ces dernières années. Ça fait déjà une grosse différence. Ces matches permettent d'emmagasiner une expérience précieuse.

L'Argentine compte dans ses rangs le FIFA Ballon d'Or…
... Et il peut faire la différence à tout moment, c'est vrai. Mais le match de dimanche ne sera certainement pas plus facile pour lui que la demi-finale face aux Pays-Bas, bien au contraire. En attaque, l'Allemagne possède toutes les qualités requises pour percer le coffre-fort argentin. Il faudra simplement faire preuve d'un peu de patience.

Fifa.com (12/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 16:46

Müller-Messi, le duel en chiffres



Bien placé pour ajouter un deuxième Soulier d’Or adidas consécutif à son palmarès, l’Allemand Thomas Müller est le phare de l’équipe de Joachim Löw. En inscrivant son cinquième but à Brésil 2014 lors de la demi-finale face à la Seleçao, l’attaquant du Bayern Munich a rejoint Miroslav Klose, Gerd Müller, Jurgen Klinsmann et Helmut Rahn dans le cercle des joueurs allemands à avoir marqué au moins dix buts en Coupe du Monde de la FIFA™.

L’Argentine compte une star indiscutable dans ses rangs. Quadruple vainqueur du FIFA Ballon d’Or, Lionel Messi espère faire son entrée au panthéon des grands noms de la Coupe du Monde en conduisant les siens à la victoire au Maracanã. FIFA.com se penche sur les chiffres qui se cachent derrière les deux stars de la finale de la Coupe du Monde.

Taille
Thomas Müller : 186 cm
Lionel Messi : 169 cm

Plus grand que Messi, Müller affiche également une taille supérieure à la moyenne des joueurs de Brésil 2014 (182 cm). On a beaucoup parlé du traitement aux hormones de croissance de l’Argentin à son arrivée à Barcelone, au début de son adolescence. Pourtant, le maestro argentin n’est pas allé au-delà du mètre soixante-dix. La Pulga dépasse de quatre centimètres son idole Diego Maradona. Le Pibe de Oro, un autre gabarit de poche qui a dû supporter les pressions les plus fortes. "Si la pression de porter les espoirs d’une nation est galvanisante ? Personne ne le sait mieux que Messi", a récemment déclaré Maradona dans le Times of India.

Date de naissance
Thomas Müller : 13 septembre 1989 (24 ans)
Lionel Messi : 24 juin 1987 (27 ans)

Aussi incroyable que cela puisse paraître, Müller a fait ses débuts avec l'Allemagne trois mois seulement avant le coup d’envoi d’Afrique du Sud 2010, à l’âge de 20 ans. Cela ne l’a pas empêché de décrocher le Soulier d’Or adidas, en plus du Prix du Jeune Joueur Hyundai. Cette année, l’attaquant s’est présenté au Brésil avec de l’expérience plein les bagages, riche des nombreux titres décrochés avec le Bayern Munich. Messi, qui est son aîné de deux ans et presque trois mois, dispute sa troisième Coupe du Monde. Son baptême du feu sur la scène internationale remonte à 2005. La star barcelonaise, qui soufflera 31 bougies lors de la prochaine édition, est dans la fleur l’âge et n’aura pas de meilleure occasion de coiffer la couronne mondiale.

Numéro
Thomas Müller : 13
Lionel Messi : 10

Le  numéro 13 de la Mannschaft espère suivre les traces de son homonyme Gerd, qui a remporté non seulement le Soulier d’Or mais aussi le titre mondial du temps où il était le buteur providentiel de l’Allemagne. Thomas a hérité du numéro 13, qui était également celui du Bomber, après le forfait sur blessure de Michael Ballack avant Afrique du Sud 2010. Le Munichois s’est attaché à ce numéro, avec lequel il a terminé meilleur buteur de sa première Coupe du Monde. Messi n’a pas choisi un numéro facile à porter, lui non plus. Diego Maradona ou son héritier ? Lequel de ces deux numéros 10 est le meilleur ? Le débat revient souvent sur le tapis. Maradona tient la corde aux yeux de nombreux d’Argentins, grâce à son titre mondial en 1986. Messi pourra-t-il l’égaler cette année ?

Bilan en qualifications
Thomas Müller : quatre buts en 10 matches
Lionel Messi : 10 buts en 14 matches

Avec 36 buts inscrits par dix joueurs différents, l’Allemagne a été l’équipe la plus prolifique des qualifications européennes. Müller en a inscrit quatre, tout comme Mario Götze, Miroslav Klose et Andre Schürrle . Seuls Marco Reus et Mesut Özil en ont inscrit davantage. Messi est le deuxième meilleur buteur des qualifications pour Brésil 2014, toutes confédérations confondues, derrière Deon McCaulay, Robin van Persie et Luis Suarez. C’est notamment grâce à un doublé de Leo que l’Argentine a composté son billet pour le Brésil, avec une victoire 5:2 face au Paraguay.

Buts à Brésil 2014 (demi-finales incluses)
Thomas Müller : cinq
Lionel Messi : quatre

Messi s’est présenté à Brésil 2014 avec une grosse épine dans le pied. En effet, le redoutable goleador qu’il est n’avait plus fait trembler les filets en Coupe du Monde depuis son unique réalisation à Allemagne 2006, qui avait fait de lui le plus jeune buteur argentin dans l’épreuve suprême. Autant dire que le public du Maracanã, l’attendait au tournant lors de l’entrée en lice de son équipe face à la Bosnie-Herzégovine, le 15 juin. La star s’est libérée de ce poids peu après l’heure de jeu au prix d’un slalom dans la défense suivi d’un poteau rentrant. Face à l’Iran, il a signé l’un des buts les plus éblouissants et les plus décisifs de Brésil 2014 en brisant le verrou défensif perse dans le temps additionnel d’une splendide frappe enroulée. Lors du dernier match de l’Albiceleste dans le Groupe F, face au Nigeria, il a ajouté deux réalisations personnelles, dont une merveille de coup franc.

Müller a débuté sur les chapeaux de roue en claquant un hat-trick lors de la victoire 4:0 de l’Allemagne pour son premier match, face au Portugal. Cette dévastatrice performance offensive a donné le ton pour la suite. Face à une sélection lusitanienne dépassée, Müller a transformé un penalty, ajusté une frappe du gauche et fini le travail à bout portant. Le Bavarois a ensuite inscrit un but décisif lors de la dernière journée du Groupe G, face aux États-Unis, avant d’ouvrir la voie de l’atomisation 7:1 du Brésil en demi-finale à Belo Horizonte.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 20:57

Allemagne, Löw : "L'équipe a mûri"



L'équipe d'Allemagne a "mûri ces derniers mois et dans le tournoi", estime samedi son sélectionneur Joachim Löw à la veille de la finale du Mondial-2014 contre l'Argentine, au Maracana.

Cette finale "n'est pas un plus grand défi que les matches à élimination directe", a-t-il aussi relativisé, tout en répétant sa phrase rituelle, prononcée avant chaque rencontre depuis les 8e de finale: "Si nous appliquons nos qualités, alors nous gagnerons".


Votre équipe a-t-elle atteint sa plénitude ?
Le temps le dira. Certains joueurs sont à leur zénith, bien sûr, mais nous avons encore beaucoup de jeunes, et d'autres qui ne sont pas ici avec nous et qui normalement auront un grand avenir, par exemple, Reus et Gündogan. D'autres, comme Özil, Götze, Schürrle, Khedira et Neuer sont encore assez jeunes et peuvent jouer encore quelques années. On a un potentiel pour rester au haut niveau encore dans les années qui viennent.

Que craignez-vous chez l'Argentine ?
Je n'ai pas du tout peur. Je sais que les deux équipes ont toujours connu des confrontations âpres, dans les tournois ou en amicaux. Nous avons vu que l'Argentine dans cette compétition a été très forte, dans une organisation compacte, bien mieux organisée et forte défensivement qu'en 2010. Il n'y a pas seulement Messi, si on pense ça on fait une erreur. Ils ont beaucoup de joueurs forts dans le secteur offensif, Higuain, Di Maria, Agüero. Tout ne dépend pas de Messi, même si c'est un joueur qui peut toujours faire la différence, à chaque match. Ce sera un match intense, avec beaucoup de combat. Le match conte le Brésil ne doit pas être pris comme référence. L'Argentine est très différente, elle récupère bien les ballons et contre très vite. Ce sera un match dur, mais on a le bon dosage de confiance. On a du respect, mais on n'a pas peur. Si nous appliquons nos qualités, alors nous gagnerons.

Une défaite demain serait-elle un échec pour l'Allemagne ?
Pour moi, ce n'est pas un plus grand défi que les matches à élimination directe, où on sait qu'on sort si on perd, et c'est donc à chaque fois un très grand défi. On a mûri en tant qu'équipe ces derniers mois et durant le tournoi, on a montré ce qu'on a en nous, on a poursuivi notre chemin vers le haut depuis des années et je ne pars pas sur le principe de la défaite. Evidemment, on serait déçu en cas de défaite, mais cette équipe a un avenir et ce n'est pas un problème.

Quelles ont été les moments délicats du tournoi, où l'équipe s'est trouvée ?
Aucune équipe ne fait un tournoi avec sept matches extraordinaires, ça n'est jamais arrivé. Dans l'histoire des compétitions, il y a toujours des moments où les équipes rencontrent des difficultés et doivent trouver des solutions. C'était le cas pour nous contre l'Algérie (2-1 a.p. en 8e de finale), l'adversaire n'avait rien à perdre et nous, nous avons fait beaucoup d'erreurs. Mais c'est bien, on apprend de ses erreurs et on y puise de nouvelles énergies.

L'Argentine va-t-elle défendre et contrer?
On a vu que l'Argentine avait évolué dans le tournoi, nous aussi, ça dépend des situations. L'Argentine peut très bien faire les deux: mettre la pression sur l'adversaire et venir haut, mais aussi reculer et depuis la défense lancer des Messi, Higuain, Di Maria, qui peuvent très vite se projeter vers l'avant. L'Argentine peut jouer à 8 ou 9 derrière et contrer très vite. Nous devons être prêts à tout.

Devenir la première équipe européenne sacrée en Amérique, est-ce une motivation supplémentaire ?
Dans une finale, peu importe où, l'objectif est de gagner et ramener la coupe à la maison. Mais nous savons bien sûr que nous pouvons entrer dans l'histoire en faisant quelque chose qui n'est jamais arrivé, les Sud-Américains ont toujours dominé sur ce continent. Ce serait une joie supplémentaire si on devenait les premiers Européens à remporter le titre ici.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Sam 12 Juil - 20:58

Allemagne, Schweinsteiger : "J'y ai toujours cru"



Bastian Schweinsteiger, milieu de terrain qui évolue depuis 10 ans en équipe d'Allemagne, a "toujours cru" qu'il disputerait une finale de Coupe du monde comme dimanche contre l'Argentine.

L'équipe arrive-t-elle à son meilleur niveau contre l'Argentine ?
Oui, absolument. On est en très bonne condition, y compris après le match contre le Brésil. Mais on sait mettre les choses à leurs places, il y avait des circonstances, la blessure de Neymar, l'absence de Thiago Silva, et on a senti la pression qui pesait sur eux. Nous savons que nous pouvons jouer très bien, il faut le démontrer à nouveau. Nous avons hâte de jouer. Nous n'avons pas la pression. Même si un seul de nos joueurs a disputé une finale de Coupe du monde, Miroslav Klose en 2002, nous avons beaucoup de joueurs qui évoluent déjà à haut niveau et ont disputé des finales de clubs et des gros matches. Quand l'arbitre donnera le coup d'envoi, il faudra se concentrer sur ce qui nous rend fort, sur notre mental. Tout ce qu'il y aura autour, il faudra essayer de le... voir, mais de le tenir à distance, la tête ne devra penser qu'à jouer au foot. L'Argentine est une très très bonne équipe qui mérite d'être en finale, avec des joueurs de classe mondiale comme Messi, Di Maria, Kun Agüero ou Mascherano qui mène l'équipe comme un chien de garde. Ce ne sera sûrement pas facile pour nous, mais je suis convaincu que si on emploie nos qualités, avec l'intelligence nécessaire, nous pourrons battre une équipe d'une telle classe mondiale.

Avez-vous toujours pensé possible d'aller en finale ?
J'y ai toujours cru, parce que j'ai vu les joueurs qu'on avait et ce qu'il était possible de faire. J'ai été blessé plusieurs fois cette saison, au genou à la fin, et je suis donc très heureux du déroulement. Le sélectionneur a fait à 100% les bons choix, et pour moi c'était parfait parce que j'ai eu du temps pour me préparer à 100%. Mon entrée contre le Ghana s'est très bien passée. Nous avons déjà perdu des finales, mais avec les Munichois on en a gagné une très grande (Ligue des champions en 2013, ndlr). Je sais comment ça marche au haut niveau, comment on gagne une telle compétition, c'est pourquoi je suis très confiant et ai hâte d'être au match de demain.

De quel changement au sein de la sélection êtes-vous le plus fier ?
Beaucoup de joueurs étaient déjà là en 2010, et on sent que les joueurs ont accumulé de l'expérience. Depuis 2005, on est toujours allé en demi-finales, les joueurs évoluent au haut niveau en club, et nous ces dernières années au Bayern nous avons joué plusieurs fois la finale de Ligue des champions. On change: depuis 10 ans on a avancé techniquement tout en gardant nos vertus allemandes, c'est un très bon mélange. On a joué beaucoup de demi-finales, mais l'équipe s'est consolidée, l'esprit d'équipe est remarquable. Pour demain, j'ai un bon sentiment, mais il faut mettre sur le terrain nos capacités, sinon on n'y arrivera pas, mais je suis sûr qu'on va le faire.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 0:35

Argentine : Di Maria toujours incertain



Le milieu offensif de l'Argentine Angel Di Maria, blessé à une cuisse en quart de finale, est incertain pour la finale du Mondial-2014 dimanche contre l'Allemagne, a indiqué samedi son sélectionneur Alejandro Sabella.

"On saura aujourd'hui" (samedi), a répondu le technicien en réponse à une question sur la disponibilité ou non du joueur. "C'est un jour fondamental pour savoir comment son état évolue. Il s'est amélioré, mais il aura un travail spécifique et on aura un aperçu à l'entraînement aujourd'hui".

Di Maria, un des meilleurs Argentins du tournoi et auteur du but de la victoire en 8e de finale contre la Suisse (1-0 a.p.), s'était blessé en quart contre la Belgique et avait dû déclarer forfait pour la demi-finale contre les Pays-Bas (0-0 a.p., 4-2 t.a.b.).

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 0:37

Argentine, Sabella : "Pour le coéquipier, pour le maillot argentin, pour le foot"



Les joueurs de l'Argentine vont "tout donner pour le coéquipier, pour le maillot argentin, pour le foot" en finale du Mondial-2014 face à l'Allemagne, dimanche au Maracana, promet leur sélectionneur Alejandro Sabella.

Comment avez-vous trouvé l'équilibre entre attaque et défense ?
C'est le grand mérite des joueurs, qui font de grands efforts. La distribution sur le terrain est différente, on occupe mieux les espaces latéraux, on joue avec quatre milieux contre trois auparavant, ça nous a donné plus d'équilibre.

Comment faire pour battre l'Allemagne ?
Il faut faire un grand match, avoir une grande concentration, occuper les espaces très rapidement. Sur les plans tactique et physique et sur le plan du caractère, l'Allemagne a toujours été puissante, c'est pour ça que c'est elle qui a fait le plus de finales. Son système de jeu est très rodé et élaboré, les joueurs savent bien jouer dans le dos du milieu adverse, utiliser les courses en diagonale de leurs attaquants pour faire passer les latéraux, notamment Lahm... Donc il faudra faire le match parfait.

Que représente pour vous le fait de disputer une finale au Brésil ?
Etre en finale de Coupe du monde en représentant mon pays est une de mes plus grandes satisfactions aux niveaux professionnel et personnel. Le fait que ce soit dans le pays le plus performant de l'histoire du foot, c'est une donnée qui n'est pas non plus anodine. J'ai toujours eu du respect et de l'admiration pour le foot brésilien, c'est le vainqueur du plus grand nombre de Coupes du monde. Arriver en finale au Brésil est un fait qui nous enorgueillit encore plus.

Comment appréhendez-vous votre causerie tactique aux joueurs ?
Il reste encore du temps, j'ai quelques idées... Ce sera un match où il n'y aura pas besoin de motiver les joueurs, chacun se motivera tout seul, il n'y a pas plus motivant que jouer une finale de Coupe du monde. Mais il y a toujours quelques petites choses à trouver.

Est-ce votre dernier match à la tête de la sélection ?
C'est un sujet qui n'est pas pertinent, vu l'importance du match de demain (dimanche). Je n'ai parlé à personne de mon avenir, même pas à ma famille.

L'Argentine est-elle plus forte tactiquement et défensivement qu'il y a quatre ans, lorsqu'elle a perdu 4-0 en quart contre l'Allemagne, comme le pense votre homologue allemand Joachim Löw ?
Pour les comparaisons, il est mieux placé car était là il y a quatre ans et sera là demain (dimanche), et moi je n'étais pas là. Dans l'utilisation des espaces, on est plus conservateurs qu'il y a quatre ans, on cherche la victoire par un chemin différent. L'équipe avait encaissé un but très tôt, ce qui est toujours gênant et change la situation du match. La majorité des joueurs sont les mêmes mais la situation est différente.

Quelles discussions avez-vous eues avec Carlos Bilardo, sélectionneur du titre de 1986 ?
On parle de l'importance donnée à la solidité de l'équipe, dans un tournoi si important, avec cette chaleur. La solidité physique, mentale, car il faut du caractère, et la solidité du point de vue de la structure de l'équipe sur le terrain: c'est ce qu'on a essayé de faire et c'est là où l'équipe a progressé.

Quel rôle peut jouer l'usure physique, avec un jour de récupération en moins et une prolongation en plus par rapport à votre adversaire ?
On va voir demain (dimanche). En 1998, on avait joué un jour après les Pays-Bas, on était allé jouer à Marseille sous une température très élevée... On essaie de préserver nos énergies. Mais c'est un facteur qui joue en faveur de l'Allemagne, c'est évident.

Quel est votre message aux Argentins ?
On va tout donner comme on l'a toujours fait, à travers l'humilité, le sacrifice, le travail, la simplicité, donner avant de recevoir, pardonner avant d'exiger. Nous sommes très satisfaits de notre progression et de la joie qu'on peut donner aux gens. Le minimum, c'est le sol et le toit à la fois: tout donner pour le coéquipier, pour le maillot argentin, pour le foot.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 0:40

Argentine : Agüero veut connaître le bonheur éternel



Rien ne pourrait troubler le bonheur de Sergio Agüero. Pas même le faible temps de jeu dont il aura finalement hérité au regard de ses aspirations. La blessure musculaire subie contre le Nigeria, lors de la troisième journée des poules, n’étant plus qu’un lointain souvenir, il peut se focaliser sur la prochaine étape : la finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ contre l’Allemagne.

Les raisons de son bonheur n’ont rien d’original, au contraire de la passion avec laquelle il essaie d’expliquer à FIFA ce qu’il ressent à quelques heures du sommet. "C’est difficile...", confie-t-il, tout sourire, tout en prenant quelques secondes pour compléter sa réponse. "Quand j’étais enfant, je rêvais de cette situation et le rêve s’est poursuivi quand j’ai commencé à jouer en club, puis quand je suis arrivé en sélection... Être ici, c’est quelque chose qui va nous accompagner pendant toute notre vie".

Le Kun comprend qu’il est passé tout près de rater tout cela. "On a toujours envie d’aborder ces épreuves dans le meilleur état de forme, mais je n’ai pas pu jouer les matches amicaux en raison de la blessure que j’ai subie face à Everton. J’ai pu récupérer à temps finalement, mais le seul moyen de se mettre dans le rythme, c’est de jouer. Je me suis encore blessé ici, mais ce n’était rien de grave. C’est passé, mais j’aimerais pouvoir jouer un peu de cette finale", affirme le pensionnaire de Manchester City.

Trouver enfin les filets
Après avoir raté les duels contre la Suisse et la Belgique, Agüero a passé 39 minutes sur le terrain contre les Pays-Bas, convertissant son tir au but lors de la séance qui a scellé la qualification de l’Argentine pour sa cinquième finale mondialiste, la première en 24 ans. Pourtant, l’attaquant n’a toujours pas marqué en sept rencontres de Coupe du Monde de la FIFA (trois à Afrique du Sud 2010 et quatre au Brésil).

La stat est d’autant plus étonnante qu’Agüero occupe, avec 21 réalisations, la neuvième place au classement historique des buteurs albicelestes. Curieusement, il affiche le même total que son collègue Gonzalo Higuaín, lequel a fait trembler les filets mondialistes à cinq reprises en dix rencontres. "Moi je vais encore donner le meilleur de moi, comme toujours. Et je vais bien sûr essayer de réussir ce que je n’ai pas réussi dans les matches précédents", explique le numéro 20, en évitant soigneusement de prononcer le mot "but".

S’il reconnaît volontiers son inefficacité, il sait aussi l’engouement généré par l’équipe nationale au pays. "Parfois on ne se rend pas compte de ce qui se passe parce qu’on est à fond sur le quotidien. Mais quand j’ai vu les images en provenance d’Argentine, j’ai bien compris ce qu’il se passait. Cela faisait très longtemps que les gens attendaient ça", souligne l’attaquant, qui a fêté ses 26 ans pendant la compétition.

Le Kun sait très bien à quelle Allemagne il va se mesurer dans l’enceinte du Maracaná. "Il y a beaucoup de joueurs du Bayern, donc ils se connaissent très bien. En plus, ils sont habitués à jouer des finales comme celle-ci. Ils ont l’expérience des grands matches", indique-t-il. "Nous, nous allons faire notre jeu, qui consiste à garder le ballon, tout en faisant très attention à leurs contre-attaques, qui sont difficiles à arrêter".

La motivation n’inquiète pas Agüero. "Nous avons la possibilité de concrétiser un rêve. Donc nous allons tout donner pour y arriver et vivre heureux pendant toute notre vie", conclut-il.

Fifa.com (12/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 12:45

Allemagne : Le coeur des Allemands bat pour une quatrième étoile



L'Allemagne vibre comme jamais derrière la "Nationalmannschaft" qui rêve de décrocher dimanche soir au Brésil un quatrième titre de champion du monde, le premier depuis la réunification du pays en 1990.

"80,8 millions de coeurs battent aujourd'hui pour vous", titrait dimanche le quotidien Bild, le plus lu du pays, en consacrant sa Une et 54 pages à cette finale.

Des millions d'Allemands étaient attendus dans les rues de Berlin et du pays dans la soirée pour suivre cet événement, déjà qualifié d'historique, y compris par la chancelière Angela Merkel qui sera dans les tribunes au Brésil pour pousser les joueurs de Joachim Löw.

Environ 200.000 supporters devaient notamment se rassembler devant la Porte de Brandebourg, au coeur de la capitale, où les drapeaux noir-rouge-or sont omniprésents depuis le début de la compétition.

Dans les magasins, les étalages ont été revus pour tenir compte de la fièvre patriotique: fruits sombres, rouges et jaunes souvent disposés pour reproduire les couleurs nationales.

Chair de poule
"Quelle journée! De quoi avoir la chair de poule! Aujourd'hui, l'Allemagne peut devenir championne du monde pour la 4ème fois (...) Notre Onze a conquis la terre entière avec ses 7 buts contre le Brésil. Même les Brésiliens nous souhaitent la victoire", s'exclamait le Bild.

Cette demi-finale, suivie par 32,57 millions de téléspectateurs en Allemagne, est devenue l'événement le plus regardé de l'histoire de la télévision allemande. Un nouveau record pourrait tomber dimanche soir.

Les Allemands, pour qui en football seule la victoire est belle, ont accumulé les frustrations ces dernières années, souvent placés mais jamais gagnants depuis l'Euro 1996... Quant au titre suprême, il est attendu depuis 24 ans. En 1990, le pays en cours de réunification avait remporté le Mondial en Italie... Beaucoup s'imaginaient alors que l'Allemagne de l'Ouest, renforcée par l'apport de la RDA communiste, deviendrait invincible.

La longue disette qui a suivi est considérée comme une injustice pour un pays qui détient le record du nombre de finales (Cool en Coupe du monde.

Pour le quotidien berlinois Tagesspiegel, il est grand temps que l'Allemagne soit récompensée: "l'Allemagne n'a pas seulement l'église chrétienne, l'islam et le judaïsme, en quatrième il y a aussi le Dieu football. Et à un moment ou un autre, le Dieu football devrait se montrer reconnaissant envers nous pour l'avoir mis au monde".

Le tabloïd berlinois "BZ" sacrifiait lui aussi à la métaphore religieuse, lançant à l'attention des Argentins: "vous êtes le Pape mais nous sommes des Dieux", avec la photo des onze titulaires de la Mannschaft sous celle du Pape François.

Après leur récital (7-1) face aux mythiques brésiliens en demi-finale, les Allemands se voient favoris, tout en redoutant une nouvelle désillusion.

L'important c'est de gagner
"Nous sommes la meilleure équipe, mais cela n'est pas une garantie pour le titre, jugeait l'ancien champion du monde 1974, Günter Netzer. Tout de même, je suis optimiste, on ne va pas la laisser filer maintenant. Aujourd'hui nous allons être champions du monde!"

"Cela ne va sûrement pas être facile", a estimé Angela Merkel, dans une interview qui devait être diffusée dimanche après-midi. "Jamais une équipe européenne n'a gagné (la Coupe du monde) en Amérique latine, alors on croise les doigts, mais je crois que la possibilité est là", a-t-elle dit. Elle s'est refusée à tout pronostique sur le score: "ça m'est égal, l'important c'est de gagner".

Pour l'équipementier allemand Adidas, la victoire est une certitude, puisqu'il fournit les deux finalistes. Il a déjà écoulé deux millions de maillots de la "Nationalmannschaft" pendant la compétition et s'apprête à en écouler beaucoup d'autres si une quatrième étoile venait s'ajouter au-dessus de l'écusson allemand.

Au-delà du résultat sportif, le Spiegel voit un tournoi très réussi pour l'Allemagne. "La Coupe du monde prend fin et le monde a vu une équipe allemande qui joue avec aisance, maturité, et même parfois avec élégance", écrit l'hebdomadaire dans son édition à paraître lundi. Alors que le pays, marqué par son passé nazi, se questionne toujours sur son image à l'étranger, "ces dernières semaines (...) ont montré une autre Allemagne, un pays ouvert et optimiste", se réjouit-il.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 12:47

Argentine, Sabella : "Nous devrons faire un match parfait"



Alejandro Sabella, sélectionneur de l'Argentine, est serein. Même si à l'intérieur il doit bouillir, son visage et sa voix ne trahissent pas le moindre signe d'anxiété à quelques heures de disputer un match historique contre l'Allemagne, en finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™.

Au moment d'aborder ce rendez-vous capital, ce n'est pas l'expérience qui lui manque, peut-être pas en sélection, mais comme entraîneur de clubs. Il a été champion d'Argentine, après avoir gagné la Copa Libertadores avec Estudiantes. En finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2009, le club de La Plata avait même poussé le FC Barcelone de Pep Guardiola dans ses derniers retranchements.

La sérénité affichée par le sélectionneur se retrouve chez ses joueurs et sur l'aire de jeu, où l'Argentine semble avoir trouvé l'équilibre qu'elle cherchait depuis si longtemps. À quelques heures du coup d'envoi de la finale au Maracanã, Sabella a répondu aux questions de la FIFA.


Quel regard portez-vous sur cette Allemagne ?
C'est une grande équipe. Elle possède non seulement la solidité et le tempérament qui ont toujours caractérisé le football allemand, mais peut également compter sur quelques joueurs au profil technique quasiment sud-américain. De plus, elle utilise le même style de jeu depuis de nombreuses années et à chaque match, elle la perfectionne. C'est un adversaire véritablement redoutable.

Cela suffit-il à expliquer l'écrasante victoire 7:1 face au Brésil ?
C'est le genre de match qui n'arrive pas souvent, mais que le football est capable de produire. Il n'y a évidemment pas autant d'écart entre deux grandes équipes comme le Brésil et l'Allemagne. En ce sens, c'est un résultat atypique. Le Brésil était déjà touché psychologiquement par l'absence de Neymar sur blessure. Le fait de concéder le premier but très tôt dans la partie a fragilisé les Brésiliens un peu plus sur le plan psychologique, et l'Allemagne a su en profiter.

Quel sera l'élément essentiel pour gagner la finale : le travail de Lionel Messi ou celui de toute l'équipe ?
L'équipe et les individualités se nourrissent réciproquement. Cela forme un cercle vertueux. La solidité d'une équipe est la rampe de lancement pour que les individualités atteignent leur meilleur rendement. Mais il est clair que Leo est le meilleur joueur du monde et en tant que tel, il est forcément important.

Pensez-vous que Messi ait besoin de ce titre pour entrer dans l'histoire ?
Il y est déjà entré. Tout ce qui viendra sera du bonus, mais il se trouve sur la plus haute marche.

Où en est votre équipe au niveau mental et technique au moment d'aborder cette partie ?
Sur le plan mental, la confiance est au beau fixe. Mon équipe a une mentalité de gagnante, mais elle n'oublie pas la qualité de son adversaire. D'un point de vue technique, nous devrons faire un match parfait pour gagner.

Que signifierait pour vous le fait de remporter ce trophée au Maracanã ?

Au niveau professionnel, ce serait une satisfaction énorme et en plus, cela permettrait de donner à notre peuple un bonheur qu'il attend depuis de nombreuses années. Sur le plan sportif, ce serait la gloire absolue.

Fifa.com (13/07/2014)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 19:45

Les Argentins en liesse dans une Rio allemande



Klaxonnant bruyamment, des caravanes de véhicules argentins sillonnent les rues de Rio et leurs supporters agitent des drapeaux bleu et blanc aux fenêtres: "Allemagne!!", répondent en hurlant les Brésiliens sur le trottoir.

A quelques heures de la finale du Mondial Allemagne-Argentine au stade Maracana, Rio de Janeiro est envahie par des dizaines de milliers de "hinchas" argentins qui ont campé au sambodrome ou sur la plage de Copacabana.

La rivalité footballistique est telle entre Argentins et Brésiliens que ces derniers ont pris fait et cause pour leurs bourreaux allemands, qui ont pourtant infligé à la Seleçao la plus lourde et humiliante défaite de son histoire (7-1) en demi-finales.

Les autorités de l'Etat de Rio estiment que plus de 100.000 supporteurs argentins ont afflué dans la "Ville merveilleuse".

Ils sont un peu déçus du parti pris allemand de leur voisin sud-américain, mais font contre mauvaise fortune bon coeur.

"Il y a une grande rivalité en tout, depuis toujours, entre Brésiliens et Argentins. Ils pensent qu'ils sont les plus grands du monde et nous aussi!. Ils étaient convaincus qu'ils seraient champions et ça ne s'est pas passé comme ils le voulaient. Dommage qu'ils supportent l'Allemagne, ça me fait mal au coeur, on est tous latinos", déclare à l'AFP Roberto Romeira, 38 ans, comptable.

"Rien ne pourrait nous faire aussi mal que de voir le Brésil champion du monde et rien ne peut faire plus mal aux Brésiliens que de voir l'Argentine gagner", explique Ariel Westten, un Argentin "descendant d'Allemands, mais seulement descendant!!!".

Lui et ses amis sont partis vendredi à 15h00 en voiture d'Argentine et viennent seulement d'arriver au Sambodrome "pour chercher le trophée!".

Personne ne nous aime!
Pour Eric Turanza de Salta (nord) les Brésiliens supportent l'Allemagne "à cause de la folie des grandeurs des "Hermanos". On est Argentins et on se croit Européens, surtout les Portenos (habitants de Buenos Aires). Le pire c'est qu'à cause de ça, si c'était une finale Brésil-Argentine, toute l'Amérique latine soutiendrait le Brésil! On ne nous aime pas !!!!, dit-il en éclatant de rire.

Devant le guichet du métro alors qu'ils se rendent en hordes à Copacabana, les supporteurs de l'Albiceleste de Messi provoquent les Brésiliens en chantant: "Dis-moi comment tu te sens après les sept buts!"

Mais dans le métro menant du Sambodrome à Copacabana, les Brésiliens prennent plutôt avec le sourire l'invasion bruyante de "hermanos" ("frères", Ndlr) argentins.

"Nous sommes confrontés à un un choix difficile: supporter nos bourreaux ou nos rivaux historiques, les Argentins. J'opte quand même pour l'Allemagne car je sais que si les Hermanos gagnent, ils se moqueront de nous à vie", déclare Francisco Silva, un fonctionnaire carioca.

"L'arrogance des Argentins me fait opter pour l'Allemagne. C'est insupportable de penser qu'ils puissent remporter la Coupe au Maracana, 64 ans après le Maracanazo... Mais notre rivalité est avant tout sportive!", abonde l'avocat Claudio Perreira.

A Copacabana, Peter Stock, un Allemand de 51 ans en maillot rouge et noir de l'Allemagne, comme celui du Flamengo le club le plus populaire de Rio, assiste à toute cette exubérance sud-américaine avec une pointe d'inquiétude. "Les Argentins sont partout. Tout est sympa pour l'instant. Mais ça fait trois jours qu'ils boivent et font la fête", dit-il. "Et s'ils perdent je me demande si cette foule deviendra agressive"....

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 19:46

L'Argentine anxieuse pour le match de sa vie



Quarante et un millions d'Argentins, "émus et anxieux", rêvaient dimanche d'un 3e titre mondial face à l'Allemagne, arborant drapeaux, maillots bleu ciel et blanc de leur sélection et répliques en plastique de la Coupe du monde.

Aux abords de l'Obélisque à Buenos Aires, centre habituel de rassemblement d'après-match, des centaines de supporteurs ont pris position dès la fin de matinée. Drapés dans un drapeau, le visage peint aux couleurs de leur pays, ils entonnent des chants à la gloire de Lionel Messi, la vedette de tout un pays.

Non loin de là, une dame promène son chien portant un vêtement bleu et blanc. Sur l'avenue du 9 Juillet (date de l'indépendance en 1816), au milieu de laquelle est planté l'obélisque blanc de 67 mètres de haut, des vendeurs ambulants proposent la panoplie du supporteur et des Coupes du monde en plastique pour 89 pesos (7 euros).

"Le match de leurs vies", titrait dimanche matin la version numérique du quotidien Olé, ajoutant que "la tension se ressentait dans tout le corps, même si d'autres seront sur le terrain".

Sa une est consacrée à l'attaquant vedette Lionel Messi, qui partage une photographie avec le Christ rédempteur de Rio de Janeiro, sous le titre "Je ne demande qu'à Dieu".

Le grand quotidien La Nacion réservait également sa une à la sélection albiceleste et à "ses rêves de gloire". "La gloire est là, à portée de main, plus près que jamais au cours des 24 dernières années", peut-on lire, quelques heures avant la finale au Maracana de Rio.

Pour Pagina 12, ce match constitue "le rêve d'une finale heureuse", après celle perdue contre le même adversaire en 1990 en Italie.

"Par superstition, je mettrai un maillot que je n'ai pas lavé depuis que le Mondial a commencé et que j'ai porté à tous les matches depuis le premier contre la Bosnie-Herzégovine", raconte à l'AFP Martin Gonzalez, un ingénieur de 35 ans.

Sur les réseaux sociaux comme Twitter, les messages d'encouragements à l'Albiceleste affluent.

"Je n'ai jamais autant attendu un dimanche", trépigne @FedeStern02 quand @EmaGalati a posté aux petites heures du jour : "Je n'ai pas pu dormir et ça n'est même pas moi qui joue".

Espoir
"Je vis les heures avant (le match) avec beaucoup d'anxiété, d'espoir, d'émotion et d'angoisse. Pour l'Argentine, c'est le plus important qu'il puisse arriver, pas au niveau footballistique, mais en tant que pays", affirme à l'AFP German Vazquez, consultant et agent immobilier de 33 ans.

Commerces et supermarchés des différentes zones résidentielles de Buenos Aires ont prévenu leurs clients que les rideaux seront tirés à partir de 14H00 locales (17H00 GMT) pour permettre à leurs employés d'assister à la rencontre en famille, alors que les petits cafés n'ouvriront même pas.

Après une nuit de fortes pluies, le temps s'annonçait propice aux rassemblements: nuageux et sans précipitations.

Mercredi après la demi-finale victorieuse face aux Pays-Bas, 100.000 personnes avaient afflué autour de l'Obélisque.

Les autorités de la capitale argentine ont annoncé l'installation d'écrans géants supplémentaires dimanche, et tout le pays disposait de "points d'encouragements", où seront concentrés les principaux déploiements policiers.

"Là où il y aura des écrans, il y aura plus de policiers, avec une attention particulière à la place San Martin et au parc Centenario", a assuré à l'AFP un membre des services de presse de la police fédérale.

Dans des dizaines de villes, des activités (théâtre, ateliers musicaux, tournois de football) étaient prévues, pour faire patienter parents et enfants jusqu'au début du match.

Les autorités de Buenos Aires ont indiqué que la circulation automobile serait coupée au cours de l'après-midi dans le centre-ville, sur l'avenue du 9 Juillet, ainsi que sur plusieurs grandes avenues.

A l'heure du match, le pays sera comme paralysé entre 16h00 et 18h00, avant une explosion de joie, ou de dépit.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Dim 13 Juil - 19:48

Allemagne : Une foule noir-rouge-or sous la pluie de Berlin



"Si on gagne, ce sera quelque chose de spécial, ce sera la première victoire de l'Allemagne réunifiée", lance Stefan Winkler, venu soutenir l'équipe allemande de football, au milieu de 250.000 personnes, sous la pluie dimanche soir à Berlin.

"Je parie 3-2 pour l'Allemagne", ajoute ce banquier de 34 ans, qui travaille à Londres. La joue gauche grimée d'un ballon de foot aux couleurs noir-rouge-or, celle de droite décorée du drapeau national, ce grand gaillard boit des bières, au milieu d'une foule bruyante et colorée massée devant la Porte de Brandebourg, en plein coeur de la capitale allemande.

Accompagné de son épouse britannique, qui ne parle pas allemand, il savourait "l'ambiance" au milieu des baraques à frites et des vendeurs de saucisses, avant le coup d'envoi de la finale de la Coupe du monde contre l'Argentine.

"Ohe Deutschland, ohe Deutschland", hurlent, dans un rythme douteux, un groupe de jeunes d'une vingtaine d'années, tous revêtus d'un maillot de l'équipe allemande.

Tenues farfelues
Sous un ciel nuageux, régulièrement entrecoupé d'averses, les quelque 250.000 fans rassemblés devant plusieurs écrans géants près du Tiergarten, le bois situé au coeur de Berlin, rivalisaient de tenues farfelues.

Certains portent le drapeau national en cape, d'autres en jupe. Pourvu qu'ils soient noir-rouge-or, tous les couvre-chefs sont permis: couronnes en feutre, coiffes d'indiens ou chapeaux de cowboy.

Des enfants aux vieillards en passant par les quadragénaires, tous les âges étaient représentés dans la foule, unie dans le rêve d'un quatrième titre de champion du monde... tant attendu depuis la dernière victoire en 1990 alors que le pays était en pleine réunification.

Antonia Siedentop et Gina Ibsch, 13 ans, sont venues spécialement à Berlin depuis leur village du Harz, une région du nord de l'Allemagne. "On parie 3-0 pour l'Allemagne, crie Antonia en montrant ses belles dents baguées. C'était important pour nous de venir ici soutenir l'équipe".

Comme son amie Gina, tous ses vêtements sont recouverts d'une fine couche de peinture, alors qu'elles viennent de sortir d'un container équipé d'une douche qui projette les couleurs allemandes. Les fans en ressortent avec les cheveux, le visage et les épaules noirs, le milieu du corps rouge, les jambes et les pieds jaunes.

"La peinture, c'est un peu froid, mais après ça va. C'est gratuit", précisent-elles.

Supporters refoulés
Arborant un collier tahitien aux couleurs de l'Allemagne -l'un des attributs les plus utilisés-, Eda Sobota, 70 ans, parie elle-aussi pour l'Allemagne. "1-0, mais j'avoue que j'étais aussi fan de l'Argentine", dit cette retraitée originaire de la région de Saxe (ex-Allemagne de l'Est), en exhibant un discret bracelet bleu et blanc.

Devant la Porte de Brandebourg, des dizaines de milliers de supporters ont été refoulés, faute de place suffisante pour les accueillir. Les premiers étaient arrivés tôt dans l'après-midi. Mais de nombreux autres écrans étaient disponibles dans la capitale pour suivre le match, notamment aux terrasses des restaurants.

Revêtu d'un maillot argentin, Valentin Papp, a justement quitté la grande foule. "Je suis très inquiet. J'ai du mal à attendre le début du match", confie cet étudiant de 24 ans, rencontré dans l'est de Berlin. "Beaucoup d'Allemands ont fait des remarques sur mon tee-shirt, mais jusqu'ici ils étaient très respectueux. Cela peut changer, quand les gens commenceront à boire", dit-il.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:10

Argentine : Messi encore loin de Maradona



Lionel Messi, décevant et inefficace en finale du Mondial-2014, n'a pas réussi à égaler la légende argentine Diego Maradona mais quitte le Brésil, certes avec le titre de meilleur joueur, sur une énorme désillusion après la défaite contre l'Allemagne (1-0 a.p.), dimanche à Rio.

Le dénouement est cruel pour le quadruple Ballon d'Or, qui a échoué in extremis dans sa quête du seul trophée qui manque à son palmarès exceptionnel (3 Ligue des champions, 2 Coupes du monde des clubs, 2 Supercoupes d'Europe, 6 championnats, 5 Supercoupes d'Espagne, 2 Coupes).

Messi n'a que 27 ans et l'occasion se présentera peut-être de nouveau dans quatre ans en Russie. Mais celle-ci était trop belle pour être gâchée comme elle l'a été par le N.10 argentin. Après une entame de tournoi en fanfare (4 buts au 1er tour), Messi est tombé de haut, victime d'une défense allemande en fer forgé et d'un milieu de terrain qui l'a pris en tenaille du début à la fin de la rencontre.

Pour les Argentins, Maradona restera donc encore comme le dernier capitaine à avoir brandi la Coupe du monde, en 1986 au Mexique, et l'idole absolu. Messi est lui vénéré au FC Barcelone mais il devra monter sur le toit du monde avant de pouvoir rivaliser dans le coeur de ses compatriotes avec le mythique "Pibe de oro".

Toutes les conditions étaient pourtant réunies au Brésil pour faire de Messi le digne héritier de Maradona. Pour une fois, le génie argentin avait eu les pleins pouvoirs en sélection. Détenteur du brassard depuis 2011, quelques semaines seulement après la prise de fonctions d'Alejandro Sabella à la tête de l'équipe nationale, il disposait enfin d'une équipe entièrement dévouée à son service après avoir raté ses deux premiers Mondiaux en 2006 et 2010 sur un plan personnel.

Certes, le malentendu entre le natif de Rosario et son pays, qu'il a quitté dès l'âge de 13 ans pour rejoindre le FC Barcelone, est en train de se dissiper mais il lui manque toujours une marche, la plus haute, à gravir pour arriver à la hauteur de l'icône Maradona.

Accélération supersonique
L'histoire aurait pu tourner différemment s'il avait converti cette occasion en or en début de seconde période (47e) mais cette action aura été à l'image de sa finale.

Après avoir débuté le match assez timidement, "La Pulga" est certes monté progressivement en température. Mais il n'était pas évident pour le joueur du Barça, habitué à évoluer dans un club qui a fait de la possession de balle son mantra, de se distinguer au sein d'une formation dominée dans ce domaine et de trouver des espaces pour s'exprimer.

Après une combinaison ratée avec Ezequiel Lavezzi (6e), il a tout de même fait parler une première fois la poudre sur une énorme accélération qui a laissé sur place Mats Hummels mais son centre en retrait a trouvé Bastian Schweinsteiger sur sa trajectoire (8e).

Globalement, Lavezzi, l'un des Argentins les plus remuants avant sa sortie à la pause, a été celui avec lequel Messi s'est le mieux entendu d'un point de vue technique. L'Argentine a même cru avoir ouvert le score à la demi-heure de jeu par Gonzalo Higuain sur un centre de l'attaquant parisien, merveilleusement décalé par le N.10 albiceleste. Un but annulé pour hors-jeu.

La foudre a encore failli s'abattre sur les Allemands sur une autre accélération supersonique mais c'est cette fois Jerome Boateng qui veillait au grain (40e). Même sa "spéciale", cette frappe enroulée dont il a le secret, ne lui a pas souri (74e).

Messi ne brandira donc pas la coupe tant convoitée et quitte la scène brésilienne sur une bien triste note. Pour l'instant, Maradona n'a pas trouvé son successeur.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:11

Allemagne : Schweinsteiger, le guerrier enfin sacré



Bastian Schweinsteiger tient enfin sa Coupe du monde: Le milieu de terrain, 3e en 2006 et 2010, a décroché le Graal dimanche à Rio en étant l'un des éléments les plus costauds d'une Allemagne sacrée au Maracana devant l'Argentine (1-0 a.p.).

"Schweini" n'en pouvait plus des places d'honneur ! Le bronze mondial des deux dernières éditions devenait pesant. La finale perdue de l'Euro-2008 et la place de demi-finaliste à l'Euro-2012 ? Il en voulait plus, beaucoup plus ! Après la démonstration face au Brésil (7-1) en demi-finale, le milieu de terrain charismatique de la Mannschaft débordait de confiance au moment de pénétrer sur le gazon du mythique Maracana.

Le regard perçant à l'échauffement, des premières foulées très déterminées: le meneur d'hommes qu'il est a emmené ses équipiers dans son sillage. Pas question de laisser passer l'aubaine d'une telle finale.

Visage en sang
Le milieu défensif a disputé un match au niveau de son excellent Mondial, s'érigeant en patron au milieu de terrain, certes très reculé sur l'échiquier de Löw mais très utile à une défense qui a parfois eu des difficultés face à la vitesse des Messi, Lavezzi et autre Higuain. Averti à la 29e pour une faute sur Lavezzi, Schweinsteiger aurait pu lever le pied, mais il s'est donné sans compter, évitant à l'expérience un deuxième carton. Revers de la médaille, il a payé cette débauche d'efforts lors de la prolongation durant laquelle il a clairement eu moins d'impact, tirant la langue.

Intelligent, il a alors évité les courses inutiles, se bornant à couper les angles grâce à son sens du placement. Luttant jusqu'au bout de ses forces, "Basti" a fini le match le visage en sang après un coup de poing d'Agüero. Ouvert au niveau de la joue droite, il a toutefois tenu à terminer la partie.

Fini le 'hurrah-football'
Ménagé en début de compétition car relevant de blessure, le guerrier du Bayern Munich s'est par la suite révélé indispensable au onze allemand. Face à l'Albicelsete, le Bavarois de 29 ans a de nouveau fait l'homme de main en écumant la largeur, toujours là pour venir en aide à un latéral, pour protéger la défense centrale, bref, pour nettoyer les situations délicates. Messi s'en souviendra. Le milieu de terrain, qui évolue depuis 10 ans en équipe d'Allemagne, a souvent eu affaire au génial Argentin quand ce dernier décrochait. Sans jamais s'affoler, Schweinsteiger a assuré, et rassuré. Dans un rôle moins spectaculaire que par le passé.

Le "Basti" version 2014 se projette moins que par le passé, mais donne tout son équilibre à la Nationalmannschaft. Cette tâche plus défensive a pour objectif (atteint !) de se départir de la naïveté qui, revers du hurrah-football de 2006 et 2010, cantonnait l'équipe à la 3e place du podium. Le vice-capitaine est aussi celui qui fait remonter le bloc et le maintient compact et solidaire. Dimanche à Rio, il a de nouveau été un parfait relais pour Low sur le gazon du Maracana.

Le joueur le plus expérimenté de l'effectif de Joachim Low du haut de ses 107 sélections (23 buts), est aussi l'un des cinq Allemands à avoir participé aux deux précédentes éditions (2006 et 2010), achevées à la 3e place, avec Lahm, Mertesacker, Podolski et Klose. Comme ses quatre camarades, il a effacé dimanche au mythique Maracana huit années de frustration en décrochant une quatrième étoile pour l'Allemagne après 1954, 1974 et 1990.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:12

Allemagne, Lahm : "Incroyable ce que nous avons réalisé"



"C'est incroyable ce que nous avons réalisé", a affirmé le capitaine allemand Philipp Lahm après la victoire de la Mannschaft en finale du Mondial-2014 face à l'Argentine (1-0 a.p), dimanche à Rio de Janeiro.

"Que nous ayons le meilleur joueur du monde n'a aucune importance. On a juste besoin d'avoir la meilleure équipe", a ajouté Lahm.

"Nous nous sommes améliorés tout au long du tournoi et n'avons jamais laissé tomber même quand les choses n'allaient pas comme nous le voulions. Nous avons conservé notre plan et à la fin, nous sommes devenus ici champions du monde", a encore dit le capitaine allemand après avoir reçu le trophée des mains de la présidente brésilienne Dilma Rousseff.

"L'équipe est restée calme et patiente. Nous savions qu'il nous restait quelque chose à faire à la fin", a conclu Lahm.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:14

Allemagne : Götze, de la perdition à la rédemption



Il n'y a pas de belle Coupe du monde sans belle histoire. L'édition du Mondial-2014 s'en est trouvée une en finale avec Mario Götze, buteur de l'Allemagne pour le titre suprême face à l'Argentine (1-0 a.p.). C'est une belle histoire de rédemption pour un joueur qui était en perdition.

Durant ce Mondial, l'Allemagne s'était trouvée de nouveaux héros avec l'émergence de Mats Hummels et Toni Kroos, devenus les patrons de la défense et du milieu, la confirmation de Thomas Müller en attaque (5 buts, comme au Mondial-2010) ou celle de Manuel Neuer impérial dans les buts. Mais les fans de la Mannschaft avaient fait une croix sur leur fantasme "Götzila", association rêvée d'Özil et de Götze.

Özil (25 ans) est bien resté titulaire en dépit de performances en dents de scie, mais Götze avait perdu sa place dans le onze contre l'Algérie en huitième de finale (2-1 a.p.), lorsqu'il avait été remplacé à la pause. Klose avait ensuite récupéré son poste en pointe et Müller avait glissé sur un côté. Et le "super sub" Schürrle avait pris de vitesse "Super Mario" pour désormais faire figure de douzième homme, grâce à son entrée décisive en huitièmes et son doublé en demi-finale face au Brésil. Auteur au total de trois buts, il offre lui des solutions dans la profondeur.

Titularisé au détriment de l'expérimenté Podolski ou du véloce Schürrle, Götze avait pourtant plutôt commencé d'un bon pied son Mondial, en provoquant le penalty qui avait permis l'ouverture du score contre le Portugal (4-0), puis en marquant le premier but face au Ghana (2-2), du genou. Mais c'est comme si le Mondial de "Götzinho" s'était arrêté à sa célébration qu'il savait photogénique, les bras en croix tel le Christ Rédempteur de Rio. La starlette révélée à Dortmund nourrissait pourtant de "grandes ambitions" avant la compétition, "je veux montrer au Brésil ce dont je suis capable", avait-il trompeté avant le Mondial. Las.

Blessures à répétition
L'éternel grand espoir du foot allemand, plus souvent remplaçant que titulaire au Bayern Munich, peinait à s'imposer durablement au-delà de quelques fulgurances, handicapé il est vrai par des blessures musculaires à répétitions depuis 2012. Il voulait boxer dans la catégorie de Neymar, 22 ans comme lui mais auteur de quatre buts pour la Seleçao, il se retrouvait à cirer le banc. Mais le scénario de la finale lui a souri. Khedira, touché au mollet et qui aurait dû être titulaire, a été remplacé par Kramer juste avant le coup d'envoi. Puis ce dernier, touché dans un choc, n'a tenu que trente minutes.

Le coach de l'Allemagne, Joachim Löw, a alors fait rentrer Schürrle. Qui allait être le "super sub" allemand, celui que Löw fait entrer à la fin, pour apporter de la fraîcheur, rôle dévolu à Schürrle ? Götze ? Bingo... Il est entré à la 88e minute. Il n'a pu faire la décision avant la fin du temps réglementaire. Et puis la prolongation est venue.

Et l'éclair aussi: Un débordement de Schürrle côté gauche, une ouverture dans la surface de réparation pour Götze. Le reste, ce dernier s'en souviendra toute sa vie: contrôle de la poitrine et reprise du pied gauche, après 113 minutes de jeu. A sept minutes du terme de la prolongation. Götze tenait sa revanche, offrant le titre suprême à son pays. Et une marque historique. Ce but est le 171e inscrit en 64 matches disputés au Brésil depuis le 12 juin, ce qui égale le record établi en 1998.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:15

Allemagne, Neuer : "Une expérience incroyable"



"C'est une expérience impressionnante et incroyable", a dit Manuel Neuer, élu meilleur gardien du Mondial-2014, après la victoire de l'Allemagne en finale face à l'Argentine (1-0 a.p.), dimanche à Rio.

"Nous avons eu une incroyable cohésion depuis notre préparation. Nous avons connu notre part d'échecs, y compris la perte de joueurs comme Lars et Sven Bender, ou encore Marco Reus qui méritaient tous d'être champions du monde", a commenté Neuer.

"L'Allemagne est championne du monde. Je ne sais pas combien de temps nous allons le fêter, mais nous allons le faire avec de larges sourires", a ajouté le gardien allemand.

Neuer a obtenu le Gant d'Or devant l'Argentin Sergio Romero et le Costaricien Keylor Navas. Il succède au palmarès à l'Espagnol Iker Casillas, lauréat en 2010 en Afrique du Sud, la Roja enlevant alors son premier titre mondial.

En sept rencontres du Mondial brésilien, Neuer ne s'est incliné qu'à quatre reprises.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:17

Allemagne 1 - Argentine 0
Götze envoie l’Allemagne au paradis




Finale et Maracanã : deux mots qui font rêver n’importe quel footballeur. Ils sont 22 joueurs, allemands et argentins, à les associer ce 13 juillet 2014 pour la dernière rencontre de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014.

Sans doute en raison de la pression, Manuel Neuer et Sergio Romero ont peu d’occasions de chauffer leurs gants pendant 20 minutes. Mais l’Allemand s’offre la première frayeur sur une tête en retrait malheureuse de Toni Kroos qui envoie Gonzalo Higuain au but. L’attaquant est aussi surpris que maladroit et tire à côté (21’). Il est ensuite en position de hors-jeu alors qu’il avait poussé au fond des filets un centre d’Ezequiel Lavezzi (30’).

Neuer s’en sort bien, mais pas Christoph Kramer, invité surprise dans les 23, et titularisé en dernière minute à la place de Sami Khedira, souffrant. Blessé, son rêve n’aura duré qu’une demi-heure, jusqu’à son remplacement par André Schürrle. Son premier ballon, l’attaquant de Chelsea l’envoie vers la lucarne argentine, mais Romero s’envole (37’). En face, ça se joue au sol, sur un tacle désespéré de Jérôme Boateng pour dégager une tentative de Lionel Messi sur sa ligne (40’). Enfin, une tête de rageuse de Benedikt Höwedes sur le poteau de Romero clôt les hostilités (45’+2).

But de rêve, but d'un rêve
Messi les relance juste après la pause, mais croise trop son tir (47’). C’est la première occasion du deuxième acte, mais aussi la dernière avant 30 bonnes minutes, et une nouvelle frappe - toujours pas cadrée - du capitaine albiceleste (75’). Celle de Kroos à ras de terre connaît le même sort (81’). Loin des projecteurs, Boateng d’un côté et Martin Demichelis de l’autre sont impériaux dans leurs défenses respectives et prolongent cette finale de 30 minutes.

Entré juste avant la fin du temps réglementaire, Mario Götze en sera le héros en enchaînant sur un centre de Schürrle amorti de la poitrine et volée du gauche (1:0, 113'). Un but de rêve. Le but d’un rêve. Celui de l’Allemagne de décrocher son quatrième titre, devenu réalité.

Homme du match : Mario Götze (GER)

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:19

Argentine, Sabella : "Nous avons manqué d'efficacité"



Les joueurs de l'Argentine peuvent "se regarder dans la glace" par leur "engagement" malgré leur défaite en finale du Mondial-2014 face à l'Allemagne (1-0 a.p.) dimanche 13 juillet au Maracana, a estimé leur sélectionneur Alejandro Sabella.

La différence s'est-elle faite sur le physique ?
C'était un match très équilibré, ils ont mieux commencé, bien contrôlé le ballon, c'est une grande équipe. Ils ont eu plus de possession et de domination territoriale, mais les occasions les plus franches étaient pour nous. On a joué deux prolongations, eux une seule, et on a joué un jour après. Je félicite mes joueurs, qui ont fait un travail extraordinaire, et l'Allemagne pour le titre obtenu.

Que manquait-il pour être champion ?
C'était un match équilibré, et quand il y a des occasions, il faut les convertir. On a manqué un peu d'efficacité. Les autres matches, on finissait par les gagner, même contre les Pays-Bas avec peu d'occasions. Ces matches, à partir des 8e de finale, sont des matches fermés, serrés, et quand on fait une erreur et qu'on encaisse un but, ça devient difficile d'inverser la tendance. Mais je suis très fier, les gars ont fait un Mondial extraordinaire, l'équipe est montée en puissance, ils se sont aidés les uns les autres et ont tout donné pour le maillot argentin. Malgré la douleur d'une défaite en finale, on peut se regarder dans la glace parce qu'on a tout donné pour l'Argentine.

Pourquoi avoir sorti Lavezzi et Higuain ?
Lavezzi faisait un très bon match, mais on cherchait à changer la manière de jouer, une manière d'être plus offensif pour gagner sans aller en prolongation, à cause de la fatigue. Higuain n'était pas fatigué, on voulait couper le chemin à Schweinsteiger par Palacios.

Comment était le vestiaire ?
C'était le silence du repos du guerrier. Je les ai félicités, j'ai toujours dit qu'au-delà du résultat, il fallait voir le rendement, un entraîneur doit toujours l'évaluer. Ce rendement a été très bon, et surtout l'engagement, ils ont laissé jusqu'à la dernière goutte de leur sueur sur le terrain. Nous étions tous très amers, on avait un grand espoir. Pour faire le match parfait, il fallait être plus efficace. Je suis triste comme les joueurs. D'un côté, c'est une douleur normale d'avoir perdu une finale, mais je suis aussi satisfait parce que les joueurs ont tout donné. C'est un groupe extraordinaire, on voyait sur le terrain ce qu'on en voyait en dehors.

Quel sentiment gardez-vous ?
L'objectif était de franchir le Rubicon. Avec l'histoire de la sélection argentine, on veut toujours plus que ce qu'on a, en demie il faut aller en finale, et en finale il faut la gagner. Je garde un double sentiment, la frustration de pas avoir réalisé le rêve et en même temps la sensation du devoir accompli, qu'on a tout donné.

Quel accueil recevront les joueurs en Argentine ?
Les joueurs méritent d'être très bien reçus, ils ont fait un Mondial génial, il n'y a rien à leur reprocher. Je ne sais pas ce que pensent les autres, je suppose que tout le monde aura la même tristesse, mais demain est un autre jour et on verra comment ils seront.

Comment considérez-vous cette deuxième place ?
Il y a des deuxièmes qui ont écrit l'histoire, comme les Pays-Bas (des années 1970, ndlr) qui ont révolutionné le football. Ces joueurs ont écrit l'histoire. Ils n'ont pas gagné l'or, mais ont gagné l'argent. Cela nous laisse un goût amer, mais ils ont tout donné, ce n'est pas le plus important mais c'est très important.

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Re: CM 2014 : Finale, Allemagne - Argentine

Message par rachid_as le Lun 14 Juil - 12:23

Un éclair et l'Allemagne s'embrase



La Coupe du monde a pris pour la quatrième fois la direction de l'Allemagne victorieuse de l'Argentine (1-0), grâce à un éclair de Götze durant la prolongation en finale à Rio, déclenchant une vague d'enthousiasme dans tout le pays.

Ce but providentiel apporte une quatrième étoile à l'Allemagne, déjà sacrée en 1954, 1974 et 1990. Et il prive Lionel Messi, quatre fois FIFA Ballon d'or, du titre suprême, au terme d'une performance sans grand relief, achevée par un coup franc dans les nuages au bout de la prolongation.

Messi quitte cependant le Brésil avec une récompense, puisqu'il a été élu Ballon d'or adidas du Mondial, alors que l'Allemand Manuel Neuer est sacré Gant d'or adidas (meilleur gardien) et le Français Paul Pogba, 21 ans, Jeune Joueur Hyundai

La finale s'est jouée au-delà des 90 minutes car les deux équipes étaient à égalité (0-0) à l'issue du temps réglementaire.

Epilogue serré et tendu d'un Mondial plein de joie et de couleurs, le match s'est joué sur "un coup de dés"... Un débordement de Schürrle côté gauche, une ouverture dans la surface de réparation pour Götze, entré en jeu à la 88e minute. Contrôle de la poitrine et reprise du pied gauche, après 113 minutes de jeu. A sept minutes du terme de la prolongation, Götze, jusque-là l'une des déceptions du Mondial côté allemand, tenait sa revanche, offrant le titre à son pays.

Clin d'oeil de la nuit... Ce but est le 171ème inscrit en 64 matches disputés au Brésil depuis le 12 juin, ce qui égale le record établi en 1998. Jusque-là, les deux équipes s'étaient créé un nombre équivalent d'occasions, même si les Argentins Higuain (20e) et son remplaçant Palacio (97e), s'étaient retrouvés seuls face au gardien allemand Neuer... Mais aucun des deux n'est parvenu à cadrer sa tentative.

Crescendo émotionnel
Impressionnante face au Brésil et à sa défense élastique (7-1) en demi-finale, l'Allemagne n'est jamais parvenue à trouver les mêmes espaces dans les rangs argentins. Peut-être en raison de l'absence du milieu de terrain Sami Khedira, contraint de laisser sa place juste avant le coup d'envoi en raison d'une blessure à un mollet. Son remplaçant Christoph Kramer a lui quitté le terrain en milieu de première période, victime d'un choc.

Le crescendo émotionnel de la finale a été suivi avec angoisse dans les deux pays, et notamment dans les deux capitales. A Berlin, plus de 250.000 personnes, habillées aux couleurs nationales noir-rouge-or, devant la Porte de Brandebourg, au coeur de la ville, ont explosé de joie lorsque Götze a marqué. Puis sept minutes plus tard, pour célébrer la fin du match, synonyme d'un quatrième titre de champion du monde attendu depuis la réunification en 1990.

Sous les applaudissements, la sono a envoyé "We are the champions" du groupe Queen, repris en chœur par les supporters. Dans les rues, les cris ont résonné de toutes parts, au milieu des pétards et des coups de klaxon. Une foule aux couleurs noir-rouge-or criait sa joie, sur fond de fusées pyrotechniques décorant le ciel, prélude à un immense feu d'artifices.

A Rio, le Christ Rédempteur, qui domaine la fameuse baie, a été éclairé aux couleurs de l'Allemagne au coup de sifflet final. Cette ambiance de fête contraste avec la tristesse qui a saisi l'Argentine, baignée de larmes et de tristesse depuis la fin de la prolongation. En guise d'épitaphe à la belle aventure et aux folles espérances, un groupe de jeunes croisé à proximité de l'Obélisque, lieu habituel des célébrations, tentait de se consoler en criant: "Merci, merci de nous avoir fait rêver".

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