Portraits et Histoire

Page 1 sur 5 1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Aller en bas

Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:23

Salif Keïta, la panthère noire du football
Retour sur un parcours exemplaire

Attaquant hors pair, plus jeune international du Mali, Salif Keïta, alias "Domingo", fut l’un des premiers joueurs africains à s’imposer en Europe. Véritable globe-trotter, il termine sa carrière aux Etats-Unis où il passe un diplôme de gestion afin de revenir travailler au développement du football de son pays. Retour sur le parcours d’un grand Monsieur du football africain.

Né le 12 décembre 1946, Salif Keïta fut le plus jeune international de l’histoire des Aigles du Mali, évoluant dans l’équipe nationale pour la première fois en 1963 à l’âge de 15 ans. Son palmarès est éloquent : trois titres de champion du Mali avec l’AS Real de Bamako, trois titres de Champion de France avec Saint-Etienne, un Soulier d’argent de 2ème meilleur buteur européen en 1967 et un ballon d’or africain en 1970. Il joue dans les plus grands clubs européens puis termine sa carrière aux Etats-Unis avant de créer le premier centre de formation du Mali.


Salif Keïta joue d’abord pour le Stade malien de Bamako, avec qui il perd la finale de la première Coupe d’Afrique des clubs champions en 1965 devant les Camerounais de l’Oryx de Douala. Il cède une nouvelle fois en finale de la seconde édition un an plus tard, cette fois avec l’AS Real de Bamako, face au Stade d’Abidjan. Mais le jeune prodige est sacré meilleur buteur de la compétition avec 14 buts en 8 matchs et il remporte trois titres de champion du Mali avec l’AS Real. Pourtant, Salif Keita reste l’homme sans titre continental puisqu’il doit aussi s’incliner, toujours en 1965, en finale des premiers Jeux africains à Brazzaville, avant de se contenter une nouvelle fois de la deuxième place lors de la Coupe d’Afrique des Nations en 1972, au Cameroun, face au Congo. Sa renommée, Salif Keita la fera en Europe.

Un taxi pour Saint-Étienne

L’Association Sportive de Saint-Etienne (ASSE), qui domine le football français, dispose d’un correspondant à Bamako qui a repéré la perle rare. En novembre 1967, le club propose un contrat à Salif qui n’hésite pas à quitter clandestinement son pays pour prendre le premier avion, mais sans prévenir le club de son arrivée... A l’aéroport d’Orly, il attrape un taxi et lui donne comme adresse « le stade de Geoffroy Guichard, à Saint-Etienne ». Le chauffeur s’étonne, l’adresse étant à plus de 500 km, mais Salif Keïta, sûr de lui, affirme que le club paiera la course.

L’ASSE paiera effectivement et ne regrettera pas son investissement. Salif Keita marque pour les Verts de Saint-Etienne 120 buts en 149 matches, remportant au passage trois titres de champion de France et un « Soulier d’argent » (récompense pour le deuxième meilleur buteur européen avec 42 buts sur l’année). L’histoire d’amour entre le club et Salif est telle qu’en 1968, l’ASSE prend une panthère noire pour emblème, en hommage à son attaquant vedette. Cette panthère est aujourd’hui encore l’emblème du club, même si nombreux sont ceux qui ont oublié cette origine.

Carrière hors du commun

A une époque où les footballeurs africains ne sont pas nombreux en Europe, Salif Keïta n’hésite pas à beaucoup voyager. En désaccord sur son contrat avec l’AS Saint-Etienne, il quitte le club pour le grand rival : l’Olympique de Marseille (OM). A cause de problèmes administratifs, l’OM souhaite qu’il prenne la nationalité française. Du coup, le joueur part pour Valence où il évolue trois saisons. Il passe ensuite trois années au Sporting de Lisbonne puis termine sa carrière au Boston Team, aux Etats-Unis, où il décroche dans le même temps un diplôme de gestion. Il rentre au pays en 1986.

Après un bref passage au gouvernement comme ministre délégué auprès du Premier ministre, Salif Keita gère son hôtel, "Le Mandé", sur les bords du fleuve Niger. Mais souhaitant mettre son expérience au profit des plus jeunes, il crée le centre de formation de jeunes footballeurs Salif Kéïta (CSK), qui a formé bon nombre des actuels internationaux du Mali. Il participe activement, de par son poste de conseiller du président du comité d’organisation de la Can (Cocan), à l’organisation de la 23ème Can au Mali. Mais aujourd’hui, c’est sur les épaules de Seydou Keïta, formé au CSK et élu meilleur joueur de la Coupe du Monde des juniors Nigeria 99 et actuellement au RC Lens, que repose l’espoir du Mali. Salif Keïta promet à son disciple une aussi belle carrière que la sienne. C’est déjà beaucoup.
Afrik-sports
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:32

Rachid Mekloufi, footballeur révolutionnaire
Portrait du plus grand joueur algérien de son époque


Tout commence l’été 1954. Repéré par un recruteur stéphanois, un jeune et frêle joueur à peine âgé de 18 ans, arrive en France en provenance de Sétif, en Algérie. C’est le début d’une grande histoire d’amour entre deux futures légendes, Rachid Mekloufi, qui deviendra le meilleur footballeur algérien de son époque, et l’AS Saint-Etienne qui s’imposera bientôt comme le premier club français des années 60 et 70.

Lorsque Rachid Mekloufi arrive à Saint-Etienne, dans le centre de la France, en 1954, l’Algérie est alors un département français. Le jeune footballeur n’a jamais joué sur une pelouse avant de découvrir le stade Geoffroy-Guichard sous l’œil critique de son nouvel entraîneur, Jean Snella, vieille gloire du football français. Quelques jours plus tard, il débute son premier match en tant que meneur de jeu, inscrit trois buts et s’impose dans les cœurs stéphanois. Il partage l’attaque stéphanoise avec Eugène N’Jo Léa, devenu par la suite diplomate au Cameroun, et, en 1956-1957, ils offrent à l’AS Saint-Etienne (ASSE) son premier titre de Champion de France en marquant 54 buts à eux deux ! Puis la saison suivante, c’est le premier match de Coupe d’Europe des Verts, en Ecosse à Ibrox Park, l’antre des Glasgow Rangers, et c’est Rachid qui ouvre le score, marquant le premier but européen de Saint-Etienne.


Le pays avant tout
1958, la « guerre d’Algérie » bat son plein, une douzaine de joueurs algériens, dont Rachid Melkoufi, quittent la France pour rejoindre la Tunisie où s’est installé le FLN (Front de Libération National algérien). Pendant quatre ans, jusqu’en 1962, ils seront les meilleurs représentants de leur pays à l’extérieur. Durant cette période, faite de match amicaux et de tournées dans les pays amis, l’équipe du FLN deviendra un emblème de l’indépendance. Celle-ci acquise, Rachid Mekloufi vas rejoindre Saint-Etienne, le club de son cœur avec qui il était toujours sous contrat. Mais pour avoir joué dans l’équipe du FLN, Mekloufi ne put revenir en France immédiatement. Il fut donc engagé au Servette de Genève, dont l’entraîneur était l’ancien stéphanois, Jean Snella. Il put ainsi faire une période de transition avant de revenir en France. Au Servette, il apporta

un titre de champion suisse.

C’est en décembre 1962, dans un climat tendu, qu’il rejouera son premier match avec les Verts, premier ballon, premier « gri-gri », le public est (re)conquis et fête avec joie le retour de son idole. L’année suivante, nouveau titre de champion de France, Rachid joue désormais milieu de terrain, organise davantage le jeu pour ses jeunes partenaires, Herbin, Larqué ou Revelli. Saison 1966-67, c’est la consécration pour l’enfant de Sétif qui remporte son troisième titre de champion et est sacré meilleur joueur du championnat de France. Nouveau titre en 1967-68 et pour son dernier match sous le maillot vert, en finale de la Coupe de France face à Bordeaux, Mekloufi réalise un doublé (victoire de Saint-Etienne 2 à 1). Puis il quitte les Verts qui vont le remplacer par un certain Salif Keita.

Du joueur au Président

Ses dernières années de footballeur, Rachid Mekloufi va les passer à Bastia, en Corse, où il devient entraîneur-joueur. Une nouvelle expérience qui lui servira ensuite puisqu’il deviendra sélectionneur de l’équipe nationale d’Algérie (remportant les Jeux méditerranéen en 1975) et qu’il fut surtout un des deux entraîneurs de la grande équipe d’Algérie de 1982 qui terrassa l’Allemagne grâce à deux buts de Rabah Madjer et Lakhdar Belloumi avant d’être éliminée suite à un match pipé entre l’Allemagne et l’Autriche. Enfin, il fut brièvement Président de la Fédération Algérienne de football en 1988 et travaille maintenant au sein de la Confédération Africaine de Football. Une carrière bien remplie pour celui qui restera à jamais l’enfant prodige de Sétif et Saint-Etienne.
Afrik sports
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:36

Ben Barek, la Perle noire
La légende du football marocain


Né à Casablanca le 15 juin 1915 (mais il n’y a pas de certitude sur sa date de naissance), Larbi Ben Barek, surnommé « la perle noire » sera le premier grand footballeur marocain. Passé par Marseille, le Stade Français et l’Atletico de Madrid, il marquera son époque et reste encore aujourd’hui une référence du beau jeu.

Licencié à l’US Marocaine, Larbi Ben Barek fut repéré par des journalistes français lors d’un match amical avec une sélection d’Afrique et c’est ainsi qu’il arrive à l’Olympique de Marseille un été de 1938. Formé au football des rues de Casablanca, il s’impose très vite à l’OM par son style « brésilien », mais aussi par un sens du but inné axé sur un remarquable jeu de tête et un frappe de balle surpuissante. Véritable idole de Marseille après quelques matches, il connaît sa première sélection sous le maillot de l’équipe de France (le Maroc étant alors un protectorat) le 4 décembre 1938 devant l’Italie et tout semble lui promettre un avenir étincelant. Hélas, la première guerre mondiale va amputer sa carrière et entre 1939 et 1945 il retourne à l’US Marocaine avec qui il remporte cependant 5 titres de champion d’Afrique du Nord.


A la libération, il rejoint Paris et le Stade Français ou il joue trois saisons, puis est acheté à prix d’or par l’Atletico Madrid (1948-1953) au grand désespoir des supporters parisiens à tel point qu’un journaliste aurait même écrit : "Vendez l’Arc de Triomphe ou la Tour Eiffel, mais ne vendez pas Ben Barek". En Espagne, son style unique va encore faire sensation. Il remporte deux titres de champions d’Espagne (1950 et 51), marque plus de 50 buts et devient une des plus grandes vedettes de la Liga.

17 ans de carrière

Alors que tout le monde le croit fini (il a environ 35 ans), il revient à l’OM de 1953 à 1955 où il fera encore parler sa classe, et il joue son 17eme et dernier match avec l’équipe de France le 16 octobre 1954 face à l’Allemagne ce qui fait de lui, à ce jour, le joueur ayant eut la plus longue période d’activité sous le maillot de l’équipe de France (15 ans et 10 mois).

Sa carrière bien remplie, il retourne au Maroc et devient entraîneur pour faire profiter les joueurs de son pays de son expérience fabuleuse. Malheureusement, nul n’est jamais prophète en son pays, et celui qui fut sans doute le plus grand footballeur marocain de tous les temps disparaîtra, après avoir été spolié et abusé par de nombreux individus, en 1992. Mais pour les supporters du ballon rond, il restera à jamais une étoile de la galaxie footballistique.
Afrik sports
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:40

Eusebio, légende de Benfica
Le joueur mozambicain sur les traces de Pelé


Eusebio est une légende du football mondial. De son pays natal, le Mozambique, aux Etats-Unis, où pris fin sa carrière, il a écrit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du foot. (Re)découverte de ce joueur d’exception, légende du Benfica de Lisbonne et alter ego du Roi Pelé.
Né en 1942 au Mozambique, alors colonie portugaise, Eusebio fut le plus grand footballeur africain de son temps. Du Mozambique aux Etats-Unis, où il termina sa carrière, en passant par le Benfica de Lisbonne, dont il écrivit la légende, il fut le seul joueur de son époque à soutenir la comparaison face au Roi Pelé.


Alors qu’il joue au Mozambique, Eusebio Ferreira da Silva est remarqué par les recruteurs des grands clubs lusitaniens. En 1961, alors âgé d’à peine 19 ans, il rejoint le Portugal pour jouer au Sporting de Lisbonne, mais il est repéré par Bela Guttmann, l’entraîneur du Benfica, grand rival du Sporting et champion d’Europe en titre. La rivalité entre les deux clubs est telle qu’il doit se cacher dans un petit village de pêcheurs pour laisser les deux parties résoudre leur différent avant de signer finalement au Benfica Lisbonne. Un choix qu’il ne regrettera pas.
Dès 1962, il s’impose comme un buteur exceptionnel, alliant technique, puissance, sens du but et fair play. Pour sa première saison, il remporte le titre de champion d’Europe des clubs champions en inscrivant deux buts en finale contre le grand Real de Madrid de Di Stefano et Puskas (5-3). Une légende était née. En quatorze saisons au Benfica, il marque plus de 500 buts, remporte dix titres de champions du Portugal et six Coupes du Portugal. Il est encore finaliste de la Coupe d’Europe des Champions en 1963, 65 et 68, faisant du Benfica le plus grand club européen de la décennie. A titre personnel, il fut Ballon d’or en 1965 et sacré deux fois Soulier d’or, meilleur buteur européen, en 1968 et 1973.

1966 : Eusebio alter ego de Pelé

Mais son heure de gloire a été la Coupe du Monde 1966 en Angleterre. Sous les couleurs du Portugal, Eusebio y termine meilleur buteur de la compétition avec neuf réalisations, terrassant le Brésil de Pelé 3-1, avant de s’incliner en demi-finale, à Wembley, face à l’Angleterre, qui remportera la compétition.

Le match qui marqua les mémoires se déroule contre la Corée du Nord. Eusebio rentre sur le terrain après une demi-heure de jeu, alors que son équipe est menée 3-0. Il réalise un quadruplé. Le Portugal l’emporte finalement 5-3.

Comme le Brésil n’oublie jamais les grands footballeurs, Eusebio a inauguré le 21 juillet dernier la section internationale de l’« Allée de la gloire », à Rio de Janeiro, en laissant l’empreinte de ses pieds dans l’enceinte du mythique stade du Maracana. L’occasion pour lui de mettre ses traces près de celles du grand Pelé dans un stade où il avait perdu, avec Benfica en 1962 par 3 buts à 2, la finale du championnat du monde des clubs, contre le Santos de Pelé justement.
Afrik sports
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Lun 18 Jan - 23:24

Eugène Njo Léa : mort d’un footballeur militant

Le Camerounais a initié la création du plus grand syndicat de footballeurs français en 1961
MARDI 31 OCTOBRE 2006 / PAR SAÏD AÏT-HATRIT

Eugène Njo Léa, l’un des premiers footballeurs africains à avoir évolué en France, est mort le 23 octobre dernier à Douala. Attaquant prolifique, le Camerounais a impulsé la création du plus puissant syndicat de footballeurs français, l’UNFP, en 1961, à une époque où les footballeurs appartenaient à leurs clubs jusqu’à l’âge de 35 ans. Il n’est jamais parvenu à apporter autant qu’il aurait souhaité à son pays et son continent.
Imaginerait-on aujourd’hui Didier Drogba mettre fin à sa carrière de footballeur pour terminer ses études de médecine et embrasser une carrière de chirurgien ? C’est ce qu’a fait Eugène Njo Léa, footballeur international camerounais mort le lundi 23 octobre dernier, à Douala. Intellectuel, diplomate, juriste… il est l’un des premiers footballeurs africains à avoir évolué dans le championnat français. Il quitte Douala en 1951, pour s’inscrire dans un lycée de la région de Roanne, près de Lyon, où l’Association sportive de Saint Etienne (ASSE) ne tarde pas à le repérer. Il fait notamment parler de lui, avec son club du dimanche, au lendemain d’une victoire où il marque 11 des 12 buts de son équipe. De 1954 à 1959, aux côtés de l’Algérien Rachid Mekloufi, il inscrit avec les Verts 70 buts en 133 matchs et participe en 1957 à la conquête du premier titre de champion de France des Verts.

Ce ne sont pas les contrats mirobolants qui ont tracé le parcours du Camerounais mais les villes où il a posé sa besace d’étudiant. Et Njo Léa, qui s’inscrit à l’université de Lyon en 1959, est logiquement recruté par l’Olympique lyonnais. Il reste auprès du futur grand rival de Saint Etienne le temps d’obtenir son diplôme d’études supérieures en droit public et gagne la capitale, Paris, pour l’Institut des hautes études d’Outre-mer. Là encore, il n’échappe pas à l’appel du football et au Racing club de Paris. Star du football la nuit, diplomate stagiaire à Rome le jour, Njo Léa ne peut faire plus longtemps ce grand écart et met fin à sa carrière.

Les footballeurs sont des « esclaves »

L’une des plus grandes victoires de ce footballeur militant a été la création, le 16 novembre 1961, du plus grand syndicat du foot français : l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP). « C’est lui qui l’a impulsée, confirme-t-on au siège du syndicat, à Paris. Avec Just Fontaine, les deux hommes ont trouvé une oreille attentive auprès du juriste Jacques Bertrand, qui avait déjà essayé de créer un syndicat quelques années plus tôt ». A l’époque, ce sont essentiellement les conditions contractuelles qui liaient les joueurs aux clubs qui ont poussé le jeune Camerounais à se lancer dans cette aventure.

Les joueurs qui signaient un contrat professionnel restaient la propriété de leur club jusqu’à l’âge de 35 ans. C’est leur président qui « décidait de manière unilatérale s’il augmentait un joueur d’un franc ou s’il acceptait de le laisser jouer dans un autre club », se souvient-on à l’UNFP. En 1953, dans une interview au journal France Dimanche, Raymond Kopa, libéré trois ans plus tard pour rejoindre le grand Real de Madrid, déclare que les footballeurs sont des « esclaves ». Ce n’est qu’en juin 1969 que les choses changent avec la création du Contrat à durée librement déterminée. Une révolution qui mettra du temps à gagner toute l’Europe et encore plus le reste du monde.

Progressiste en France, bridé dans son pays

Ce qu’il a apporté au Vieux continent, Njo Léa n’a jamais pu le construire en Afrique, pas plus que dans son pays. « Je voulais que notre continent se donne les moyens de gagner une Coupe du monde. Je voulais sensibiliser tous les gouvernements sur la nécessité d’organiser le football, qui peut être une matière première très rentable pour les pays en développement. J’ai fait, à mes frais, le tour de l’Afrique pour cela. Mais le premier chef d’Etat à me soutenir n’était pas un Africain : c’était le français Georges Pompidou », confiait un Eugène Njo Léa désabusé au quotidien camerounais Mutations en octobre 2001. Le diplomate, ancien ambassadeur auprès du secrétaire général de l’OUA (Organisation de l’Union africaine, aujourd’hui Union africaine), le guinéen Diallo Telli, était pourtant aguerri. Mais rien n’y fait : « J’ai compris pourquoi mon ami Diallo Telli disait que l’OUA est un cimetière de résolutions », expliquait-il.

Idem au Cameroun, où il rentre en 1987 avec l’idée de professionnaliser la pratique du football. Le ministre des Sports, sans doute vexé que le plan n’ait pas été impulsé par ses services, annonce la création d’une commission pour étudier sa viabilité. « C’est à se demander si elle a siégé ne serait-ce qu’une fois », tente-t-on de se souvenir à Mutations, où Njo Léa se rendait au moins un après-midi par mois, quand il trouvait l’énergie nécessaire. « Si je meurs maintenant, sans que ce projet aboutisse, je m’en irai très triste, prévenait-il. J’aurai le sentiment de n’avoir pas donné à mon pays tout ce que j’aurais pu lui apporter ».

Afrik-foot
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Lun 18 Jan - 23:28

Sessegnon en liberté

Stéphane Sessegnon porte tous les espoirs du Bénin sur ses épaules.

JEUDI 7 JANVIER 2010

Bridé au Paris-SG, où il est maintenu sur l’aile gauche, Stéphane Sessegnon profitera de la CAN pour montrer enfin tout son talent. Avec lui, le Bénin peut espérer la première qualification pour un second tour de son histoire.
Sa première saison au Paris-SG (49 matches, 7 buts) fut prometteuse, la seconde convainc moins. Le milieu offensif, convoité depuis plus d’un an par les meilleurs clubs européens, notamment Chelsea, est le plus souvent aligné dans le couloir gauche par son entraîneur, Antoine Kombouaré, et peine à briller, malgré une technique toujours aussi étonnante, ainsi que deux buts et trois passes décisives. Son jeu à risque, qui ne peut donc éviter une dose de déchet, est critiqué, notamment sa propension à trop se compliquer la vie en tentant des dribbles difficiles. L’arrivée au club d’un spécialiste du couloir gauche pourrait lui permettre de se recentrer vers sa position préférée, derrière les attaquants, ou à droite, comme la saison passée ou il fut une des révélations de la saison.

Sa carrière en sélection

À 25 ans, c’est déjà un vieux de la vieille en sélection béninoise puisqu’il y a débuté en juin 2004 lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, au Cameroun (2-1) alors qu’à tout juste 20 ans et évoluait encore aux Requins de l‘Atlantique. Il totalise 24 sélections pour deux buts mais n’a plus marqué depuis un an et demi, contre l’Ouganda en éliminatoires du Mondial (4-1), et n’a pu réussir à qualifier son équipe pour sa première Coupe du monde. Le Bénin a en effet terminé deuxième du groupe D à trois points du Ghana malgré un succès contre les Black Stars (1-0). Auparavant, Sessegnon avait participé à la CAN 2008, durant laquelle les Écureuils avaient subi trois défaites dans un groupe difficile (Côte d’Ivoire, Nigeria, Mali) sans que le Manceau de l’époque ne parvienne à briller.

Son statut

Difficile pour un joueur de la trempe de Stéphane Sessegnon d’évoluer au sein d‘une sélection où il est finalement le seul joueur de renom. Seul Mickaël Poté (Nice) commence un peu à lui voler la vedette, du moins sur la Côte d’Azur. Il n’est pourtant pas le capitaine de l’équipe, qui est l’ancien défenseur messin Damien Chrysostome (Denizlispor). Mais il sera l’atout majeur des Écureuils, qui ont perdu tous leurs matches dans les seules CAN qu’ils ont disputées, en 2004 et 2008. Ils compteront sur lui pour organiser l’équipe, donner des ballons à Poté ou Razak Omotoyossi (Metz), voire exploiter son exceptionnelle frappe de balle pour marquer lui-même. Ce serait un bon moyen de se faire remarquer en Angleterre…

AFRIK-FOOT
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Lun 8 Fév - 16:30

Raoul Diagne est parti
Premier joueur noir en équipe de France
Premier joueur de couleur à avoir évolué en équipe de France, le Sénégalais Raoul Diagne s’est éteint cette semaine à l’âge de 92 ans. L’ancien entraîneur sénégalais avait signé la première victoire contre la France en 1963.

AFRIK-FOOT- DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2002


Raoul Diagne. Le Sénégal et l’Afrique du football sont en deuil. L’un des doyens du ballon rond, Raoul Diagne, s’est éteint cette semaine à l’âge de 92 ans. Premier joueur noir dans une équipe de France et entraîneur de la première équipe nationale du Sénégal indépendant, la gazelle noire avait défrayé la chronique dans l’Hexagone dans les années 30. Né le 10 novembre 1910 à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane où son père était fonctionnaire, il arrive en France à 20 ans pour ses études mais devient très vite footballeur professionnel. Il signe sa première licence au Racing club de France, alors au firmament de son histoire, avant de rejoindre le Racing club de Paris avec qui il remporte le championnat en ... 1936. Il y restera huit ans puis quitte la capitale pour Toulouse durant la seconde guerre mondiale et finit sa carrière en 1946 à Annecy.


Première victoire contre la France
C’est dans les moments difficiles que traverse la France, à la veille de la seconde guerre mondiale, que Raoul Diagne fait sa rentrée avec les Bleus. Les Français découvraient en 1938 le premier noir dans leur sélection nationale. Le fils de Blaise Diagne, aussi premier député noir à l’Assemblée française, était polyvalent en défense. Il a même joué comme gardien de but. Après l’indépendance du Sénégal, il se précipite dans son pays d’origine pour prendre en main la toute jeune équipe nationale. Et signe la première victoire sénégalaise contre l’équipe de France, trente ans avant que Diouf et ses coéquipiers ne récidivent. C’était en 1963 lors des Jeux de l’Amitié sur un score de 2 buts à zéro.
Le père du football sénégalais a été inhumé mardi dernier à Créteil, en France, son pays d’adoption. Les autorités sénégalaises ont rendu un vibrant hommage à Raoul Diagne.

AFRIK-FOOT
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Sam 20 Mar - 21:27

L’équipe du FLN, la plus belle aventure du football algérien




Retour sur une glorieuse épopée qui commença en 1958

SAMEDI 20 MARS 2010 / PAR DJAMEL BELAYACHI/AFRIK-FOOT

En arrachant la troisième qualification de son histoire à la Coupe du monde le 18 novembre 2009 à Khartoum, face à l’Egypte (1-0), l’Algérie venait de renouer avec un passé footballistique glorieux. Une aventure dont la première page fut écrite en pleine guerre d’Algérie, avec la fondation de l’équipe du Front de libération nationale (FLN) en avril 1958.
En arrachant la troisième qualification de son histoire à la Coupe du Monde le 18 novembre 2009 à Khartoum, face à la coriace Egypte d’Abou Trika (1-0), l’Algérie venait de renouer avec un passé footballistique glorieux. Une aventure dont la victoire historique contre l’Allemagne de l’Ouest au Mondial de 82 à Gijón est souvent citée comme l’apogée. Pourtant, les plus belles pages du foot algérien furent écrites bien des années auparavant. En pleine guerre d’Algérie.

Petit retour en arrière. Le 12 avril 1958, deux joueurs algériens, Mokhtar Arribi (Lens) et Adbelhamid Kermali (Olympique lyonnais), vont à la rencontre de la star de Saint-Etienne, qui règne à l’époque en maître sur le championnat français, Rachid Mekhloufi, à la veille d’un match contre Béziers, et lui disent : "Demain, on s’en va". Rachid Mekhloufi ne rechigne pas. Le 14 avril, les trois compères prennent la tangente, direction la Suisse, puis l’Italie, et enfin la Tunisie, où ils doivent constituer l’équipe du Front de libération nationale (FLN). Ils seront 10 à rallier Tunis en catimini, entre le 12 et le 14 avril 1958, puis d’autres fournées suivront. En tout, une trentaine de joueurs rejoindront l’équipe du FLN pour servir de porte-voix au Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).

Français : "Réveillez-vous"

En France, la disparition simultanée et massive des joueurs algériens ne passe pas inaperçue. D’autant que l’équipe de France se prépare à la Coupe du monde qui doit se dérouler en Suède quelques semaines plus tard, et compte embarquer dans ses bagages Mustapha Zitouni et Rachid Mekhloufi. La presse de l’époque titre en grosses manchettes sur la fuite des joueurs algériens. Opération réussie pour le FLN qui voulait faire un coup médiatique pour défendre la cause de l’Indépendance. "En général, à cette époque rares étaient les gens qui savaient qu’il y avait une guerre en Algérie (…) c’était le black-out", explique Rachid Mekhloufi dans un entretien vidéo réalisé par Génériques. C’était une action politique pour dire au peuple français : "Réveillez-vous ! Il y a une guerre qui est en train de se dérouler !" C’est un ancien footballeur, Mohamed Boumezrag (Bordeaux, Le Mans), qui a organisé la fuite des joueurs, et fondé l’équipe du FLN. Il eut l’idée de mettre sur pied cette équipe dès son retour des Jeux de l’Amitié organisés à Moscou en 1956.

Les autorités françaises font pression sur la FIFA et obtiennent l’interdiction de l’équipe du FLN, Interdiction que beaucoup de pays bravent et permettent à l’Algérie d’effectuer plus de 90 matchs, notamment dans les pays de l’Est de l’Europe et en Asie, pour faire connaître la cause algérienne. Cerise sur le gâteau, le FLN Tour a aussi permis a l’Algérie de réaliser de belles victoires, dont la plus marquante reste celle face à la Yougoslavie par 6 à 1. "Nous étions militants, nous étions révolutionnaires (…) C’était nos plus belles années", se rappelle Mohammed Maouche, l’un des joueurs. Figure de la révolution algérienne, Ferhat Abbas eut pour sa part cette phrase à l’adresse de l’équipe du FLN : "Vous venez de faire gagner dix ans à la cause algérienne."
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Ven 26 Mar - 21:50

Kanu, un dernier défi et puis s’en va



A 34 ans, Nwankwo Kanu joue sans doute sa dernière compétition avec les Super Eagles

jeudi 25 mars 2010 / par Nicholas Mc Anally

Nwankwo Kanu est en forme. Impressionnant avec Portsmouth, le capitaine des Super Eagles multiplie les bonnes performances avec un objectif : faire partie des 23 du Nigeria que Lars Lagerbäck emmènera en Afrique du Sud.

A 34 ans, Nwankwo Kanu est plutôt sur la fin de sa carrière. Mais il lui reste un défi à relever : participer à une troisième Coupe du monde de football avec le Nigeria. Après 1998 et 2002, le buteur de Portsmouth peut encore mener les Super Eagles en Afrique du Sud. Leader de vestiaire, l’ancien attaquant de l’Ajax est en train de prouver qu’il peut aussi être un guide sur le terrain.

Ces dernières performances du côté de Pompey sont en effet à la hauteur d’un attaquant de grande classe. Rarement titulaire, le numéro 4 du Nigeria n’affiche que trois titularisations au compteur (et 16 entrées en cours de jeu). Pour deux buts. Mais c’est surtout son abattage qui impressionne. Avram Grant, l’entraîneur de Portsmouth, a ainsi vanté les mérites de l’ancien Interiste après son but décisif, ce week-end, face à Hull City : "Ses gestes sur son but étaient tout simplement incroyables, il était au bon endroit au bon moment."

Concert de louanges

Son adjoint sur le banc de la lanterne rouge de Premier League, Tommy Smith, s’est montré encore plus emballé par cette performance : "Kanu ne va pas très vite mais il n’en a pas besoin. Il a une qualité indéniable avec le ballon et il utilise son corps avec génie." Kanu compense son manque de vitesse par une vision extraordinaire et son sens du placement. C’est aussi ça l’expérience.

Et la bonne forme de Papilo n’a pas laissé indifférent Lars Lagerbäck, le nouveau boss des Super Eagles. Au point de déloger Odemwingie, Martins, Obinna ou Obasi ? "Kanu est très bon et il fait preuve de beaucoup de bonne volonté avec le Nigeria. Il sera dans l’équipe mais le coach n’a pas encore défini son rôle", a ainsi assuré un membre du staff technique du Nigeria. Présent avec les Super Eagles depuis 1994, Nwankwo Kanu aurait ainsi l’occasion de finir sur une belle touche.

Afrik-foot
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Ven 26 Mar - 22:11


Jules Bocandé, le capitaine fracasse

Portrait de l’attaquant sénégalais, légende de Metz à Dakar
samedi 6 mars 2010 / par Nicholas Mc Anally

International, meilleur buteur de Première Division, star de Metz à Nice en passant par le PSG ou Lens, le buteur sénégalais aurait bien pu ne jamais connaître un telle carrière. Certains finissent leur carrière sur un coup de tête, d’autres la débutent sur un coup de pied.

Parler de Jules Bocandé, c’est évoquer les plus belles dread locks de la fin des années 80 jusqu’au début du années 90. Le rasta sénégalais a torturé les défenses françaises, finissant même meilleur buteur de Première Division, avec 23 réalisations lors de la saison 1985-86. L’international sénégalais était par ailleurs à la pointe de l’attaque messine lorsque le club grenat s’en allait fesser le grand FC Barcelone sur ses propres terres (4-1).

Joueur clé des Lions Teranga, Bocandé participe activement à la renaissance du football sénégalais en scorant par trois fois pour le Zimbabwe (3-0). Trois buts synonymes de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 1986, organisée par l’Egypte, mais aussi de retour sur la scène continentale, 18 ans après. Eliminés au premier tour, Bocandé et les Sénégalais reviennent plus fort 4 ans plus tard pour une place en demi-finale en 1990 et en quart de finale en 1992.

Un coup de pied qui déclenche tout

Mais tout ça, l’ancien buteur de l’OGC Nice a bien failli ne jamais le connaître. Le petit attaquant est certes talentueux mais il arpente seulement les pelouses du championnat sénégalais. A 21 ans, Bocandé est surclassé et rejoint l’équipe première du Casa Sport, le club de sa ville natale, pour jouer et gagner la finale de la Coupe du Sénégal face à l’ogre venu de la capitale, l’ASC Diaraf. Mais c’est l’année suivante qui lui ouvrira les portes de l’Europe. Casa Sport affronte cette fois-ci l’ASC Jeanne d’Arc pour ce qui sera la seule finale histoire à être disputée sur deux manches.

Le match retour, particulièrement tendu, est marqué par la violence. Alors que l’arbitre a fait retirer un pénalty raté par la Jeanne d’Arc, Bocandé, alors très jeune, ne peut se contenir et fait un croche pied à l’arbitre. Un geste qui lui vaut une suspension à vie au Sénégal. Et qui l’envoie en Europe, grâce à un ami belge.

Là-bas, Jules découvre le froid et la D3 belge avant de s’essayer en Jupiler League sous les couleurs du RFC Sérésien, tout récent promu pour la première saison du Lion de la Terangua qui passe quasiment directement de la Promotion au championnat professionnel. Repéré outre-Quiévain, le Sénégalais rejoint le FC Metz au cœur de l’été 1984 pour deux saisons, dont une marquée par un titre de meilleur réalisateur de D1. L’ancien membre des Black Stars, l’écurie drivée par Pape Diouf, est précurseur : avec Bell, Milla… il fait partie de la première génération d’Africains à écumer l’Europe.

223 matches, 69 buts

Le PSG, champion de France en titre, lui fait alors les yeux doux et s’attache les services du fantasque attaquant pour deux saisons. Deux saisons en dent de scie où le Parc des Princes pourra observer la technique ciselée du natif de Ziguinchor mais aussi son inconstance. 32 matches, 5 buts pour sa première saison, Bocandé est envoyé sur le banc. Sa deuxième saison est quasi-blanche (9 matches, 1 but) et il est envoyé dans le Sud, à Nice. Où il revit pendant quatre saisons avant d’aller divertir le Stade Bollaert de Lens de ces dribbles chaloupés et de ses retournés acrobatiques. Une dernière pige à Alost, en Belgique et la boucle est bouclée.

Les crampons raccrochés, Bocandé ne s’éloigne pas des terrains. En 2000, il a intégré le staff technique des Lions de la Terangua et participe donc activement à la renaissance du football sénégalais, qui élimine notamment la France du Mondial 2002 en Asie. Primé en 2008 par l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA) pour ‘’services rendus au football continental et sous-régional », cette légende vivante est devenu l’homme orchestre de la Casamance : foot, politique, business : "Je fais un peu de business, je gère une discothèque, j’ai aussi une boutique - Jules Sport - et un atelier de flocage de vêtement. Plus un peu de politique." Il est en effet adjoint à la mairie de Ziguinchor et étudie en parallèle un projet de centre de formation pour le club. "Mais voila, le club n’a pas les moyens et pour faire avancer tout ça, c’est ma poche qui saigne."

Afrik-foot
avatar
adsm

Messages : 19445
Date d'inscription : 05/11/2009
Age : 72
Localisation : Diguendin diguenda

Revenir en haut Aller en bas

Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Sam 10 Avr - 12:13

Garrincha
Born: 28 October, 1933. Pau Grande, Brazil





Garrincha était aussi brillant sur le lancement qu'il était sauvage de cela. On le connaît comme le dribbleur le plus grand(super) dans l'histoire de football. Bien qu'il soit né avec des jambes estropiées(endommagées) et ait conservé une jambe gauche déformée même après une opération, il n'a jamais laissé cet etat affecter ses merveilleuses habiletés(compétences) de boule(balle), faisant un peu de fonctionnement de football le plus beau jamais. Le DOS de Manuel Francisco Santos, son nom donné, était le champion du monde deux fois, 1958 et 1962. Pendant la Coupe du monde au Chili, quand Pele a été dehors après le deuxième match(allumette) avec une blessure, Garrincha avait le rôle majeur dans la conquête du Brésil.

Garrincha a joué 60 jeux pour l'équipe brésilienne. Avec Garrincha, le Brésil a gagné 52 jeux et avait 7 (tirs). Le Brésil jamais perdu avec Garrincha et Pele jouant ensemble. Sa seule perte pour le Brésil est entrée dans son dernier jeu, dans la Coupe du monde 1966 en Angleterre.

Il a joué pour Botafogo, sa première équipe professionnelle, dans 581 jeux, marquant 232 buts. Il était le champion de la Ligue Carioca en 1957, 1961 et 1962 et de la ligue de Rio-Sao Paulo en 1962 .

Asphyxié par des problèmes matrimoniaux et fiscaux, Garrincha ("l'oiseau chanteur") est mort en janvier 1983 d'abus d'alcool.
(traduction approximative)