Portraits et Histoire

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Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:23

Salif Keïta, la panthère noire du football
Retour sur un parcours exemplaire

Attaquant hors pair, plus jeune international du Mali, Salif Keïta, alias "Domingo", fut l’un des premiers joueurs africains à s’imposer en Europe. Véritable globe-trotter, il termine sa carrière aux Etats-Unis où il passe un diplôme de gestion afin de revenir travailler au développement du football de son pays. Retour sur le parcours d’un grand Monsieur du football africain.

Né le 12 décembre 1946, Salif Keïta fut le plus jeune international de l’histoire des Aigles du Mali, évoluant dans l’équipe nationale pour la première fois en 1963 à l’âge de 15 ans. Son palmarès est éloquent : trois titres de champion du Mali avec l’AS Real de Bamako, trois titres de Champion de France avec Saint-Etienne, un Soulier d’argent de 2ème meilleur buteur européen en 1967 et un ballon d’or africain en 1970. Il joue dans les plus grands clubs européens puis termine sa carrière aux Etats-Unis avant de créer le premier centre de formation du Mali.


Salif Keïta joue d’abord pour le Stade malien de Bamako, avec qui il perd la finale de la première Coupe d’Afrique des clubs champions en 1965 devant les Camerounais de l’Oryx de Douala. Il cède une nouvelle fois en finale de la seconde édition un an plus tard, cette fois avec l’AS Real de Bamako, face au Stade d’Abidjan. Mais le jeune prodige est sacré meilleur buteur de la compétition avec 14 buts en 8 matchs et il remporte trois titres de champion du Mali avec l’AS Real. Pourtant, Salif Keita reste l’homme sans titre continental puisqu’il doit aussi s’incliner, toujours en 1965, en finale des premiers Jeux africains à Brazzaville, avant de se contenter une nouvelle fois de la deuxième place lors de la Coupe d’Afrique des Nations en 1972, au Cameroun, face au Congo. Sa renommée, Salif Keita la fera en Europe.

Un taxi pour Saint-Étienne

L’Association Sportive de Saint-Etienne (ASSE), qui domine le football français, dispose d’un correspondant à Bamako qui a repéré la perle rare. En novembre 1967, le club propose un contrat à Salif qui n’hésite pas à quitter clandestinement son pays pour prendre le premier avion, mais sans prévenir le club de son arrivée... A l’aéroport d’Orly, il attrape un taxi et lui donne comme adresse « le stade de Geoffroy Guichard, à Saint-Etienne ». Le chauffeur s’étonne, l’adresse étant à plus de 500 km, mais Salif Keïta, sûr de lui, affirme que le club paiera la course.

L’ASSE paiera effectivement et ne regrettera pas son investissement. Salif Keita marque pour les Verts de Saint-Etienne 120 buts en 149 matches, remportant au passage trois titres de champion de France et un « Soulier d’argent » (récompense pour le deuxième meilleur buteur européen avec 42 buts sur l’année). L’histoire d’amour entre le club et Salif est telle qu’en 1968, l’ASSE prend une panthère noire pour emblème, en hommage à son attaquant vedette. Cette panthère est aujourd’hui encore l’emblème du club, même si nombreux sont ceux qui ont oublié cette origine.

Carrière hors du commun

A une époque où les footballeurs africains ne sont pas nombreux en Europe, Salif Keïta n’hésite pas à beaucoup voyager. En désaccord sur son contrat avec l’AS Saint-Etienne, il quitte le club pour le grand rival : l’Olympique de Marseille (OM). A cause de problèmes administratifs, l’OM souhaite qu’il prenne la nationalité française. Du coup, le joueur part pour Valence où il évolue trois saisons. Il passe ensuite trois années au Sporting de Lisbonne puis termine sa carrière au Boston Team, aux Etats-Unis, où il décroche dans le même temps un diplôme de gestion. Il rentre au pays en 1986.

Après un bref passage au gouvernement comme ministre délégué auprès du Premier ministre, Salif Keita gère son hôtel, "Le Mandé", sur les bords du fleuve Niger. Mais souhaitant mettre son expérience au profit des plus jeunes, il crée le centre de formation de jeunes footballeurs Salif Kéïta (CSK), qui a formé bon nombre des actuels internationaux du Mali. Il participe activement, de par son poste de conseiller du président du comité d’organisation de la Can (Cocan), à l’organisation de la 23ème Can au Mali. Mais aujourd’hui, c’est sur les épaules de Seydou Keïta, formé au CSK et élu meilleur joueur de la Coupe du Monde des juniors Nigeria 99 et actuellement au RC Lens, que repose l’espoir du Mali. Salif Keïta promet à son disciple une aussi belle carrière que la sienne. C’est déjà beaucoup.
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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:32

Rachid Mekloufi, footballeur révolutionnaire
Portrait du plus grand joueur algérien de son époque


Tout commence l’été 1954. Repéré par un recruteur stéphanois, un jeune et frêle joueur à peine âgé de 18 ans, arrive en France en provenance de Sétif, en Algérie. C’est le début d’une grande histoire d’amour entre deux futures légendes, Rachid Mekloufi, qui deviendra le meilleur footballeur algérien de son époque, et l’AS Saint-Etienne qui s’imposera bientôt comme le premier club français des années 60 et 70.

Lorsque Rachid Mekloufi arrive à Saint-Etienne, dans le centre de la France, en 1954, l’Algérie est alors un département français. Le jeune footballeur n’a jamais joué sur une pelouse avant de découvrir le stade Geoffroy-Guichard sous l’œil critique de son nouvel entraîneur, Jean Snella, vieille gloire du football français. Quelques jours plus tard, il débute son premier match en tant que meneur de jeu, inscrit trois buts et s’impose dans les cœurs stéphanois. Il partage l’attaque stéphanoise avec Eugène N’Jo Léa, devenu par la suite diplomate au Cameroun, et, en 1956-1957, ils offrent à l’AS Saint-Etienne (ASSE) son premier titre de Champion de France en marquant 54 buts à eux deux ! Puis la saison suivante, c’est le premier match de Coupe d’Europe des Verts, en Ecosse à Ibrox Park, l’antre des Glasgow Rangers, et c’est Rachid qui ouvre le score, marquant le premier but européen de Saint-Etienne.


Le pays avant tout
1958, la « guerre d’Algérie » bat son plein, une douzaine de joueurs algériens, dont Rachid Melkoufi, quittent la France pour rejoindre la Tunisie où s’est installé le FLN (Front de Libération National algérien). Pendant quatre ans, jusqu’en 1962, ils seront les meilleurs représentants de leur pays à l’extérieur. Durant cette période, faite de match amicaux et de tournées dans les pays amis, l’équipe du FLN deviendra un emblème de l’indépendance. Celle-ci acquise, Rachid Mekloufi vas rejoindre Saint-Etienne, le club de son cœur avec qui il était toujours sous contrat. Mais pour avoir joué dans l’équipe du FLN, Mekloufi ne put revenir en France immédiatement. Il fut donc engagé au Servette de Genève, dont l’entraîneur était l’ancien stéphanois, Jean Snella. Il put ainsi faire une période de transition avant de revenir en France. Au Servette, il apporta

un titre de champion suisse.

C’est en décembre 1962, dans un climat tendu, qu’il rejouera son premier match avec les Verts, premier ballon, premier « gri-gri », le public est (re)conquis et fête avec joie le retour de son idole. L’année suivante, nouveau titre de champion de France, Rachid joue désormais milieu de terrain, organise davantage le jeu pour ses jeunes partenaires, Herbin, Larqué ou Revelli. Saison 1966-67, c’est la consécration pour l’enfant de Sétif qui remporte son troisième titre de champion et est sacré meilleur joueur du championnat de France. Nouveau titre en 1967-68 et pour son dernier match sous le maillot vert, en finale de la Coupe de France face à Bordeaux, Mekloufi réalise un doublé (victoire de Saint-Etienne 2 à 1). Puis il quitte les Verts qui vont le remplacer par un certain Salif Keita.

Du joueur au Président

Ses dernières années de footballeur, Rachid Mekloufi va les passer à Bastia, en Corse, où il devient entraîneur-joueur. Une nouvelle expérience qui lui servira ensuite puisqu’il deviendra sélectionneur de l’équipe nationale d’Algérie (remportant les Jeux méditerranéen en 1975) et qu’il fut surtout un des deux entraîneurs de la grande équipe d’Algérie de 1982 qui terrassa l’Allemagne grâce à deux buts de Rabah Madjer et Lakhdar Belloumi avant d’être éliminée suite à un match pipé entre l’Allemagne et l’Autriche. Enfin, il fut brièvement Président de la Fédération Algérienne de football en 1988 et travaille maintenant au sein de la Confédération Africaine de Football. Une carrière bien remplie pour celui qui restera à jamais l’enfant prodige de Sétif et Saint-Etienne.
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Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:36

Ben Barek, la Perle noire
La légende du football marocain


Né à Casablanca le 15 juin 1915 (mais il n’y a pas de certitude sur sa date de naissance), Larbi Ben Barek, surnommé « la perle noire » sera le premier grand footballeur marocain. Passé par Marseille, le Stade Français et l’Atletico de Madrid, il marquera son époque et reste encore aujourd’hui une référence du beau jeu.

Licencié à l’US Marocaine, Larbi Ben Barek fut repéré par des journalistes français lors d’un match amical avec une sélection d’Afrique et c’est ainsi qu’il arrive à l’Olympique de Marseille un été de 1938. Formé au football des rues de Casablanca, il s’impose très vite à l’OM par son style « brésilien », mais aussi par un sens du but inné axé sur un remarquable jeu de tête et un frappe de balle surpuissante. Véritable idole de Marseille après quelques matches, il connaît sa première sélection sous le maillot de l’équipe de France (le Maroc étant alors un protectorat) le 4 décembre 1938 devant l’Italie et tout semble lui promettre un avenir étincelant. Hélas, la première guerre mondiale va amputer sa carrière et entre 1939 et 1945 il retourne à l’US Marocaine avec qui il remporte cependant 5 titres de champion d’Afrique du Nord.


A la libération, il rejoint Paris et le Stade Français ou il joue trois saisons, puis est acheté à prix d’or par l’Atletico Madrid (1948-1953) au grand désespoir des supporters parisiens à tel point qu’un journaliste aurait même écrit : "Vendez l’Arc de Triomphe ou la Tour Eiffel, mais ne vendez pas Ben Barek". En Espagne, son style unique va encore faire sensation. Il remporte deux titres de champions d’Espagne (1950 et 51), marque plus de 50 buts et devient une des plus grandes vedettes de la Liga.

17 ans de carrière

Alors que tout le monde le croit fini (il a environ 35 ans), il revient à l’OM de 1953 à 1955 où il fera encore parler sa classe, et il joue son 17eme et dernier match avec l’équipe de France le 16 octobre 1954 face à l’Allemagne ce qui fait de lui, à ce jour, le joueur ayant eut la plus longue période d’activité sous le maillot de l’équipe de France (15 ans et 10 mois).

Sa carrière bien remplie, il retourne au Maroc et devient entraîneur pour faire profiter les joueurs de son pays de son expérience fabuleuse. Malheureusement, nul n’est jamais prophète en son pays, et celui qui fut sans doute le plus grand footballeur marocain de tous les temps disparaîtra, après avoir été spolié et abusé par de nombreux individus, en 1992. Mais pour les supporters du ballon rond, il restera à jamais une étoile de la galaxie footballistique.
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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 13 Jan - 20:40

Eusebio, légende de Benfica
Le joueur mozambicain sur les traces de Pelé


Eusebio est une légende du football mondial. De son pays natal, le Mozambique, aux Etats-Unis, où pris fin sa carrière, il a écrit quelques-unes des plus belles pages de l’histoire du foot. (Re)découverte de ce joueur d’exception, légende du Benfica de Lisbonne et alter ego du Roi Pelé.
Né en 1942 au Mozambique, alors colonie portugaise, Eusebio fut le plus grand footballeur africain de son temps. Du Mozambique aux Etats-Unis, où il termina sa carrière, en passant par le Benfica de Lisbonne, dont il écrivit la légende, il fut le seul joueur de son époque à soutenir la comparaison face au Roi Pelé.


Alors qu’il joue au Mozambique, Eusebio Ferreira da Silva est remarqué par les recruteurs des grands clubs lusitaniens. En 1961, alors âgé d’à peine 19 ans, il rejoint le Portugal pour jouer au Sporting de Lisbonne, mais il est repéré par Bela Guttmann, l’entraîneur du Benfica, grand rival du Sporting et champion d’Europe en titre. La rivalité entre les deux clubs est telle qu’il doit se cacher dans un petit village de pêcheurs pour laisser les deux parties résoudre leur différent avant de signer finalement au Benfica Lisbonne. Un choix qu’il ne regrettera pas.
Dès 1962, il s’impose comme un buteur exceptionnel, alliant technique, puissance, sens du but et fair play. Pour sa première saison, il remporte le titre de champion d’Europe des clubs champions en inscrivant deux buts en finale contre le grand Real de Madrid de Di Stefano et Puskas (5-3). Une légende était née. En quatorze saisons au Benfica, il marque plus de 500 buts, remporte dix titres de champions du Portugal et six Coupes du Portugal. Il est encore finaliste de la Coupe d’Europe des Champions en 1963, 65 et 68, faisant du Benfica le plus grand club européen de la décennie. A titre personnel, il fut Ballon d’or en 1965 et sacré deux fois Soulier d’or, meilleur buteur européen, en 1968 et 1973.

1966 : Eusebio alter ego de Pelé

Mais son heure de gloire a été la Coupe du Monde 1966 en Angleterre. Sous les couleurs du Portugal, Eusebio y termine meilleur buteur de la compétition avec neuf réalisations, terrassant le Brésil de Pelé 3-1, avant de s’incliner en demi-finale, à Wembley, face à l’Angleterre, qui remportera la compétition.

Le match qui marqua les mémoires se déroule contre la Corée du Nord. Eusebio rentre sur le terrain après une demi-heure de jeu, alors que son équipe est menée 3-0. Il réalise un quadruplé. Le Portugal l’emporte finalement 5-3.

Comme le Brésil n’oublie jamais les grands footballeurs, Eusebio a inauguré le 21 juillet dernier la section internationale de l’« Allée de la gloire », à Rio de Janeiro, en laissant l’empreinte de ses pieds dans l’enceinte du mythique stade du Maracana. L’occasion pour lui de mettre ses traces près de celles du grand Pelé dans un stade où il avait perdu, avec Benfica en 1962 par 3 buts à 2, la finale du championnat du monde des clubs, contre le Santos de Pelé justement.
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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Lun 18 Jan - 23:24

Eugène Njo Léa : mort d’un footballeur militant

Le Camerounais a initié la création du plus grand syndicat de footballeurs français en 1961
MARDI 31 OCTOBRE 2006 / PAR SAÏD AÏT-HATRIT

Eugène Njo Léa, l’un des premiers footballeurs africains à avoir évolué en France, est mort le 23 octobre dernier à Douala. Attaquant prolifique, le Camerounais a impulsé la création du plus puissant syndicat de footballeurs français, l’UNFP, en 1961, à une époque où les footballeurs appartenaient à leurs clubs jusqu’à l’âge de 35 ans. Il n’est jamais parvenu à apporter autant qu’il aurait souhaité à son pays et son continent.
Imaginerait-on aujourd’hui Didier Drogba mettre fin à sa carrière de footballeur pour terminer ses études de médecine et embrasser une carrière de chirurgien ? C’est ce qu’a fait Eugène Njo Léa, footballeur international camerounais mort le lundi 23 octobre dernier, à Douala. Intellectuel, diplomate, juriste… il est l’un des premiers footballeurs africains à avoir évolué dans le championnat français. Il quitte Douala en 1951, pour s’inscrire dans un lycée de la région de Roanne, près de Lyon, où l’Association sportive de Saint Etienne (ASSE) ne tarde pas à le repérer. Il fait notamment parler de lui, avec son club du dimanche, au lendemain d’une victoire où il marque 11 des 12 buts de son équipe. De 1954 à 1959, aux côtés de l’Algérien Rachid Mekloufi, il inscrit avec les Verts 70 buts en 133 matchs et participe en 1957 à la conquête du premier titre de champion de France des Verts.

Ce ne sont pas les contrats mirobolants qui ont tracé le parcours du Camerounais mais les villes où il a posé sa besace d’étudiant. Et Njo Léa, qui s’inscrit à l’université de Lyon en 1959, est logiquement recruté par l’Olympique lyonnais. Il reste auprès du futur grand rival de Saint Etienne le temps d’obtenir son diplôme d’études supérieures en droit public et gagne la capitale, Paris, pour l’Institut des hautes études d’Outre-mer. Là encore, il n’échappe pas à l’appel du football et au Racing club de Paris. Star du football la nuit, diplomate stagiaire à Rome le jour, Njo Léa ne peut faire plus longtemps ce grand écart et met fin à sa carrière.

Les footballeurs sont des « esclaves »

L’une des plus grandes victoires de ce footballeur militant a été la création, le 16 novembre 1961, du plus grand syndicat du foot français : l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP). « C’est lui qui l’a impulsée, confirme-t-on au siège du syndicat, à Paris. Avec Just Fontaine, les deux hommes ont trouvé une oreille attentive auprès du juriste Jacques Bertrand, qui avait déjà essayé de créer un syndicat quelques années plus tôt ». A l’époque, ce sont essentiellement les conditions contractuelles qui liaient les joueurs aux clubs qui ont poussé le jeune Camerounais à se lancer dans cette aventure.

Les joueurs qui signaient un contrat professionnel restaient la propriété de leur club jusqu’à l’âge de 35 ans. C’est leur président qui « décidait de manière unilatérale s’il augmentait un joueur d’un franc ou s’il acceptait de le laisser jouer dans un autre club », se souvient-on à l’UNFP. En 1953, dans une interview au journal France Dimanche, Raymond Kopa, libéré trois ans plus tard pour rejoindre le grand Real de Madrid, déclare que les footballeurs sont des « esclaves ». Ce n’est qu’en juin 1969 que les choses changent avec la création du Contrat à durée librement déterminée. Une révolution qui mettra du temps à gagner toute l’Europe et encore plus le reste du monde.

Progressiste en France, bridé dans son pays

Ce qu’il a apporté au Vieux continent, Njo Léa n’a jamais pu le construire en Afrique, pas plus que dans son pays. « Je voulais que notre continent se donne les moyens de gagner une Coupe du monde. Je voulais sensibiliser tous les gouvernements sur la nécessité d’organiser le football, qui peut être une matière première très rentable pour les pays en développement. J’ai fait, à mes frais, le tour de l’Afrique pour cela. Mais le premier chef d’Etat à me soutenir n’était pas un Africain : c’était le français Georges Pompidou », confiait un Eugène Njo Léa désabusé au quotidien camerounais Mutations en octobre 2001. Le diplomate, ancien ambassadeur auprès du secrétaire général de l’OUA (Organisation de l’Union africaine, aujourd’hui Union africaine), le guinéen Diallo Telli, était pourtant aguerri. Mais rien n’y fait : « J’ai compris pourquoi mon ami Diallo Telli disait que l’OUA est un cimetière de résolutions », expliquait-il.

Idem au Cameroun, où il rentre en 1987 avec l’idée de professionnaliser la pratique du football. Le ministre des Sports, sans doute vexé que le plan n’ait pas été impulsé par ses services, annonce la création d’une commission pour étudier sa viabilité. « C’est à se demander si elle a siégé ne serait-ce qu’une fois », tente-t-on de se souvenir à Mutations, où Njo Léa se rendait au moins un après-midi par mois, quand il trouvait l’énergie nécessaire. « Si je meurs maintenant, sans que ce projet aboutisse, je m’en irai très triste, prévenait-il. J’aurai le sentiment de n’avoir pas donné à mon pays tout ce que j’aurais pu lui apporter ».

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Message par adsm le Lun 18 Jan - 23:28

Sessegnon en liberté

Stéphane Sessegnon porte tous les espoirs du Bénin sur ses épaules.

JEUDI 7 JANVIER 2010

Bridé au Paris-SG, où il est maintenu sur l’aile gauche, Stéphane Sessegnon profitera de la CAN pour montrer enfin tout son talent. Avec lui, le Bénin peut espérer la première qualification pour un second tour de son histoire.
Sa première saison au Paris-SG (49 matches, 7 buts) fut prometteuse, la seconde convainc moins. Le milieu offensif, convoité depuis plus d’un an par les meilleurs clubs européens, notamment Chelsea, est le plus souvent aligné dans le couloir gauche par son entraîneur, Antoine Kombouaré, et peine à briller, malgré une technique toujours aussi étonnante, ainsi que deux buts et trois passes décisives. Son jeu à risque, qui ne peut donc éviter une dose de déchet, est critiqué, notamment sa propension à trop se compliquer la vie en tentant des dribbles difficiles. L’arrivée au club d’un spécialiste du couloir gauche pourrait lui permettre de se recentrer vers sa position préférée, derrière les attaquants, ou à droite, comme la saison passée ou il fut une des révélations de la saison.

Sa carrière en sélection

À 25 ans, c’est déjà un vieux de la vieille en sélection béninoise puisqu’il y a débuté en juin 2004 lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, au Cameroun (2-1) alors qu’à tout juste 20 ans et évoluait encore aux Requins de l‘Atlantique. Il totalise 24 sélections pour deux buts mais n’a plus marqué depuis un an et demi, contre l’Ouganda en éliminatoires du Mondial (4-1), et n’a pu réussir à qualifier son équipe pour sa première Coupe du monde. Le Bénin a en effet terminé deuxième du groupe D à trois points du Ghana malgré un succès contre les Black Stars (1-0). Auparavant, Sessegnon avait participé à la CAN 2008, durant laquelle les Écureuils avaient subi trois défaites dans un groupe difficile (Côte d’Ivoire, Nigeria, Mali) sans que le Manceau de l’époque ne parvienne à briller.

Son statut

Difficile pour un joueur de la trempe de Stéphane Sessegnon d’évoluer au sein d‘une sélection où il est finalement le seul joueur de renom. Seul Mickaël Poté (Nice) commence un peu à lui voler la vedette, du moins sur la Côte d’Azur. Il n’est pourtant pas le capitaine de l’équipe, qui est l’ancien défenseur messin Damien Chrysostome (Denizlispor). Mais il sera l’atout majeur des Écureuils, qui ont perdu tous leurs matches dans les seules CAN qu’ils ont disputées, en 2004 et 2008. Ils compteront sur lui pour organiser l’équipe, donner des ballons à Poté ou Razak Omotoyossi (Metz), voire exploiter son exceptionnelle frappe de balle pour marquer lui-même. Ce serait un bon moyen de se faire remarquer en Angleterre…

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Message par adsm le Lun 8 Fév - 16:30

Raoul Diagne est parti
Premier joueur noir en équipe de France
Premier joueur de couleur à avoir évolué en équipe de France, le Sénégalais Raoul Diagne s’est éteint cette semaine à l’âge de 92 ans. L’ancien entraîneur sénégalais avait signé la première victoire contre la France en 1963.

AFRIK-FOOT- DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2002


Raoul Diagne. Le Sénégal et l’Afrique du football sont en deuil. L’un des doyens du ballon rond, Raoul Diagne, s’est éteint cette semaine à l’âge de 92 ans. Premier joueur noir dans une équipe de France et entraîneur de la première équipe nationale du Sénégal indépendant, la gazelle noire avait défrayé la chronique dans l’Hexagone dans les années 30. Né le 10 novembre 1910 à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane où son père était fonctionnaire, il arrive en France à 20 ans pour ses études mais devient très vite footballeur professionnel. Il signe sa première licence au Racing club de France, alors au firmament de son histoire, avant de rejoindre le Racing club de Paris avec qui il remporte le championnat en ... 1936. Il y restera huit ans puis quitte la capitale pour Toulouse durant la seconde guerre mondiale et finit sa carrière en 1946 à Annecy.


Première victoire contre la France
C’est dans les moments difficiles que traverse la France, à la veille de la seconde guerre mondiale, que Raoul Diagne fait sa rentrée avec les Bleus. Les Français découvraient en 1938 le premier noir dans leur sélection nationale. Le fils de Blaise Diagne, aussi premier député noir à l’Assemblée française, était polyvalent en défense. Il a même joué comme gardien de but. Après l’indépendance du Sénégal, il se précipite dans son pays d’origine pour prendre en main la toute jeune équipe nationale. Et signe la première victoire sénégalaise contre l’équipe de France, trente ans avant que Diouf et ses coéquipiers ne récidivent. C’était en 1963 lors des Jeux de l’Amitié sur un score de 2 buts à zéro.
Le père du football sénégalais a été inhumé mardi dernier à Créteil, en France, son pays d’adoption. Les autorités sénégalaises ont rendu un vibrant hommage à Raoul Diagne.

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Sam 20 Mar - 21:27

L’équipe du FLN, la plus belle aventure du football algérien




Retour sur une glorieuse épopée qui commença en 1958

SAMEDI 20 MARS 2010 / PAR DJAMEL BELAYACHI/AFRIK-FOOT

En arrachant la troisième qualification de son histoire à la Coupe du monde le 18 novembre 2009 à Khartoum, face à l’Egypte (1-0), l’Algérie venait de renouer avec un passé footballistique glorieux. Une aventure dont la première page fut écrite en pleine guerre d’Algérie, avec la fondation de l’équipe du Front de libération nationale (FLN) en avril 1958.
En arrachant la troisième qualification de son histoire à la Coupe du Monde le 18 novembre 2009 à Khartoum, face à la coriace Egypte d’Abou Trika (1-0), l’Algérie venait de renouer avec un passé footballistique glorieux. Une aventure dont la victoire historique contre l’Allemagne de l’Ouest au Mondial de 82 à Gijón est souvent citée comme l’apogée. Pourtant, les plus belles pages du foot algérien furent écrites bien des années auparavant. En pleine guerre d’Algérie.

Petit retour en arrière. Le 12 avril 1958, deux joueurs algériens, Mokhtar Arribi (Lens) et Adbelhamid Kermali (Olympique lyonnais), vont à la rencontre de la star de Saint-Etienne, qui règne à l’époque en maître sur le championnat français, Rachid Mekhloufi, à la veille d’un match contre Béziers, et lui disent : "Demain, on s’en va". Rachid Mekhloufi ne rechigne pas. Le 14 avril, les trois compères prennent la tangente, direction la Suisse, puis l’Italie, et enfin la Tunisie, où ils doivent constituer l’équipe du Front de libération nationale (FLN). Ils seront 10 à rallier Tunis en catimini, entre le 12 et le 14 avril 1958, puis d’autres fournées suivront. En tout, une trentaine de joueurs rejoindront l’équipe du FLN pour servir de porte-voix au Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).

Français : "Réveillez-vous"

En France, la disparition simultanée et massive des joueurs algériens ne passe pas inaperçue. D’autant que l’équipe de France se prépare à la Coupe du monde qui doit se dérouler en Suède quelques semaines plus tard, et compte embarquer dans ses bagages Mustapha Zitouni et Rachid Mekhloufi. La presse de l’époque titre en grosses manchettes sur la fuite des joueurs algériens. Opération réussie pour le FLN qui voulait faire un coup médiatique pour défendre la cause de l’Indépendance. "En général, à cette époque rares étaient les gens qui savaient qu’il y avait une guerre en Algérie (…) c’était le black-out", explique Rachid Mekhloufi dans un entretien vidéo réalisé par Génériques. C’était une action politique pour dire au peuple français : "Réveillez-vous ! Il y a une guerre qui est en train de se dérouler !" C’est un ancien footballeur, Mohamed Boumezrag (Bordeaux, Le Mans), qui a organisé la fuite des joueurs, et fondé l’équipe du FLN. Il eut l’idée de mettre sur pied cette équipe dès son retour des Jeux de l’Amitié organisés à Moscou en 1956.

Les autorités françaises font pression sur la FIFA et obtiennent l’interdiction de l’équipe du FLN, Interdiction que beaucoup de pays bravent et permettent à l’Algérie d’effectuer plus de 90 matchs, notamment dans les pays de l’Est de l’Europe et en Asie, pour faire connaître la cause algérienne. Cerise sur le gâteau, le FLN Tour a aussi permis a l’Algérie de réaliser de belles victoires, dont la plus marquante reste celle face à la Yougoslavie par 6 à 1. "Nous étions militants, nous étions révolutionnaires (…) C’était nos plus belles années", se rappelle Mohammed Maouche, l’un des joueurs. Figure de la révolution algérienne, Ferhat Abbas eut pour sa part cette phrase à l’adresse de l’équipe du FLN : "Vous venez de faire gagner dix ans à la cause algérienne."

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Ven 26 Mar - 21:50

Kanu, un dernier défi et puis s’en va



A 34 ans, Nwankwo Kanu joue sans doute sa dernière compétition avec les Super Eagles

jeudi 25 mars 2010 / par Nicholas Mc Anally

Nwankwo Kanu est en forme. Impressionnant avec Portsmouth, le capitaine des Super Eagles multiplie les bonnes performances avec un objectif : faire partie des 23 du Nigeria que Lars Lagerbäck emmènera en Afrique du Sud.

A 34 ans, Nwankwo Kanu est plutôt sur la fin de sa carrière. Mais il lui reste un défi à relever : participer à une troisième Coupe du monde de football avec le Nigeria. Après 1998 et 2002, le buteur de Portsmouth peut encore mener les Super Eagles en Afrique du Sud. Leader de vestiaire, l’ancien attaquant de l’Ajax est en train de prouver qu’il peut aussi être un guide sur le terrain.

Ces dernières performances du côté de Pompey sont en effet à la hauteur d’un attaquant de grande classe. Rarement titulaire, le numéro 4 du Nigeria n’affiche que trois titularisations au compteur (et 16 entrées en cours de jeu). Pour deux buts. Mais c’est surtout son abattage qui impressionne. Avram Grant, l’entraîneur de Portsmouth, a ainsi vanté les mérites de l’ancien Interiste après son but décisif, ce week-end, face à Hull City : "Ses gestes sur son but étaient tout simplement incroyables, il était au bon endroit au bon moment."

Concert de louanges

Son adjoint sur le banc de la lanterne rouge de Premier League, Tommy Smith, s’est montré encore plus emballé par cette performance : "Kanu ne va pas très vite mais il n’en a pas besoin. Il a une qualité indéniable avec le ballon et il utilise son corps avec génie." Kanu compense son manque de vitesse par une vision extraordinaire et son sens du placement. C’est aussi ça l’expérience.

Et la bonne forme de Papilo n’a pas laissé indifférent Lars Lagerbäck, le nouveau boss des Super Eagles. Au point de déloger Odemwingie, Martins, Obinna ou Obasi ? "Kanu est très bon et il fait preuve de beaucoup de bonne volonté avec le Nigeria. Il sera dans l’équipe mais le coach n’a pas encore défini son rôle", a ainsi assuré un membre du staff technique du Nigeria. Présent avec les Super Eagles depuis 1994, Nwankwo Kanu aurait ainsi l’occasion de finir sur une belle touche.

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Ven 26 Mar - 22:11


Jules Bocandé, le capitaine fracasse

Portrait de l’attaquant sénégalais, légende de Metz à Dakar
samedi 6 mars 2010 / par Nicholas Mc Anally

International, meilleur buteur de Première Division, star de Metz à Nice en passant par le PSG ou Lens, le buteur sénégalais aurait bien pu ne jamais connaître un telle carrière. Certains finissent leur carrière sur un coup de tête, d’autres la débutent sur un coup de pied.

Parler de Jules Bocandé, c’est évoquer les plus belles dread locks de la fin des années 80 jusqu’au début du années 90. Le rasta sénégalais a torturé les défenses françaises, finissant même meilleur buteur de Première Division, avec 23 réalisations lors de la saison 1985-86. L’international sénégalais était par ailleurs à la pointe de l’attaque messine lorsque le club grenat s’en allait fesser le grand FC Barcelone sur ses propres terres (4-1).

Joueur clé des Lions Teranga, Bocandé participe activement à la renaissance du football sénégalais en scorant par trois fois pour le Zimbabwe (3-0). Trois buts synonymes de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 1986, organisée par l’Egypte, mais aussi de retour sur la scène continentale, 18 ans après. Eliminés au premier tour, Bocandé et les Sénégalais reviennent plus fort 4 ans plus tard pour une place en demi-finale en 1990 et en quart de finale en 1992.

Un coup de pied qui déclenche tout

Mais tout ça, l’ancien buteur de l’OGC Nice a bien failli ne jamais le connaître. Le petit attaquant est certes talentueux mais il arpente seulement les pelouses du championnat sénégalais. A 21 ans, Bocandé est surclassé et rejoint l’équipe première du Casa Sport, le club de sa ville natale, pour jouer et gagner la finale de la Coupe du Sénégal face à l’ogre venu de la capitale, l’ASC Diaraf. Mais c’est l’année suivante qui lui ouvrira les portes de l’Europe. Casa Sport affronte cette fois-ci l’ASC Jeanne d’Arc pour ce qui sera la seule finale histoire à être disputée sur deux manches.

Le match retour, particulièrement tendu, est marqué par la violence. Alors que l’arbitre a fait retirer un pénalty raté par la Jeanne d’Arc, Bocandé, alors très jeune, ne peut se contenir et fait un croche pied à l’arbitre. Un geste qui lui vaut une suspension à vie au Sénégal. Et qui l’envoie en Europe, grâce à un ami belge.

Là-bas, Jules découvre le froid et la D3 belge avant de s’essayer en Jupiler League sous les couleurs du RFC Sérésien, tout récent promu pour la première saison du Lion de la Terangua qui passe quasiment directement de la Promotion au championnat professionnel. Repéré outre-Quiévain, le Sénégalais rejoint le FC Metz au cœur de l’été 1984 pour deux saisons, dont une marquée par un titre de meilleur réalisateur de D1. L’ancien membre des Black Stars, l’écurie drivée par Pape Diouf, est précurseur : avec Bell, Milla… il fait partie de la première génération d’Africains à écumer l’Europe.

223 matches, 69 buts

Le PSG, champion de France en titre, lui fait alors les yeux doux et s’attache les services du fantasque attaquant pour deux saisons. Deux saisons en dent de scie où le Parc des Princes pourra observer la technique ciselée du natif de Ziguinchor mais aussi son inconstance. 32 matches, 5 buts pour sa première saison, Bocandé est envoyé sur le banc. Sa deuxième saison est quasi-blanche (9 matches, 1 but) et il est envoyé dans le Sud, à Nice. Où il revit pendant quatre saisons avant d’aller divertir le Stade Bollaert de Lens de ces dribbles chaloupés et de ses retournés acrobatiques. Une dernière pige à Alost, en Belgique et la boucle est bouclée.

Les crampons raccrochés, Bocandé ne s’éloigne pas des terrains. En 2000, il a intégré le staff technique des Lions de la Terangua et participe donc activement à la renaissance du football sénégalais, qui élimine notamment la France du Mondial 2002 en Asie. Primé en 2008 par l’Union des fédérations ouest-africaines de football (UFOA) pour ‘’services rendus au football continental et sous-régional », cette légende vivante est devenu l’homme orchestre de la Casamance : foot, politique, business : "Je fais un peu de business, je gère une discothèque, j’ai aussi une boutique - Jules Sport - et un atelier de flocage de vêtement. Plus un peu de politique." Il est en effet adjoint à la mairie de Ziguinchor et étudie en parallèle un projet de centre de formation pour le club. "Mais voila, le club n’a pas les moyens et pour faire avancer tout ça, c’est ma poche qui saigne."

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Sam 10 Avr - 12:13

Garrincha
Born: 28 October, 1933. Pau Grande, Brazil





Garrincha était aussi brillant sur le lancement qu'il était sauvage de cela. On le connaît comme le dribbleur le plus grand(super) dans l'histoire de football. Bien qu'il soit né avec des jambes estropiées(endommagées) et ait conservé une jambe gauche déformée même après une opération, il n'a jamais laissé cet etat affecter ses merveilleuses habiletés(compétences) de boule(balle), faisant un peu de fonctionnement de football le plus beau jamais. Le DOS de Manuel Francisco Santos, son nom donné, était le champion du monde deux fois, 1958 et 1962. Pendant la Coupe du monde au Chili, quand Pele a été dehors après le deuxième match(allumette) avec une blessure, Garrincha avait le rôle majeur dans la conquête du Brésil.

Garrincha a joué 60 jeux pour l'équipe brésilienne. Avec Garrincha, le Brésil a gagné 52 jeux et avait 7 (tirs). Le Brésil jamais perdu avec Garrincha et Pele jouant ensemble. Sa seule perte pour le Brésil est entrée dans son dernier jeu, dans la Coupe du monde 1966 en Angleterre.

Il a joué pour Botafogo, sa première équipe professionnelle, dans 581 jeux, marquant 232 buts. Il était le champion de la Ligue Carioca en 1957, 1961 et 1962 et de la ligue de Rio-Sao Paulo en 1962 .

Asphyxié par des problèmes matrimoniaux et fiscaux, Garrincha ("l'oiseau chanteur") est mort en janvier 1983 d'abus d'alcool.
(traduction approximative)







Debout de gauche à droite: Djalma Santos, Zito, Bellini, Nilton Santos, Orlando and Gimar.
Assis : Garrincha, Didi, Pelé, Vavá and Zagallo.

Quelques vidéos de la Selecao( Brésil) 1958






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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Lun 12 Avr - 13:30

Augustine "Jay-Jay" Okocha, un génie africain




Portrait du footballeur nigérian

DIMANCHE 11 AVRIL 2010 / PAR DJAMEL AHMED-TAYEB

Le Nigérian est sans conteste l’un des footballeurs les plus doués de sa génération. Adulé par tout un pays et idole d’un continent, il est parvenu, grâce à ses grigris, à emmener son pays au sommet mondial et à faire le bonheur de ses supporters et des amateurs de football. Portrait d’un artiste du ballon rond.
Augustine "Jay-Jay" Okocha est né le 14 aout 1973 à Enugu au Nigeria. Dès son plus jeune âge, dans son quartier, le petit Augustine est passionné par le football et joue pendant des heures. De cette passion, le jeune Okocha va en faire un métier et ainsi devenir une icône du football mondial.

Parcours d’un globe-trotter

Cette passion pour le football le conduit a faire ces gammes au Enugu Rangers International Football Club. Mais c’est en Europe que le Nigérian explose. Le milieu de terrain offensif y débarque à l’été 1992 et plus précisément en Allemagne dans le club de l’Eintracht Francfort. En Bundesliga, le Nigérian va s’inscrire dans la durée puisqu’il va effectuer quatre saisons pleines, durant lesquelles il disputa 90 matches de championnat pour 17 buts inscrits, plus 14 matches en Coupe d’Europe pour 2 but inscrits.

A l’été 1996, il quitte l’Allemagne. Direction la Turquie et le club stambouliote de Fenerbahçe. Là-bas, le milieu offensif va faire admirer sa formidable technique, ses gris-gris et son sens du jeu. Grâce à ses qualités, il va devenir l’un des chouchou des supporters de Fenerbahçe et son rendement va s’en ressentir puisqu’il inscrit la bagatelle de 30 buts en 63 matches de championnat. En 1998, fort d’une renommée grandissante, il rejoint le PSG pour la modique somme de 102 MF soit 15 million d’euros (record de l’époque pour un transfert en France).

Dans le club de la capitale, Jay-Jay va connaitre le haut niveau et va marquer les esprits. Dès son premier match officiel sous les couleurs parisiennes, face à Bordeaux, il inscrit un but d’anthologie : une frappe superbe de plus de 35 mètres qui va se loger dans la lucarne du gardien girondin. Par la suite, il va connaitre des hauts et des bas au Paris Saint-Germain, notamment dus à des blessures récurrentes et de multiples changements d’entraineurs. Il va néanmoins aller au bout de son bail de 4 ans avec un bilan plutôt positif de 12 buts en 84 matches de championnat et 2 buts en 11 matches de Coupes d’Europe.

En 2002-2003, Okocha quitte le club parisien et s’engage alors avec les Bolton Wanderers. En Angleterre, Okocha va découvrir un championnat plus engagé. Cependant, grâce à ses qualités techniques, l’artiste nigérian va s’adapter très rapidement et va jouer quatre saisons à Bolton (14 buts en 124 matches de Premier League). En 2006-2007, son contrat arrivant à son terme, il quitte l’Europe et s’expatrie au Qatar et il rejoint le Qatar SC. Il effectuera une saison dans laquelle il joua 41 matches pour 6 buts. A 34 ans et à la recherche d’un ultime défi, il effectue un comeback en Angleterre avec l’équipe de Hull City en Coca Cola Championship (deuxième division anglaise). Il apporte sa contribution au club en participant a 18 matches et aide le club à monter en Premier League.

Une brillante carrière internationale

Les performances de Okocha en club l’amène vite a être sélectionné en équipe nationale du Nigéria. Il intègre la sélection en 1993 et n’en sortira plus jusqu’en 2006. Il fait partie de la génération dorée des Super Eagles, en compagnie de Nwankwo Kanu. En 1994, ils remportent la Coupe d’Afrique des nations en Tunisie, en battant la Zambie sur le score de 2 à 1. Cette même année, ils se qualifient pour la première fois de leur histoire à la phase finale de la Coupe du monde aux Etats-Unis.

Sous l’impulsion de Okocha, le Nigeria atteint les huitièmes de finale du Mondial américain, éliminé, après prolongations, par l’Italie de Roberto Baggio. Médaille d’or aux JO d’Atlanta en 1996, le Super Ealge éclate en 1998 en France, étalant aux yeux du monde sa classe et son aisance technique.


Durant ce tournoi, Okocha va être surnommé "Jay-Jay" grâce à un geste technique qui consiste à faire une roulette du pied droit, feinte de roulette du pied gauche enchaînée à une feinte de corps pour éliminer l’adversaire direct. Ce geste est entré dans les annales du football. Deux ans plus tard, en 2000, le Nigeria d’Okocha atteint la finale de la Coupe d’Afrique des nation sur ses terres. Mais, malheureusement pour Okocha, son équipe est défaite aux tirs aux but par le Cameroun. En 2002 et 2004, il échoue une nouvelle fois en terminant troisième de l’épreuve continentale.

La carrière internationale d’Augustine "Jay-Jay" Okocha prend fin en 2006. De ce joueur, on retiendra une fabuleuse technique et un véritable don pour ce sport qui lui on permit, en compagnie de ses compatriotes nigérians issu d’une génération incroyable, de faire rayonner le football nigérian et africain dans le monde. Okocha compte 75 sélections et 14 buts avec le Nigeria entre 1993 et 2006.

Jay Jay a fait ses adieux au ballon rond en juin 2008 devant 20 000 de ses compatriotes, au Nigeria, à l’occasion de son jubilé, organisé au Warri Township Stadium. Joseph Yobo, El-Hadji Diouf, Benjani ou Nwankwo Kanu étaient venus participer à la fête avec l’ancien milieu de terrain du Paris SG aujourd’hui âgé de 36 ans.



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Re: Portraits et Histoire

Message par rachid_as le Jeu 15 Avr - 18:48

Le miracle de Berne



En pénétrant sur la pelouse du stade Wankdorf de Berne à 16h45 ce 4 juillet 1954, Fritz Walter, Helmut Rahn et Max Morlock ne s'attendaient certainement pas à écrire l'une des pages les plus incroyables de l'histoire du football.

"En nous alignant pour l'hymne national, nous n'avions aucune idée de ce qui nous attendait. Nous avons eu le réflexe de nous prendre la main, car le sentiment d'amitié qui unissait tous les joueurs était vraiment très fort", se souvient le défenseur Jupp Posipal au moment d'évoquer la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1954, remportée 3:2 par la R.F.A face à une équipe de Hongrie que l'on disait pourtant invincible.

En l'espace d'un match, des héros sont nés. La Coupe du Monde de la FIFA y a quant à elle gagné une aventure extraordinaire, si improbable que les commentateurs de l'époque l'ont surnommée "le miracle de Berne". Une expression qui a marqué pour toujours l'histoire du football allemand. Jamais un match n'avait suscité autant d'anecdotes et de légendes que cette finale de Coupe du Monde de la FIFA 1954 opposant la Hongrie et la R.F.A.

Les bons mots du sélectionneur Sepp Herberger font désormais partie du folklore du football mondial : "Le ballon roule", "un match dure quatre-vingt-dix minutes" ou encore "un match se joue parfois avant le coup d'envoi". On ne saura jamais avec certitude si le technicien allemand est bien l'auteur de ces aphorismes ou si, comme le veut la rumeur, ces concepts simples lui ont été suggérés par l'une des femmes de ménage affectées au camp de base de la R.F.A.

Il suffit de parler du but victorieux inscrit par Helmut Rahn dans cette finale pour voir les yeux de n'importe quel supporter allemand s'allumer. "Rahn est encore loin mais il arme sa frappe… il va tirer… il tire et but ! But ! But ! L'Allemagne est championne du monde !"Personne n'a oublié les paroles historiques de Herbert Zimmermann, le journaliste radio chargé de couvrir l'événement. Des mots simples qui, aujourd'hui encore, donnent la chair de poules à tous les amateurs de football allemand.

A l'époque
La finale du 4 juillet 1954 paraît totalement déséquilibrée sur le papier. La présence de la R.F.A à ce niveau de la compétition constitue déjà en soi une surprise. L'Allemagne de l'Ouest a dû attendre 1950 avant de disputer son premier match après la Deuxième Guerre Mondiale. Pour sa troisième participation à une Coupe du Monde de la FIFA, la Mannschaft réussit cependant à déjouer les pronostics. Malgré la lourde défaite (3:Cool concédée face à la Hongrie, les Allemands assurent l'essentiel en dominant la Turquie à deux reprises (4:1 et 7:2), la Yougoslavie (2:0) et l'Autriche (6:1) pour assurer leur place en finale.

De son côté, la Hongrie débarque en Suisse forte d'une série d'invincibilité qui court depuis le 14 mai 1950. Les Magyars confirment rapidement leur statut de favori en humiliant tour à tour la Turquie (7:0) et la R.F.A (8:3) lors de la phase de poules. Après avoir pris la mesure du Brésil en quart de finale (4:2), Puskás et ses coéquipiers doivent cependant s'employer pour se débarrasser de l'Uruguay (4:2 a.p) en demi-finale.

Pour tous les supporters hongrois, la conquête du Trophée Jules Rimet s'annonce comme une simple formalité. L'ambassadeur hongrois en Suisse est si sûr de son fait qu'il a déjà organisé une grande réception pour les joueurs, les personnalités et les journalistes, le lendemain de la finale. Pendant ce temps, les autorités hongroises lancent l'impression d'un timbre destiné à commémorer l'événement et 17 socles sont posés au stade Nep de Budapest en vue de l'édification d'un immense monument. La supériorité de la Hongrie ne fait absolument aucun doute et personne n'envisage un instant que l'impossible puisse survenir. Et pourtant…

Le match
Sous une pluie soutenue, les premières minutes de la rencontre confirment l'impression générale : la Hongrie domine de la tête et des épaules, tandis que les joueurs de Herberger semblent dépassés par les événements. Dès la sixième minute, Ferenc Puskás donne l'avantage aux siens d'une frappe imparable. Cent vingt secondes plus tard, Zoltán Czibor profite d'une erreur de la défense allemande pour doubler la mise. Mis en difficulté par une passe en retrait de Werner Kohlmeyer, le gardien Toni Turek est devancé par l'attaquant hongrois, lequel n'a plus qu'à éviter le retour de Kohlmeyer avant de glisser le ballon au fond des filets.

Des années plus tard, Walter expliquera dans sa biographie que les joueurs allemands ont pu surmonter ce début de match catastrophique grâce à une extraordinaire solidarité. "Nous étions très touchés. Nous nous regardions les uns les autres, sans trop comprendre. Pourtant, personne n'a adressé le moindre reproche à "Kohli" ou à Toni. A ce moment-là, quelqu'un a renvoyé le ballon vers le rond central. Max Morlock a essayé de le contrôler, sans succès. Ottmar Walter, qui refusait de se laisser abattre, est allé le voir et lui a dit : Tu vas voir, Fritz va nous faire quelque chose de spécial."

La réponse des Allemands ne se fait pas attendre. Rahn s'échappe sur le côté droit et tire au but. József Bozsik dévie la frappe mais Max Morlock a bien suivi et, du bout du pied, il glisse le ballon hors de portée du gardien Gyula Grosics (2:1). Après dix minutes de jeu, tout redevient possible.

La confiance change de camp. A la 18èm minute, sur un long corner du capitaine Walter, le ballon flotte dans la surface de réparation hongroise et parvient jusqu'à Rahn, qui remet les deux équipes à égalité (2:2). Allemands et Hongrois cherchent alors à prendre l'avantage et se rendent coup pour coup.

Au fil du temps, le terrain devient de plus en plus lourd, ce qui favorise le jeu très physique de la R.F.A. Aujourd'hui encore, les jardiniers allemands parlent d'un "temps à la Walter Fritz" lorsque des trombes d'eau transforment la pelouse en un véritable champ de labour.

A la pause, Herberger encourage son équipe : "Les gars, vous avez réalisé quelque chose de fantastique. Surtout, ne leur laissez aucun espace en deuxième mi-temps". Visiblement très mécontents de la tournure prise par les événements, les Hongrois reviennent sur le terrain bien décidés à faire la différence le plus vite possible. Par deux fois, Josef Posipal et Kohlmeyer se substituent à Turek et dégagent le ballon sur la ligne. Puskás, Czibor et l'avant-centre Nándor Hidegkuti font littéralement le siège de la surface de réparation, mais les défenseurs allemands ne renoncent pas et bloquent toutes les tentatives adverses.

Le sort de la rencontre bascule finalement à la 84èm minute, sur l'une des rares incursions de la R.F.A dans le camp hongrois. Au comble de l'excitation, Zimmermann tente de décrire l'action pour les millions de personnes vissées à leur poste de radio. "L'Allemagne poursuit sur le côté gauche avec Schäfer… Schäfer cherche Morlock mais la passe est interceptée par la défense hongroise. C'est encore et toujours Bozsik qui ratisse tous les ballons au milieu… Il remonte le terrain mais il est contré par Schäfer… Schäfer passe par le centre… tête… contrée à nouveau. Le ballon parvient jusqu'à Rahn. Il est encore loin mais il arme sa frappe… il tire et but ! Buuuut ! Buuuut ! 3:2 pour l'Allemagne !"

Une poignée de secondes plus tard, le ballon se retrouve de nouveau au fond des filets, cette fois à l'autre bout du terrain, mais l'arbitre anglais William Ling refuse le but de Puskás pour cause de hors-jeu. Près de 60 millions d'Allemands sont alors suspendus aux lèvres de Zimmermann qui, au comble de l'excitation, s'exclame quelques minutes plus tard : "C'est fini ! C'est fini ! C'est fini ! L'Allemagne est championne du monde après avoir battu la Hongrie 3:2 en finale à Berne !" L'instant est historique.

Le héros
En inscrivant un doublé en finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Helmut Rhan est définitivement entré dans la légende du football allemand. Son tir victorieux peut être considéré comme le but le plus important jamais marqué par un Allemand. Pour beaucoup, il surclasse même le but de Gerd Müller en finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1974 (2:1) ou le penalty transformé par Andreas Brehme en 1990 (1:0).

Entendu
"Je dois considérer ce match avec un certain recul. C'est un sentiment merveilleux quand une équipe vous paye en retour de la confiance que vous lui avez accordée. C'est formidable de pouvoir vivre cela." - Sepp Herberger, sélectionneur de la RFA

Et après ?
Ce premier sacre mondial marque le début d'une période faste pour la Mannschaft qui accumule trois Coupes du Monde de la FIFA (1954, 1974 et 1990) et trois titres de champion d'Europe (1972, 1980 et 1996) en moins de 50 ans. En outre, l'Allemagne s'est systématiquement qualifiée pour toutes les grandes compétitions internationales.

A l'inverse, la Hongrie ne connaîtra plus jamais de tels sommets. La sélection magyare remportera tout de même deux médailles d'or olympiques (1964 et 1968), qui viendront s'ajouter à celle conquise en 1952.

Fifa.com (15/04/2010)

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Ven 7 Mai - 21:47

Coupe du monde 1974 : le Zaïre, primes et châtiment



Retour sur les performances africaines en Coupe du monde.

samedi 1er mai 2010 / par Nicholas Mc Anally/Afrik-foot


Afrik.com vous raconte l’histoire des équipes africaines en Coupe du monde de football. Pour sa troisième participation, l’Afrique a envoyé le Zaïre, champion continental et premier représentant de l’Afrique noire. Mais des problèmes de primes viennent gangrener les performances des Léopards, symboles de la puissance de Mobutu.

C’est, en toute logique, le champion d’Afrique zaïrois qui représente le continent pour la troisième fois de l’histoire. Première équipe de l’Afrique noire, les Léopards avaient mis les moyens. Mobutu était arrivé au pouvoir depuis quelques mois et avait décidé de miser sur le sport pour asseoir son influence.

Le football est la clé de voûte de son système de propagande et, c’est ainsi que le Zaïre débauche Blagoja Vidinić, le technicien yougoslave qui avait mené le Maroc quatre ans auparavant au Mexique. L’équipe du Zaïre, championne d’Afrique en club comme en sélection nationale, est une collection de stars : le gardien Robert Kazadi Muamba, l’un des meilleurs d’Afrique à son poste des années 70, les attaquants Ndaye Mulamba, meilleur buteur de tous les temps en une édition de la CAN, Emmanuel Kakoko Etepe dit "Dieu de ballon", Adelard Mayanga Maku dit "Good Year", Joseph Kibonge, Raoul Kidumu mais aussi les défenseurs Raymond Buanga Tshimenu, Ballon d’Or africain 1973, Lobilo Boba dit "Docta", Jean Mana et Albert Mukombo…

Les Léopards, la queue entre les jambres

Partis un mois en Suisse, les Léopards s’entraînent dur et l’entraîneur yougoslave de noter "des réels progrès tactiques, une bonne condition physique et un excellent moral". Mais les hommes de Vidinic ont hérité d’un groupe relevé en RFA. Outre le Brésil, champion du monde en titre, le Zaïre retrouve deux équipes européennes, les techniques Yougoslaves et les rugueux Ecossais. Après un véritable marathon (plus de 24 équipes engagées !), les représentants africains ouvrent le bal face à l’Ecosse de Joe Jordan, Willy Bremner, Kevin Dalglish et Peter Lorimer. Battus (2-0) sans démériter, les Zaïrois n’ont guère inquiéter les Highlanders.

C’est dans une tension extrême que la seconde rencontre se prépare. Les primes prévues n’ont pas été versées et le portier des Léopards, Mwamba Kazadi, menace de faire "la grève des arrêts". Mais, la Yougoslavie ne fait pas d’état d’âmes et corrige les pauvres Zaïrois (9-0), pire que Mohammed Ali face à George Foreman à Kinshasa quelques mois plus tôt. Une défaite cuisante qui s’explique par la démission totale des Léopards, plus que par la naïveté du football africain que certains observateurs avaient bien voulu voir dans cette défaite. Menés 3-0 au bout d’un quart d’heure, les Zaïrois perdent leur milieu de terrain, Mulamba Ndaye sur un carton rouge. A dix, les Léopards prennent l’eau. 6-0 à la pause et 8-0 au bout d’une heure. 9-0, score final, c’est l’un des plus gros scores de l’histoire de la Coupe du monde.

Face au Brésil de Jairzinho et Rivelino, le Zaïre n’en mène pas large. Terrorisés à l’idée de prendre une nouvelle déculottée, les Léopards se battent comme des Lions. Mais le défi physique imposé par les Zaïrois ne suffit pas face aux artistes brésiliens (3-0). 0 buts marqués, 14 encaissés, c’est la pire prestation africaine en Coupe du monde. Techniquement et tactiquement dépassés, les Léopards rentrent au Zaïre la queue entre les jambes, dans l’indifférence générale et le mépris affiché par le maréchal Mobutu.



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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Mer 12 Mai - 18:23

Coupe du monde 1978 : La Tunisie entre dans l’histoire



Retour sur les performances africaines en Coupe du monde. Episode 4.

dimanche 9 mai 2010 / par Nicholas Mc Anally

Afrik.com vous raconte l’histoire des équipes africaines en Coupe du monde de football. Pour sa quatrième participation, l’Afrique a envoyé la Tunisie et son Ballon d’Or, Tarak Dhiab. Première participation pour les Aigles de Carthage, premier match et première victoire. Ouf ! L’Afrique peut enfin jouer la tête haute.

C’est sur fond de controverse que se déroule la Coupe du monde 1978, organisée par l’Argentine. Outre le contexte politique tendu (l’Argentine est, depuis 1976, une dictature militaire menée par le général Videla, chef de la junte militaire), la FIFA a décidé de changer le format de l’épreuve. Le nombre d’engagés ayant progressé de manière exponentielle à cause de la décolonisation en Asie et en Afrique, l’instance dirigeante du football mondial décide de ne plus disputer de quarts ni de demi-finales mais d’organiser une seconde phase de groupes, qui rallonge d’autant la compétition. En outre, ce deuxième tour favorise les arrangements entre fédérations, à l’image de cet étrange Argentine-Pérou, remporté par les locaux (6-0) et disputé... trois heures après l’autre match du groupe.

Mais de tout ça, la Tunisie n’en a cure. Uniques représentants du continent africain, les Aigles de Carthage ont du éliminer le Maroc, l’Algérie et la Guinée, avant de remporter une bataille à trois face à l’Egypte et au Nigeria pour valider leur billet pour l’Amérique du Sud.

Tarak Dhiab le magnifique

D’entrée, les hommes d’Abdelmajid Chetali frappent un grand coup. Ce 2 juin à Rosario, le monde du football assiste à la première victoire africaine en Coupe du monde. Huit ans après le nul décroché par le Maroc, une nouvelle équipe originaire du Maghreb vient inscrire des points pour l’Afrique. Une jolie victoire sur le Mexique (3-1) qui offre des belles perspectives aux Tunisiens, avant de rencontre la Pologne, troisième de la dernière édition et la RFA, championne du monde en titre.

Emmenée par un étincelant Tarak Dhiab, Ballon d’Or africain 77, les Tunisiens réalisent une seconde période de folie et reviennent au score par Kaabi (55e) avant de s’imposer définitivement par Ghommidh (79e) et Douieb (87e). L’Afrique vient de décrocher ses trois premiers points.

Le Zaïre oublié

Mais, contre les Européens, les Africains ne feront pas le poids. Face à une équipe composée de huit titulaires du match pour la troisième place face au Brésil lors de la Coupe du monde 1974, les Tunisiens sont dominés mais ne s’inclinent que d’un but. Chez les Polonais, figure un certain Henryk Kazperczak qui deviendra plus tard le sélectionneur des Aigles (1994-1998).

La Tunisie conclue son premier tour et sa Coupe du monde par un 0-0 face aux champions du monde en titre. Un manque de réalisme flagrant prive les Nord-Africains d’une victoire nécessaire pour le deuxième tour. Battus, les Tunisiens regardent les Pays-Bas perdre pour la deuxième fois de rang en finale face au pays hôte après que la France a joué un match sous les couleurs du Kimberley FC face à la Hongrie ou que le Péruvien Teófilo Cubillas marque l’un des plus beaux coup franc de l’histoire à l’Ecosse... Chez elle, l’Argentine s’impose grâce à un Mario Kempes tout feu tout flamme, auteur de 6 buts durant la compétition.

L’Afrique rentre chez elle la tête haute, les Tunisiens ayant effacé des tablettes le naufrage zaïrois de 1970.

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Re: Portraits et Histoire

Message par rachid_as le Mer 26 Mai - 11:30

Les petites phrases du Mondial



L'histoire de la Coupe du monde est jalonnée de phrases passées à la postérité.

1934
"Si Sindelar va aux toilettes, vous le suivez aux toilettes". Le sélectionneur anglais de l'équipe de France, George Kimpton, redoute le maître à jouer de la Wunderteam autrichienne et conseille à Georges Verriest de prendre au pied de la lettre l'expression "marquage à la culotte". Las, Matthias Sindelar marque néanmoins le but de l'égalisation et les Bleus sont éliminés (8e de finale Autriche-France, 3-2 a.p.).

1938
"Je le laisse se reposer pour la finale". Ou la plus spectaculaire erreur tactique d'une Coupe du monde... Le présomptueux sélectionneur du Brésil Adhemar Pimenta a fait le choix de laisser au repos son "Diamant noir" Leonidas (4 buts contre la Pologne) lors de la demi-finale contre le tenant du titre (Italie-Brésil, 2-1). Le jour de la finale, Leonidas était frais...

1970
"Aujourd'hui j'ai marqué un but, mais Gordon Banks l'a arrêté". Pelé, d'une tête puissante à ras du poteau, a vraiment cru que les filets allaient trembler, il a même crié "Goooool!" et levé les bras, mais d'une claquette, le gardien anglais a dévié in extremis la balle. Et Roi lui a rendu ce bel hommage (Brésil-Angleterre, 1-0, 1er tour).

1974
"Franz Beckenbauer est devenu une grande personnalité de notre football". Le sélectionneur de la RFA Helmut Schön ne peut que constater la prise de pouvoir tactique de son capitaine, qui demande notamment de jouer avec des ailiers pour alimenter Gerd Müller en ballons, après le premier tour mitigé de la Nationalmannschaft.

1986
"Il a été marqué un peu avec la tête de Maradona et un peu avec la main de Dieu". Phrase, entrée dans la légende, lancée par le capitaine argentin Diego Maradona pour décrire son but marqué du poing contre l'Angleterre en quart de finale (2-1 pour l'Argentine).

1990
"Le football est un sport inventé par les Anglais qui se joue à onze et où les Allemands gagnent à la fin". Célébrissime sentence lancée par l'attaquant anglais Gary Lineker juste après la finale du tournoi remportée par... les Allemands (1-0 contre l'Argentine).

1998
"Il me reste un match pour le faire". Zinedine Zidane en réponse à une remarque qui lui faisait observer qu'il n'avait pas marqué de but avant la finale. Où il en inscrira deux (contre le Brésil, 3-0).

2002
"On est arrivé petit. On va rentrer très grand". L'attaquant de Sénégal El-Hadji Diouf après la victoire surprise de son équipe contre la France tenante du titre en match d'ouverture (1-0).

Fifa.com (26/05/2010)

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Jeu 2 Sep - 11:53

Roger Milla, le vieux Lion





Portrait du mythique footballeur camerounais

Roger Milla, le Lion Indomptable a marqué l’histoire du football mondial et africain. Avec sa danse célèbre, ses dribbles fous et son physique hors du commun, le vieux Lion a écrit l’une des plus belles histoires du football continental. Retour sur la carrière de ce grand footballeur.
Albert Roger Mooh Miller appelé Roger Milla est né le 20 mai en 1952 à Yaoundé. Il fut l’un des plus grands footballeurs africain. Du Cameroun aux Etats–Unis où il a terminé sa carrière professionnelle lors de la première Coupe du Monde sur le sol américain, Roger Milla a inscrit sa légende avec sa sélection par des exploits incroyables.

Roger Milla se distingue dans deux clubs au Cameroun, les Léopards de Douala et le Tonnerre de Yaoundé, où il remporte deux titres de champion et une Ligue des Champions d’Afrique en 1976, année qui le consacre puisque Milla décroche également le Ballon d’Or africain.

Un parcours en club pas à la hauteur de son talent

Après avoir tout glané au Cameroun, Roger Milla quitte son pays natal pour rejoindre l’Europe. Pour sa première expérience à l’étranger, il effectue un tour de France marqué de hauts et de bas. Ses meilleures années dans l’Hexagone se passent à Montpellier et à Saint-Etienne où il contribue à la montée en D1 des deux clubs. Le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne fut un bol d’air vert pour Milla. Car, avant ses deux belles aventures, Roger Milla a accumulé les revers dans les différents clubs français. Tout d’abord à Bastia dans les années 80 où il a été victime de la cruauté des dirigeants corses qui ont jugé ce joueur sur son apparence et non pas sur son talent. Puis dans les années 70, à Monaco et Valenciennes, le Lion Indomptable est confronté par des blessures et une mauvaise d’adaptation qui l’empêchent de révéler son potentiel.

Les meilleurs moments de la carrière de Roger Milla sont sans aucun doute avec sa sélection nationale. Il a participé à trois phases finales de Coupe de monde en 1982, 1990 et 1994. La plus belle épopée est celle de 90 en Italie. Dans cette édition, Roger Milla a 38 ans. Malgré son âge avancé, il arrive à emmener son pays pour la première fois en quarts de finale. Il trouve le chemin des filets à quatre reprises dont un doublé face à la Colombie en huitièmes qui envoie les Lions Indomptables en quarts. Le Cameroun sera éliminé par l’Angleterre en quarts. Incroyable quand on sait que celui qui jouait à la JS Saint-Pierroise coulait une retraite paisible dont il a été sorti par... ses supporters. Le Cameroun souffre de carences offensives et le président de la République intervient, poussé par tout un peuple qui réclame le retour de celui qui a pourtant déjà effectué son jubilé.

Le Roi Lion

Durant cette Coupe du monde, Roger Milla a surpris tout le monde au niveau de sa forme physique et de ses performances. Personne n’oubliera ce match face à la Colombie avec ses deux buts accompagné d’une danse autour du poteau de corner nommée Makossa. Avec ses exploits, il devient une star internationale et une icône nationale. Yannick Noah, artiste français d’origine camerounaise chante en l’honneur de Roger Milla avec le tube Saga Africa en 1991 pour le remercier de ce bonheur offert à toute une nation. C’est une consécration tardive mais mérité pour cet homme. Avant le mondial italien, ce dernier avait pris sa retraite en 1988 fêtant ainsi son jubilé.

Pour l’édition 94 aux Etats–Unis, Roger Milla dépasse toutes les limites. Si les Camerounais ne parviennent pas à rééditer l’exploit italien, le Vieux Lion rugit encore et met un coup de griffe à la Russie dans un match rentré dans la légende : Rigobert Song devient le plus jeune joueur expulsé en phase finale, Oleg Salenko marque 5 buts tandis que Milla sauve l’honneur et devient le plus vieux buteur de la Coupe du monde. C’est son dernier grand exploit avec sa sélection et surtout sa fin de carrière.

Roger Milla reste aujourd’hui dans le monde du football puisqu’il est ambassadeur du football camerounais et membre de la commission de football de la FIFA. Il n’hésite pas à donner son opinion sur l’équipe nationale et a critiqué son successeur Samuel Eto’o : "Pour l’instant, il a apporté beaucoup à Barcelone et à l’Inter Milan, mais jamais rien à l’équipe du Cameroun. Il n’a pas encore répondu aux attentes. C’est aussi une question de discipline : il a un peu malmené les autres joueurs, on n’avait jamais vu ça en équipe nationale ! Le Cameroun attend qu’il réagisse." Roger Milla s’est essayé à la musique dans les années 90 sans grand succès. Ce Lion Indomptable s’est dépensé corps et âme à sa sélection et à réaliser une carrière exceptionnelle.

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Jeu 2 Sep - 11:56

Abedi, le Pelé africain




Portrait du fabuleux footballeur ghanéen



Abedi Pelé, le Black Star a marqué le football africain dans les années 90 par sa vision du jeu, sa vista et par son palmarès riche en succès. Retour sur la carrière de ce joueur exceptionnel.
Abedi Pelé dont le vrai nom est Abedi Ayew est né le 5 novembre 1962 à Domé. Il découvre sa passion pour le football dans les faubourgs d’Accra où il cumule études et football. Il va illuminer le continent africain par ses performances avec l’Olympique de Marseille et le Ghana.

Le Tour du Monde d’Abedi

Abedi Pelé a joué avec 14 clubs dans sa carrière. Du Ghana jusqu’en France en passant par les Emirats Arabes unis, il aura connu 3 continents différents : l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Cependant c’est en Europe qu’il s’est le plus illustré et est resté le plus longtemps. Après des va et vient en France, en Italie, en Allemagne, en Suisse, Abedi Pelé a trouvé la stabilité et la gloire dans le sud de l’hexagone à Marseille.

Le club qui l’a emmené au sommet est l’Olympique de Marseille. Il est resté 3 ans à la Cannebière de 1990 à 1993. A cette époque, Marseille domine le football français, c’est aussi un ogre du football européen. Le Black Star Abedi est l’une des pièces maitresses de l’effectif olympien. Il est le métronome de l’équipe et réalise des prestations exceptionnelles durant ses trois années. Notamment en quarts de finale de la Ligue des Champions face au Milan AC en 1991 qui va le révéler au grand public. La consécration arrive en 1993 lors de la finale de la Ligue des Champions losrque Marseille bat le Milan AC grâce à un but de Basile Boli servi par Abédi Pelé (1-0). Le joueur est au sommet de son art en cette année 1993 avec ce titre auquel il ajoute celui du Ballon d’or africain. Ce dernier trophée, c’est la troisième fois qu’il le remporte, après l’avoir eu en 1991 et 1992.

Il terminera sa carrière en club au Emirats Arabes Unis en 2000 avec un très bon palmarès : trois titres de champions de France (1990, 1991,1992) et un en Ligue des Champions avec l’olympique de Marseille (1993).

Le Ghana Boy

En sélection nationale, Abedi Pelé va connaitre des fortunes diverses. Il est avec d’autres joueurs comme Anthony Yeboah à la tête d’une génération talentueuse dans les années 90. Il obtient le brassard de capitaine de 92 à 98. Le Ghana va atteindre la finale de la Can 1992 au Sénégal face à la Côte d’ivoire. Une finale perdue à l’issue d’une séance de tirs au but interminable (0-0 11-10 TAB) à laquelle n’a pas pris part Abedi Pelé, suspendu pour la rencontre. Il a toutefois inscrit 3 buts dans cette édition de la CAN. Les Eléphants auront empêché la génération d’ Abedi Pelé de remporter plusieurs Can puisqu’ils sont éliminés en quarts de finale en 1994 par cette même équipe (1-2). Lors de l’édition 1996, le Ghana d’Abedi Pelé termine 4ème éliminé en demi-finale par les futurs vainqueur,le pays hôte,l’Afrique du sud.

Abédi Pélé qui aura eu la chance de remporter la CAN 82 n’a toutefois jamais eu l’occasion de disputer une Coupe du monde. C’est son grand échec ainsi que celle de cette génération dorée des années 90 au Ghana. Il a assuré sa succession avec ses trois fils qui sont des footballeurs. Ibrahim Ayew qui évolue au Zamalek (D1 Egyptienne), André Ayew et Jordan Ayew qui suivent leurs traces de leurs pères puisqu’ils jouent avec l’Olympique de Marseille. Le deuxième fils André Ayew a participé, contrairement à son père, à une Coupe du monde : celle de 2010 en Afrique du Sud, la première sur le continent. Un beau cadeau pour Abedi Pélé qui aurait aimé participer à cette compétition au cours de sa remarquable carrière.

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Re: Portraits et Histoire

Message par adsm le Lun 6 Sep - 22:01

Eusebio



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Re: Portraits et Histoire

Message par rachid_as le Mar 25 Jan - 13:10

Ruud GULLIT
Gullit, Tulipe Noire aux reflets d'or






Au pays des tulipes, le symbole de la plante nationale est décliné à toutes les sauces : rouge pour l’amour éternel, panachée pour l’admiration, jaune pour l’amour sans espoir. Le noir, Alexandre Dumas en a fait un roman, et Ruud Gullit son surnom, pour la postérité.

De Haarlem à Grozny, en passant par Milan, Londres et Los Angeles, le champion d’Europe 1988 et double lauréat de la Coupe d’Europe des Clubs Champions avec le mythique AC Milan d’Arrigo Sacchi a déjà sacrément rempli sa biographie. Joueur aussi doué que titré, entraineur pionnier et instinctif, animateur et consultant sur le tube cathodique, chanteur de reggae pour la bonne cause, président de candidature pour une Coupe du Monde de la FIFA, Gullit touche à tout, et bien. "J’aime entreprendre, découvrir et surtout prendre du plaisir", se définit-il.

Mais c’est bien balle au pied que Ruud l’épicurien a laissé une empreinte indélébile. Ses dreadlocks remuées dans le vent de Munich un soir de finale de Championnat d’Europe des Nations ont fait sa légende. Celle d’un artiste imprévisible mais fiable. La Tulipe Noire ne s’est jamais fanée.

Libéro devenu buteur
La genèse a pour théâtre Haarlem. C’est là que le prodige de Jordaan, le quartier d'Amsterdam où il découvre le ballon rond, signe son premier contrat professionnel. Il a 16 ans et côtoie les frères Koeman en sélection de jeunes. Construite au Door Wilskracht Sterk, la réputation du plus jeune joueur de l’histoire de l’élite néerlandaise se consolide en trois saisons d’Eredivisie. Malgré son positionnement comme libéro, il marque quasiment une fois tous les trois matches. Le Feyenoord Rotterdam de l’icône Johan Cruyff réussit un pari génial : le recruter puis le repositionner en milieu offensif.

Avec 40 buts en 101 rencontres et un doublé Coupe-Championnat en 1984, le phénomène est élu meilleur footballeur néerlandais l’année de ses premiers sacres. En quête de progression permanente et de challenges, il file chez le rival du PSV Eindhoven l’année suivante. En deux saisons au Philips Stadion, la Tulipe Noire éclot complètement sur la scène internationale.

Deux titres en Eredivisie, 54 buts en 75 rencontres, un nouveau trophée de meilleur footballeur de l’année et surtout un Ballon d’Or en 1987 : Gullit et le PSV vivent une histoire d’amour et d’honneurs, glanés en deux saisons seulement. Avec ses tresses, son physique athlétique, sa taille, rare pour un meneur (1m86), son sourire hollywoodien et sa décontraction naturelle, le fils de George, professeur d’économie, glane une aura mondiale et un transfert chez les géants italiens de l’AC Milan.

Son personnage est aussi vendeur que son jeu. La légende s’assoit définitivement au panthéon du football mondial un soir de juin 1988. En finale de l’UEFA EURO 1988, son coup de tête à la 33ème minute place les Pays-Bas de Rinus Michels sur la voie royale de leur premier trophée international. Mais Gullit, capitaine des lauréats Oranjes, n’est pas encore au sommet de son art.

L’empire milanais
Dans la foulée du triomphe en Allemagne, ses deux saisons suivantes en Lombardie seront de la même cuvée. Le triumvirat formé avec Frank Rijkaard, ami des années d’adolescence dans les rues d’Amsterdam, et Marco van Basten domine l’Italie et l’Europe. Le maître Sacchi invente un nouveau football, dans l’esprit de l’Ajax des années 1970. Personne ne résiste aux Rossoneri. Le Real Madrid en prend cinq dans la musette à San Siro en demi-finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1989. Le Steaua Bucarest un de moins seulement en finale, sur la pelouse du Camp Nou de Barcelone. Gullit en met deux à lui tout seul.

L’année suivante, rebelote, cette fois aux forceps, face au Bayern Munich en demi-finale et Benfica en finale (1:0, but de Rijkaard). Epuisé par une longue saison, Gullit passe à côté de sa Coupe du Monde de la FIFA, Italie 1990. L’élimination de la Coupe d’Europe face à l’OM au Stade Vélodrome en 1991 marque le début du déclin de l’empire Sacchi. Et celui des pépins physiques pour son maestro, marqué par l’échec à l’EURO 1992 et une élimination aux tirs au but en demi-finale face au Danemark.

Une page se ferme, une autre s’ouvre
Une nouvelle ère se prépare à Milanello et Gullit est progressivement mis à l’écart. Mais la Tulipe ne se flétrit pas. Requinquée à la Sampdoria de Gênes, elle convainc l’horticulteur Silvio Berlusconi de la rapatrier à Milan. Pour quelques semaines seulement…

L’idylle est terminée. Retour à la Sampdoria pour un Gullit auteur de neuf buts. En fin de contrat, après huit ans en Serie A, le trentenaire surprend en répondant à l’appel du crampon de Chelsea, alors modeste club de milieu de tableau en Premier League. Un an plus tôt, à la veille de la Coupe du Monde de la FIFA, Etats-Unis 1994, il avait claqué la porte de l’équipe nationale, fâché avec Dick Advocaat, nouveau maître du banc oranje.

Le départ de Glen Hoddle pour les commandes de l’équipe nationale permet à Gullit de cumuler les deux fonctions de joueur et entraîneur. C’est avec cette double casquette que le néo-Londonien remporte la FA Cup en 1997 avec les Blues. Limogé par Chelsea, alors pourtant classé quatrième en championnat, Gullit rebondit à Newcastle, pour une saison seulement. Il a raccroché les crampons à 35 ans, après son départ des Blues. Remercié en août 1999 par les Magpies, il se dit désenchanté et déçu par le football. Il assure même alors qu’il n’entraînera plus jamais...

Feyenoord le fera changer d’avis en 2004. La flamme revient. Une saison au Los Angeles Galaxy (2007-08) l’entretient. Nommé président de la candidature belgo-néerlandaise pour la Coupe du Monde de la FIFA 2018, Gullit écrit une nouvelle page de se vie en or en signant début 2011 pour entraîner le Terek Grozny, en Tchétchénie. Une surprise de plus…

Fifa.com (25/01/2011)

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Re: Portraits et Histoire

Message par rachid_as le Mar 15 Mar - 10:17

Glenn HODDLE
Hoddle, l'Anglais qui a conquis le continent




Depuis quelques années, la Premier League attire régulièrement les meilleurs joueurs de la planète en quête de nouveaux défis. Malgré une concurrence accrue sur leurs terres, rares sont les joueurs anglais à tenter leur chance à l'étranger. Glenn Hoddle fut l'un des premiers à se lancer à la conquête de l'Europe. Sur le continent, son style de jeu unique et son exceptionnel talent lui valurent la reconnaissance, à la fin des années 80 et au début des années 90.

Difficile cependant d'évoquer la carrière de Glenn Hoddle sans parler des 18 années passées à White Hart Lane. Sous les couleurs de Tottenham Hotspur, son club formateur, il accumule les titres prestigieux : une Coupe UEFA, deux FA Cups et un Charity Shield. Aujourd'hui encore, nombre de supporters des Spurs repensent avec nostalgie à cette époque dorée où Osvaldo Ardiles, Gareth Crookes, Chris Waddle, Gary Mabbutt et Clive Allen formaient l'une des équipes les plus spectaculaires jamais vues en Angleterre.

Souvenirs, souvenirs...
Pourtant, comme il l'avoue au micro de FIFA.com, Hoddle a soudain ressenti le besoin de changer d'air, après deux décennies passées dans le nord de Londres. "Je n'avais connu qu'un seul club dans ma carrière, un peu comme Steven Gerrard. J'étais arrivé à Tottenham à 11 ans et j'en avais alors 29. J'ai connu mes plus belles années là-bas. Puis, je suis parti à Monaco et j'ai rencontré Arsène Wenger. J'ai vécu des moments extraordinaires là-bas. J'ai gagné le championnat et un titre en Europe. Mais je crois que c'est surtout la découverte du football continental qui a changé ma vie."

Véritable surdoué, il s'impose rapidement comme l'un des meilleurs meneurs de jeu du Vieux Continent. Dès son plus jeune âge, son sens du but lui permet de poser d'énormes problèmes aux défenses adverses. Les supporters de Tottenham voient en lui une véritable icône et apprécient sans modération ses qualités techniques, son extraordinaire toucher de balle et la justesse de ses passes. Malheureusement, la mauvaise qualité des terrains anglais et la brutalité de certains défenseurs perturbent parfois son expression.

Le manque de reconnaissance dont Hoddle a souvent souffert en Angleterre a souvent laissé Wenger songeur. À en croire le technicien français, le seul tort de son meneur de jeu était tout simplement un peu trop en avance sur son temps. Ancien gardien de but et capitaine de Monaco, Jean-Luc Ettori n'a jamais caché son admiration pour son ancien coéquipier : "Pour nous, Glenn, c'était tout simplement le Bon Dieu." Loin de Tottenham, Hoddle se découvre une deuxième famille. La France s'éprend de ce footballeur hors du commun, qui le lui rend bien.

"Quand je suis arrivé en France, j'ai été agréablement surpris en découvrant que l'on mettait l'accent sur la technique. Pour moi, c'était un changement salutaire. J'ai dû m'adapter mais j'ai trouvé cette expérience très enrichissante. Elle m'a permis de poursuivre ma progression. Là-bas, tout était différent : le mode de vie, le football… mais cela me convenait parfaitement. Je crois que certains joueurs gagneraient beaucoup à tenter l'aventure."

Curieusement, Hoddle ne parviendra jamais à s'imposer comme un titulaire indiscutable en équipe d'Angleterre, malgré deux participations à l'UEFA EURO et à la Coupe du Monde de la FIFA. Avec le recul, il impute cet échec au 4-4-2 pratiqué par la majorité des entraîneurs à cette époque. "Je suis tout de même très fier des 53 sélections que j'ai accumulées. C'est toujours un plaisir de jouer pour son pays. Pour un joueur, il n'y a pas de plus grand honneur que de représenter son pays en Coupe du Monde. Aujourd'hui encore, j'en garde d'excellents souvenirs."

Hoddle a notamment fait partie de l'équipe qui s'est inclinée (2:1) en quart de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1986 contre l'Argentine. À ce titre, il était aux premières loges pour assister à deux des moments les plus marquants de l'histoire de la compétition : le but d'anthologie de Diego Maradona et sa "main de Dieu". Les années ont passé mais pas la déception, d'autant que les Three Lions avaient commencé à se prendre au jeu.

"Cette élimination est d'autant plus amère que, si nous avions gagné, je pense sincèrement que nous aurions remporté la compétition. Je pense que c'est la main de Maradona qui a fait basculer le sort de la rencontre, plus que son but extraordinaire. Nous avons pourtant eu l'occasion de revenir au score. Gary Lineker doit encore se demander comment il a pu rater une occasion pareille en toute fin de match !"

Après avoir raccroché les crampons, Hoddle s'est lancé dans le métier d'entraîneur. Passé par Chelsea et Tottenham, avec lequel il a remporté la Coupe de la Ligue, il a également mené l'équipe nationale en huitième de finale de la Coupe du Monde de la FIFA, France 1998. Ironie du sort, c'est à nouveau l'Argentine qui s'est dressée sur sa route, un soir de juin à Saint-Étienne. Désireux de s'investir dans la formation, il a depuis délaissé les bancs de touche pour se tourner vers d'autres activités.

Pour en arriver là...
Tout au long de sa carrière de manager, Hoddle a dû mettre fin au rêve de nombreux jeunes joueurs qui n'avaient pas tout à fait le niveau pour évoluer en équipe première. Conscient du potentiel gâché par certains clubs, il s'est installé en Andalousie pour y créer la Glenn Hoddle Academy. "Je trouve dommage d'abandonner tous ces jeunes à 18 ou 19 ans. Avec un peu de temps, d'efforts et de maturité, ils pourraient aller beaucoup plus loin. Voilà quelque chose que j'aimerais changer."

Quatre ans après sa conception et deux ans après son ouverture, le centre de post-formation fonctionne à merveille. Le choix de s'installer en Espagne n'est pas uniquement lié aux conditions climatiques, c'est aussi l'occasion pour ces jeunes joueurs d'élargir leurs horizons. "Je suis passé par là et je sais ce que ça représente pour eux. Ce n'est pas évident de partir travailler à l'étranger mais je crois que cette expérience leur permet de réfléchir différemment à leur avenir."

L'institution commence déjà à se faire un nom. Ancien attaquant de Wycombe, le jeune attaquant Ikechi Anya a rejoint le FC Séville après neuf mois passé à l'académie. Pendant ce temps, la GHA a conclu un partenariat avec Jerez Industrial, une équipe de la région en proie à de graves difficultés économiques. Hoddle s'est donc engagé à fournir gratuitement au club 22 joueurs par saison, afin de lui permettre de retrouver une certaine compétitivité.

Cette nouvelle approche de la post-formation semble trouver un écho très favorable dans le monde du football. Hoddle se prépare désormais à travailler sur le long terme, avec le secret espoir de produire un jour des joueurs susceptibles de signer dans de grands clubs européens. "Nous sommes là pour leur donner une deuxième chance. Cela demande beaucoup d'argent, de temps et de patience mais notre objectif est de leur donner une chance de retrouver un club. Les choses ne se font pas du jour au lendemain mais cette aventure nous procure beaucoup de plaisir."

Glenn Hoddle
Poste : milieu de terrain

Clubs : Tottenham Hotspur (1975-87), AS Monaco (1987-91), Swindon Town (1991-93), Chelsea (1993-95)
Equipe nationale : 53 sélections (8 buts)

Palmarès : 2 participations à la Coupe du Monde de la FIFA (1982, 1986), 1 Coupe UEFA 1984, 2 Coupes d'Angleterre (1981, 1982), 1 Championnat de France (1988), 1 Coupe de France (1991), Meilleur Jeune du championnat anglais (1979/80), Meilleur joueur étranger du championnat de France (1987/88)

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Re: Portraits et Histoire

Message par rachid_as le Lun 21 Mar - 15:13

Décès de Novak, finaliste du Mondial 1962

Ladislav Novak, ancien capitaine de l'ex Tchécoslovaquie, finaliste du Mondial-62 au Chili contre le Brésil, est décédé lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé l'agence tchèque CTK.

L'ancien défenseur international, qui a été sélectionné à 75 reprises entre 1952 et 1966, avait perdu en finale contre le Brésil (3-1).

Médaillé de bronze aux premiers championnats d'Europe en 1960 organisés en France, Ladislav Novak a été sacré huit fois champions de l'ex Tchécoslovaquie comme joueur avec le club du Dukla de Prague

En 1971 il devient sélectionneur national jusqu'en 1972. Puis il entraîne les club Belges de Lokeren, Antwerp et Beerschot.

En 1982, sous sa direction le Dukla Prague gagne la Coupe de Tchécoslovaquie, pays qui se scindera en deux le 1er janvier 1993 pour donner naissance à la République Tchèque et la Slovaquie.

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Message par rachid_as le Mer 11 Mai - 12:34

Daniel PASSARELLA
Passarella, le "Gran Capitán"




Daniel Passarella a été un défenseur rugueux, du genre à faire hésiter le plus intrépide des attaquants. Mais il était redouté partout sur le terrain : avec un pied gauche exceptionnel et une détente verticale à faire pâlir d'envie n'importe quel basketteur, le libero le plus offensif de l'histoire du football argentin a terrorisé plusieurs générations de gardiens.

Il était reconnaissable par de nombreux signes distinctifs : sa gestuelle aride, son pied gauche diaboliquement précis face au but et bien sûr son brassard de capitaine. Mais l'image qui passera à la postérité, c'est celle du capitaine comblé, juché sur les épaules d'un coéquipier, le numéro 19 dans le dos et la Coupe du Monde dans la main, au creux du Stade Monumental si cher à son cœur. "Soulever cette coupe, c'est comme ressentir un orgasme permanent", confiera-t-il plus tard à FIFA.com.

Né pour gagner
Ne nous attardons pas sur la longue liste de titres et de récompenses qui ont parsemé la longue carrière de Passarella. Le plus parlant reste de citer Diego Maradona, qui n'a pas toujours été dans les meilleurs termes avec le Gran Capitán. Lorsqu'il évoque le premier Argentin à avoir soulevé la Coupe du Monde de la FIFA, c'est en ces termes, qui se passent de commentaire : "Je n'ai jamais vu de meilleur défenseur de toute ma vie, ni de meilleur joueur de tête, aussi bien en attaque qu'en défense".

Ce n'est pas pour rien si Passarella a été désigné parmi les meilleurs joueurs de l'histoire du football, regroupés dans la prestigieuse liste FIFA 100. Et ce n'est pas par hasard s'il a inscrit la bagatelle de 99 buts dans le championnat d'Argentine et s'il a dominé la série A italienne, le championnat qui abrite les meilleurs défenseurs de la planète. "J'ai toujours senti des picotements nerveux, comme un chatouillement, avant de jouer. Mais au moment de poser le pied droit sur la pelouse, comme je le faisais toujours, je me transformais. J'oubliais tout, je ne pensais plus qu'à gagner."

Par son attitude et la confiance qui l'animait, Passarella a rapidement convaincu César Luis Menotti, chargé de créer une équipe capable de se mêler à la lutte pour le titre mondial à domicile. "Je n'ai jamais douté qu'il fallait lui donner le brassard de capitaine, son influence sur les autres et son professionnalisme étaient remarquables. C'était un véritable meneur d'hommes", a affirmé plus tard le sélectionneur. Passarella lui a rendu cette confiance de la manière qui était la sienne, en sachant guider la sélection à travers les sept matches de la compétition jusqu'à la victoire sur les Pays-Bas en finale.

Toutefois, en cette froide journée du 25 juin 1978, la joie ne devait pas totalement éclipser le tempérament rugueux du capitaine, qui allait mettre à profit ses talents de défenseur pour protéger le trophée avec véhémence. Selon les propres termes de Mario Kempes, le meilleur buteur du tournoi, "Daniel ne voulait laisser la Coupe à personne. Je ne l'ai même pas touchée. Fidèle à son style, avec les coudes en protection, il la protégeait contre tout le monde. Il est allé jusqu'à refuser de la donner au représentant de la sécurité qui était venu la chercher au vestiaire !"

Mexique 1986, l'espoir puis le terminus
Après l'échec d'Espagne 1982, malgré deux buts du capitaine face au Salvador et à l'Italie, l'objectif de Passarella était clair : mettre un terme à son immense carrière sur un baroud d'honneur avec la sélection à l'occasion de Mexique 1986. Pourtant, le destin en avait décidé autrement. À cause d'un virus intestinal, qui l'obligera à quitter l'équipe pendant huit jours pour être hospitalisé, c'est depuis le banc qu'il assistera à la seconde épopée victorieuse de l'Albiceleste et au premier but de la finale face à l'Allemagne, inscrit par son remplaçant dans l'équipe, José Luis Brown…

C'est El Gran Capitàn lui-même qui le confie : "Il y avait un petit banc dans la chambre où je dormais. La nuit, je l'emportais jusqu'au terrain d'entraînement, je m'asseyais dessus, et je restais là à pleurer pendant des heures".

Et pourtant, lors de Mexique 1986, Passarella a joué un rôle clé dans la campagne victorieuse de l'Argentine. Lors du dernier match décisif pour la qualification face au Pérou à Buenos Aires, l'Argentine avait besoin d'un point pour composter son billet. À la mi-temps, les Incas menaient à la marque, 2:1, dans un Stade Monumental assommé. "Dans le vestiaire nous étions tous silencieux", rappelle Passarella. "Avant le match, nous avions proposé à notre préparateur physique, 'Prof' Echeverria, qu'il s'achète un appartement avec nos primes de qualification."

"Pour nous donner du courage, je me suis levé, j'ai donné une tape dans le dos du Prof et je lui ai dit qu'il pouvait être tranquille. Nous allions nous qualifier pour qu'il puisse se payer cet appartement." Sitôt dit, sitôt fait. Quelques minutes avant la fin de la rencontre, Passarella lui-même a fait sonner la révolte. Lors d'une nouvelle offensive dans la surface péruvienne, une tête du capitaine percute le poteau avant de revenir sur Ricardo Gareca, qui n'a plus qu'à le pousser dans le but vide pour assurer la qualification.

"Malgré ma médaille de champion du monde et ma présence au sein de l'équipe lors la cérémonie de récompense à Mexico, je ne peux me sentir champion que lorsque j'ai gagné le titre sur le terrain", admettra Passarella des années plus tard. Toutefois, malgré cette expérience douce-amère, ses statistiques en phase finale de Coupe du Monde de la FIFA parlent en sa faveur : 12 matches disputés, 7 victoires, 4 défaites et 1 nul, 3 buts marqués, un trophée soulevé en tant que capitaine et un autre en tant que remplaçant.

Mais plus important encore que tous les chiffres, Passarella s'est forgé une légende, celle d'un défenseur redoutable jouissant du respect des attaquants aussi bien que des gardiens de but adverses. Un grand capitaine.

Né le : 25 mai 1953
Lieu de naissance : Chacabuco (Argentine)
Poste : défenseur

Clubs (joueur) : River Plate (1974-82), Fiorentina (1982-86), Inter Milan (1986-88), River Plate (1988-89)
Equipe nationale : 70 sélections (22 buts)

Palmarès (joueur) :
* 2 Coupes du Monde de la FIFA (1978, 1986)
* 7 championnats d'Argentine (Nacional 1975, 1979, 1981, Metropolitano 1975, 1977, 1979, 1980)

Entraîneur : River Plate (1989-94, 2006-07), Argentine (1994-98), Uruguay (2000-01), Parma (2001), Monterrey (2002-04), Corinthians (2005)


Palmarés (entraîneur) :

* 3 championnats d'Argentine (1989/1990, Apertura 1991, 1993)
* Médaille d'or aux Jeux Panaméricains (1995)
* Médaille d'argent au Tournoi Olympique de Football (1996)
* 1 championnat du Mexique (2003)

Fifa.com (11/05/2011)

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Re: Portraits et Histoire

Message par rachid_as le Mer 25 Mai - 10:02

Josef MASOPUST
Masopust, le Chevalier tchécoslovaque




En arrivant dans son l'hôtel chilien un beau jour de mai 1962, Josef Masopust a la mauvaise surprise de constater que son nom et son prénom ont été mal orthographiés. C'est donc dans un relatif anonymat que le milieu de terrain tchécoslovaque entame la Coupe du Monde de la FIFA 1962. Quelques jours plus tard, au moment de monter dans l'avion qui le ramènera à Prague, Joseph Masopust sera tout sauf un inconnu...

Dans l'intervalle, ce footballeur d'exception est devenu un véritable héros national, lui que les supporters tchécoslovaques méprisaient pourtant ouvertement pour ses exploits sous les couleurs du club de l'armée. Sous son impulsion, l'équipe dirigée par Rudolf Vytlacil s'invite en finale et, à la surprise générale, passe tout près de réussir l'un des exploits les plus invraisemblables de toute l'histoire de la compétition en barrant la route à une formation brésilienne présentée comme invincible.

Amarildo, Zito et Vava se chargent de ramener les Tchécoslovaques sur terre, au terme d'une finale excitante. Le Chevalier, lui, a définitivement relégué "Joseph Masapost", la mauvaise orthographe, aux oubliettes de l'histoire. Josef Masopust devient une véritable référence, digne des éloges de Ferenc Puskas, Djalma Santos ou encore Pelé. En guise de cerise sur le gâteau, il termine l'année en remportant le Ballon d'Or devant le Portugais Eusebio.

Un rêve de gosse
Avec le recul, l'année 1962 peut être considérée comme l'apogée de son exceptionnelle carrière. Né en 1931 dans une modeste famille de Strimice, village situé près de la frontière allemande, l'aîné d'une fratrie de six enfants se prend rapidement de passion pour le beau jeu en tapant dans le ballon, au pied de deux magnifiques montagnes. Il rêve alors de devenir le nouveau Josef Bican, le gardien de but mythique qui a bercé la jeunesse de son mineur de père. Mais ces ambitions partent en fumée lorsqu'Hitler annexe les Sudètes en 1938.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale lui offre l'occasion de reprendre le fil de son histoire. Dès la fin des hostilités en 1945, il rejoint les rangs d'Uhlomost Most, (aujourd'hui appelé Banik Most. Infatigable, doté d'une excellente lecture du jeu et très habile dans le tacle, Masopust s'illustre également balle au pied, que ce soit en éliminant ses adversaires en pleine course ou en adressant des ballons millimétrés à ses attaquants. L'un de ses entraîneurs le recommande à Teplice qui, à cette époque, vient tout juste de monter en première division. Un recruteur fait le déplacement pour voir à l'œuvre le jeune homme de 18 ans. Masopust espère décrocher un essai. On lui propose immédiatement un contrat.

Il ne fera pourtant pas de vieux os là-bas. Les dirigeants de l'ATK, devenu le Dukla Prague en 1956, le club de l'armée, décident de s'attacher ses services. À cette époque, il était évidemment inconcevable de dire non aux militaires. Alors que tous les clubs doivent gagner leur place parmi l'élite, l'ATK est invité à rejoindre la première division dès sa formation, en 1948. En outre, l'armée se réserve le droit de choisir ses soldats. Les autres clubs sont donc invités à céder leurs joueurs à l'ATK, lorsque celui-ci leur en fait la demande.

Cette situation n'était évidemment pas du goût de la plupart des amateurs de football en Tchécoslovaquie. Les supporters du Sparta et du Slavia n'ont jamais caché leur animosité pour l'ATK. Très vite, Masopust devient l'un des footballeurs les plus honnis du pays. Cela ne l'empêche nullement d'exceller aux côtés de Svatopluk Pluskal, ni de mener l'ATK au titre à huit reprises entre 1953 et 1966. En récompense de ses bons et loyaux services, l'international se verra interdire de jouer à l'étranger. Sa première expérience se fera donc à Crossing, en Belgique, à l'âge de 37 ans !

Masopust éclipse Pelé...
Le Dukla parvient même à briller sur la scène internationale. En 1961, le club atteint la finale de l'International Soccer League, après avoir successivement éliminé l'Étoile Rouge de Belgrade, le Rapid Vienne, l'AS Monaco et l'Espanyol Barcelone. Son succès 9:2 sur l'ensemble des deux manches lui vaut même d'accéder à l'American Challenge Cup, qu'il remporte trois ans de suite. Dans un match amical entre le Dukla et Santos disputé en 1959 au Mexique, Masopust se paye même le luxe d'éclipser le grand Pelé. Les Tchécoslovaques s'imposent 4:3, grâce aux dribbles chaloupés de leur milieu de terrain, ainsi qu'à son superbe doublé.

"Peu importe l'adversaire, il était toujours un ton au-dessus", constate Pluskal. "Il ne perdait jamais le ballon. Il enchaînait les une-deux ou il jouait court, jusqu'à ce qu'il trouve un espace. Là, il partait à l'abordage : un, deux, trois joueurs… Il laissait tout le monde derrière lui, comme s'il s'agissait de plots sur le terrain d'entraînement. Il était vraiment incroyable."

Malgré ces succès, sa célébrité ne franchit pas les frontières de la Tchécoslovaquie. Chili 1962 va changer tout cela. Éliminés dès le premier tour en Suède quatre ans plus tôt, les Tchécoslovaques ont hérité cette fois-ci d'un groupe encore plus difficile : on y trouve le Brésil de Garrincha et Pelé, champion du monde en titre, et l'Espagne, entraînée par le magicien Helenio Herrera, qui compte dans ses rangs des joueurs de la trempe de Jose Santamaria, Francisco Gento, Luis Suarez et Ferenc Puskas. "On nous a dit que ce n'était pas la peine de défaire nos valises, parce que nous allions vite repartir", se souvient Masopust.

Loin de se laisser impressionner, le maestro donne un véritable récital lors du match d'ouverture contre l'Espagne. Profitant d'une de ses somptueuses ouvertures, Josef Stibranyi inscrit l'unique but de la partie. "J'ai été étonné de découvrir un joueur aussi complet", admettait Puskas après coup. "Luis Del Sol était très fort pour casser les attaques adverses. Suarez était diabolique sur les coups de pied arrêtés et Paco Gento était fantastique quand il partait lancé. Masopust, lui, était tout ça à la fois : il récupérait, il passait, il dribblait et il était à la conclusion. C'était un joueur étonnant."

Masopust respecte Pelé...
Masopust se charge ensuite de museler le grand Didi à l'occasion du nul (0:0) qui sanctionne les débats entre la Seleção et la Tchécoslovaquie. Au cours de cette rencontre, Masopust fait une fois de plus apprécier son extraordinaire classe. Pelé est victime d'un choc pendant le match mais, à cette époque, les changements n'existent pas encore. O Rei est donc condamné à errer sur le terrain. Servi par un partenaire, le numéro 10 brésilien se retrouve face à Masopust qui, élégamment, refuse le duel plutôt que de s'en prendre à un adversaire diminué.

"C'est un geste que je n'oublierai jamais", avouera Pelé après la rencontre. Et Djalma Santos d'ajouter : "C'était émouvant de voir un tel respect, pas uniquement envers Pelé mais vis-à-vis de toute l'équipe. Nous avions affaire à un grand joueur et, surtout, à un gentleman".

Malgré la défaite 1:3 concédée face au Mexique lors de la troisième et dernière journée, la Tchécoslovaquie poursuit sa route. Au second tour, Masopust se montre une nouvelle fois brillant tandis que son équipe prend la mesure de la Yougoslavie (3:1), pourtant championne d'Europe en titre. La Hongrie subit le même sort en demi-finale, de sorte que le Brésil est la dernière équipe à se dresser sur la route de l'équipe-surprise du tournoi. Masopust a beau ouvrir le score, l'écart entre les deux formations est trop important. Les Brésiliens égalisent rapidement, avant de s'imposer 3:1 au coup de sifflet final.

Masopust impressionne Pelé...
"Masopust est un des plus grands joueurs que j'ai rencontrés", assure Pelé. "Mais je ne peux pas croire qu'il soit né en Europe. Pour dribbler comme ça, il faut qu'il soit brésilien ! Ce jour-là, nous étions les plus forts. Pourtant, Masopust ne méritait vraiment pas de perdre ce match."

Sur le plan individuel, le Chevalier doit également se contenter de la deuxième place. Il est devancé par Garrincha pour le titre de meilleur joueur de la compétition. Heureusement, l'or ne va pas tarder à suivre. Le jury du Ballon d'Or le place en tête des suffrages après une année 1962 pleine de succès. Ce titre fait incontestablement de lui le plus grand joueur tchécoslovaque du 20ème siècle.

À ce moment-là, le nom de Josef Masopust était déjà si connu qu'aucune faute d'orthographe n'a été à déplorer sur le trophée...

Fifa.com (24/05/2011)

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Re: Portraits et Histoire

Message par rachid_as le Jeu 26 Mai - 13:08

Zubizarreta sur le terrain de ses exploits



Il y a 19 ans, il faisait partie des héros qui avaient écrit l'histoire du FC Barcelone dans le mythique Wembley. Samedi, il retrouve le temple du football anglais pour y vivre l'euphorie d'une nouvelle finale de la reine des compétitions européennes. Cette fois, le Basque Andoni Zubizarreta ne prendra pas place dans les cages, mais dans la tribune d'honneur, en costume, comme l'exige l'étiquette de son poste de directeur sportif du Barça.

"Je suis partagé entre deux sensations. D'un côté, je suis serein car l'équipe marche bien. Nous avons pu gagner la Liga, ce qui représente une satisfaction sur le plan sportif. De l'autre, je suis enthousiaste à l'idée que l'on dispute une nouvelle finale contre un club du calibre de Manchester United, dans un lieu aussi mythique que Wembley", confie Andoni Zubizarreta à FIFA.com.

"Même si ce n'est pas 'notre' Wembley, ce lieu est associé à l'histoire du Barça. Mais je ne suis pas non plus obnubilé par le cadre de cette rencontre. En soi, une finale de Ligue des champions constitue déjà un défi suffisant", poursuit le portier de cette équipe de 1992 qui avait offert au club azulgrana sa première Coupe d'Europe en s'imposant 1:0 face à la Sampdoria.

Si tout le monde garde en mémoire le coup franc victorieux de Ronald Koeman, Zubi avait apporté une précieuse contribution en réalisant plusieurs interventions décisives. "Je m'en souviens d'une, sur une frappe à ras de terre d'Attilio Lombardo en première période. Dans un match comme celui-ci, où les occasions ont été rares, c'est vrai que cette parade a pu être décisive. Mais bon, je retiens quand même le but du 1:0 qui nous a permis de gagner."

Ce but de toute beauté, le gardien n'a pas pu le voir en direct. "En prolongation, un gardien ne voit pratiquement rien", sourit l'ancien international espagnol, en se souvenant de ces minutes de tension et de concentration extrêmes. "Nous avions de bonnes occasions sur coups de pied arrêtés. Moi, je n'ai pas vu le ballon entrer. J'ai juste vu la frappe partir puis j'ai entendu le cri de joie des joueurs et du public. C'est ça qui m'a fait vibrer. Et puis moi, j'étais de ces gardiens à l'ancienne. De ceux qui restaient à l'écart pendant les célébrations, à se faire des accolades tout seuls. J'ai dû atteindre la fin du match pour pouvoir célébrer ça avec mes coéquipiers."

Continuité et communion
Zubizarreta a donc gravi les 39 marches menant à la tribune d'honneur de Wembley derrière son capitaine Alexanco et devant le tout jeune Pep Guardiola, qui occupera samedi un rôle bien différent. "Le Guardiola de cette époque était un gamin qui faisait ses premières armes dans le football de haut niveau, un peu comme ces jeunes qui lancent leur carrière en équipe première. Il a participé activement à cette victoire historique. Ensuite il a grandi, il a appris et il a apporté au football sa compréhension du jeu. Aujourd'hui, il fait de grandes choses pour le club qui a toujours été le sien. Il met beaucoup d'exigence dans son travail et il développe un football plus spectaculaire. Il s'investit beaucoup dans ce qu'il fait, comme il l'a toujours fait, partout où il est passé. Mais je n'aurais jamais affirmé qu'il finirait par devenir entraîneur", explique le natif de Vitoria.

Guardiola n'est pas le seul facteur commun des deux finales. Le nom "Busquets" en est un autre. En 1992, Carles Busquets était gardien remplaçant. En 2001, son fils, Sergio, occupe le poste de milieu défensif. "C'est une preuve de la philosophie de continuité mise en œuvre par le FC Barcelone. C'est un club qui aime le football maison, qui joue la carte de la proximité pour trouver ses joueurs. C'est ça qui nous rend différents", analyse le directeur sportif. "Cela fait de nombreuses années que le club reste fidèle à un certain style, depuis Kubala jusqu'au Barça du quintuplé. Ce style est axé autour du ballon et de combinaisons, avec des joueurs formés chez nous, qui comprennent cette façon de jouer depuis qu'ils sont gamins. C'est comme cela que nous créons un sentiment d'appartenance à l'identité du Barça. Les joueurs extérieurs qui viennent pour apporter leur talent et sont tout aussi importants, se fondent aussitôt dans cette communion, ils s'impliquent dans cette philosophie. Ce qui les unit, c'est qu'ils aiment tous le beau jeu."

Duel de titans
Ce goût pour le beau jeu constitue en tout cas un point commun entre les deux équipes qui vont se disputer le titre samedi. "Nous aurons face à nous une équipe extrêmement compétitive, avec une énorme histoire. Il faut donc s'attendre à un match impressionnant", prévoit Zubi, qui ne peut s'empêcher de rigoler lorsqu'on lui demande quelle sera la clé de la rencontre.

"C'est la question à un million avant chaque finale ! Il faut être capable de développer son jeu, mais on est toujours tributaire de ce que fait l'équipe en face. Ce ne sera pas possible pendant les 90 minutes, mais c'est ça qui fait la beauté du football : l'incertitude, les surprises, les détails… Ce qui fait que même Lionel Messi peut marquer un but de la tête", se délecte l'ancien dernier rempart catalan, faisant référence au but du 2:0 marqué par la Pulga lors de la victoire 2:0 du Barça face aux Red Devils en 2009 à Rome.

"Une finale de cette ampleur, c'est un match unique, à part. Il n'y a pas de favori. De toute façon, cette étiquette ne donne aucun avantage et n'est pas une garantie de marquer des buts. Mais nous avons été performants au cours d'une saison très intense qui a demandé d'énormes sacrifices à cette équipe qui possédait dans ses rangs de nombreux joueurs sacrés champions du monde en juillet. Ça ne s'est pas ressenti sur leurs performances et ils ont été à leur meilleur niveau en atteignant toutes les finales. Ça en dit long sur la compétitivité de cette équipe."

Fifa.com (26/05/2011)

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