CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Jeu 26 Juin - 16:31

Estádio Nacional Brasília (BRA)
30 juin 2014 - 13:00 Heure Locale (17:00 DA)

Huitièmes de finale

FRANCE - NIGERIA


_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 9:20

France : Valbuena, maître des clés du jeu



Ménagé contre l'Equateur (0-0), Mathieu Valbuena a beaucoup manqué à l'équipe de France, souvent apparue en panne d'idées offensivement, et son retour dans le onze-type contre le Nigeria ne sera pas de trop pour passer le cap des 8e de finale du Mondial.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé... ou presque. S'il fallait tirer un seul enseignement du match nul concédé mercredi contre la Tri, c'est que sans leur meneur de poche les Bleus n'ont clairement pas le même allant ni la même consistance en attaque.

Pour la première fois depuis sa prise de fonctions en juillet 2012, soit en 25 matches, Didier Deschamps n'a pas fait jouer Valbuena une seule minute. Et la dernière fois qu'il ne l'avait pas titularisé remonte au désastre du barrage aller à Kiev contre l'Ukraine (2-0), sans que l'entrée en jeu du Marseillais n'y ait d'ailleurs changé quoi que ce soit.

"Bien sûr j'aurais voulu apporter à l'équipe, mais bon, ça m'a permis de souffler aussi, c'est la décision du coach", déclarait à cet effet Valbuena passé par la zone mixte.

Cette fois, il s'agissait pour le sélectionneur effectivement de reposer son joueur, jamais économe d'efforts, mais également de voir vraiment comment la mécanique bleue pouvait fonctionner sans lui sur un match où la qualification et la première place du groupe E étaient promises aux Bleus.

Et il a probablement vu que l'ensemble manquait de simplicité, de liant, de percussion aussi, certes face à une équipe équatorienne particulièrement regroupée dans ses 40 mètres et qui avait décidé de verrouiller en défense.

"Little big man"
Non pas que la performance d'ensemble de la France ait été insipide ou anémique. Au contraire, collectivement il y a eu un souci de bien construire le jeu et le suppléant désigné de Valbuena à la baguette, Antoine Griezmann, n'a pas démérité. Mais la tâche était trop lourde pour ses seules frêles épaules.

"Mathieu nous apporte beaucoup et c'est clair que, sans lui, on a eu nettement moins de rendement offensif", reconnaissait d'ailleurs l'attaquant de la Real Sociedad après la rencontre.

Il est vrai que le positionnement de Moussa Sissoko à la place du Marseillais s'est traduit par un déficit technique en attaque et, par extension, moins de possibilités offertes à Benzema de marquer, même si le Madrilène s'est procuré quelques occasions.

Avec Valbuena, qui n'a jamais déçu en Bleu en 37 sélections et semble avoir atteint à 29 ans une évidente maturité dans son jeu, la France s'en trouve à la fois plus performante et efficace, mais aussi, cela compte un peu, plus belle à voir évoluer.

Celui que les Brésiliens apprécient pour ses chaloupes et surnomment affectueusement "Baixinho" (le petit), a depuis deux ans un excellent rendement puisque 11 de ses 12 passes décisives et 4 de ses 6 buts ont été réussis sous l'ère Deschamps.

De fait, si incombe à Benzema le rôle de leader technique de l'équipe depuis le forfait de Franck Ribéry (victime d'une lombalgie), les clés du jeu sont désormais bien propriétés de Valbuena. D'une certaine façon, l'absence au Mondial du Bavarois a pour effet de favoriser le plein épanouissement de "Little big man".

Face au Nigeria, "une équipe assez coriace, athlétique, physique, qui met aussi pas mal de coups", selon Valbuena, habitué à ce genre de traitement, sa justesse dans le jeu et sa précision sur les coups de pied arrêtés seront autant d'atouts pour les Français, lundi à Brasilia.

Fifa.com (27/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 9:29

France : Sakho, seul nuage dans le ciel bleu



A trois jours du 8e de finale du Mondial contre le Nigeria, lundi à Brasilia, l'équipe de France ne connaît qu'un seul motif d'inquiétude, l'état de la cuisse de Mamadou Sakho, qui pourrait peut-être empêcher le défenseur de tenir sa place.

S'achemine-t-on vers un forfait du joueur de Liverpool? Sakho (24 ans, 22 sélections, 2 buts) n'est en tout cas toujours pas remis de sa petite élongation contractée face à la Suisse (5-2) et le doute plane désormais sérieusement sur sa présence dans le onze de départ. L'ancien Parisien a passé vendredi dans la journée une Imagerie par Résonance Magnétique qui s'est révélée "rassurante", selon l'encadrement, mais il doit encore poursuivre les soins. Il effectuera samedi son retour à l'entraînement mais devra peut-être suivre un programme individualisé et avoir droit à une séance à part.

Alors que le rendez-vous avec les champions d'Afrique approche à grands pas, le timing risque tout de même d'être serré. Touché contre les Suisses, Sakho avait réussi à se rétablir rapidement et à répondre présent pour le dernier match du groupe E face à l'Equateur (0-0), mercredi au Maracana. Mais cette fois, s'il y a eu rechute, la probabilité de le voir d'aplomb dès lundi apparaît beaucoup plus faible.

Pour ne rien arranger, le défenseur des Reds a dû sortir dès la 61e minute mercredi après avoir reçu un coup sur la cuisse. Mais le chef de presse de l'équipe de France Philippe Tournon avait bien précisé dans la matinée que les contrôles auxquels il serait soumis n'auraient rien à voir avec cette béquille mais concerneraient son élongation. Au total, ce sont les deux dernières rencontres des Bleus qu'il n'a pu mener à leur terme.

Ces pépins physiques à répétition tombent mal pour le héros du barrage retour (doublé contre l'Ukraine, le 19 novembre), promu vice-capitaine des Bleus et dont l'autorité naturelle et l'impact athlétique risquent de manquer à l'heure de défier les puissants Nigérians.

Question de mental
En cas de forfait, Laurent Koscielny (28 ans, 19 sélections), le N.3 dans la hiérarchie des défenseurs axiaux, est son remplaçant naturel et devra former la charnière centrale avec Raphaël Varane. C'est lui qui l'avait ainsi suppléé en cours de jeu face aux Suisses avant d'être titulaire mercredi contre l'Equateur, Varane ayant débuté sur le banc en raison d'une gastro-entérite. "Il fait partie des meilleurs défenseurs au monde, c'est un joueur qui apporte énormément à Arsenal, a déclaré vendredi Bacary Sagna, son ex-coéquipier chez les Gunners. Je le sens prêt à parer à toute éventualité. Axe droit ou axe gauche, il n'y a pas de problème pour lui, il a les deux pieds et il a des repères des deux côtés."

Le gros bémol à son sujet est sa capacité à tenir la pression sur le plan mental. Malgré des qualités techniques et physiques indéniables, Koscielny a en effet souvent pris l'habitude de perdre ses nerfs lors des moments chauds. A Kiev au cours du barrage aller (défaite 2-0 le 15 novembre), il avait failli briser les rêves brésiliens de l'équipe de France en provoquant un penalty avant de se faire exclure pour avoir adressé une gifle à un adversaire. Il a depuis été relégué sur le banc chez les Bleus.

Sera-t-il au niveau mentalement lundi? Ce sera la principale interrogation s'il devait prendre la relève de Sakho face aux Nigérians.

Fifa.com (27/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 18:10

Quand la France passe le 1er tour, elle va au moins en demies



Si l'on se fie à l'histoire de l'équipe de France en Coupes du monde, lorsque lui prend la bonne idée de passer le premier tour, son parcours la conduit généralement loin dans le tournoi, au moins en demi-finales.

Voici un rappel des faits susceptibles d'inspirer les Bleus de Deschamps qui commencent un nouveau tournoi dès lundi contre le Nigeria, en 8e de finale. N'y figure pas le cas particulier de l'édition de 1938, organisée dans l'Hexagone et qui débuta directement par des 8e de finale, les Bleus chutant en quarts contre l'Italie future vainqueur.

Suède 1958: impuissants face au Roi Pelé
Dans le sillage de Kopa et Fontaine, qui demeure le meilleur buteur de l'histoire de cette compétition sur une seule édition avec 13 réalisations, la France commence tambour-battant en étrillant le Paraguay 7-3. Suivent une défaite contre la Yougoslavie (3-2) et une autre victoire contre l'Ecosse (2-1) et la voilà qualifiée pour les quarts de finale, où elle dispose 4-0 de l'Irlande du Nord. Seul le Brésil de Didi, Vava et un gamin de 17 ans nommé Pelé, a raison des Bleus, battus 5-2 en demies. La France finit finalement 3e après un dernier festival contre l'Allemagne (6-3). Elle aura marqué 23 buts dans le tournoi, soit six de plus que la Seleçao sacrée pour la première fois contre la Suède pays-hôte.

Espagne 1982: la tragédie de Séville
Emmenés par Platini, alors en passe d'être le meilleur joueur du monde, les Bleus débutent mal la compétition, défaits par l'Angleterre (3-1). Mais ils se ressaisissent en écrasant le Koweït (4-1) et en assurant l'essentiel (1-1) contre la Tchécoslovaquie. La formule en vigueur les envoie alors dans une seconde phase de groupes, à trois équipes, où les compteurs sont remis à zéro. Les victoires contre l'Autriche (1-0) puis l'Irlande du Nord (4-1) qualifient la France pour les demi-finales. Le match à Séville, resté dans la légende, est cruel pour les Bleus. Battiston est d'abord mis K.O. par l'agression de Schumacher non sanctionnée. Ils mènent ensuite 3-1 en prolongation, avant de se faire remonter au score (3-3) et céder aux tirs au buts (5-4). Le coeur n'y est plus et la France finalement finit 4e, battue par la Pologne (3-2).

Mexique 1986: maudite Allemagne
Cette fois Platini est diminué par une blessure récurrente à un tendon d'Achille. Les Bleus passent toutefois le premier tour, avec deux victoires contre le Canada (1-0) et la Hongrie (3-0) et entre-temps un nul face à l'URSS (1-1). Débute un parcours homérique où les Bleus écartent l'Italie (2-0) avec un Platini retrouvé, puis le Brésil de Zico et Socrates au terme d'un des plus beaux matches de l'histoire (1-1, 4-3 t.a.b.), grâce à une énorme performance de Bats. Le gardien passe pourtant à côté de sa demi-finale, lors des retrouvailles avec la RFA, avec une faute de main sur un coup franc de Brehme, et les Bleus subissent un nouveau revers (2-0). Les Français décrochent tout de même la 3e place en battant la Belgique (4-2).

France 1998: la sacre envers et contre tous
La pression est énorme à domicile. Critiqués, brocardés, méprisés, les Bleus de Jacquet réussissent le carton plein dans un groupe facile, en battant l'Afrique du Sud (3-0), l'Arabie saoudite (4-0) et le Danemark (2-1). La suite est une succession de victoires à l'arraché. Au but en or contre le Paraguay (1-0) en 8e, aux tirs au but (0-0, 4-3 t.a.b.) contre l'Italie en quarts, et en renversant la Croatie (2-1) pourtant en tête au score en début de seconde période. La finale, rêvée, contre le Brésil voit le couronnement de Zidane, auteur d'un doublé qui offre le titre suprême aux Bleus larges vainqueurs (3-0).

Allemagne 2006: Zidane, si près...

Après avoir annoncé leur retraite internationale, Zidane, Thuram et Makelele reviennent aux affaires et qualifient les Bleus pour le tournoi. La phase de groupe est franchie péniblement avec deux nuls contre la Suisse (0-0) et la Corée du Sud (1-1) et une victoire face au Togo (2-0). Apparu si emprunté jusque-là, Zidane ressuscite dans les matches à élimination directe. Quasiment à lui tout seul, il humilie l'Espagne (3-1) en 8e, écoeure le Brésil (1-0) en quarts et éteint les espoirs du Portugal en demies (1-0). En finale, sa Panenka de génie lance la France sur les bons rails, mais son coup de tête rageur sur le torse du provocateur Materrazzi entraîne son exclusion dans la prolongation. L'Italie achève la France aux tirs au but (5-3).

Fifa.com (28/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 18:11

France : Schneiderlin, de surprise en surprise



Invité-surprise dans le groupe de sept réservistes appelés par Didier Deschamps en vue de la Coupe du Monde de la FIFA 2014, puis convoqué contre toute attente dans les 23 pour pallier l’absence de Clément Grenier blessé, Morgan Schneiderlin a encore pris tout le monde à contre-pied ce 25 juin. Véritable coup de Trafalgar du sélectionneur français, le milieu de terrain de 24 ans a en effet obtenu une inattendue place de titulaire face à l’Equateur aux dépens de Rio Mavuba. Impeccable pendant 90 minutes, l’Alsacien a surpris tout le monde par son aisance.

Auteur de 65 passes réussies sur 70, d’une intervention décisive sur Antonio Valencia à la 45ème minute, d’un superbe enchaînement jongle-volée un petit peu trop enlevé (72’), ainsi que de précieux tacles, le numéro 22 des Bleus a tout simplement été l’un des meilleurs joueurs sur le terrain. Positionné dans un rôle de sentinelle, Schneiderlin a grandement contribué à contenir les incursions sud-américaines.

"J’ai essayé de donner mon maximum ! Cela faisait  un mois que je n’avais pas plus de compétition dans les jambes. Il fallait reprendre le rythme, se remettre progressivement dans le match, et globalement ça a été" analyse-t-il au micro de la FIFA. "Mais je suis un perfectionniste, et malgré l’immense fierté d’être aligné  pour un match de Coupe du Monde,  je retiens ce ballon perdu qui aurait pu être à dangereux à la fin. La fatigue n’excuse rien. C’est le genre d’erreur que je dois impérativement gommer, et qui souligne l’étendue des progrès que j’ai encore à faire."

Si le bonhomme étonne autant par ses qualités balle au pied que par son humilité, son parcours professionnel est tout aussi déroutant. Après des débuts laborieux à Strasbourg en 2006 (cinq matches en deux ans de L1), le joueur a tenté sa chance en Angleterre à Southampton en 2008 et y connu les affres de la  relégation en 3ème division l’année suivante. Mais Schneiderlin et son club ont réussi à remonter les échelons un par un, pour finalement s’installer confortablement en Premier League. Infatigable travailleur, ce redoutable tacleur (4,1/match réussi cette année, deuxième ratio de Premier league derrière Lucas leiva)  a été élu meilleur joueur de son club cette saison.

De St Mary au Maracana
D’ailleurs le chouchou du St Mary’s stadium a une nouvelle fois pu se rendre compte de tout l'amour que lui porte son club, huitième à l’issue du championnat anglais 2013/14. A l’occasion du match contre la Tri au Maracana, le compte Twitter officiel de son club lui a réservé un fil rouge, commentant presque chacune de ses touches de balle. Une marque d'affection qui en dit long sur la popularité de Schneiderlin outre-manche, et qui tranche grandement avec le relatif anonymat dans lequel le joueur se trouvait dans l’Hexagone avant le coup d’envoi de l’épreuve reine.

"C’est incroyable ce qui m’arrive. Mais jouer ici est forcément un rêve qui se réalise pour n’importe quel joueur, pas seulement pour moi. On en a tellement parlé de ce stade…", savoure simplement l’intéressé. "Mais il fallait faire abstraction de tout ça et se concentrer sur le football. Je suis un peu déçu de ne pas avoir gagné ici mais nous nous sommes qualifiés pour les huitièmes de finale et nous sommes premiers du groupe, c’est ce qu’il faut retenir."

Et de poursuivre : "On ne peut pas gagner tous les matches 5:2 ou 3:0. Contre l’Equateur, il n’a manqué qu’un petit but pour que le contrat ait été pleinement rempli. Concentrons-nous maintenant sur ce match face au Nigeria qui ne va pas être facile. Mais malgré ce 0:0, notre match contre l’Equateur peut nous permettre de l’aborder en toute confiance". Avec le retour de suspension de Yohan Cabaye, il est difficile de prévoir si le joueur va, à nouveau, avoir du temps de jeu dans cette rencontre, et plus largement dans cette Coupe du Monde. Mais au risque de le répéter, avec Schneiderlin, on n’est jamais à l’abri d’une surprise.

Fifa.com (28/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 20:09

Nigeria : Emenike parti de loin



La pointe du Nigeria, Emmanuel Emenike, a pris le chemin le plus long, quelques fois à pied ou passant par un commissariat turc, pour disputer un 8e de finale du Mondial 2014 contre la France, lundi à Brasilia.

Le Nigeria a toujours Emenike, mais il s'en est fallu de peu! Non seulement il a suivi un parcours tortueux vers l'équipe nationale, traînant dans la Ligue sud-africaine ou la 2e division turque, mais en outre une fois habillé de vert "Super Eagles" il a failli se faire bannir définitivement.

Après avoir explosé à la Coupe d'Afrique 2013, où il fut vainqueur du trophée et co-meilleur buteur avec le ghanéen Wakaso Mubarak (4 buts), il s'est fâché avec son sélectionneur, Stephen Keshi, et avec la Fédération nigériane (NFA).

Blessé une fois de plus, car ses adducteurs le font souvent souffrir, Emenike avait déploré publiquement le manque d'attention de l'encadrement de l'équipe nationale, regrettant qu'on ne prenne pas de ses nouvelles.

La sanction fut immédiate: pas de Coupe des Confédérations pour le buteur du Fenerbahçe.

Mais Keshi, devenu le premier sélectionneur africain en 8e de finale d'une Coupe du monde, a levé la sanction et l'a rappelé pour un match décisif contre le Malawi.

Calabar, Jay Jay Okocha, Mpumalanga
Emenike marque (2-1) et le Nigeria va en barrages contre l'Éthiopie. Ce but de Calabar lui rouvre les portes des Super Eagles, il est du voyage pour le Brésil. Ouf!

Les Bleus feraient bien de se méfier de sa puissance. Emenike pourrait offrir un beau duel à "Mamade" Sakho. Au Mondial, il n'a pas encore marqué, mais on l'a vu tacler pour sauver un centre sur sa ligne de but contre l'Argentine, il donne tout.

Car Emmanuel Chinenye Emenike, 27 ans, a faim. Il a raconté qu'à ses début au Delta Force, il allait à pied à l'entraînement, aller et retour, soit une heure et demie de marche!

C'est là, dans cette équipe basée à Asaba, dans le delta du Niger, qu'a commencé son long parcours, au Jay Jay Okocha stadium.

A 20 ans, il tente l'aventure professionnelle en Afrique du Sud, d'abord aux Mpumalanga Black Aces puis à l'Ajax Le Cap.

Mais Emenike se révèle en Turquie, où il marque 30 buts en 50 matches pour Karabükspor, une saison en deuxième division, l'autre en première.

Il n'échappe pas à la polémique sur son âge, qui tombe souvent sur les joueurs africains, et fait un procès à un tabloïd turc qui affirme qu'il est plus vieux que ce que disent ses papiers.

Ses buts et ses travaux de bulldozer tapent dans l'oeil du Fenerbahçe, mais une fois de plus la route d'Emenike prend un détour.

Commissariat, racisme, injection
A peine transféré au géant stambouliote, il est mouillé dans un scandale de match arrangés, et passe même une nuit dans un commissariat de police turc pour être interrogé.

Il est relâché et finalement acquitté deux ans plus tard, "faute de preuves crédibles", selon la justice turque, mais le scandale lui a valu d'être aussitôt revendu au Spartak Moscou (2011).

En Russie il marque toujours (21 buts), mais subi le racisme et se retrouve même avec une amende pour avoir répondu par gestes à des supporters du Dinamo Moscou qui l'insultaient.

Il se retrouve aussi dans le collimateur pour un geste équivoque, une façon de se taper la veine du coude comme avant une injection. Lui a assuré qu'il s'agissait d'un salut pour sa famille, mais il a pris un carton rouge.

Finalement il revient... au Fenerbahçe l'été 2013, où il contribue à la conquête du titre. Ses pérégrinations ne sont peut-être pas terminées, car on évoque son nom sur la liste des requêtes de José Mourinho pour Chelsea. Et il reste la possibilité d'un quart de finale de Coupe du monde au Maracana, à condition de battre la France.

Fifa.com (28/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 20:10

France, Cabaye : "Il ne faut surtout pas s'enflammer"



Le milieu de l'équipe de France Yohan Cabaye a calmé samedi les ardeurs de certains coéquipiers qui, la veille, avaient fait du titre de champion du monde leur objectif, en déclarant qu'il ne fallait "surtout pas s'enflammer" et éviter toute "arrogance", au risque de connaître "de gros problèmes".

"On vient de loin, on a failli ne pas venir au Brésil, il ne faut surtout pas s'enflammer", a expliqué Cabaye, interrogé sur les propos tenus vendredi par le défenseur Bacary Sagna et le milieu Morgan Schneiderlin, qui avaient évoqué la victoire finale.

"Le fait d'avoir montré nos qualités sur le premier tour, ça doit nous donner de la confiance mais pas de l'arrogance, sinon on va au devant de gros problèmes", a ajouté le joueur, qui devrait effectuer son retour dans le onze de départ en 8e de finale contre le Nigeria, lundi, après avoir purgé un match de suspension.

"On va jouer pour se qualifier lundi, l'objectif est d'aller le plus loin possible mais il se peut que même avec la mentalité, la détermination, et la qualité que l'on affiche, on ne soit pas à l'abri de tomber sur une équipe plus forte et il faudra accepter la défaite. Il ne faut pas se mettre de pression inutile et se rajouter un poids", a-t-il poursuivi.

"C'est bien d'être ambitieux mais gagner la Coupe du monde, ce n'est pas facile, des grandes équipes sont déjà rentrées. Je respecte cette équipe du Nigeria, on peut passer, mais de là à dire qu'on va gagner la Coupe du monde, il faut faire attention quand même. Le chemin est encore long", a-t-il conclu sur le sujet.

Fifa.com (28/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 20:11

France : Schneiderlin, de surprise en surprise



Invité-surprise dans le groupe de sept réservistes appelés par Didier Deschamps en vue de la Coupe du Monde de la FIFA 2014, puis convoqué contre toute attente dans les 23 pour pallier l’absence de Clément Grenier blessé, Morgan Schneiderlin a encore pris tout le monde à contre-pied ce 25 juin. Véritable coup de Trafalgar du sélectionneur français, le milieu de terrain de 24 ans a en effet obtenu une inattendue place de titulaire face à l’Equateur aux dépens de Rio Mavuba. Impeccable pendant 90 minutes, l’Alsacien a surpris tout le monde par son aisance.

Auteur de 65 passes réussies sur 70, d’une intervention décisive sur Antonio Valencia à la 45ème minute, d’un superbe enchaînement jongle-volée un petit peu trop enlevé (72’), ainsi que de précieux tacles, le numéro 22 des Bleus a tout simplement été l’un des meilleurs joueurs sur le terrain. Positionné dans un rôle de sentinelle, Schneiderlin a grandement contribué à contenir les incursions sud-américaines.

"J’ai essayé de donner mon maximum ! Cela faisait  un mois que je n’avais pas plus de compétition dans les jambes. Il fallait reprendre le rythme, se remettre progressivement dans le match, et globalement ça a été" analyse-t-il au micro de la FIFA. "Mais je suis un perfectionniste, et malgré l’immense fierté d’être aligné  pour un match de Coupe du Monde,  je retiens ce ballon perdu qui aurait pu être à dangereux à la fin. La fatigue n’excuse rien. C’est le genre d’erreur que je dois impérativement gommer, et qui souligne l’étendue des progrès que j’ai encore à faire."

Si le bonhomme étonne autant par ses qualités balle au pied que par son humilité, son parcours professionnel est tout aussi déroutant. Après des débuts laborieux à Strasbourg en 2006 (cinq matches en deux ans de L1), le joueur a tenté sa chance en Angleterre à Southampton en 2008 et y connu les affres de la  relégation en 3ème division l’année suivante. Mais Schneiderlin et son club ont réussi à remonter les échelons un par un, pour finalement s’installer confortablement en Premier League. Infatigable travailleur, ce redoutable tacleur (4,1/match réussi cette année, deuxième ratio de Premier league derrière Lucas leiva)  a été élu meilleur joueur de son club cette saison.

De St Mary au Maracana
D’ailleurs le chouchou du St Mary’s stadium a une nouvelle fois pu se rendre compte de tout l'amour que lui porte son club, huitième à l’issue du championnat anglais 2013/14. A l’occasion du match contre la Tri au Maracana, le compte Twitter officiel de son club lui a réservé un fil rouge, commentant presque chacune de ses touches de balle. Une marque d'affection qui en dit long sur la popularité de Schneiderlin outre-manche, et qui tranche grandement avec le relatif anonymat dans lequel le joueur se trouvait dans l’Hexagone avant le coup d’envoi de l’épreuve reine.

"C’est incroyable ce qui m’arrive. Mais jouer ici est forcément un rêve qui se réalise pour n’importe quel joueur, pas seulement pour moi. On en a tellement parlé de ce stade…", savoure simplement l’intéressé. "Mais il fallait faire abstraction de tout ça et se concentrer sur le football. Je suis un peu déçu de ne pas avoir gagné ici mais nous nous sommes qualifiés pour les huitièmes de finale et nous sommes premiers du groupe, c’est ce qu’il faut retenir."

Et de poursuivre : "On ne peut pas gagner tous les matches 5:2 ou 3:0. Contre l’Equateur, il n’a manqué qu’un petit but pour que le contrat ait été pleinement rempli. Concentrons-nous maintenant sur ce match face au Nigeria qui ne va pas être facile. Mais malgré ce 0:0, notre match contre l’Equateur peut nous permettre de l’aborder en toute confiance". Avec le retour de suspension de Yohan Cabaye, il est difficile de prévoir si le joueur va, à nouveau, avoir du temps de jeu dans cette rencontre, et plus largement dans cette Coupe du Monde. Mais au risque de le répéter, avec Schneiderlin, on n’est jamais à l’abri d’une surprise.

Fifa.com (28/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Sam 28 Juin - 22:22

France : Ça se complique pour Sakho



La participation du défenseur de l'équipe de France Mamadou Sakho, touché à une cuisse, est de plus en plus incertaine pour le 8e de finale du Mondial contre le Nigeria, lundi, le joueur s'étant entraîné à part samedi.

A 48 heures du grand rendez-vous de Brasilia, les signaux envoyés par l'arrière de Liverpool (24 ans, 22 sélections, 2 buts) n'augurent rien de bon pour la suite. L'encadrement avait entretenu un mince espoir vendredi, les résultats de l'Imagerie par Résonance Magnétique pratiquée sur ses ischio-jambiers ayant été jugés "rassurants".

Mais difficile d'imaginer Didier Deschamps aligner un joueur incapable de toucher un ballon et d'effectuer une séance collective à deux jours d'un tel événement, d'autant que Sakho traîne son élongation depuis plus d'une semaine (le 20 juin face à la Suisse).

Samedi lors de l'entraînement à huis clos au stade Santa Cruz de Ribeirao Preto, Sakho s'est contenté de faire des tours de terrain, sans jamais accélérer, et un travail d'étirements avec un préparateur physique. Ce qui n'est absolument pas une garantie pour lundi, bien au contraire.

L'ancien Parisien avait surpris tout son monde en étant présent dans le onze de départ contre l'Equateur (0-0) pour le dernier match du groupe E, mercredi, quatre jours seulement après avoir contracté sa blessure. Peut-être a-t-il repris trop tôt puisqu'il a tout de suite rechuté.

Pour ne rien arranger, le défenseur des Reds a dû sortir dès la 61e minute mercredi après avoir reçu un coup... sur la cuisse. Au total, ce sont les deux dernières rencontres des Bleus qu'il n'a pu mener à leur terme.

On voit mal désormais Deschamps refaire de nouveau la même erreur avec son vice-capitaine et le héros (doublé) du barrage retour face à l'Ukraine (3-0, le 19 novembre).

Koscielny se tient prêt
Il ne reste plus qu'une séance d'ici le 8e de finale et le délai paraît très court. Sans préjuger de l'issue de l'affrontement avec le Nigeria, il serait étonnant que le staff prenne un risque inconsidéré avec l'un des deux piliers de l'axe central avec Raphaël Varane, même si son autorité naturelle et son impact athlétique risquent de manquer à l'heure de défier les puissants Nigérians.

En cas de qualification pour les quarts de finale, Sakho aurait en effet largement le temps de se refaire une santé avant le prochain tour prévu le 4 juillet au Maracana de Rio de Janeiro.

La probabilité de voir de nouveau à l'oeuvre lundi Laurent Koscielny, qui serait associé à Raphaël Varane, n'est donc plus du tout à exclure et prend de plus en plus de consistance. Le défenseur d'Arsenal a d'ailleurs été l'un des joueurs conviés à la conférence de presse du jour. Est-ce un signe?

Le N.3 dans la hiérarchie des arrières centraux avait déjà suppléé Sakho en cours de jeu contre les Suisses (5-2) avant d'être titulaire face à l'Equateur, Varane ayant débuté sur le banc en raison d'une gastro-entérite.

Le gros bémol à son sujet concerne surtout sa capacité à gérer la pression sur le plan mental. Malgré des qualités techniques et physiques indéniables, Koscielny a en effet souvent pris l'habitude de perdre ses nerfs lors des moments chauds.

A Kiev au cours du barrage aller (défaite 2-0 le 15 novembre), il avait failli briser les rêves brésiliens de l'équipe de France en provoquant un penalty avant de se faire exclure pour avoir adressé une gifle à un adversaire. Il a depuis été relégué sur le banc chez les Bleus.

Koscielny n'a pas esquivé le sujet samedi, avouant qu'il fallait qu'il "se canalise". "Certains pensent que je suis un peu trop fou, a-t-il expliqué. J'ai ce trop plein d'énergie (...) mais je ne m'en soucie pas quand je rentre sur un terrain." Lundi, il n'aura tout de même pas le droit au moindre faux-pas.

Fifa.com (28/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:18

France : Ne pas s'arrêter en si bon chemin



Après une première phase pleine de promesses, la France attaque les huitièmes de finale du Mondial dans la peau du favori face au Nigeria, champion d'Afrique, et va tenter lundi de se montrer à la hauteur de ce nouveau statut pour poursuivre son aventure brésilienne.

Le parcours quasiment sans faute des Bleus (2 succès, 1 nul, 8 buts inscrits, 2 encaissés) mérite mieux qu'une sortie de route prématurée dès l'entame des rencontres à élimination directe et il serait fâcheux que tout ce bel édifice s'écroule dès le premier obstacle venu.

Les joueurs de Didier Deschamps ont fait naître trop d'espoirs pour qu'une défaite à ce stade de l'épreuve ne soit pas considérée comme un échec. Depuis le barrage retour du 19 novembre (3-0 contre l'Ukraine), l'image de cette équipe est sur la voie du redressement et ses prestations battent des records d'audimat à la télévision, suscitant une attente qui rappelle les années fastes de la génération Zidane et efface en grande partie le souvenir honteux de Knysna et de la grève de l'entraînement de 2010.

Le droit à l'erreur est donc infime face à un adversaire certes solide mais qui ne fait pas partie du gotha international (44e au classement Fifa), malgré la couronne africaine glanée en 2013. A deux ans de l'Euro-2016 organisé à la maison, une défaite ruinerait les rêves de reconquête immédiate et obligerait Deschamps à rebâtir en partie la maison bleue.

Le retour de Valbuena

En cas de qualification, la rédemption serait en revanche totalement actée avec en point de mire un quart de finale plus qu'alléchant contre le vainqueur du match Allemagne-Algérie, le 4 juillet au Maracana de Rio de Janeiro. Quel que soit le gagnant, cette rencontre ne manquerait pas de symboles pour l'équipe de France.

Ce serait dommage de rater une telle occasion et un tel rendez-vous avec l'histoire dans le temple du football brésilien.

Si les Bleus évoluent au niveau qui a été le leur au cours des deux premiers matches (Honduras, Suisse), ils n'ont pas grand chose à craindre des puissants Nigérians. Les six changements effectués avant l'ultime rencontre du premier tour face à l'Equateur, mercredi, invitent à en relativiser le résultat (0-0).

Cette fois, Deschamps va récupérer son créateur, Mathieu Valbuena, celui que les Brésiliens ont déjà adopté en le gratifiant du sobriquet affectueux de "baixinho" (le petit), le surnom de Romario, le héros auriverde du Mondial-94.

De quoi alimenter en bons ballons Karim Benzema, le meilleur buteur français (3 buts dans le tournoi). L'attaquant du Real Madrid est sorti frustré de sa visite au Maracana, mercredi, mais il aura un rôle crucial à jouer face au mur nigérian Vincent Enyeama, l'homme qui est resté 1061 minutes invaincu dans ses buts cette saison en L1 avec Lille.

A lui de faire en sorte que ce France-Nigeria ne se transforme pas en un remake de l'angoissant huitième de finale de la Coupe du monde 98 contre le Paraguay de José-Luis Chilavert (1-0 a.p.).

Une charnière Koscielny-Varane

Sera-t-il associé à Olivier Giroud? Le tandem avait mis au supplice les Suisses (5-2) et semble convenir au profil des Super Eagles. Sinon, c'est vraisemblablement Antoine Griezmann qui sera aligné côté gauche, laissant Benzema en pointe.

L'autre incertitude concerne la présence de Paul Pogba dans l'entre-jeu. Le grand espoir du football français est à la peine dans ce Mondial et la cote de Moussa Sissoko est au plus haut après sa performance convaincante contre les Helvètes.

Une chose est sûre: Deschamps va retrouver non sans déplaisir sa sentinelle Yohan Cabaye, qui a purgé sa suspension.

Mais les Bleus devront en revanche sans doute faire sans le héros du 19 novembre, Mamadou Sakho (doublé). Victime d'une élongation à la cuisse, le défenseur de Liverpool devrait céder sa place à Laurent Koscielny, qui formera la charnière centrale avec Raphaël Varane. Le Gunner est un joueur solide mais ses sautes de concentration récurrentes, notamment celles fatales à Kiev lors du barrage aller (penalty concédé, exclusion en fin de rencontre), le 15 novembre, sont sources d'angoisse.

Certains Bleus (Bacary Sagna, Morgan Schneiderlin) ont pour la première fois cette semaine évoqué leur objectif d'aller au bout de cette Coupe du monde. Le propos était osé et Cabaye n'a pas manqué de calmer les enthousiasmes vendredi en exhortant ses camarades à "ne pas s'enflammer" et d'éviter toute "arrogance", sous peine de connaître "de gros problèmes".

On saura lundi si les Français ont cédé ou non à l'euphorie ambiante et gardé les ingrédients qui ont fait leur force depuis sept mois: un état d'esprit irréprochable, une jeunesse sans complexe et une efficacité offensive retrouvée. Ou si tout cela n'était finalement qu'un beau mirage.

Fifa.com (29/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:21

Nigeria : Yobo a l’ambition dans le cent



Le rituel d’avant-match, Joseph Yobo connaît bien. En 16 ans de carrière professionnelle, il ne compte plus les fois où il s’est préparé dans les vestiaires, a enfilé sa tenue, chanté et prié avant de pénétrer sur le terrain. Ou presque plus. Il lui arrive encore de tenir les comptes quand il s’agit de porter le maillot du Nigeria. Il l’a ainsi fait pour la centième fois lors du match contre l’Argentine, pour le troisième match du Groupe F de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™.

Si l’histoire retiendra que cette centième sélection s’est soldée par une défaite 2:3, Yobo, lui, en garde un tout autre souvenir. Les Nigérians ont validé à cette occasion, en profitant de la défaite de l’Iran face à la Bosnie-et-Herzégovine (1:3),  leur billet pour les huitièmes de finale. "Nous qualifier pour la phase à élimination directe était notre premier objectif", admet le capitaine des Super Eagles au micro de FIFA.com. "Nous sommes très heureux parce que ça ne nous était pas arrivé depuis 1998. Cette fois nous l’avons fait avec fierté, en finissant deuxièmes et en essayant d’obtenir la première place contre l’Argentine."

Un parmi 100
Les hommes de Stephen Keshi se sont certes inclinés, mais n’ont jamais cessé de menacer l’Albiceleste pour lui ravir la pole, à une exception près. "Nous sommes déçus parce que nous n’avons joué ce match pour le gagner dès la première minute", regrette le défenseur de Fenerbahçe, prêté à Norwich les six derniers mois. "Nous pensions qu’un nul serait un bon résultat, mais en deuxième période, nous sommes revenus plus forts pour essayer de gagner le match.  C’est ce que nous aurions dû faire dès la première minute !", se lamente-t-il, en référence au but précoce de Lionel Messi. "Mais je suis fier de notre équipe, de la réaction qu’elle a eue après avoir été menée. Nous sommes heureux d’être qualifies, mais déçus de ne pas avoir obtenu un meilleur résultat."

Pouvait-il en être autrement quand l’adversaire est double champion du monde et possède un quadruple FIFA Ballon d’Or dans ses rangs ? "C’est l’une des meilleures équipes du monde, et c’était un gros test pour nous", estime l’ancien pilier d’Everton, avant de reconnaître que dans sa longue carrière internationale, l’identité du meilleur attaquant qu’il a affronté ne fait aucun doute : "Oh Messi, c’est de loin le meilleur ! J’avais déjà joué contre lui en 2010, il nous avait fait souffrir mais on avait réussi à l’empêcher de marquer. C’est un joueur vraiment spécial, il n’y a qu’à voir ce qu’il nous a fait subir aujourd’hui…"

Car Yobo et ses partenaires ont perdu contre Messi, plus que contre l’Argentine, au terme d’une rencontre où ils ont affiché de nets progrès. "Beaucoup de gens ont dit que nous avions démarré timidement contre l’Iran (0:0), mais c’était une équipe solide et nous sommes améliorés depuis notre premier match", juge Yobo. "Le troisième était probablement le meilleur depuis le début du tournoi, même s’il se termine sur une défaite."

Vers les 104 ?

Du haut de ses 33 ans et de ses 100 capes, Yobo est capable de trouver des motifs de satisfactions ailleurs que dans les résultats purs. Mais même en se basant uniquement sur le bilan comptable, difficile de ne pas voir de progression depuis ses débuts internationaux en 2001. "Je suis dans cette équipe depuis de longues années donc je la vois évoluer", commente le vétéran de Corée/Japon 2002. "Nous avons remporté la Coupe d’Afrique des Nations, nous avons décroché sans trembler notre billet pour la Coupe du Monde, et nous sommes qualifiés pour le second tour. Autant de bonnes nouvelles à la suite, je ne l’ai pas vécu souvent! C’est la  preuve qu’on progresse. Cet effectif est jeune, en pleine croissance, et apprend vite. On tire de la confiance de ce parcours pour que ça nous serve pour le prochain match."

Ce sera justement un huitième de finale contre la France, où Yobo a évolué 2001/02 à l’Olympique de Marseille, et dont l’attaquant est un autre gros morceau, en la personne de Karim Benzema. "On vient de jouer contre le meilleur attaquant du monde, alors nous sommes prêts à nous mesurer à n’importe qui", coupe le défenseur central, renforçant sa réponse par un sourire décontracté. "Je ne vois pas de quoi nous devrions avoir peur. Je crois en cette équipe, je pense que nous pouvons le faire."

Ce sera alors la 101ème cape du capitaine nigérian, qui commence finalement à attacher de l’importance aux nombres. "Si on ne gagne pas le prochain match, il n’y aura pas de 102ème et ainsi de suite", lâche-t-il, avant de conclure : "Mais pourquoi pas atteindre les 104 sélections au Brésil…"

Fifa.com (29/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:24

Nigeria : Enyeama ne plaisante pas



Le gardien du Nigeria Vincent Enyeama, surnommé "Eddie Murphy" dans son club de Lille, n'est pas là pour amuser la galerie: Il a réussi à garder sa cage inviolée lors de 21 des 38 matches de Ligue 1 et a même contrarié Messi au Mondial. Son objectif au Brésil avec les "Super Eagles" ? Atteindre les demi-finales. Ce qui veut dire battre la France en 8e de finale lundi à Brasilia.

"Nous sommes complètement concentrés et bien déterminés à ce que toute l'Afrique soit fière de nous. Le Ghana a failli atteindre les demi-finales il y a quatre ans. Nous allons faire mieux et être la première équipe africaine demi-finaliste d'une Coupe du monde", a-t-il confié dans un entretien sur le site de la Fifa.

Le dernier rempart nigérian, 31 ans, 94 sélections, joue sa troisième Coupe du monde après celles de 2002 et 2010. Et les Bleus qui jouent en France, comme Matuidi et Valbuena, pourront dire aux autres qu'il vient de boucler une fantastique saison avec le Losc, qui a terminé avec la deuxième meilleure défense de Ligue 1. Le Nigérian a donc réussi à garder sa cage inviolée lors de 21 des 38 matches de Championnat, une performance qu'aucun autre gardien n'a réussie cette saison dans les grands championnats européens.

Fin 2013, Enyeama est même resté 1062 minutes consécutives sans prendre de but, soit plus de 11 matches. S'il n'a pas battu le record d'invincibilité de 1176 minutes détenu par l'ancien Bordelais Gaëtan Huard, il a en revanche marqué les esprits. Et son club s'était empressé de prolonger de deux ans son contrat qui devait au départ expirer en juin 2015.

Humour et de légèreté

Loué pour son professionnalisme mais surtout pour sa perpétuelle bonne humeur et sa joie de vivre, le portier a été surnommé "Eddie", en hommage à l'acteur américain Eddie Murphy, par ses équipiers du vestiaire lillois. "Il a tellement rayonné sur notre jeu et dans le vestiaire que maintenant on l'appelle Eddie, comme Eddie Murphy. Il sourit tout le temps, avec ses petites lunettes il est toujours classe", confiait cette saison son entraîneur René Girard. "Il a pris ça avec beaucoup d'humour et de légèreté."

Nommé pour le prix de meilleur gardien de L1, finalement attribué à l'Italien Salvatore Sirigu (Paris SG), Enyeama a néanmoins décroché le prix Marc-Vivien Foé, récompensant le meilleur joueur africain du Championnat de France. Une première pour un gardien. Le Nigeria, qui restait sur deux Mondiaux ratés (un nul et deux défaites en 2002, même bilan en 2010), est devenu la première équipe africaine à aller pour la 3e fois en 8e de finale d'un Mondial (après 1994 et 1998).

Et Enyeama y est pour beaucoup. Face à l'Argentine, il a même commis un crime de lèse-majesté en détournant du bout des gants un coup franc de Messi qui semblait aller tout droit dans sa lucarne. Le quadruple Ballon d'Or a tout de même fini par se venger, mettant sa balle quasiment au même endroit quelques minutes plus tard, le gardien lillois ayant été trahi cette fois par ses appuis. Le Nigeria a été battu (3-2) par l'Argentine, mais la qualification en 8e de finale était au bout.

"C'est un très grand gardien, il est dans le Top 3 des gardiens africains. Sa force c'est d'être simple, modeste et travailleur. Et il est très croyant, sa foi l'aide aussi, estime Boubacar "Copa" Barry, le portier de la Côte d'Ivoire. C'est un atout pour sa sélection et j'espère qu'il ira loin au Mondial. S'il peut porter haut les couleurs de l'Afrique, tant mieux."

Ce 8e de finale, contre la France, Enyeama y pensait depuis longtemps, rêvant de croiser son coéquipier lillois Rio Mavuba et s'offrir, bien sûr, une place en quarts de finale.

Fifa.com (29/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:26

France : Deschamps remet 1998 au goût du jour



C’est la grande question en France : comment en l’espace de quelques mois, les Bleus sont-ils passés d’une équipe poussive à un groupe soudé, qui joue bien ensemble et marque des buts à n’en plus finir (26 en huit matches pour trois encaissés, depuis le match aller en Ukraine) ? Le déclic ukrainien, l’absence de fortes têtes dans l’équipe, la fraîcheur physique, de nombreuses explications ont été avancées.

Aucune certitude ou presque, en vérité. Une chose peut-être : les mots d’un sélectionneur. En France, tout le monde se souvient de Didier Deschamps, lorsqu’il était capitaine des Bleus en 1998, à la mi-temps de la finale de la Coupe du Monde : alors que la France mène 2:0, il motive ses coéquipiers, hausse le ton, puis prend à part Zinédine Zidane, calmement.

Et il semble bien que DD a choisi de garder cette formule gagnante du chaud-froid dans son rôle d'entraîneur. Au sortir de la qualification après le match contre l’Equateur, il jouait plutôt la corde enthousiaste. "C’est une grosse satisfaction pour moi, pour mon staff. Je suis fier de ce qu’ont réalisé les joueurs. Il faut qu’on apprécie ce moment : en voyant les autres matches, on se rend compte que cette Coupe du Monde est très difficile. Aujourd’hui, il y a déjà de grandes nations qui sont déjà éliminées, mais nous, on est là…", disait-il au micro de la FIFA.

Même le manque d’efficacité de ses attaquants face aux Sud-Américains ne l’inquiétait pas plus que ça. "Nous n’avons pas été efficaces, mais nous avons eu beaucoup d’occasions. Nous avions été particulièrement prolifiques dans nos matches précédents, c’était important. Cela aurait été mieux de continuer, mais ça ne gâche en rien notre joie d’être qualifiés".

Stimulation

De là à tomber à dans l’angélisme ? Non et c’est pourquoi Deschamps, déjà après le premier match, avait pris soin de préciser en conférence de presse qu’il ne "fallait pas s’emballer" mais que "pour le moment, n’ayant pas senti d’excès de confiance, je n’ai pas eu besoin d’intervenir". Avant d’ajouter : "mais il ne faut pas s’endormir non plus". Chaud-froid, vous dit-on.

Autre moyen "deschampesque" pour maintenir la corde bien raide : stimuler ses 23 joueurs. D’où la rotation face à l’Equateur, avec six habituels remplaçants sur le terrain : “Je suis assez content de leur performance, même si je pense que nous aurions pu mieux jouer collectivement. Mais c’est important que le plus de joueurs possibles gardent le rythme en ayant du temps de jeu". On notera qu’en 1998, l’équipe avait aussi été chamboulée pour le dernier match de poule.

Reste maintenant à passer l’écueil nigérian, que le technicien ne mésestime pas. "Ils vont sûrement nous poser des problèmes physiquement et ils ont des attaquants qui peuvent faire la différence à tout moment", note-t-il, en se gardant bien de dévoiler ses plans pour contrer les Super Eagles. 

En arrivant au Brésil, la Dèche avait déclaré dans les médias que "la dynamique d’équipe et le mental des joueurs seront essentiels. Ce n’est pas ce qui vous fait gagner un match, mais vous ne pouvez pas gagner sans". Avec huit buts marqués en trois matches et une première place du Groupe E, il semble acquis que l’ancien capitaine des Bleus victorieux a réussi dans cette entreprise. L’histoire dira si la fin du film est identique à la saga de 1998…

Fifa.com (29/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:28

France, Deschamps : "Cela ne sert à rien de se projeter au-delà"



Le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps s'est refusé dimanche à voir plus loin et à "se projeter au-delà" du 8e de finale du Mondial-2014 contre le Nigeria, lundi à Brasilia.

Après un premier tour réussi, la victoire finale traverse-t-elle votre pensée?
Ma seule préoccupation c'est le Nigeria et un 8e de finale et de faire en sorte avec mon staff de préparer les joueurs à cette bataille de demain. Cela ne sert à rien de se projeter au-delà. Notre rendez-vous c'est demain à 13h00.

Quelles sont les erreurs à ne pas commettre?
Ce n'est pas comme en poule où on peut se rattraper, la sanction tombe à la fin du match. C'est une configuration de coupe, c'est la 2e phase de la compétition. Les matches on les prépare avec le même sérieux, mais à la fin, ou on reste ou on repart.

Le fait de jouer à 13h00 sous une forte chaleur change-t-il la donne?
C'est un horaire inhabituel. On a fait en sorte de se caler sur l'horaire du match, le déroulé de la journée est différent. Les Nigérians sont peut-être plus habitués à supporter de fortes chaleurs même si certains d'entre eux jouent en Europe. Il y a aussi le taux d'humidité qui peut jouer un rôle mais apparemment, il n'est pas élevé. Il peut y avoir une influence sur le rythme. Il faut aussi gérer certaines situations. Je ne sais pas comment les organismes vont réagir en cours de match.

L'impossibilité de s'entraîner sur le stade du match vous gêne-t-elle?
On doit s'adapter, on est habitué à venir la veille du match sur le stade pour prendre la température, les repères. Les Nigérians sont soumis aux mêmes contraintes. Mais il faut protéger la pelouse puisqu'il y aura d'autres matches dans ce stade. Le maître mot c'est s'adapter, donc, on s'adapte.

Comment comptez-vous contrarier le Nigeria?
C'est comme si vous me demandiez qui va jouer demain (rires). C'est une équipe athlétique, le secteur défensif reste bien en place et devant il y a de la puissance et de la vitesse.

Y a-t-il un travail spécifique sur le mental des joueurs avant ce genre de matches couperets?
On les prépare de la meilleure des façons. Evidemment, il y a une tension qui est plus élevée. Si ça se passe mal, il n'y a pas de match derrière, mais il y a aussi la particularité que ça peut durer plus de 90 minutes et qu'il y ait une séance de tirs au but. Mais les tirer à l'entraînement en rigolant, sans public, et le faire dans un stade rempli après 120 minutes de jeu, ce n'est pas pareil et ce ne sont souvent pas les mêmes qui le font.

Certains joueurs ont évoqué ouvertement dans la semaine l'objectif de remporter le titre. Les avez-vous recadrés?
Je n'ai pas eu à gérer. J'ai peut-être échangé avec le ou les joueurs concernés. Avoir l'ambition c'est très bien, mais se projeter plus loin que le Nigeria ça ne sert strictement à rien.

Fifa.com (29/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:30

France-Nigeria, un remake de 98?



Le France-Nigeria de lundi en 8e de finale du Mondial-2014 sera-t-il un remake de l'angoissant France-Paraguay de 1998 (1-0, a.p.) au même stade de l'épreuve ? Les analogies ne manquent pas entre les deux rencontres.

Un contexte similaire
Les Bleus avaient abordé le 8e de finale en 1998 à peu près dans les mêmes conditions que cette année après un premier tour sans accrocs (3 victoires en 3 rencontres). Seule différence de taille: la suspension de leur maître à jouer Zinédine Zidane, exclu lors du 2e rendez-vous du 1er tour face à l'Arabie Saoudite (4-0) pour s'être essuyé les crampons sur un adversaire. Mais Aimé Jacquet pensait n'avoir pas grand chose à craindre en confiant les clés du jeu à Youri Djorkaeff. Il avait failli avoir faux sur toute la ligne. Didier Deschamps peut cette fois compter sur toutes ses forces vives et il n'a de toutes façons pas d'éléments comparables au légendaire Zizou. Comme Jacquet contre le Danemark (2-1) au cours du dernier match du 1er tour en 1998, le sélectionneur a lui aussi pris soin de ménager une partie de ses titulaires mercredi pour défier l'Equateur (0-0). A priori, tout va bien pour les Bleus de 2014, mais il y a 16 ans, rien ne prédestinait non plus l'équipe de France de l'époque à vivre un après-midi aussi pénible au stade Bollaert.

Enyeama, un Chilavert bis?
Comme les Guaranis d'alors, les Super Eagles ont un très grand gardien, capable d'écoeurer toute velléité adverse de marquer. José Luis Chilavert, au terme d'une grande performance, avait repoussé tous les assauts bleus à Lens jusqu'à cette fatidique 116e minute de la prolongation et "la lumière" venue de Laurent Blanc, auteur du but en or qui qualifia la France en quart de finale. Jusqu'alors, le gardien paraguayen avait été infranchissable en dernier rempart d'une équipe particulièrement regroupée en défense, ce qui lui valut d'être désigné meilleur gardien du monde pour la 3e fois (après 1995 et 1996). A 31 ans, Vincent Enyeama ne jouit pas encore d'une telle reconnaissance internationale mais si ses talents s'expriment aujourd'hui en mondovision, la France les connaît que trop bien puisque la saison écoulée, il est resté 1061 minutes invaincu en Ligue 1 avec Lille. Dernier détail, mais qui peut compter. Chilavert était aussi un buteur, sur penalties et coups francs, huit fois avec le Paraguay sur ses 43 buts tout au long de sa carrière. Enyeama, qui tire aussi les penalties, a inscrit 16 buts dans ses différents clubs. En sélection, il n'a pas encore franchi ce cap. Les Bleus seraient inspirés d'éviter d'en passer par la séance de tirs au but... "Il sort d'une très belle saison avec Lille, il est décisif pour son pays, mais on regarde plus notre adversaire collectivement qu'individuellement", a déclaré dimanche le capitaine français Hugo Lloris.

Un adversaire de niveau moyen
Le titre de champion d'Afrique des Super Eagles conquis en 2013 ne doit pas être forcément considéré comme une référence absolue, le niveau de la CAN n'étant pas des plus élevés. Les Nigérians ne pointent qu'à une modeste 44e place au classement Fifa et sont sortis du 1er tour après un parcours sans relief (1 victoire, 1 nul, 1 défaite) même s'ils ont quelque peu tenu tête à l'Argentine de Lionel Messi (3-2). Sans individualités de génie, ils s'appuient sur un gros bloc et une certaine puissance physique à l'image du Paraguay, articulé autour de mur Chilavert et des deux cerbères, Ayala et Gamarra. Pour sortir des poules, les Guaranis avaient eux aussi connu des fortunes diverses avec deux nuls et un succès avant de pousser la France dans ses derniers retranchements.

Fifa.com (29/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Dim 29 Juin - 22:39

Nigeria : Musa, buteur précoce



L'ailier du Nigeria Ahmed Musa n'a que 21 ans, mais déjà beaucoup de buts à son actif, pas seulement le doublé contre l'Argentine, et la France ferait bien de se méfier, lundi à Brasilia en 8e de finale du Mondial.

Les fées se sont penchées sur son berceau. Comme Pelé, Musa a crevé l'écran à 17 ans, mais à une plus modeste échelle, battant le record de buts (18) sur une saison du Championnat du Nigeria pour les Kano Pillars en 2009-2010.

Transféré au VVV Venlo, il doit attendre sa majorité (14 octobre 2010) pour que son mouvement soit validé par la Fifa et jouer.

Un autre jeune prodige nigérian avait éclos sous le maillot jaune et noir, Tijani Babangida, star du grand Ajax Amsterdam des années 1990.

Tête froide, Musa expliquait à la revue Voetbal International: "J'aurai le temps et l'occasion de devenir un meilleur joueur dans ce club. Babangida ou (le Japonais) Keisuke Honda ont aussi fait de beaux transferts après un passage au VVV".

Champion d'Afrique à 20 ans

Effectivement, deux ans plus tard, Musa rejoint le CSKA Moscou (janvier 2012), avec lequel il décroche deux titres de champion de Russie. Ce n'est pas encore le calibre du Real Madrid ou du Bayern Munich, mais une grosse pointure européenne.

L'ex-club de l'Armée Rouge permet à Musa de goûter à la Ligue des champions, où il marque un but contre le Viktoria Pilsen, plus 19 autres en Championnat de Russie.

Et son palmarès s'enrichit aussi avec le Nigeria. Il remporte la Coupe d'Afrique 2013 avec l'équipe de Stephen Keshi, la base de celle débarquée au Brésil, marquant un but en demi-finale contre le Mali (4-1).

Avec les Super Eagles aussi Musa a commencé très jeune. Il a connu sa première sélection à 17 ans, contre Madagascar, rentrant à la place de John Obi Mikel.

Il aurait pu participer déjà au Mondial-2010, mais il a été écarté de la pré-liste des 30 à cause d'une blessure à une cheville.

Ailier droit vif et rapide, excellent dribbleur, le premier Nigérian auteur d'un doublé en Coupe du monde, pourrait focaliser l'attention, mais si la défense française surveille seulement Musa, elle laisse le champ libre à Emmanuel Emenike, l'attaquant de pointe.

Toujours bon' dans les grands matches

Ce début de carrière en fusée, qui contraste avec les chemins de traverse empruntés par Emenike (27 ans) pour arriver au même 8e de finale contre la France, a donné une grande confiance à Musa.

"Des gens m'ont comparé à Cristiano Ronaldo", dit-il au journal nigérian Super Sport.

Il n'a donc pas peur des Bleus. "J'aime jouer contre les grandes équipes, poursuit-il, je n'ai jamais été mauvais dans ce genre de match, je me souviens de matches contre l'Ajax ou le Feyenoord, et j'avais toujours été bon. Même dans les grands matches au Nigeria, contre Enyiamba ou Heartland, j'ai toujours laissé ma marque".

Jos, à trois heures de route de Kano, "est trop dangereux pour moi parce que je suis très populaire, je ne peux pas rester. Je suis un footballeur et je ne sais pas qui sont mes ennemis", poursuit Musa.

Il voudrait "rentrer dans mon pays jouer au foot, mais pas maintenant". En attendant, il joue pour son pays, qu'il est "toujours très fier de représenter".

Les Français ont donc tout intérêt à surveiller de près ce baby buteur qui n'a pas froid aux yeux.

Fifa.com (29/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 0:35

France : Les clés du succès



L'aura de Didier Deschamps, symbole d'une France qui gagne, Pogba au rendez-vous et l'esprit né du barrage retour contre l'Ukraine le 19 novembre: voilà les clés de la qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial 2014.

Deschamps : le père la victoire
Le Bayonnais a tout raflé comme joueur, que ce soit en club (titres nationaux et Ligues des champions avec Marseille et la Juventus) ou en équipe nationale (champion du monde 1998 et champion d'Europe 2000). Et cette aura de compétiteur, et surtout de gagneur, trouve un écho immédiat chez les joueurs.

Laurent Blanc, son prédécesseur à la tête des Bleus, était également estampillé champion du monde 1998 et champion d'Europe 2000. Mais la différence entre les deux hommes est de taille: Deschamps est arrivé sur le banc des Bleus avec un CV d'entraîneur plus épais que celui du "Président", avec notamment une expérience à l'étranger à la Juventus.

La communication de Deschamps est également mieux rodée. Alors que Blanc avait été pris en défaut dans ce qui restera comme la fameuse "affaire des quotas", "DD" n'a pas commis d'impair. Et ses choix ne font pas débat. Nasri non retenu dans les 23 alors qu'il a fini champion d'Angleterre avec Manchester City ? L'ancien milieu de terrain s'en est expliqué: Nasri n'envoie pas assez d'ondes positives dans la vie de groupe. La blessure de Ribéry ? Raymond Domenech s'était entêté à emmener Vieira sur une jambe à l'Euro 2008, pour un échec cinglant. Deschamps n'a pas fait cette erreur avec "Francky".

Pogba: à l'heure des 8e de finale
Tout le monde attendait Benzema, homme en forme des Bleus, 3 buts dans ce Mondial brésilien, sur la lancée de ses 17 buts en Liga cette saison qui en font le deuxième meilleur buteur du Real Madrid derrière le monstre Cristiano Ronaldo, Ballon d'Or 2013. Mais "Benzegol" s'est heurté à un Enyeama des grands jours dans les buts du Nigeria.

Paul Pogba, champion du monde des moins de 20 ans l'été dernier, était annoncé comme l'une des stars de la Coupe du monde au Brésil. Il a répondu présent à Brasilia contre le Nigeria. C'est lui qui, d'une tête, délivre les Bleus dans un match tendu en ouvrant le score de la tête, avant que Yobo ne marque contre son camp sous la pression de Griezmann. C'est le deuxième but de Pogba au pays du "futebol" roi. Le joueur de la Juventus poursuit la Coupe du monde mieux qu'il ne l'avait commencée, quand il était passé tout près du carton rouge à la 28e minute contre le Honduras (3-0), le 15 juin lors du premier match, pour avoir voulu se venger bêtement après un tacle sévère de Wilson Palacios. Attention tout de même, Pogba traîne toujours un carton jaune alors que les compteurs ne seront remis à zéro qu'en demi-finale.

L'esprit du 19 novembre

Ce soir-là, dans un moment de communion rare avec son public au Stade de France, l'équipe de Deschamps entra dans l'histoire du foot avec un renversement de situation inédit en barrages de qualification d'une Coupe du monde. Battus (2-0) à Kiev le 15 novembre, les Bleus l'ont emporté (3-0) quatre jours plus tard. Courant comme des gamins, bras écartés, dans les entrailles du Stade du France, Benzema et ses partenaires sont alors allés arroser copieusement au champagne la presse française qui voyait resurgir les démons de Knysna. Une image sympathique pour une qualification incroyable. Plus important, un esprit est né au cours de cette soirée. Et il a été soigneusement entretenu par un groupe qui s'est offert un succès de prestige (2-0) contre les Pays-Bas en mars. Le souffle n'est pas retombé depuis. L'équipe de France fait peur à nouveau.

Fifa.com (30/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 0:36

France : Et la lumière est venue de Pogba



Inconstant, voire parfois inconsistant pendant une heure, Paul Pogba a longtemps symbolisé les carences au milieu de terrain des Français contre le Nigeria (2-0), mais sa tête salvatrice les a propulsés en quart de finale du Mondial, lundi à Brasilia.

La mémoire a parfois du bon. A mesure que ce match irrespirable et indécis avançait, malgré la domination d'ensemble des Nigérians et des coups de boutoirs français dans la dernière demi-heure, on se disait que les Bleus vivaient peut-être leur France-Paraguay de 1998 à Lens, sans savoir de qui viendrait la lumière.

Au final, ce sont les 191 centimètres de Pogba qui ont libéré la France. Le Juventino s'est élevé verticalement à la réception d'un corner de Valbuena, mal détourné par Enyeama -sa seule erreur durant un match héroïque-, pour placer avec application le ballon dans le but vide et épargner aux Bleus une déconvenue face à la 44e nation Fifa, qui a été loin de démériter.

Le coup était dur pour Enyeama qui avait repoussé l'échéance tant de fois dans ce match loin d'être maîtrisé par les hommes de Didier Deschamps, mais qui au final se sont créé les plus franches occasions. Le portier lillois venait de gagner deux duels face à Benzema (70, 78) et avait vu la transversale repousser une sublime reprise de volée de Cabaye (77).

En première période il était resté solide sur ses appuis pour repousser tant bien que mal une volée de Pogba (22), admirablement servi par Valbuena après un une-deux déroutant pour la défense adverse.

Comment en vouloir au jeune milieu de 21 ans sur cette action, pour une fois limpide et bien menée de sa part, alors qu'il semblait emprunté, hésitant dans ses relances, ses choix, parfois même apathique face à l'étau adverse ?

Perdu dans sa zone
A l'instar d'un Matuidi en souffrance sur son côté gauche en première période, Pogba a souvent semblé perdu dans sa zone et en manque d'idées dans ce qu'il réussit le mieux, les percées plein axe. Rien de bon n'émergeait de sa performance du jour, au point qu'on se demandait quand Didier Deschamps déciderait de faire entrer Moussa Sissoko, au moins pour verrouiller l'entre-jeu avant que le Nigeria ne fasse la différence.

Mais le sélectionneur sentait bien que le second acte serait d'une autre facture et que peu à peu, devant un Cabaye immense d'abnégation et vigilant de tous les instants, Pogba et Matuidi finiraient bien par prendre le dessus sur leurs vis-à-vis.

Tactique payante, à l'heure de jeu les Nigérians reculaient peu à peu, ce qui permettaient aux deux préposés au box-to-box (aller-retour entre les deux surfaces) de créer du surnombre, donc du danger, avec moins de crainte de voir les Nigérians partir dans leur dos.

Les assauts bleus se sont ainsi répétés sans succès sur les cages d'Enyeama, jusqu'au corner de Valbuena et le troisième but, de loin le plus important, en 15 sélections de Pogba.

Critiqué pour son début de Mondial mi-figue, mi-raisin, en raison de cet immense potentiel qui ne trouve pas encore sa pleine expression, le jeune Paul a finalement délivré une prestation qui ne donnera pas plus de réponse ni de solution quant aux préoccupations le concernant.

Mais, sans jamais baisser les bras, il a été là quand il le fallait pour montrer la voie aux Bleus. Après tout, plus que Digne et son rôle de remplaçant, et Varane, également sacré chez les U20 sans jouer, il sait ce que c'est que conduire la France vers un titre de champion du monde.

Fifa.com (30/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 0:38

France 2 - Nigeria 0
Pogba troue la muraille Enyeama




Entre une formation française le vent en poupe après un premier tour convaincant et des Nigérians difficilement qualifiés dans le Groupe F, d’aucuns mettaient les Bleus larges favoris ce 30 juin à Brasilia. Pourtant, le début de rencontre est très tendu. Le tempo est lent, Paul Pogba rate des gestes faciles pour lui, la France n’y est pas trop.

Emmanuel Emenike marque même un but, refusé pour hors-jeu (10’). Sur le premier vrai mouvement tricolore, Mathieu Valbuena centre pour Pogba dont la volée est claquée par Vincent Enyeama (22'). Mathieu Debuchy rate le cadre (40’), Emenike trouve les mains fermes d’Hugo Lloris (44’). Vestiaires, repos et retour sur la pelouse identique. Peter Odemwingie fait passer un frisson dans les rangs bleus mais Lloris est encore là (64’). Karim Benzema répond au sortir d’un beau une-deux avec Antoine Griezmann, mais le gardien du LOSC s’en sort miraculeusement (70’).

L'entrée du Grizzli

L’entrée du joueur de la Sociedad et le passage dans l’axe de Benzema qui s’ensuit, font beaucoup de bien aux Français. Yohann Cabaye trouve la barre de loin (77’), Benzema voit sa tête détournée par le dernier rempart des Super Eagles. Mais sur le corner qui s’ensuit, le ballon mal repoussé par Enyeama revient sur la tête de "Paul le Poulpe" qui marque dans le but vide (1:0, 79’).

Les hommes de Didier Deschamps maîtrisent leur sujet.jusqu’au bout et marquent même un deuxième but (Joseph Yobo, csc, 2:0, 90’+). Les Tricolores ont maintenant le redoutable privilège d’affronter le vainqueur d’Allemagne - Algérie en quart de finale le 4 juin à Rio.

Homme du Match : Paul POGBA (FRA)

Fifa.com (30/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 0:40

France, Deschamps : "Je suis très heureux et très fier"



"Je suis très heureux et très fier", a affirmé le sélectionneur de l'équipe de France Didier Deschamps, lundi, après la qualification des Bleus pour les quarts de finale du Mondial 2014 en battant le Nigeria (2-0).

Le début de match a été compliqué...
Un match dure 90 minutes. On a eu en face une équipe qui a fait le match qu'on pouvait prévoir avec de la densité physique. Il a fallu répondre à ce combat. On peut mieux rentrer dans un match, mais on a bien fini. On a eu une dernière demi-heure avec plus de dynamisme et de vivacité et une équipe du Nigeria qui a baissé de pied. On a pris l'ascendant et la délivrance est venue tardivement. Je suis très heureux et très fier de faire partie des huit meilleures équipes. Les joueurs le méritent par rapport à ce qu'ils font depuis le début de la compétition. C'est vraiment un immense plaisir pour moi et mon staff d'avoir ce groupe avec ces dispositions, tout ce qu'ils font dans le travail au quotidien, les échanges qu'on a. Ce n'est que du bonheur.

On a l'impression que Franck Ribéry ne manque pas à votre équipe...
C'est pour faire la "une" encore (ironique). Il était là au début et on pensait qu'il pourrait être avec nous. C'est un joueur de top niveau. Mais j'ai 23 autres joueurs qui sont là et je fais en sorte avec mon staff que cette équipe de France soit compétitive.

La Coupe du monde est-elle déjà réussie pour vous?
En tout cas, elle n'est pas ratée. On a des objectifs qui augmentent au fil des tours. Vu par où on est passé, aujourd'hui, faire partie des huit équipes qui sont encore présentes dans cette Coupe du monde, ce n'est pas rien, ça veut dire quelque chose. On ne veut pas s'enflammer mais je suis fier. L'adversité va encore augmenter mais il y a encore une prochaine étape et on va essayer de la franchir.

Avez-vous des réponses désormais sur les ressorts mentaux de votre équipe?
On a eu de l'adversité, c'était un combat. Hugo (Lloris) a sorti les arrêts qu'il fallait. Pendant une heure, il a fallu répondre à ce défi athlétique, il a fallu les user et j'ai pris l'option du dynamisme en fin de match.

Griezmann a apporté plus de vitesse que Giroud, très décevant?
Ils ont deux profils différents, vous ne savez pas et je ne peux pas savoir si l'option Griezmann aurait pu marcher en début de match. Olivier a été un point d'ancrage. Il a amené aussi son jeu de tête. L'essentiel c'est que ça se passe bien à la fin et que ça se termine bien.

Paul Pogba, le héros de la qualification, a-t-il fait taire les critiques?
Les critiques font partie de la vie d'un footballeur de haut niveau. Elles peuvent être dures, injustes mais ça va l'endurcir aussi. Aujourd'hui, il a prouvé qu'il avait un gros potentiel en étant un peu plus simple aussi dans son jeu. Je n'avais pas le moindre doute sur sa capacité à être au niveau.

Qu'avez-vous pensé de la prestation de Lloris?
Il est très bien, il s'est très bien préparé pour être compétitif alors qu'il a eu une saison difficile avec Tottenham. Il a fait les deux-trois arrêts qu'il faut. Il a eu une bonne autorité et une bonne prise de balle qui nous ont permis de nous soulager défensivement.

Fifa.com (30/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 0:56

France : L'entrée grisante de Griezmann



Non, Antoine Griezmann n'est pas un super héros. Mais son entrée à la 62ème minute dans ce huitième de finale de Brésil 2014 contre le Nigeria a coïncidé avec l'embellie des Bleus et les deux buts français dans les dix dernières minutes. Le gaucher pourrait même co-signer celui contre son camp de Joseph Yobo, qui a poussé le ballon dans ses filets sous la pression du joueur de la Real Sociedad. "J'ai essayé de mettre le pied au premier poteau mais je n'ai pas réussi", reconnait-il simplement au micro de la FIFA, avec des yeux pétillants d'un quart de finaliste.

Son entrée est également liée à l'ouverture du score de Paul Pogba (80'), sur un corner provoqué par Karim Benzema. Exilé à gauche pour laisser la place en pointe à Olivier Giroud, le Madrilène n'a pas semblé aussi à l'aise que contre la Suisse, dernier match où ce dispositif a été mis en place par Didier Deschamps. Benzema et Giroud ont singulièrement manqué d'efficacité. La sortie de ce dernier au bénéfice de Griezmann a redistribué les cartes dans un jeu de chaises musicales à trois, comme le souligne Deschamps à la FIFA : "Karim a retrouvé une position qu'il préfère, dans l'axe où il avait un peu plus d'espace. Ce sont des options à prendre en cours de match, en fonction également de ce que l'adversaire peut faire pendant une heure. Je pense que nous avions beaucoup plus de fraicheur qu'eux à la fin".

Du haut de son expérience de champion du monde et d'Europe, le sélectionneur avait tout vu venir : "C'est le match auquel je m'attendais contre un Nigeria qui a beaucoup de densité physique. Il a fallu répondre présent à ce niveau là pendant une heure, puis dans la dernière demi-heure utiliser plus de vivacité et de dynamisme. On a profité du fait que les quatre attaquants Nigerians ont un peu moins défendu dans les 20 dernières minutes". Ça tombe bien c'est le moment où Griezmann était là pour faire parler ses qualités : "j'ai essayé d'aider l'équipe, de jouer à une touche de balle. Je suis content de ma prestation. On voyait en première mi-temps que c'était difficile de passer. Quand je suis rentré, j'ai fait des appels en profondeur. Les gars ont bien usé la défense avant mon entrée."

Ressources humaines
"C'était une option, j'aurais pu la prendre dès le départ, qui aurait peut-être marché, ou peut-être pas", reprend DD. "J'avais choisi d'avoir un point de fixation avec Olivier Giroud face à cette défense, pour lutter également dans les airs. Antoine a d'autres qualités, bien évidemment. Beaucoup de mobilité, de vitesse". L'attaquant de 23 ans, qui a commencé à goûter au groupe France il y a six mois à peine, joue à merveille son rôle d'invité surprise. Cette partition de remplaçant dynamiteur n'est pas sans rappeler celle jouée en 2006 par Franck Ribéry, le grand absent tricolore de ce tournoi.

Griezmann est jeune, avec ce qu'il faut d'insouciance et d'énergie sur le pré, mais également sur le banc où il vit les rencontres avec intensité : "Je suis stressé, j'ai envie d'être sur le terrain. Quand il y a une occasion, je me lève, j'ai envie de sauter, je ne tiens pas en place ! Quand l'entraîneur pense à moi, j'essaie de tout donner". Il essaie bien, le bougre...

Fifa.com (30/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 0:58

Les Super Eagles tombent d'un battement d'aile



Il suffit d’une erreur pour tout gâcher. Cette phrase doit figurer dans le top 10 des clichés footballistiques, mais elle convient parfaitement à la rencontre disputée ce lundi 30 juin dans l’enceinte de l’Estádio Nacional Mané Garrincha de Brasilia. En faisant mentir l’idée convenue selon laquelle les équipes africaines ont une discipline collective inversement proportionnelle au talent de leurs individualités, le Nigeria n’est pas passé loin de sa première qualification pour les quarts de finale en Coupe du Monde.

La rencontre a finalement choisi son camp à la 34ème minute de la seconde mi-temps, sur un corner mal dégagé par le gardien Vincent Enyeama. Impeccable depuis le début de la compétition, le portier de Lille a offert à Paul Pogba l’occasion inespérée d’ouvrir le score. C’était le début de la fin pour les Super Eagles, qui peuvent néanmoins être satisfaits de leur performance d’ensemble sur le sol brésilien.

"Franchement, nous ne pouvons pas être déçus. Nous avons réussi une belle prestation et nous avons montré au monde entier de quoi nous sommes capables face à une grande nation", souligne John Obi Mikel à FIFA.com. Le constat du milieu de Chelsea est sans appel. "Nous avons bien démarré la rencontre en tenant bon jusqu’au but. Ensuite, c’est devenu plus difficile du point de vue mental. Nous n’avions plus le temps de réagir, mais cela ne retire rien à notre performance."

Le capitaine nigérian reconnaît que ce sont les petits détails qui ont fissuré le bel édifice africain. En effet, jusque là, les Bleus s’étaient largement cassé les dents sur la défense adverse. "Nous avons été très disciplinés. Nous savions qu’il fallait bien défendre contre une équipe comme la France. Malgré ça, chaque fois que nous avons eu le ballon, nous n’avons pas hésité à aller de l’avant pour essayer de prendre l’avantage. Tout cela a bien marché, mais parfois on fait des erreurs."

Face à un miroir

S’il est quelque chose que Mikel n’est pas près d’oublier, c’est le duel titanesque qu’il a livré à Paul Pogba. Dans un véritable combat entre un joueur et son ombre, les deux milieux de terrain se sont surveillés sans relâche de la première à la dernière minute, d’une surface à l’autre.

"C’était un duel incroyable, c’est vrai. Parfois j’ai cru voir dans son visage qu’il était fatigué, mais c’est lui qui a fini par ouvrir le score. Donc je me dis qu’il ne devait pas être si fatigué que ça. C’était vraiment super de l’affronter", se remémore Mikel alors que Pogba traverse la zone mixte, non sans lui mettre une tape amicale dans le dos.

"Tiens, je parlais de toi justement ! Bonne chance pour la fin de la compétition", souhaite Mikel à son homologue avant de conclure. "C’est un joueur merveilleux, non ? Aujourd’hui, il sort vainqueur de notre duel, mais il y aura d’autres occasions. Peut-être lors de la prochaine Coupe du Monde…"

Fifa.com (30/06/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par rachid_as le Mar 1 Juil - 16:39

Nigeria : Keshi s'en va



Le sélectionneur du Nigeria, Stephen Keshi, a confirmé qu'il quittait son poste à l'issue du Mondial-2014, après le 8e de finale perdu face à la France (0-2), lundi à Brasilia.

"Mes amis, ç'a été une bonne période et j'ai apprécié chaque instant. C'a été un honneur d'entraîner les Super Eagles. Mais il est tant de se retirer", a écrit Keshi sur son compte Twitter.

Le sélectionneur de 52 ans, en poste depuis 2011, avait expliqué en conférence de presse d'après-match: "Il est temps pour moi de retourner dans ma famille et de me confronter à de nouveaux défis".

Keshi, capitaine du Nigeria au Mondial-1994, a gagné la Coupe d'Afrique des nations 2013 à la tête des Super Eagles, en Afrique du Sud.

Le Nigérian est d'ailleurs pressenti pour prendre les rênes de la sélection sud-africaine.

"J'ai suscité beaucoup d'intérêts de la part d'autres sélections, l'Afrique du Sud en fait partie", avait dit Keshi avant le dernier match de poule du Nigeria au Mondial-2014 face à l'Argentine.

"Je ne peux rien confirmer, je pense désormais à ce match, un des plus importants de ma carrière", avait-il ajouté.

Fifa.com (01/07/2014)

_________________
13 Octobre 1946 : JS Kabylie
avatar
rachid_as
Admin

Messages : 76528
Date d'inscription : 03/11/2009
Age : 39

http://jskabylie.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Re: CM 2014 : 8ème de finale, France - Nigeria

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum